‹ Recherches historiques, généalogiques et bibliographiques sur les ElsevierChapitre 25 sur 25 · I. Elsevier · texte numérisé non relu

I. Elsevier

ir 8.

Requête de Bonaventure et Arraham Elsevier , tendante à être nommés imprimeurs jurés de l'université, à la date du 8 février 1626.

A Messeigneurs les Curateurs de l'université et les Bourgmestres de la ville de Leyden.

Exposent avec respect Bonaventure et Abraham Elsevier, libraires, demeurant en cette ville, que leur neveu et frère Isaae Elsevier, imprimeur juré de l'université, ayant pris la décision d'abandonner l'imprimerie pour choisir une autre carrière, il leur a vendu tout le matériel de son imprimerie ainsi que l'imprimerie des langues orientales, qui lui avait été cédée par la veuve de feu le professeur Thomas Erpenius. Comme ledit Isaac se propose de quitter les fonctions qu'il occupe à l'université, ils sollicitent la faveur d'être nommés imprimeurs jurés de l'université, avec les appointements que vous jugerez convenable de leur accorder.

Les suppliants se proposent en outre de laisser l'imprimerie des langues orientales dans cette ville, pendant tout le temps qu'ils seront attachés à l'université, et d'apporter dans leur art les améliorations nécessaires pour honorer et soutenir l'ancienne et bonne réputation de cette université.

Leyden, le 8 février 1626.

(Signé) Bonaventure et Arraham Elsevier.

tt° It.

Nomination de Bonaventure et Abraham Elsevier, comme imprimeurs

de l'université.

Le neuf mai 1626, les Curateurs et les Bourgmestres de la ville de Leyden, ont nommé imprimeurs jurés de l'université MM. Bonaventure et Abraham Else-

vier, en remplacement à' Isaac Elsevier, avec un appointement annuel de 100 florins (1), aux conditions qui furent prescrites à Isaac, et auxquelles ils devront se conformer ponctuellement.

Ils seront obligés de fournir gratuitement à la bibliothèque de Leyden un exemplaire de chaque ouvrage qu'ils publieront; ils auront soin d'imprimer sur de bon papier.

L'imprimerie des langues orientales de feu M. le professeur Thomas Erpenius (dont B. et A. Elsevier sont propriétaires) , restera à la disposition de l'université. Les Curateurs et les Bourgmestres ont consenti que Bonaventure et Abraham Elsevier aient à leur disposition la galerie où ledit Isaac Elsevier a eu son imprimerie et son magasin de librairie.

(Extrait des registres aux actes académiques.)

Résolution sur les Thèses et le traitement des imprimeurs de l'université.

Le 16 août 4649. — Attendu que Bonaventure et Abraham Elsevier, imprimeurs de cette université, ont insisté pour obtenir le payement d'un certain compte s'élevant à une somme de 732 florins, pour des thèses et autres ouvrages qu'ils ont imprimés pour le compte de l'université, et dont l'ordonnance de payement, signée depuis le 8 de février dernier, a été retenue pour des motifs particuliers, il est résolu que cette dette sera acquittée, mais qu'à l'avenir toutes les thèses venant à la charge de l'université seront imprimées par ceux qui en demanderont le moindre prix; à cette fin, les soumissions de MM. les imprimeurs et libraires seront faites et adressées par eux aux membres du collège , lesquels délibéreront à la séance prochaine, s'il ne serait pas convenable de supprimer entièrement le traitement des imprimeurs de l'université.

Le 14 février 1650. — Il est résolu de supprimer le traitement annuel de 500 florins, dont jouissent Bonaventure et Abraham Elsevier, en leur qualité d'imprimeurs jurés de. l'université. Cette résolution sera portée à leur connaissance.

(Extrait des registres aux actes académiques.)

(1) Ce traitement fut successivement porté à 300 florins.

v ta

Mémoire concernant l'imprimerie des langues orientales, présenté au nom de l'université à Jean et Daniel Elsevier, le 10 juin 1655.

1° Les caractères des langues orienlales, ainsi que les matrices et les poinçons, ne seront pas vendus sans en donner connaissance aux Curateurs de l'université.

2° Si les Elsevier, propriétaires de cette imprimerie, n'ont sous presse aucun ouvrage relatif aux études des langues orientales, ils pourront à leur gré imprimer ce qui se rapporle à cette matière, et dont le manuscrit leur sera fourni exempt de fautes, toutefois après avoir préalablement reçu la sanction du sénat de l'université. Les imprimés ne surpasseront pas 60 à 80 feuilles d'impression par année, et l'imprimeur aura la faculté d'éditer deux ou trois ouvrages différents, ou bien plusieurs grands traités. On leur laissera le choix des ouvrages à imprimer.

5° Il leur sera permis de choisir eux-mêmes, parmi les manuscrits de la bibliothèque de l'université, ceux qu'ils jugeront dignes d'être imprimés.

4° Ces imprimeurs pourront s'adjoindre pour ce travail un correcteur capable et habile, etc., etc., etc.

(Extrait des registres aux actes académiques.)

Nomination de Jean et Daniel Elsevier, en qualité d'imprimeurs de

l'université.

Le 26 du mois d'août 1653, les Curateurs de l'université et les Bourgmestres de la ville de Leyden, ont nommé imprimeurs de l'université : MM. Jean et Daniel Elsevier, libraires à Leyden, aux mêmes conditions exigées d'Isaac Elsevier.

Ils recevront, pendant dix années consécutives, un traitement annuel de 300 florins, et auront la jouissance des greniers de l'académie. Ils seront exempts de payer les impôts du vin et de la bière, enfin ils auront la jouissance de la loge ou galerie située .sur le terrain de l'Académie, où leurs parents avaient antérieurement leur imprimerie et leur librairie, et cela aux conditions prescrites, le 10 février 1621 , à Isaac Elsevier (déjà mort).

Ainsi fait par les Curateurs et les Bourgmestres de la ville de Leyden, dans leur séance extraordinaire tenue à Leyden le 26 d'août 1655.

(Extrait des registres aux actes académiques.)

It° ts.

Agrandissement de V imprimerie de Jean Elsevier et vente de sa boulufiie

de librairie.

Le 18 septembre 1658. — Vu la demande de Jean Elsevier, imprimeur de l'université, tendante à obtenir l'autorisation d'agrandir une partie de son imprimerie (la maison) , située sur un terrain apparlenant à l'université, les Curateurs ont résolu de lui accorder l'objet de cette demande, après que messieurs Kortehouff, Paeds et Groenendyk auront inspecté les localités.

Le 1" avril 1659. — Vu la requête de Charles Gestecoren , tendante à obtenir l'autorisation de faire l'acquisition de la boutique de Jean Elsevier, bâtie sur un terrain appartenant à l'université, et de payer une rente annuelle et foncière de 18 florins à l'université, il a été résolu de délibérer sur ce point dans une des séances prochaines.

(Extrait des registres aux actes académiques.)

Nomination f/'Èvr. van Alphen, en qualité d'imprimeur de l'université,

le 12 novembre 1661.

Les Curateurs de l'université de Leyden, ayant pris connaissance de la requête d'ËVE van Alphen, veuve de Jean Elsevier, en son vivant imprimeur de l'université, nomment la susdite Eve van Alphen imprimeur de l'université en remplacement de son mari, avec un traitement annuel de trois cents florins, à la condition qu'elle terminera les ouvrages commencés par son défunt, et spécialement I'Athen^e Baïayp.

(Extrait du registre nù 9 aux actes académiques.)

Abraham 11 est nommé imprimeur de l'université, le î 7 mai 1681.

Les Curateurs de l'université ayant à statuer sur la demande du sieur Abraham Elsevier, avocat à la cour de Hollande, tendante à être nommé imprimeur de

l'université en remplacement de sa mère Eve van Àlphen, qui vient de renoncer à cet emploi, ont décidé que ledit Abraham Elsevier serait nommé imprimeur de l'université, en se conformant aux ordres et règlements existants, et que sa mère continuerait à jouir du traitement de 500 florins.

(Extrait des registres aux actes académiques.)

Résolutions relatives à Pierre Elsevier.

Le 3 juin 1667. — Les Magistrats de la ville d'Ulrechl, ayant à délibérer sur la requête présentée par Pierre Elsevier , afin d'obtenir l'autorisation de vendre des livres non reliés; après avoir pris l'avis de la confrérie des libraires (sic) établie en cette ville, autorisent le susdit Pierre Elsevier à vendre des livres non reliés.

Il lui est sévèrement défendu, sous peine d'une amende de 100 florins, d'avoir dans ses magasins des livres reliés, ou de relier ou faire relier chez lui aucun ouvrage.

Le 22 juillet 1667. — Est lue la requête de Pierre Elsevier, ainsi que la missive du doyen de la Confrérie des libraires; il a été résolu d'augmenter le traitement fixé le 5 juin 1667, et on accorde au susdit Elsevier l'autorisation de vendre (dans les ventes publiques) des livres non reliés.

Le 17 décembre 1677. — Le Bourgmestre Strick communique à Pierre Elsevier une missive du stadhouder, par laquelle il est nommé conseiller de la ville d'Utrecht.

Le 17 octobre 1678. — Par missive du stadhouder, M. Pierre Elsevier est nommé échevin de la ville d'Utrecht.

Le 1er octobre 1684. — Par missive du stadhouder, M. Pierre Elsevier ainsi que plusieurs autres personnes sont démissionnes des fonctions qu'ils occupent dans la magistrature.

(Extrait des registres aux actes de la municipalité de la ville d'Utrecht.)

tî" 19.

Délibération sur la demande de Charles Gestecoren, en date du

1er avril 1659.

Ensuite d'une requête présentée par Charles Gestecoren, pour obtenir l'autorisation d'acheter la boutique de Jean Elsevier, bâtie sur un terrain appartenant à l'université de la ville de Leyden ,

Les Curateurs autorisent ledit Gestecoren à acquérir cette boutique moyennant le payement de la rente annuelle stipulée dans sa demande, qu'il acquittera entre les mains du receveur.

(Extrait des registres aux actes académiques.)

ir 2C

Résolutions de MM. les Curateurs de l'université de Leyden, envers le correcteur

Eusebius Meisnerus.

Le 21 novembre 1629. — 11 a été l'ait lecture de la requête présentée à MM. les Curateurs de l'université de Leyden, par Eusebius Meisner us, correcteur à l'imprimerie de l'université, tendante à obtenir une augmentation de fl. 50 pour améliorer sa position précaire. Celte faveur lui est accordée.

Le 2 mai 1652. — Le même Eusebius Meisnerus, ancien correcteur, sollicite la place de surveillant des étudiants de Ja classe latine, devenue vacanle par la mort de Pierre Vincent Van Heemskerck. Cette demande est accordée.

(Extrait des registres aux actes académiques.)

tt° 2î.

Enquête relative à l'incendie des bâtiments de l'académie de Leyden,

en 1616.

(Verhaal aangaande den brand in het akademiscbe gebouw te Leyden, in 1616.)

Ende vooreerst alsoo op den 11e deser^naend (november) 1616, op len middag ien l ijure afgebrand was de geheele académie, in voege daer va« niels en

was overgeblcven , dan hel staendc muurwerk ende het auditorium philosophie cum, mits tzelve verwulft zynde, de vlammen daer niet en hadden connen comen, maer dog evenwel door het vallen van het buyten ende ander houtwerck daerop gestorlet, hier en daer 't verwulft meede was doorgebroken , ende daerenboven oock noch gepreserveerd was de binten die onlangs nieuw geleit waren in audilorie Theologico met des senaetscamer, uitgesondert het dack bovcn, ten groote deelen ontraponeert was, soo is vooreerst goed gevonden, dat ten eynde de publycjue lessen niet en zouden ophouden, men den dienst ende studien van de studenten dien onvermindert mogten worden gevonden, als dat in s' Prinsenhoff de salen ende camers sullen worden toegemaeckt, omme aldaer de lessen te doen ende dat lot dien eynde aile de boeken die nog overig zouden mogen zyn, derwaerls zullen worden gebragt, ende leerstoelen gerepareert ende Professoren vcrmaent hen derwaerls met ten eersten te willen transporteren , opdal de jonge luyden in haeren voortgang niet en worden verachlerd.

Ende opdat aile verdere schade zoo doenlyk is, mogten worden verhoed, soe hebben hen de voorseide heeren Curaieurs ende Burgmeesters gevonden inde voors. académie, ende order gestelt dat helgeen nog eenigsins mogte bewaerd worden , twaere dan voor inwaeteren off andersinls, zoude geschieden , zynde met eenen gegaen naer de Bibliotheek, ende hebben gezien dat aldaer was staende een schoorsteen, mitsgaders int zelve huysken vier gestoockt werde neffens de mueren van de Bibliotheek ende dat voorts rondom deselve waeren staende turfhokken, met groot pericule van schier morgen, daerdoor eenig ongeluck van brand mogte gecauseerd worden; derhalve Burgemeestercn versocht zynde order te stellen, dat de voors. turfhokken mogten worden weggenomen, twelck Burgemeesteren aengenomen hebben te doen.

Verder alzoo de brand zich het eerst hadde geopenbaert ter plaetse, daer de pedellen gewoon syn, turf ende bout te liggen, en de daertoe niemant toegang en heeftdan diegeenen die sulcx by hen luyden word bevolen, en de voors. pedellen door hare winkelknechts of te jongens van dien zélfden dage daeruyt turf hadde gehaeld , en soo men achtede de smoorpot ende besem daer se t' vier meede aangeveegd hadden , aldaer weder gebrachl hadden by den turf, tacken ende snippers van papier, daermede de voorsz. lurfplaetsen beseltet was.

Ende derhalve de Curateurs en Burgermeesleren niet en meende dat zy zich voor de heeren Slaten zouden connen verantwoorden , indien zy in soodanige slordigheid, sorgeloosheid en quade loesigt, geene straffe zoude decerneeren of eenig exempel stalueren, byzonder zoo noodich soude wezen, aen de Heeren Slaten te versoeken subsidie lot herbouwing van de voorsz. Académie, soo hebben de voors. Curateurs en de Burgemeesteren geresolveert, daerop te onlbieden den heere Reclors encle Assesseurs ora met Haer E. deze zaeke te verhandelen , dan verstaende dat deselve aldaer alrede gecomen waeren om aen de vergaedcring

van de heeren Curateurs iets aen te dienen, soo lieeft men goed gevonden, deselve te hooren op off ter aventuren zy luyden zelfs yet wes desen aengaende zoude moveren ; maer zoo haer E. anders niet en liadden gedaen dan t' beclag van den brand ende recommandatie van de herbouwinge der Académie, soo is lien luyden voorgehouden off sy daerop niet en hadden gedelibereert, waerop by lien geantwoort zynde dat, neen; is hen aengezeit dat de lieeren Curateurs en de Burgemeesters meynden dat men vvat behoorde geinformeert te syn van deze saecke ende daer zy sulcks ontboden hadden eenige die se verstonden dat van dese loecompsle wat wisten te zeggen, dewelcke men in haerluyder presentie mede wilde hooren, welcken vervolgens binnen geroepen zynde, Pieteu Jansz. van Outshoorn, Boode met de Roede deser stede, heeft verclaerd, dat hy in de Senaets Camer hadde zitlen lezen, terwyl twee jongens h et vier hadden opgenomen, ende dat hy weggaende, noch bezem, noch smoorpot op den haard hadde zien staen.

Nog gecompareerd zynde een soldaet van des Universiteyts ende Stadsnagtwacht. heeft verclaert, dat de roock gaende uyt ter plaelse, daer de turf iag, hy met nog drie of vier anderen de deur met geweld hadden helpen oploopen , ende open zynde, dat ailes suies in het vier stonde, daer qualick was binnen te comen ; doch hem verstout hadde, om te zien of hy de takkenbosschen hadde connen naer zich trekken, ende alstoen gezien hadde, dat de smooorpot of kelel stonde in 't cleyne schoorsteenije tussehen de brandende lacken ende turf.

— Van gelyke ontboden zynde een cooperslager, len einde deselve eens zoude visiteren, die smoorketel , die weleke geseit worde by de pedellen gehaeld te wezen van de Senaets Camer, daer se de jongens hadden lalen staen, ende daer geen brand in was geweest, zoo heeft de voorz. Cooperslager verclaerdt, dat de ketel in den brand gestaen hadde, aenwyzende,„waer die was van het vier gegloeyd, douwende ook met zyn duim een put ofte hol in denzelven ketel, daer ze bleefl staen, het welck hy zeide, dat niet en zoude geschieden, in andere ketels in den brand niet geweest zynde, maer dat de holligheid terstond weder tegen den duim zouden aanspringen, als hy opter daet ook bezocht, ende bewees met des stads smoorketel, tôt dien eynde daerby gebragt, maer die knechls van de pedellen persisteerden de een, dat hy de smoorpot hadde laten staen in des Senaets camer, als hy 't vier daerin geleid hadde, en de andere dat hy de smoorpot van daer hadde gehaald , soo zyn de Heeren , Rectors ende Assesseurs verzocht, 't geen zy gehoord en gezien hadden , le willen rapporteeren aen den Senaet ende daerop formeeren haer advys; 22 Nov. 4616.

Welck advys der Heeren Curateurs en Burgerm. gedochten, dat niet en zoude geven eenige straffe of statueren eenig exempel , voor het toeeomende, seggende, dat daerby de redenen waerom, ende mitsdien begeerende aen de voorz. Rector en de Assesseurs , dat zy 't zelfde eens nader wilden resumeeren, ende zoo den

voors. Reclor ende Assesseurs verzochten te weten , waertoe de Heeren Curateurs ende Burgermeesteren inclineerden, is hen geseit, clat de Curateurs ende Bur genneesteren, meynden dat de pedellen (Louys ende Mathys Elsevier) beyden wel verdiend hadden le worden gedeporteerd , ende andere in hare plaetse gesleld, waermede de voorz. Rector ende Assesseurs oorloft genomen hebbende, zyn des anderen daags weder gecompareerd, als den 25 Nov. 1616, en hebben schriftelyk overgeleverd , 't geen volgt, enz.

Waerop by de Curateurs en de Burgermeesteren met een beneffens den Heer Rector ende Assesseurs geresolveerd is, Mâthys Elsevjer van zyne dienst teverlaten, ende nopens Louys Elsevier als nog te houden in bedenking, en is dienvolgens 't zelve den voorn. Mathys aengezeid, ende bem gelast den labbard, pedeSstok ende anders wat by van de Universiteyt rnogt onder zich liebben over te leveren , 't welck gedaen is.

(Uit bel Register n° 6.)

ït° 22.

Acte notarié d'où il résulte que Joost Elsevier, libraire à Ulrecht , a eu ifualre enfants: Louis, Pierre, Marie et Barbe.

Cejourd'bui, 25 avril 1567, sont comparus par-devant moi, J. Houtman, notaire à Ulrecbt , etc., etc., les sieurs Louis Elsevier et André Hellerus (époux et tuteur de Marie Elsevier, en cette qualité pour lui-même), tuteurs des enfants de feu Pierre Elsevier; et encore le même Louis Elsevier avec le sieur Beerninck, comme père, et tous deux comme tuteurs des enfants de Barbe Elsevier, tous héritiers de Marguerète Van der Woert, en son vivant, veuve de Joost Elsevier, leur mère et grand'mère, et ont déclaré (les comparants), en leurs qualités respectives, avoir constitué et autorisé par la présente ledit Frédéric Beerninck, à recevoir et faire rentrer les effets et les dettes actives provenant de la succession de Marguerète Van der VVoert, etc., etc.

Acte notarié d'où il résulte que Louis Elsevier (fils de Joost), fui l'associé de Daniel , fils de Bonaventure Elsevier.

Le 20 mai 1660. — Est comparu par-devant moi, Gérard Houtman, notaire à Ulrecbt, le sieur Daniel Elsevier, imprimeur à Amsterdam, cl a déclaré en

Hl —

son nom et en celui de Louis Elsevier, son neveu, avoir autorisé M. Frédéric Beerninck (le jeune), son beau-frère, marchand de draps à Ulrecht, à faire rentrer en son nom et en celui de son associé, les créances dues par différentes personnes habitant, Arnhem, Nymègue, Zutphen, Doesbourg, etc., etc.

Acte notarié d'où il résulte que Louis Elsevier (fils de Joost) , cl imprimeur à Amsterdam, vivait encore en février 1670.

Le 1er février 1670. — Est comparue par-devant moi, Gérard Houtman , notaire à Utrecht, Mademoiselle Elisabeth Beerninck, veuve et survivante de feu Joost Reerninck, en son vivant négociant à Wesel, tutrice de ses enfants, accompagnée du sieur Frédéric Beerninck (le jeune), oncle et tuteur des enfants de ladite Elisabeth Beerninck; et ont déclaré autoriser par la présente M. Adrien Houtman, notaire a Utrecht, à recevoir, au nom de la déclarante et de ses enfants, de M. Daniel Elsevier, négociant à Amsterdam et exécuteur testamentaire de feu Louis Elsevier, son oncle, la somme de 2,600 florins que la susdite Elisabeth Beerninck envoya, en février 1670, à Daniel Elsevier, pour être remise audit Louis Elsevier, etc., etc.

Extrait du Testament de Honesto Lopes de Haro, cl de son épouse Maria Van der Donck, de Louvain, passé par-devant le notaire Woudewliet, à Leijden, le Saoul 1599.

In den naam Gods onze Heer. Amen.

By den inhuud van deze tegenwoordige openbare instrument, zy kenneîyk een iegelyk, dat in den jare van de geboorte onzer Zaligmaker Jésus Christi 1599, in de maand Augustus, op den 8e van de zclfde maand , voor my notaris en de nabeschrevene getuigen, gekomen zyn de eersamc Honestus Lopes de Haro en Mayke Van der Donck, echte man en wyf, geboortig van Leuven, inwonende poorlcrs dezer stad, enz., enz., enz., enz., en verklaarden te willen en te ordon-

ncren dat hunne vier kinderen, Jacques, Pieters, Barbara en Anna, die alleu gehuwd zyn, te vreden zullen zyn met hetgeen zy dezelve ten huwelyk al andersinls gegeven en lalen volgen hebben, enz. « Willende dat Anna, hun testante» « beider dochter en Jean van Zassen, haar man, en by haar overlyden hunne kin- « deren, in gemeene deelingen zullen moeten brengen, al de goederen die zy~ « lieden van Catharina Van den Berge, wedue van wylen Pieter Lopes, des ce voorzeide Honesto Lopes testants moeder hebben genoten, als geinslitueerde « erfgenamen in de plaetse van de voorzeide Honesto, die zy geprostilueer den « onterft heeft, overmits by zich aan deze zyde continueel heeft gehouden , en « dat haer nagelalen goederen uit de confiscatie binnen Leuven zoude blyven, « gelyk mede testant ordonneert dat Jacques Lopes, in gemeene deelingen bren- « gen sal de f. 25 jaars, die by by legaat van de voorzeide Catharina Van den « Berge, zyne groolmoeder heeft genoten , opdat hunne andere broeders of « zusters , gelyk mede de kinderen in Braband gezeten niet worden verongc- « lykt, enz. »

( Geteekend) Honesto Lopes de Hauo.

Mayke Van der Donck.

Lowys Elsevier.

Nota. Nous avons jugé inutile de reproduire ici une longue série de pièces authentiques que nous possédons. La plupart de ces pièces sont extraites des registres aux actes académiques de l'université de Leyden.

(VTv£)^^\

1- — On trouve quelques livres, surtout des catalogues, avec celle adresse: Hagœ Comitis in officina op dezael. C'est celte même localité que nous avons désignée à différentes reprises en parlant de (winkel op de zacï). Il parait que cette salle, durant près de deux cents ans, a successivement servi de lieu de déballage aux libraires de La Haye , qui y tenaient également des ventes publiques, car Constaple. Ailfaud , Delunc, H. Bakhuysen, et d'autres, l'occupaient encore à la fin du xvme siècle. M. Bakhuysen fils conserve encore un dessin qui représente les localités et les boutiques telles qu'elles existaient alors. Aujourd'hui quel contraste! cette salle, qui naguère offrait un véritable bazar littéraire, cette salle est maintenant métamorphosée en temple de fortune, où le sort appelle alternativement l'espoir ou le désespoir sur la tète de ceux pour qui la loterie est devenue une habitude , un besoin !

On conserve à Leyden , en original , les Statuts burlesques d'un règlement de bon voisinage (Burlesque Buurwetten), dont Louis Elsevier était chef de file. Celte pièce commence ainsi :

« Louwys Elsevyr , bider gratie Godts, Heer van 't nieuwe Ryck van « 'S Gravensteyn , Dominateur ende besitter van d'Oost-zyde van Rapen- « bureh, de Zuyt-zydevandelloutstraet, ende de West-zyde van Sl.-Pieters « kerckhoir, met de Clocstcegh , Maregrav van den Aekersgraft , en vry- « heer van stadts limmerwcrif, etc. »

LES ELSEVIER. . 8

3. — Voici les éditions que M. J. L. Jacob, éditeur, a rencontrées portant la suscription de Louis Elsevier :

a.) Eutropius, Historiœ Rom. libri X. His addili Pauli Dlaconi libri ÎIX (Ed. P. Merula), ouvrage déjà cité.

L. B. apud L. Elzevirium, 1592, in-8°, renfermant 2 ff. liminaires et 169 pages.

b.) Ennius , Annalium fragmenta, conlecla, composita inluslrata a P. Merula. Ex officinâ Joannis Paetsii et Ludovici Elsevirii ; 1595, in-4°. On trouve à la fin : Typis Joannis Balduini. c.) Henrici Boxhornii Commentariorum de Eucharislicâ Harmonie libri 1res, adversus Transsubslantialionem Pontificiam , Missœ idolomaniam et manducationem carnis Jesu Christi corporalem.

L. B. Ex officinâ Joannis Paetsii et Ludovici Elzeviiui ; 1595, in-8°. Contenant 420 pages, plus 16 lï. liminaires et l'Index à la fin du volume. (Volume très-rare.) d.) Hadriani Junii Poemala. Lugduni , Lud. Elzevirius, 1598, in-8°. e.) Cento Elhicus ex variis poetis contexlus per Damasum Blyenburgium Bala-

vum. Lugd. Bal. Lud. Elzevirius, 1599, in-8°. f.) Lycophronis Chalcidensis Alexandra. Pocma obscurum Grœce, cum versione latina Josephi Scaligeri. Jo. Meursius recensuit el commentario illuslravit. Lugd. Bat. Lud. Elzevir., 1599, 8°, 9 ff. lim. et 350 pages.

g.)Fidelisyelc, rerumadv. Angel . Merulam Iragice, etc., gcslarum commémorât io,

auct. Paulo. . .Merula, etc.

L. B. apud Ludovicum Elzevirium , bibliopolam et academiœ Lugdunensis

pedellum; lypis Joannis Nicola , J. F. Dorp I, 1604, in-4°. (Indiqué par

M. Dodl van Flensburg, attaché à la bibliothèque d'Utrecht.) h.) Joannis Meursii Glossarium grœco-barbarum , in quo, prœler vocabula,

amplius ter mille sexcenta officia alq. dignitates Imperii Conslanlinop . , lam

injialatio, quam Ecclesiâ aut mililiâ, explicanlur et illuslranlur . Lugd.

Balav. 1610. Ex officinâ Thomas Basson, 808 pag. in-4°, plus deux index.

à la fin de l'index on lit :

Exemplaria etiam prostant apud Ludovicum Elzevirium. Celle première

édition a été imprimée sur papier fort. L'exemplaire que M. Jacob a vu est

de cette qualité. Il porte la signature de Fauteur, qui l'a offert en présent

au conseiller d'État Hadrianus a Malhenes, auquel e>st dédiée la 2e édition

de 1614, in-40.

i.) Jani Lernulii Initia, Basia , Occlli et aiia poemala. Lugd. Bat. Lud. Elze- I virius, 1612, in-8°.

j,) D. Heinsii Oraliones. L. B. apud Ludovicum Elzevirium, 1612, in-8°. On

lit sur le dernier feuillet : Typis Henri ab Haestens. k.) Joannis Meursii Glossarium grœco-barbarum. Edilio altéra , emendata el

cir citer, 1 800J vocabulis aucla. Lugd. Bal. apud Lud. Elzevirium, 1614,

in-40. imprimé à deux colonnes , formant 672 pages.

l.) Philostrali Epistolœ quœdam (XIII) partim nunquam, partim auctiores editœ (gr.) J. Meursius primus vulgavit et adjunxit de Philostratis dissertatiunculam.

L. B. apud. Lud. Elzevirium, typis Godefridi Basson, 1616, in-4°, 24 pages.

A. — Louis Elsevier avait aussi une boutique à La Haye. M. Dodt cite à cet égard , une lettre inédite en latin de P. Merula , écrite à Maximilien de Hornes, en date du 5 mai 1601, où se trouve le passage suivant :

« Je fus député avec M. Fr. Junius , professeur de Théologie , de la part du sénat académique pour assister aux séances des États de la Hollande. En entrant dans le palais, j'y rencontrai le fils de notre Pedel Louis Elzevier (Louis II), (incidi in filium Pedelli nostri, Ludovicum Elzevirium) , qui y étalait ses livres. »

Dans les Actes et résolutions des États de Hollande , en date du 18 août 1603, on trouve encore noté :

« Il a été traité et convenu avec Louis Elsevier , libraire déballé à la grande salle du Palais, établi ici à La Haye , que sur son récépissé, on lui remettra tous les exemplaires de la chronique (la grande chronique ancienne et moderne de Hollande et Zélande jusqu'à la fin de 1600, publiée à Dordl, 1601, 2 vol. in-folio) de J. F. Le Petit, présentement déposés entre les mains du receveur Adr. Jansz. à Dordrecht. » (Extrait du Jaarboekje voor den boekhandel voor 1842-1843.)

5. — Dans les Délices de la Hollande, par Jean de Pari val, Paris, 1655 , in-12 , on

lit, page 44, en parlant de l'Académie de Leyden : « Dans la grande cour, du côté du nord, est l'imprimerie de M. Jean Elzevier , tant renommée dans toute la chrétienneté pour son beau caractère , et qui met derrière elle les plus glorieuses de ce siècle et des précédens. » La situation n'en pouvait être plus avantageuse. Le Rapenburg , ou la rue sur laquelle était située l'académie , était non-seulement la plus belle rue de la ville , mais de tout le pays. Il passe au milieu un canal fort large, bordé des deux côtés de grands arbres , et orné de huit ponts magnifiques et de quantité de belles maisons.

6, — M. J. W. C. Rammelman- Elsevier , nous fait connaître l'ouvrage suivant ,

imprimé par Pierre Elsevier :

Traité de la politique de France, par M. Paul Hay , marquis de Chastelet.

Utrecht, Pierre Elzevier , 1670 , in-12.

Ouvrage curieux où l'on rencontre le passage suivant :

« Quant à ce qui est des Anglais, ils n'ont aucuns amis ; ce sont des gens

« sans foi , sans religion , sans probité.... Un guerre de France de trois ou

«quatre ans les ruinera entièrement; ainsi il semble qu'il ne faut point «faire de paix avec eux, qu'à des conditions qui nous soient très-avance tageuses »

7, — Le volume le plus rare et le plus remarquable de toute la collection Elsévirienne, dit M. Ch. Pieters, est lePaslissier François, bien qu'il soit imprimé avec de mauvais caractères; l'engouement des amateurs s'est augmente' au point de payer 250 francs ce mince petit in-1 2, que Daniel Elsevier, en 1675, ne vendait que 13 sols de Hollande.

Les bibliophiles les plus distingués, MM. Berard, Molteley, Duriez, Charles Nodier, Bruyères-Chalabre , baron Marchand, prince Masséna, etc. , ne l'avaient pas ! Avez-vous le Pastissier? sont les premiers mots que l'on adresse ordinairement à un amateur* d'Elsevier , et quand il a l'indicible satisfaction de pouvoir répondre ce Je l'ai que l'inimitable feu Van Hulthem rendait si expressif , ne peut-on pas expliquer par la seule idée d'une telle satisfaction l'insigne faveur dont il jouit?

Le savant M. Ch. Pieters nous apprend qu'il en connaît cinq dont ri constate l'existence ainsi qu'il suit :

Le premier exemplaire qu'il a vu passer en vente, depuis ceux dont MM. Brunet et Berard ont parlé , est celui qui se trouve sous le n° 281 dans le catalogue de M. Sensier, membre delà société des bibliophiles français , dont la vente a eu lieu en avril 1828. Il est indiqué comme bel exemplaire , et en effet il était pur , couvert de son parchemin primitif et avait 4 pouces et 9 lignes de haut : il fut adjugé pour 128 francs.

C'est le même exemplaire qui dans la même condition, parut neuf ans plus tard, en avril 1837 , sous le n° 490, dans la vente de M. J. Bignon, où il fut adjugé pour 201 francs; il est resté à Paris et doit se trouver aujourd'hui dans le cabinet de M. Millot.

Le second exemplaire passé en vente est celui de M. G. de Pixérécourt (voyez le n° 327 de son précieux catalogue) ; il est relié en maroquin bleu par Bauzonnet. Après l'indication de Irès-rare, se trouve une note de M. P. de La Croix (bibliophile Jacob) , et l'éditeur du catalogue y ajoute ensuite : « L'exemplaire vendu plus de 200 francs en 1837 (celui de « Bignon), était bien inférieur au nôtre en condition : c'est le second qu'on « a vu passer dans les ventes depuis quarante ans. »

Il eût fallu dire depuis vingt ans; ce second exemplaire a été adjugé en 1839, pour 221 francs, il revient donc avec les 5 p. °/0 de frais à 232 francs, non compris la commission. Acheté pour M. Beaupré (1) de Nancy, il doit être passé dans sa collection.

(1) M. Beaupré, vice-président du tribunal civil de Nancy, savant bibliographe , auteur des Recherches historiques et bibliographiques sur les Commencements de l'imprimerie en Lorraine et sur ses progrès jusqu'à la fin du xvnc siècle. Nancy, 1 vol. in-8°, do 541 pa^., 1845.

Le troisième exemplaire est celui qui se trouvait sous le n° 1795 dans la seconde partie du catalogue de Lammens , à Gand : après l'indication du titre, l'éditeur copie une partie de la note du catalogue Pixérécourt, et puis il ajoute : « Le présent exemplaire de cette rarissime édition , la plus préce cieuse de la collection des Elseviers , est d'une conservation parfaite et « encore dans sa reliure primitive. » En effet, il était tel ; dans son premier vélin, et haut de 4 pouces et 10 lignes : M. Ch. Pieters nous apprend qu'il l'a acquis moyennant 220 francs y compris les 10 p. °/0 de frais de vente, pour son vieil ami M. Van Gobbelschroy, ancien ministre du roi des Pays- Bas et possesseur d'un grand nombre de beaux Elseviers : depuis il a été recouvert en maroquin par l'habile Bauzonnet et cette reliure a coûté 25 francs.

Le quatrième exemplaire est celui qui naguère faisait partie de la collection de M. Barrois, auteur de la curieuse Bibliothèque Protypographique des fils du Roi Jean ; mais il lui manque son titre gravé, et ce titre se trouve remplacé, à s'y méprendre, par une imitation faite à la plume par le bon et modeste graveur gantois M. Ch. Onghena.

Enfin M. Ch. Pieters en possède un : ce cinquième exemplaire est artistement lavé et doit avoir été formé assez récemment de deux exemplaires incomplets ; il ne laisse du reste rien à désirer , ses marges sont bonnes et égales, il a 4 pouces 7 1/2 lignes de haut , et l'excellent relieur Niedrée l'a très-élégamment couvert de maroquin rouge. C'est l'actif libraire M. Techener qui a procuré cet exemplaire à M. Ch. Pieters.

Ainsi voilà bien cinq Pastissier François dont deux seulement se trouvent à Paris, deux autres en Belgique, et le cinquième à Nancy.

8. — M. le Baron Van Westreenen van Tiellandt, conseiller d'État et direc-

teur de la Bibliothèque royale à La Haye, est sans contredit le bibliophile qui possède en Hollande, la plus rare et la plus nombreuse des collections Elsévirienncs , qui n'est pour ainsi dire qu'un fragment de son immense musée qui renferme les incunables les plus précieux.

9. — A l'exception de Pierre Elsevier, il est assez remarquable qu'aucun des célè-

bres typographes du nom d'Elsevier ne se soit signalé par une production littéraire quelconque : ils avaient cependant pour exemple leurs illustres prédécesseurs les Aide et les Eslienne; mais cela peut provenir du grand nombre d'hommes de lettres et de savants que la réforme religieuse avait alors réunis en Hollande, et qui leur donnaient toutes les garanties et facilités désirables pour le choix , l'annotation et la correction des textes de leurs éditions , sans qu'ils fussent obligés de se livrer eux-mêmes à des travaux littéraires. Exclusivement adonnés à l'exercice de leur art et au commerce des livres, ces habitudes mercantiles pouvaient ne pas toujours

plaire aux savants qui les entouraient; aussi voyons -nous qu'ils les taxaient d'être avares ; mais il ne faut pas précisèrent prendre cette imputation à la lettre, et l'avarice en négoce peut fort bien se traduire en économie.

10. — Jean Elsevier eut un privilège spécial accordé pour la jouissance du débit

de la Bible hollandaise , grand in-folio, en caractères romains; ce privilège porte le terme de vingt années à partir de la première publication ; cette bible fut achevée sous le nom de Eva Van Alphen , wed. van Johan Elsevier, en 1663.

M. Jacob fait remarquer qu'après la mort de Jean Elsevier (1661), il ne s'est plus fait à Leyden de publications importantes. Les productions se sont à peu près bornées à des thèses et à quelques dissertations académiques.

Ce bibliophile possède dans sa collection une thèse portant la date du 21 avril 1681. J. Speelman , de Auclorilale et consensu Tulorum ac curatorum, apud viduam et Heredes Johannis Elsevirii , in-4° , de IX pages.

11 . — M. Motteley, nous fait connaître un livre rarissime qu'il possède, intitulé :

Vignole. Reigies (sic) des cinq ordres d'architecture, revues et augmentées par Le Muet. Amst., chezL. Elzev., 1638, in-8°, avec 50 planches.

Le titre gravé est suivi d'un autre titre qui est en hollandais , ainsi que le texte.

Il indique aussi comme étant très-rares les trois ouvrages suivants :

Elixir Jesuitarum, sive quinta essentia Jesuitarum, etc. (L. B., ex lyp. Elzev.) Anno salutis Domini nostri (sic) (circa 1640), in-4°.

Le titre et le feuillet suivant de ce volume sortent des presses des Elsevier, mais le volume paraît avoir été imprimé en Suisse. Les Elsevier ont quelquefois fait subir cette métamorphose aux éditions étrangères. Ces sortes de livres sont les plus rares de la collection , parce qu'il n'en existe ainsi que le nombre d'exemplaires qu'ils s'étaient procurés. Ces célèbres imprimeurs ont constamment prouvé qu'ils ne se souciaient pas de se brouiller avec la célèbre Compagnie de Jésus , en évitant d'accoler leurs noms aux livres qui la concernaient et qui n'étaient pas toujours en sa faveur.

Nieu-Stadt (Kornelis van). Decisien van den hoogen end provineialen raade van Hollandt, Seelandt ende West-Viieslandt. Tôt Leyden, Bonav. et Abrah. Elzev., 1627 ; in-4°.

Ce livre, dont le texte est en latin et en hollandais, n'existe peut-être dans aucune bibliothèque publique ou particulière de la France.

Biblia, dat is de gantsche heylige Schrifture ; c'est-à-dire : Bible ou Écriture Sainte, renfermant tous les livres canoniques de l'Ancien et du Nouveau Testament , suivant la décision du synode national , tenu à Dordrecht dans les années 1618 et 1619, Leyde, chez la veuve el les héritiers de Jean

Elzevir, imprim. de l'académie , et à Amst. chez L. et Dan. Elzev,, 1663, 3 tomes en un énorme vol. grand in-folio.

La Bibliothèque Royale ne possédant pas ce livre important, dont le Manuel de M. Brunet ne parle point d'ailleurs, on serait tenté de croire que c'est la première fois que cette grande et belle Bible en langue hollandaise, sortie des mêmes presses que celle que publièrent les Desmarest en 1669, est indiquée dans les catalogues français. Mais ce qui doit étonner le plus, c'est qu'elle ne se trouvait pas encore dans la bibliothèque publique de Leyden, lieu de son impression, en 1674. (Voyez le Catalogus Bibliolhecœ publicœ Lugduno-Balavœ noviler reccognitus. Accessit incomparabilis thésaurus librorum Orienlalium prœcipue mss. L. #., apud Viduam et Heredes. Joli. Elzev., 1674, in- 4°, vel.)

(Précieux catalogue, rédigé par le savant Fréd. Spanhem.)

12. — M. Jacob cite aussi un volume in-12 , de 322 pages, intitulé : Jacobi Baseli Sidpilius Belgicus, sive hisloria religionis instauralœ, corruplœ et reformates in Belgio et aBelgis, a nalo Chrislo ad annum 1500. Lugduni Balavorum, 1656, ayant la vignette Non solus sur le titre, et au bas : Ex ofjicinâ Davidis Lopcz de Haro. D'autres livres encore, imprimés avec les caractères des Elsevier, portent la même adresse et nommément : Le Facétieux réveil-matin des esprits mélancoliques , de 1643 (?)...

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