CONCLUSION
^J|OTttE but, en publiant ces modestes recherches (sans doute jbien incomplètes sur le rapport bibliographique), aura peut-êire l'avantage d'éveiller le goût de recherches analogues de la part des savants qui s'occupent de cette intéressante partie, et si quelque patient amateur, dit M. Charles Pieters, « voulait relever chronologiquement toutes les impressions Elseviriennes , les catalogues officinaux cités plus bas suffiraient peutêtre à cette fin, s'ils désignaient toujours le lieu et la date, et s'ils distinguaient mieux les livres sortis de leurs presses d'avec ceux imprimés ailleurs, soit qu'ils l'aient été à leurs frais, ou qu'ils fissent seulement partie de leur magasin : ces catalogues sont plus nombreux qu'on ne le croit, et quelques-uns sont généralement assez peu connus pour qu'on me sache gré de les indiquer ici tous par ordre de date et d'après deux autorités dont je pense qu'on ne contestera pas l'exactitude : M. Brunet, dans le Manuel du Libraire, et M. Belchot, dans l'article de la biographie universelle. » Ils sont au nombre de quatorze :
Le 1er de 4 628. — Catalogus ïibrorum officinœ Elzevirianœ , Lugduni Batavorum; 1628, in-8° (catalogue de Rothelin, n° 4898).
LES ELSEVIER,
C'est ainsi que M. Brunet le cite pour la première fois dans la 4e édition du Manuel du Libraire.
Le 2e de 1634. — Catalogus librorum qui in bibliopolio Elseviriano vénales eœstant. Lugd. Batavorum, ex officinâ Elsevirianâ ; A0 1634, in-4° à 2 col. de 80 et 30 pages.
M. Brunet ne le cite pas, et M. Beuchot en cite seulement les 80 premières pages : l'exemplaire que M. Charles Pieters a acquis à la vente de Le Candele, à Bruxelles, en 4838, a, outre les 80 pages, une suite paginée séparément 1 à 30 et signée a. d.
Le 5e de 1638. — Catalogus librorum officinœ Elzevirianœ designans libros qui tam eorum lypis et impensis prodierunt, quam quorum alias copia ipsis suppetit. Lugduni Batavorum, ex officinâ Elzevirianâ; 1638, in-8°, de 8 ff.
C'est aussi pour la première fois que, dans la 4e édition du Manuel, M. Brunet cite ce rare catalogue qui doit être d'un grand intérêt.
Le 4e de 1650. — Catalogus librorum, officinœ Elzevirianœ, designans libros qui tam eorum tijpis et impensis prodierunt , quam quorum alias copia ipsis suppetit , Lugd.Batav. Elzevirii; 1650, petit in-8°.
Cité par M. Brunet dans ses nouvelles recherches et vendu 14 frs. chez M. Berard.
Le 5e de 1653. — Catalogus variorum et insignium in quâvis facullate, materiâ et linguâ librorum Bonaventurœ et Abrahami Elsevier, quorum auctio habebitur Lugduni Batavorum, in officinâ defunctorum, ad diem 16 apr dis, stilo novo, et sequentibus ; 1653, in-4° de 113 pages à 2 colonnes.
M. Brunet ne le cite pas; mais M. Beuchot en donne le titre tel qu'il est transcrit ici.
Le 6e de 1655. — Catalogus librorum officinœ Joannis Elzevirii. Lugduni Batavorum, ex typographiâ J. Elzevirii; 1655, petit in-12.
M. Brunet, qui le cite dans ses nouvelles recherches, ajoute que c'est un des articles les plus rares de la collection Elsevirienne, et qu'il fut vendu 50 frs. chez M. Benouard, en 1829.
On se rappellera que c'est dans cette année 1655, que Jean se sépara de Daniel, et il est probable que ce catalogue fut publié immédiatement après, comme Louis et Daniel, aussitôt après leur association à Amsterdam , publièrent le suivant.
Le 7e de 1656. — Catalogus librorum officinœ Ludov. et Dan. Elzeviriorum. Amstel. , ex officinâ Elzevirianâ ; 1656, in-8° (cat. La Vallière-Nyon).
Indiqué seulement par M. Beuchot; M. Brunet en cite pour la première fois le titre tout au long dans la 4e édition du Manuel.
Le 8e de 1659. — Catalogus variorum et rariorum in omni facullale et linguâ
librorum, tant compacterum quant non compacter um, ofjicinœ Johannis Elzevirii, Acad. tgpograpSii, quorum auctio habcbitur ad dicta 10 februarii 1059, slylo novo. Leyde, 1059, in-4° de 107 pages à longues lignes.
Il n'est pas cité par M. Brunet, mais M- Beucliot l'indique. Le 9e de 1661. — Catalogus librorum officïnœ Ludovici et Danielis Elzevirio-
rum dcsignans etc. -1(361.. , petit in-8° de 10 IF, range par ordre
alphabétique,
M. Brunet ne le cite pas. Je l'indique ici tel qu'il se trouve dans l'article de M. Beuchot.
Le 10e de 1674. — Catalogus librorum qui in bibliopolio Danielis Elzevirii, vénales exstanU Anulelod., exofficinâ Elsevir.; 1674, petit in-12.
Il est cité par M. Brunet et par M. Beucliot. C'est le moin3 rare de tous, et l'on sait qu'il doit renfermer sept parties, environ 770 pages, pour être complet, le 11e de 1674. — Catalocjus librorum offieinœ Danielis Elzevirii, designans l'ibros qui ejus typis aul impensis prodierunt , aut quorum magna ipsis copia suppetit ; 1674, in-12 de 36 pages.
M. Brunet n'en fait pas mention ; mais il est cité par M. Beucliot. Le 12e de 1675. — Catalogus librorum offieinœ Danielis Elsevirii, designans Ubros qui ejus typis et impensis prodierunt, aut quorum alias magna ipsis copia suppetit. Amstelodami , apud Daniekm Elsevirium; 1675, petit in-12 de 19 ff.
Celui-ci est cité par M. Brunet, qui ajoute qu'il est curieux parce qu'il renferme les livres du fonds de Daniel avec les prix. Le Corpus Jurisy in-folio, y est porté à 20 fl. de Holl.; l'édition in-8% à fl. 6-10, I'Homère, in-4°, à (1. 8. Le Decamiskon, en Italien, à 11. 2-5. L'Henry IV de 1664, à fl. 1 - 14. Le Pastissier François, à 13 sols. Le Régnier, à 1 sols, etc.
M. Beucliot n'en parle pas, peut-êlre parce que son titre ne diffère du précédent que par la date et qu'il peut les avoir confondus. Le 13e de 1681. — Catalogus librorum qui in bibliopolio Danielis Elsevirii ventiles exslanl, et quorum auctio habebilur in œdibus defuncti (4 augusli 1681). Amstelod., 1681, petit in-12 de 491 pages. Plus, les livres italiens, espagnols et anglais, 22 pages, par ordre alphabétique.
C'est ainsi que M. Brunet le décrit, et M. Beucliot le cite également. C'est au reste le moins rare après celui n° 10. Le 14e de 1681. — Catalogus librorum offieinœ Danielis Elsevirii, designans libros qui ejus typis et impensis prodierunt, aul quorum auctio habebilur Amstelodami; 1681, petit in-12 de 20 ff.
C'est, dit M. Brunet dans ses nouvelles recherches, le catalogue des livres du fonds de Daniel Elsevier imprimé pour la vente qui a été faite après la mort du célèbre typographe. M. le professeur Adry cite une lettre de Grœvius à Heinsii^s, où il est dit que, malgré la rareté de l'argent, on en a retiré 120,000 florins.
C'est ce même catalogue dont M. Motteley a fait faire en 1825 une réimpression exacte en un vol. petit in-12.
Elle a été tirée à 400 exemplaires. (Ne se rencontre plus.)
On peut consulter aussi :
L'Essai bibliographique sur les éditions des Elzevirs les plus précieuses et les plus recherchées, un vol. in-8° de 300 pages, publié à Paris , en 1822, par M. Berard.
M. Panckoucke, dans Y Art de désopiler la rate, etc., avait donné, pages 348 à 355 du tome premier, un catalogue des auteurs dits Elsevirs, in-12, qui se compose d'une centaine d'ouvrages : « Catalogue, dit M. Charles « Nodier, dont ceux des anciens bibliographes ne sont pour la plupart « que la copie très-servile et qu'on n'irait pas chercher là. »
Avant celui-ci, on irouve dans les Mémoires de Littérature de S** (Sallengre), édition de La Haye de 1717, aux pages 149 et suivantes de la seconde partie du tome II, un catalogue complet des républiques, imprimées en Hollande, in-16, et la majeure partie par les Elsevier, avec l'indication des différentes éditions et de celles que l'on doit préférer. Ce catalogue, communiqué à Sallengre par M. de la Faye, a la réputation d'être fait avec beaucoup d'exactitude, mais aujourd'hui cette jolie petite collection est presque tombée en oubli.
M.Jules Chenu, correcteur de l'imprimerie Panckoucke à Paris, a publié en 1842, dans le même format petit in-16, une réimpression à 125 exemplaires du catalogue de De la Paye. L'appendix (pages 163 à 191 des Mémoires) s'y trouve seul refondu , et M. Chenu a cru ne devoir conserver du catalogue des traités qu'on joint d'ordinaire aux républiques, que les ouvrages sortis des presses des Elsevier (1). Ainsi, pour ces républiques, dont M. Bérard ne s'est pas occupé, il est bon de consulter le catalogue de De la Faye; il contient quelques détails de plus que la liste de M. Brunet.
Voir aussi l'excellent ouvrage de M. Charles Pieters, d'où ces notes sont extraites, intitulé : Analyse des matériaux les plus utiles pour de futures
(1) Il y comprend cependant l'ouvrage de Burgi (P. 13.) de Bello suecico commenlarii. Leodii (Elsev.) , 1643, avec portraits, que M. Brunet dit avoir été mal à propos annoncé comme une production des presses Elséviriennes.
annales de l'imprimerie des Elsevjer; Gand , Annoot-Braeckmun , imprimé en mars 1843 (tiré à 50 exempt, distribués).
Pour le classement des éditions Elséviriennes, il faut recourir aux Mélanges tirés d'une petite bibliothèque, par Ch. Nodier, imprimé à Paris, en 1829 , chez Crapelet, qui contiennent, pages 1 à 52, une Théorie complète de ces éditions avec tous les renseignements nécessaires pour les discerner.
M. J. J. Dodt van Flensburg a écrit une intéressante notice (en hollandais) sur lesElseviers, in-8°, 12 pp., plus 2 pages supp., intitulée :
Louis, le père, et Louis, le fils, ainsi que Joost Elsevier. Imprimé à Utrecht, chez N. Van der Monde, 1841.
M. J. lu Jacob, libraire à La Haye, a publié dans l'Annuaire pour la librairie de 1839, un aperçu intitulé : Over het geslacht der Elzeviers. — Il a fait imprimer depuis un second opuscule de 32 pages in-12, ayant pour titre : Boxaventuur en Abraham Elzevier, Kleine letterkundige bijdrage, imprimé chez J. Roering, 1841 , avec un fac-similé de leur signature sociale au bas d'une déclaration autographe de Constantin Hugghens.
M. J. W. G. Rammelman-Elsevier, l'un des derniers descendants de cette illustre famille, a fait paraître en 1845, à Utrecht, chez N. Van der Monde, l'ouvrage intitulé : « Uitkomsten van een onderzoek omtrent de Elseviers, meer bepaaldciijk met opzigt tôt derzelver généalogie , etc., 1 vol. in-8°, de 54 et 40 pages.
Cet ouvrage, qui n'a pas été mis dans le commerce, et tiré à un petit nombre d'exemplaires, nous a fourni de précieux renseignements pour établir la Généalogie Elsevirienne.
On pourrait consulter encore avec fruit les catalogues des collections Elséviriennes qui ont été vendues depuis une vingtaine d'années. — Voici l'indication des principales qui l'ont été à Paris , savoir :
De MM. Motteley, le célèbre amateur, en décembre. . . . 1824.
Duriez (de Lille), en janvier 1828.
Sensier, en avril 1828.
Renouard, en février 1829.
Berard, en mai . 1829.
Nodier (Charles), en janvier 1850.
Bruyères Chalabre, en mai 1835.
Baron Marchand, en février 1854.
Duc de Rivoli, en juin 1856.
J. Bignon, en avril 1837.
G. Pixérécourt, en 1859.
Comte de Saint-Mauris, en février 1840.
Motteley, en novembre 1844.
Ainsi que le catalogue de livres rares et précieux, éditions Elzéviriennes ou sorties des presses de Hollande au xvii0 siècle , provenant du cabinet de M. M***, rédigé par le bibliophile Jacob. Paris, Alliance des Arts , etc 1846.
Et enfin, le nouveau Catalogue d'une collection trèsconsidérable de livres imprimés par les Elzevirs (sic) de formats in-folio, in-4° et in-8°, recueillis par un bibliophile (M. Motteley) pendant ces vingt dernières années, en France et dans les p;iys étrangers. Paris, typ. Claije et C'e 1846.
M. Motteley élabore en ce moment, à Paris, un nouveau catalogue de livres imprimés par les Elsevier, qui paraîtra prochainement.