‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du systèmeChapitre 48 sur 55 · NOTA · texte numérisé non relu

NOTA

Les principaux résultats du Mémoire qu'on rient de lire ayaîent été communiqués , dans les termes suiTans , à l'Académie 9 dans sa séance du 5 noyembre i8a5.

1* Il y a des substances qui , à uue dose dé^ terminée, agissent constamment et exclusivement sur des parties déterminées du cerveau.

Ainsi, certaines substances, introduites dans l'estomac, ou injectées dans les veines, n'agissent que sur les lobes cérébraux ; d'autres , que sur le cervelet; d'autres, que sur les tubercules quadrijumeaux; d'autres, enfin, que sur les moelles épiniére cl alongée.

â"" Les résultats physiques déterminés par l'aetion d'une substance donnée sur une partie don-^ née sont absolument les mêmes que ceux des lésions mécaniques de cette partie 9 décrits dans mes précédens Mémoires.

Quand la substance employée , par exemple y est l'une de celles qui affectent exclusivement les lobes cérébraux, il n'y a d'altéré que les. fonctions que j'ai attribuées à ces lobes. Quand

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c'est une de celles qui u'affectent que le cervelet, il n'y a que les fonctions que j'ai attribuées au cerrelet de perdues ; et ainsi du reste.

3* Que je donne , par exemple , à un animal une dose déterminée d'une certaine substance que j'indiquerai dans mon Mémoire, et les mou- Ycmens coordonnés seuls seront perdus , toutes les sensations , toutes les facultés intellectuelles subsisteront. Â TouYerture du crâne , je ne trouverai que le cervelet d'altéré.

Que je donne une autre substance, au contraire, les mouvemens subsisteront réguliers et coordonnés, mais toutes les sensations , toutes les facultés intellectuelles seront perdues. Je ne trouverai, à l'ouverture du crâne, que les lobes cérébraux d'altérés.

Que je donne, enfin, une troisième substance, la vue seule sera perdue , toutes les autres sen- sations., toutes les facultés intellectuelles, tous les mouvemens, persisteront. Le crâne ouvert, l'altération se trouvera confinée aux seuls tubercules quadrijumeaux.

4° Il existe une telle conformité entre Valti-ration spécifique déterminée par la substance et y altération mécanique déterminée par l'instrument, que le degré de Tune de ces altérations correspond constamment au degré de l'autre :

une légère dose à une lésion légère , une dose plus forte à une lésion plus grave, et ainsi de suite.

5* JJ fiction spécifique^ c'est-à-dire ^îPéî/a^r^, de chaque substance sur chaque organe laisse toujours, après la mort, des traces qui peuvent «ervir à faire distinguer l'organe affecté des autres.

& Ualteration.de r organe p^r l'action de la substance se manifeste d'une manière si prononcée, qu'on peut en suivre à l'œil et la formation et le développement : il suffit pour cela d'avoir mis préalablement à nu les parties sur lesquelles on expérimente ; il est même des cas où cette dénudtition immédiate n'est pas nécessaire, il suffît que les os du crâne aient été mis à nu.

C'est une chose bien curieuse de voir la fonction, à mesure que l'organe s'altère ou se modifie, se modifier od s'altérer dans une proportion si rigoureusement parallèle, qu'on peut toujours, à coup sûr, juger du degré de l'altération de l'organe par celui de la fonction , et réciproquement de celui de la fonction par celui de l'organe.

7"* Enfin, la spécialité d'action^ ou, si l'on peut ainsi dire , l'affinité élective de chaque substance pour efaaque partie est telle que jamais il ne survient la moindre déviation ; que jamais une

partie n'est affectée pour une autre ; que les même^ parties sont toujours în?ariableineDt affectées par les mêmes substances.

8* Je dois faire observer, en finissant , que les expériences desquelles dérivent ces résultats n'ont pour objet que de faire mieux ressortir encore, par un nouveau genre d'épreuves , la spécialité d'action des diverses parties du cerveau, établie par mes précédens Mémoires , et qu'il n'y est nullement question , par conséquent , des rechercbes qu'on a faites, à diverses époques, pour établir ou manifester l'antagonisme qui pouvait se trouver entre le cerveau proprement dit et les moelles épinière ou alongée , entre les nerfs du mouvement et ceux du sentiment , entre le cerveau et les nerfs , les nerfs et les muscles , etc.

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