‹ Recherches historico-monumentales concernant les sciences, les arts de l'antiquité: concernanChapitre 72 sur 90 · USAGES MIUTAIRSS DES ROMAINS · texte numérisé non relu

USAGES MIUTAIRSS DES ROMAINS

L'aigle, le loup, le minotaure ,. le cheval et le sanglier distinguaient les enseignes des légions romaines, avant C. Marins, qui, pendant son deuxième consulat , y affecta l'aigle exclusivement. Cette enseigne fut seule portée dans les combats '.

La légion romaine était de 6000 hommes , divisés en 10 cohortes (de 600 hommes), 3o mani-

* Pline., liv. x, c. 5.

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pilles (de aoo liomni(^s), et Go centuries (^ de too hommes). Il paraît que le nombre des légions a passé 4^ î ce qui porterait leur force totale à 2/jo,ooo hommes. Les légions n'étaient d'abord que de '^,000 hommes, ensuite de 4, de 5 et 6,000 hommes; il y en avait 3o sur les médailles de Marc-Antoine, ^7 du temps de Vespasien. Ces légions s'appelaient : première ^ seconde^ troisième^ etc.; elles prenaient aussi les noms des pays où elles servaient , et s'appelaient : Gauloise^ Italique^ Germanique ^ Pannonique y Britannique ^ Hispanique , Macédonienne , Parthique , Scythique ; pu bien les noms di^s dieux : JMartia^ Apollinaris , Minervia; ou bien encore ceux des empereurs: Augusta ^ Claudia ^ Flavia^ Antoniana; ou enfin des qualités qui leur étaient propres, comme: A7ctrix^ Fuhninalrix ^ Ferrea^ Pudica ^ Scdutaris ^Adjutrix.

Dans les premiers temps, la légion était commandée par un tribun; il y en eut ensuite six par légion. L'année était commandée par le consul ou l'empereur. Il y avait, en outre, les cohortes prétoriennes et les cohortes urbaines, plus nombreuses que celles de guerre.

[>a cavalerie se formait par ailes composées de 'ioo chevaux; chaque aile était divisée en 10 compagnies (de 3o chevaux j cju'on appelait Turma: les compagnies étaient partagées en 3 décuries ^ile 10 elu'vaux .

HISTORICO-MONUMEKT ALES. /\Sl

Le bouclier ordinaire des Romains était rectangulaire, en forme de tuile crease, d'environ a pieds i/a de long, ainsi qu'on le voit sur la colonne Trajane ; il servait à faire la tortue. Il y en avait cependant d'ovales et d'autres formes.

Suivant les bas-reliefs des colonnes Trajane et Antonine et de l'arc de Constantin, les soldats romains portaient Tépée sur la cuisse droite , la poignée montant presque à l'épaule ; on voit pourtant quelques exceptions pour le côté gaudie, sur ces mêmes monuments et ailleurs , ce qui prouverait que l'usage variait à ce sujet.

Uhasia^ sorte de pique, était une arme des Étrusqueis, qui l'appelaient corù. Les Sabins, desquels les Romains la prirent, la nommaient Quiris ; de là Romulus fut surnommé Quirinus , et les premiers Romains Quirites^ parce qu'ils se servaient à la guerre de cette sorte de pique '.

La /orme des cuirasses romaines était à peu près la même que celle des Grecs. L'habit militaire des chefs romains ressemblait aussi beaucoup à celui des Grecs , dont il était sans doute une imitation ; du. moins ceux de Jules-César et d'Auguste différaient peu de ceux de Pyrrhus et de Télamon, donnés d'après Maffei et la colonne Trajane ^. Les porte-enseignes (^/^//e/i) et les mu-

* MoNTFAUcov, Antiq., expl., t. iv, i''" partie, liv. u.

* MoHTVAUCOH, Antiq. expl., t. iv, i*^ partie, liv. ii., p). i^ Il et m.

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sicieiis de larinée otaienl coiffés de la peau de tète d'un lion, ce qui leur donnait un aspect formidable.

La chausse-trape était nécessairement connue des vainqueurs des Perses et des Africains ; les Romains l'appelaient murex ; on la semait sur le passage de la cavalerie ennemie. Cependant la citation suivante, et celle que j'ai déjà faite au sujet des Perses (page 4^), se rapportent, pour l'usage, aux nations dites barbares, Valère-Maxime nous apprend que Scipion-Erailien, ou le second Africain , assiégeant une ville considérable, fut conseillé de semer autour, des chausse-trapes^ et de mettre dans tous les gués des tables de plomb, garnies de clous la pointe en liant, de peur que les ennemis ne fissent des sorties imprévues sur les Romains,

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