Je passe au Mémoire de Sabouraut
1. L'auteur commence par une réflexion lumineuse sur les contre-coups.
« Les accidens causés , dit-il , par les contre- » coups sont exactement les mêmes que ceux qui »sont la suite d'Un coup ; et les itidications eu* » ratives que les uns et les autres présentent a'ad- 9 mettent aucune différence : d*où il résulte que >la principale difficulté, dans la théorie des con- »tre-coup«, consiste dans le diagnostic^ parceque » cette maladie étant une fois à découvert doit » rentrer dans la classe des maladies produites 9 immédiatement par des coups.»
2. L'auteur de la Préface^ du volume des Prix où se trouvent les Mémoires que j'analyse confirme cette manière de voir par la sienne.
« Il est clair , dit-il , que , dans la question 9 dont il s'agit ^ toute la difficulté consiste à éta- » btir le diagnostic. La moindre réflexion fait voir »que, si l'on parvenait à donner les signes ca- 9 pables d'indi(|uer le i^iége de la lésion par con- 9 tre - coup , dès lors la maladie rentrerait dans • Tordre commun, c'est-à-dire que tous les se-
326 PROPHIÉTÉS ET FONCTIONS
» cours de la chirurgie iui seraient applicables, «suivant la différence du désordre connu. Ces » signes , qu'il est si important d'exposer, pour » faire connaître un genre de maladie que les ann ciens ont cru devoir caractériser par la déno- »minatioq ^id calamité et d'infortune ^ devaient » donc être le principal objet du travail des con- » currens y etc. » ^
.5.. Je reviens au Mémoire de Sabouraut.
4. Il tecoJt^MiX 9 comme Saucerotte, i"" qu'un diagnostic rationnel des lésions des diverses parties de l'encéphale ne peut reposer que sur la connaissance des propriétés ou fonctions de ces parties ; 2^* que des expériences directes , jointes à l'observation pathologique^ peuvent seules conduire à cette connaissance.
5. Il n'a pourtant point fait d'expériences lui* mêotie j mais il recueille et discute toutes éelles qui -ont été faites avant lui.
6. Je ne le suivrai point ici dans cette discussion ; je rapporterai Béanxnoins. encore uiie réflexion de lui qui m'a paru bien judicieuse.
« Le point désiré, dit-il , serait de déterminer, » d'après le désordre, quel qu'il fût, dans une » fonction quelconque f quel devrait être le lieu »de la lésion cérébrale. » >
On ne pouvait mieux indiquer le but; il ne
DU SYSTEMS NERVEUX. 2^7
manquait 9 pour l'atteindre , qu'une méthode expérimentale^ ,/ ,
§. IV
i . Je ne m'arrêterai pas davantage sur le Mé^ xpoire de Ghopart.
Ce n'est p^s que ce Mémoire qe soit , comme les deux précédens, plein 4^ vues .profondes ^ de réflexions ingépieuBes» de détails savansetcu* rieux.
Mais il y a une raison toute simple de se dispenser, quand on a donné l'analyse de l'un de ces Mémoires , de donner celle des autres ; c'est que leurs auteurs, ayant puisé dans les o^émes sources (Haller, Lorry » Ziqp, Lapeyronie^ les deux Petit, Louis, etc. ), ne foùt, pour ainsi dire 9 que se reproduire les uns les autres.
2. Ainsi , c'est toujours la stupeur et la perte *des sens données pour signes caractéristiques et
exclusifs de lalésiop du corps calleux , unesuscfi^ptibilité extrême pppr çelje ducerretet, ietc; c'est toujours, enfin , le craisçment de paralysie, et l'action directe des convulsions , qu'on célèbre comme le principe le plu3 lumineuxj, comme la règle la plus sûre dans la pratique.
3. Au reste , ce principe si lummeux , cette règle si sûre, s^oxyeux de nos auteura, ne lais-
228 PROPKIÉTÉS ET FONCTIONS
sent pourtant pas de les embarrasser beaucoup.
« Le croisement de paralysie, dit Sabouraut, » s'explique bien par le croisement des nerfs ; » mais l'explication que nous allons donner des «convulsions qui arrivent du côté même de la » lésion n'est pas marquée, comme celle de la » paralysie , au coin de l'évidence. »
On se doute bien de Vèxptication : c'est Vesprtt amma/, c'est-à-dire le principe moteur^ qui coûte du cerveau, qui est troublé dans sa sécrétion , etc. •
• Cette confusion , ou ce trouble , continue «Sabouraut , dans la sécrétion ou dans la distrî- »bution du princfpe moteur, doit apporter beau- »coup d'irrégularité dans les mouvemens qui «•dépendent de ce principe, et de là les mouve- ^ «mens convulsifs dans le côté droit du corps, «c'est-à-dire du même côté de la lésion céré- • brale, etc., etc. «
4. Je prie que l'on me permette de revenir, un moment , ici , sur la ioi générale des effets croisés et directs du système nerveux , et sur la part que je puis avoir, par mes expériences , à son établissement«
Tout le monde sait combied la détermination expérimentale de cette loi a long-tems occupé les physiologistes.
Mais, quelques efforts qu'on ait faits jusqu'ici
pour arriver à cette détemiiaation d'une manière géûérale et définitive, ces efiEorté ont toujours manqué de succès, parceque, d'une part, on n'isolait point les diverses parties expérimentées, parcequ'on n'expérimentait que sur certaines parties , de l'autre.
Ainsi, c'est une proposition, à peu près universellement reçue depuis Hippocrate , que , « Dans
• les plaies du cerveau , la convulsion est ton-
• jours du côté blessé , et la paralysie , -ati con- » traire , du côté opposé à la blessure. »
HallerS Lorry* ZinnS ont cru cette proposition d'Hippocrate confirmée par toutes leurs expériences ; Saucejotte^, Louis^, Sabouraut^, les deux Petite, Chopart^, vingt autres, la regardent, ainsi que je le disais tout à l'beure , comme le principe le plus lumineux , comme la règle la
plus sûre dans la pratique.
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V Mémoires sur la nature sensib. et irritât, des parties du corps ànim.; tom. I. .
=> Acad. des scienc. ; Mémoires des sav, étr,^. tom. IIL
^ Mém. surlaNaU irritab, , etc. Tom. IL
^ Recueil d'Observ. sur les Contre-coups à la tête.
® Prix de VAcad. Rçy,'de Clùrurg.^ tome IV.
aâo PHOPRIÉTÉS ET FONCTIONS
Maû y dès qu'il s'est agi de déterminer si ce double effet , dii^ect de convulsion , croisé de paralysie , appartenait à toutes les parties du cerveau mdifféremaiecit , ou n'appartenait qu'à q^elques unes d'elles , à l'exclusion des autres , ou n'était qu'un résultat complexe de la lésion combinée de plusieurs d'entre elles ; dès qu'il a fallu localiser, enfin , le doute , le vagué , Thé- »kalion, les assertions les plus opposées ont succédé à r^ssentiiïient cômniun.
Selon Ha))er% selon Zinn"*, c'est aux blessures dies parties médullaires du cerveau qu'il faut rapporter le théorème pratfque d'flippocràte ; c'est aux l)lessures de la môetle alongée que Lorry ' l'applique; Saucerotté^, Louis ^/Sabouraut®, les deux Petit', Ghopairt*, à toutes les parties du sysêhne cérébral indifféremment.
Je l'ai montré dans mon 'second Mémoire :
Haller n'attnbuait un double effet, direct de convulsion , erotsé de paralysie , aux hémisphères cérébraux, que parceque, dans ses expériences , il n'isolait point là moelle àlongée de ces hémisphères ; Lorry n'attribuait ce double effet à la
DU 8YSrÈME NERVEUX. 201
moelle alongée que parcequ'il n'en isolait point le cervelet , etc. , etc.
Le point, de la question et de la difficulté était donc d'isoler les^ diverses parties expérimetitées 9 de constater l'effet particulier de chacune d'elles , de décomposer leurs effets complexes,.. de démêler leurs oambinaisons diverses.
Or, Haller, Zinn, Saucerotte, Sabouraut, les deux Petit , Louis , etc. , avaient bien reconnu l'action croisée des lobes cérébraux ; Sabouraut, Petit de Namur, Saucerotte surtout, avaiem bien ireconnu , indiqué du moins , celle du cervelet. Mais aucun d'eux n'avait montré, ni comment les convulsions se joignent aux paralysies, ni comment elles s'y joignent, toujours ou presque toujours, en sens contraire ; nul n'avait montré l'action croisée des tubercules quadrijumeaux, ni l'action directe de la moelle alongée; nul enfin n'avait établi la loi générale des effets croisée ou directs du système nerveux , et du rapport selon lequel les paralysies se joignent aux con^ vulsiohs.
1 . Un Mémoire sur lequel je crois devoir arrêter un moment encore l'attention tst celui de
Lapeyronie, intitulé : Observations par lesquelles on tâche de découvrir la partie du cerveau oii Came exerce ses fonctions \
' La détermination de la partie dans laquelle rame exerce ses fonctions^ ou , comme on dit en anatomie,du siège del'âme^z^ occupé, debonne heure, les médecins, lé^ philosophes, les physiologistes.
On a tour à tour supposé ce siège dans le sang, dans la poitrine, dans le cœur, dans le foie, dans presque toutes les parties du corps : il n'y a , en particulier, dans le cerveau , aucun recoin où quelque auteur n'ait imaginé de le placer, et d'où quelque autre auteur ne l'ait ensuite exclu*
Descartes l'avait supposé dans la glande ;pinéale ; Willis , dans les corps cannelés ; Lapeyronie se détermina pour le corps calleux.
2. Les faits ne manquèrent pas à celui-ci pour établir que , ni Ja glande pinéale , ni les corps cannelés , ni les couches optiques , ni le cervelet , ne sont le siège réel , ou du nioius exclusif, des fonctions de Tâme- 11 n'en a pas manqué depuis pour établir que le corps calleux n'avait pas lui-même des titres mieux fondés à cette prérogative.
» Mém, de VAcad, des Scienc. , jannée 1 74 1 •
3. Mais on peut dire-^ue ces faits mêmes, tout en renversant successivement des opinions ha* sardées ou préconçues, ne tendaient pas moins à établir ces deux points capitaux, mis dans une éyidence complète par mes expériences : lun, que toutes les parties du cerveau , prises collectivement, ne sont point indispensables aux fonctions de l'âme ; Tautre , qu'aucune des partips que je viens de nommer , prise séparément , ne Test , pas non plus.
4. En eflFet, on a vu , par mes expériences, que non seulement le cervejet , les couches optiques , les tubercules quadrîjumeaux , etc. , ne concourent point directement à rexercice des facultés intellectuelles et sensitives ; mais l^ue , dans les lobes cérébraux mêmes qui y concourent essentiellement et exclusivement , toutes les parties ne sont pas indispensables à cet exercice.
Ainsi , 1° les lobes cérébraux peuvent perdre , soit par-devant , soit par-derrière , soit par en haut, soit par côté, une certaine étendue de leur substance , sans perdre leurs fonctions ; 2° dès que la perte de substance dépasse une certaine étendue , les fonctions sont perdues.
Le siège des facultés intellectuelles et sensitives peut donc , pourvu que la lésion ne dépasse pas certaines limites , être attaqué sur presque
tous ses points , sans pei^re ses fonctions; quel que soit le point attaqué, au contraire^ si la lésion dépassa certaines limites , toutes les fonctions sont perdues, *
La conservation ou ^ la perte de ces fonctions dépend donc, non pas précisément de tel ou tel point donné des lobes cérébraux , mais du degré de l'altération de ces lobes, quels que soient d'ailleurs le point ou les points attaqtiés.
Les lobes cérébraux concourant effectivemeot^ par tout leurensemble, à l'exercice de leurs fonctions, il est tout naturel qu'une de leurs parties puisse suppléer à l'autre, que l 'intelligence puisse coDséquemment subsister ou se perdre par chacune d'elles. £t voilà bien plus de raisonJqu'îl n'en fallait pour placer touràlôur le sié^e de cette intelligence dans chacune de ces parties, et pour l'exclure ensuite tour à tour de toutes. L'erreur, encore un coup , consistait à ne considérer que tel ou tel point donné des lobes cérébraux, quand il fallait les considérer tous.
5. Ainsi Willis ne supposait très probablement le siège des fonctions intellectuelles et sensitives dans les corpscannelés, que parceque, dans ses observations, c'était principalement lés corps canpelés qu'il avait trouvés sains , au milieu de lésions qui n'avaient aboli ni lessens ni l'iriteHi-
gence. Lajpeyronie ne le supposait , au contraire^ , dans le corps calleux , que parceque , dânis ses observationst c'était principalenaent le corps calleux qu'il avait trouvé détruit ou altéré, à la suite de lésions qui avaient altéré ou détruit les sens . et l'intelligence , etc. , etc. , etc.
6. Toutes ces combinaisoDs diverses de lésions cérébrales, circonscrites vOu étendues , générales ou partielles , dont on trouve tant d'exemples dans ks auteurs , concourent donc à confirmer ce résultat fondamental, établi dans mon second Mémoire, savoir : « Qu'une lésion déterminée des If Mes cérébraux , quel qu'en soit le siège, peut » tirés bien, pourvu qu'elk né dépasse pas cér- • taines limites, coexiètçr avec l'exercice des » fonctions intellectuelles et sensitives ; tandis » qiâ'une lésion de ces organes , quel qu'en soit le » siëge encore^ ne peut , dès qu'elle dépasse cer- «tain^ limites , coexister avec ces fonctions. »
i. Chaque partie essentiellement distincte du système nerveux a , comme nous l'avons vu , une fonction ptopre et déterminée.
La fonction des lobes cérébraux est de vou-loir, àe Juger, de se souvenir, de voir, à'enteri' dre, en un mot* de sentir ^ Le cervelet dispose et coordonne les mouveinens de locomotion et de préhension ; la moelle alongéé , ceux de conservation : la moelle épînière lie en mouvemens d'ensemble les contractions musculaires immédiatement excitées par les nerfs. .
2. Mais , indépendamment de cette action propre et exclusive à chaque partie, il y a, pour chaque partie , une action commune , c'est-àdire de chacune sur toutes , de toutes sur chacune.
Ainsi , les lobes cérébraux veulent et sentent f c'est leur action propre : la suppression de ces lobes affaiblit l'énergie de tout le système nerveux ; c'est leur action commune. Vaction propre du cervelet est de coordonner les mouvemens de locomotion ; son action commune est d'influer sur l'énergie de tout le système , etc. , etc.
Chaque partie du système nerveux, les lobes cérébraux , les tubercules quadrijumeaux , la moelle alongée , la moelle épinière , les nerfs , a donc une fonction propre ; et c'est là ce qui la constitue* par f«e distincte : mais 1 énergie de chacune de ces parties influe sur lenergie de toutes les autres ; et c'est là ce qui les constitue parties d'un système unique.
3. Cela posé, toute la question deVUnitédu système nerveua> se réduit visiblement à l'évaluation expérimentaîe du rapport selon lequel chaque partie distincte de ce système concourt à l'énergie commune.
4. On a vu que l'ablation des lobes cérébraux se borne à affaiblir les mouvemens; celle* du cervelet, à les affaiblir plus encore ; tandis que celle de la moelle épinière, delà moelle alongée, ou des nerfs, les abolit radicalement. C'est que, comme on l'a vu aussi , les lobes cérébraux se bornent à vouloir le mouvement ; le cervelet, à le coordonner; tandis que la moelle alongée, la moelle épinière, les nerfs, le produisent.
5. Généralement , on donne assez indifféremment le nom de paralysie à la perte, ou à la faiblesse du mouvement , quelle que soit d'ailleurs la partie nerveuse de laquelle cette perte et cette faiblesse émanent.
233 PROPMIÉTÉS ET FONCTIONS
Ce qui précède suffît pour faire voir qu'appliqué à la destruction des lobes cérébraux ou du cervelet, le mot de paralysie ne peut signifier, relativement aux facultés locomotrices , quVi^e* blissement; tandis qu'appliqué à lia destruction des mc^elles épinière ou alongée^ il signifie abo^ Ution radicale de <;es facultés.
6. On a vu, d'un autre côté, que, parmi les diverses parties du système nerveux affectées aux mouvemens, les unes le sont aux jiiouvemens de locomotion, les autres, aux mouvemens de con* servation: il s'ensuit que la destruction de celles* ci doit être bien plus promptement funeste que la destruction des autres, puisque la vie dépend immédiatement des mouvemens de conserva* tion , et ne dépend, au contraire, dès mouve* n^ens de locomotioo que dJune ibanière éloignée et consécutive.
7. Mais il est un ordre de phénomènes bien autren^^nt propre à mettre dans tout son jour, et cette Unité puissante du système nerveux , ^^i 9 malgré leur diversité d'action, lie entre elles tou-^ tes les parties de ce système , et le degré d'influence selon lequel^ chacune de ces parties concourt à l'énergie commune^
8. Lorsque l'on sépare, pajr une section transversale , la moelle épinière dans une région dé-
terminée de son étendue, c'est la portion postérieure qui meurt, et Tantérieure qui vit.
Lojcsqu'au contraire, on divise les lobes céré- , braux par une section pareillement transversale « c'est la portion postérieure qui vit, et Tantérieure qui meurt.
^ 9. En remontant de l'extrémité caudale de la moelle épinière vers un point donné de l'encépbale, c'est toujours la portion séparée de l'encéphale qui meurt.
En redescendant , au contraire , des lob^s cérébraux vers ce point , ce sont toujours les portions détachées de la moelle épinière qui meurent.
Ce qui décidç donc de la vie ou de la mort de . ces portions ainsi divisées , c'est de tenir ou non à ce point.
10. Mes expériences établissent que c'est dans la mçelle abngée ^ c'est-à-dire dans toute cette portion de moelle qui s'étend de l'origine des tubercules quadrijumeaux à l'origme de la huitième paire ', que ce point important réside.
' Les belles expérieaces de Le Gallois avaient déjà mo^tr^ que le siège du premier mobile de V inspiration finit, ou commeqce , à l'origiae ménage de la huitième paire.
Or, cette origJQe consti^t^e, comme ou Ta vu d'après m^s expériences, la limUe postérieure de la inoelle. alongée^,
tà^O PROPRIÉTÉS ET FONCTIONS
Ce point est remarquable sous bien des rapports : c'est par lui que doivent passer les impressions pour être perçues ; c'est par lui que doivent passer les ordres de la volonté pour être exécutés ; c'est à lui que finissent les parties dans lesquelles réside le sentiment ; c'est à lui que commencent les parties qui excitent le mouvement : il suffit que les autres parties du système nerveux tiennent à lui pour conserver la vie ; il leur suffitd'en être détachées pour la perdre : il est donc et le foyer central, et le lien commun de toutes ces parties.
1 1. De tout ce qui précède , il suit :
i*Que, malgré la diversité d'action de chacune des parties constitutives du système nerveux, ce systèmen'en forme pas moins un système unique^
2" Qu'indépendamment de Vactioh propre de chaque partie , chaque partie a une action commune sur toutes les autres, comme toutes les autres sur elle ;
dont les tubercules quadrijumeaux constituent, comme on l'a vu d'après mes expériences encore, la limite antérieure. C'est] donc de toute la portion médullaire qui s'étend de-* puis les tubercules quadrijumcaux jusqu'à l'origine de la huitième paire ( cette origide y comprise) que se compose la moelle alongée.
DU SYSTÈME NERVEUX. %i^l
3* Que le mot de paralysie , appliqué à la destruction des parties qui veulent ou coordonnent le cQOuvenient, signifie simplement faiblesse; et qu'appliqué à la destruction des parties qui Vex^ citent o\x le produisent j il signifie abolition totale;
4* Que l'influence de* chaque partie du système nerveux ^ur la vie générale tient particulièrement à l'ordre de mouvemens (de conservation ou de locomotion) qui dérive d'elle;
5* Enfin , qu'il y a , dans le système nerveux , un point placé entre les parties du sentiment et celles du mouvement , à peu près comme le collet des végétau|[ l'est entre la tigie et la racine % point auquel doîi^ent arriver les impcessîons poor ^re perçues ( d«iq«el doivent partir les ordres de la volonté pour litre exécutés; aucpiél il saffitqueles jirtrtîes soient atliacbéee pour v^ivre ; dont il suffit qu'elles soient détachées pour mourir : poini qui, eonséquemment , constitue le foyer centrai > le . lien commun , et » comme M. de LtmardL l'a si hom^euseiKaefit dit du eallei dbez les végétaux , le nmud vital et ce système.