OBSERVATIONS GÉNÉRALES
Le globe a bien éù Ses grande^ rérdiiitions ' : doit-on s*étonner que le temps ait détruit les plus Êkmeusés cités du vieil âge; qu'il ait successivéïtient bouleversé les empires si vastes , si prodigieux des Sésostkis , des Cytrus^ des Alexandre, deï César, etc?.. Us ont passé ces géants formidables; leurs cendres sont ignorées; mais
■ Qu'est-ce qu'une période d'environ 4000 ans de traditions bieb incertaines, compârativetnent àeelle de i5,ooo au moins à laquelle 9 suivant les hypothèses de Buffon ( Histoire mmtur, , Théorie de la terre , Époques de la nature ), pourrait se n^>porter l'ancienneté de la race humaine, et qui n'est etle-méme ni la moitié de l'âge de la ikature vivante, ni peat-étl« le cinquième des siècles éooulés depuis la forme» Bon du globe terrestre?
A lUCTTKRCnrS
leur inunortalité nous intéresse, iinus attire encore vers eux. Quand un fleuve est majestueux, un voudrait en explorer jusqu'à la source; c'est l'instruction et la vie que nous aliojis reclierclier dans les traditions, dans Ic^s débris de Tantiquité La magnificence, le luxe, la mollesse des \s\\\<. anciens et des plus fameux monarques de TOrient , ne laissent aucun doute sur le développement des arts dans ces temps recult'S. Il faut donc accorder ce mérite distinctif aux Hébreux, aux liabvloniens, aux Assvriens et aux Mi^votiens, datis les premiers siècles comnis de lantiquite. Os |)euples sont originaux, cliacun dans son geruc, pour les découvertes des arts et même rl(\s sciences. On peut y ajouter les Cllialdéejis et les Phéniciens.
Les Grecs, malgré leurs prétentions nationales, iTont pu s'empêcher de recoimaitre qu'ils devaient une partie de leurs connaissances aux (Ihaldéens, aux Égyptiens et aux PhénicitMis. Mais les Grecs, originaux à leur tour, sont ensuite devenus des modèles dans les |)lus beaux arts. Cependant les Romains, qui doivent tout à ces nations primitives, ont osé les cpialifier de barharesl Admettons du moins, pour l'honneur du grand peuple (pii fut maître du uotidc», la signification donnée par des auteurs classicpies au mot latin />arhari ^ pour designer les peuples élraiigers, ou |)articulienMnent ci^xw de leurs
ÉlSTORICO-MONlTMENtALES. ^
ennemis dont la conduite fut véritablement bar*bare.
Les Hébreux y les Chaldéens, les Babyloniens, les Assj^riens, les Perses, les Phéniciens, les Egyptiens, les Grecs et les Romains sont, en quelque sorte, liés par un^e commimication de leurs arts respectifs et par les vicissitudes qu'ils éprouvèrent.
Les Chinois figurent presque à part dans leur grand et vieil empire. Si donc les Romains, formés par FOrient, ont instruit et dirigé l'Occident dans la carrière des arts, nous participons au lien figuré des peuples historiques; tandis que nous n'avons rien appris des Chinois, qui nous sont imparfaitement connus par les récits de nos missionnaires. On aurait tort néanmoins de mettre absolument hors de cause ces vétérans d'Asie, toujours dignes de leur célébrité particulière.
Entre les grands ouvrages de l'antiquité, les historiens s'accordent à distinguer sept principaux qui surpassaient tous les autres, sinon par leur magnificence ou leur beauté , du moins par leur célébrité. On les a depuis long-temps appelés les sept merveilles du monde. Philon de Bizance les désigne et les classe dans l'ordre suivant : i^ Les jardins de Sémiramis à Babylone , dits les jardins suspendus, a** Les pyramides d'Egypte (de Gjrseh). 3^ La statue de Jupiter-Olympien en Elide (de
(> RFClIF.nCHES
un j)ivol, et dont le bras droit montrait toujours \c sud, parce que les Chinois eousidéraient le pôle austral comme ayant seul le {)ouvoir attraclit. Ce |)(tit mécanisme figurerait assez, bien dans nos récréations physico-matliématiques. !.<' nom que les ( Jiinois doiujent à leur boussole est Ting-nanching^ c'est-à-dire qui montre le sud. J^e temps de cette découverte serait de iirS ans avant Tèrc» chrétienne '. Plus de viiiiit siècles se sont écoulés avant qu'oji eu fît nsage pour la navigation : les bYançais, de Faveu même des étrangers, sont les premiers Européens cpii surent appliquer la direction (le Taimaut à celle de la navigation; et ce ne tut (|u'au couimeucement du xii*^ siècle qu'ils naviguaient sur la Méditerranée, guidés par Paiguille aimantée, (ju'on appelait la Murinctte ,. niais avec rini[)erféction des coimaissances de ré[)oque ^
Je ne sache pas (pie I antiquité chinoise se soit autrement signalée par ra|)plic.ition des coimaissances pliysi(pj(\s, au niilieu des [)i'o(luctions si
' ihiK».N , Hi>t. ths (ViiiKianx , Irailr de 1 Aimant, aii. v i Kvtraif des Amialrs de la (]|iiiic, par MM. Lkivoi x et Dk
(Il IGNKS. )
' liuKKox, lJist(iirc des Miinraiix, d apirs Musclirtnhioec li ( Dis.scrttUin de AJ(/i^//( tt' . — A/iivi, Oissri talion inannseiite sur la lunisv,)!^^ piononci'u- à I acadrmir du I lorciu i- Ir m S())triid)re i7<)^.
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rerparquables, si variées, de son histoire naturelle, et si favorables à Tindustrie.