I. Influence du chloral sur l’excitabilité cérébrale
A. Le chloral agit sur l’excitabilité cérébrale tantôt en l’abolissant temporairement, tantôt en la diminuant plus ou moins, de telle sorte qu’il faut, pour obtenir la réaction motrice :
Ou bien augmenter l’intensité du courant et le nombre des excitations ;
Ou bien augmenter le nombre des excitations sans rien changer à l’intensité du courant ;
Ou bien simplement augmenter l’intensité du courant, sans rien changer au nombre des excitations.
B. Le chloral agit sur la période d’excitation latente cérébrale, en accroissant sa durée, dans des limites plus ou moins étendues, selon la dose et selon l’état d’anesthésie préalable de l’animal.
II. L’accroissement d’intensité du courant employé détermine une diminution de la période latente d’excitabilité cérébrale.
III . Lorsqu’on a excité pendant quelque temps le cerveau avec le courant minimum nécessaire, pour obtenir une réaction, on peut, en diminuant graduellement l’intensité du ^courant, faire réagir le cerveau à des courants primitivement sans action sur lui.
IV. Un courant qui n’agit pas, lorsque les excitations sont isolées, agit quand elles sont rapprochées (addition latente de C. Richet).
V. Si l’on considère les tracés graphiques de chaque expérience, pris individuellement, on voit qu’ils rentrent tous dans l’une des quatre catégories suivantes :
A. Tracés uniformes : retards égaux ;
B. Tracés de fatigue : retards croissants ;