LES ABBÈS : GÉRAUD
Après un assez long examen du litige^ Pierre de Rodez déclare que la seigneurie du territoire de Salas Monzils appartient à l'église de Saînt-Thépfrède, mais il donne gain de cause sur les autres points à l'abbaye de Doue. « Nous voulons^ dit-il, que le seigneur abbé et le couvent de Saint-Théofrède s'abstiennent désormais d'inquiéter l'église de Saint-Martin-de- Fugères dans la perception des dîmes du champ del Por^/^r, attendu qu'il se trouve dans la paroisse de Saint-Martin, et qu'il appartient par conséquent à la maison de Doue. — Nous voulons aussi que le seigneur abbé de Doue jouisse paisiblement du pré appelé de Pissa Vielha, parce qu'il est mentionné dans l'acte de donation consentie par André Dùssoyre au seigneur Armand Dùssoyre, ancien abbé de Doue, de telle sorte que ledit abbé tienne le susdit pré en franc fief de l'église de Saint-Théofrède. » — Ainsi réglé à la Cour du Puy, le vendredi avant la fête de saint Michel de l'année 1268. Au nombre des témoins, nous voyons figurer Frère Armand Dùssoyre, ancien abbé, et Frère Bernard de Mauriac, chanoine de la maison de Doue (O.
Le 26 juin 1272, plainte est déposée par Pierre, seigneur de Saint-Germain, au sujet des violences exercées contre lui par Mathieu de Blavozy et un fils
(i) Communication de M. l'abbé G. Arsac, ancien professeur d'histoire à la Chartreuse. Voir aux Pièces justificatives, ri" 5.
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de Bertrand de Rochebaron, chanoines de l'abbaye de Doue, Guillaume de Brives, curé de Saint- Germain, Bertrand et Béraud de Gorce. Entre autres choses le plaignant accusait les susdits d'avoir envahi à main arrriée le village de Saint-Germain et d'y avoir tué quatre ou cinq habitants ^i>.
Voilà les seuls faits qui se rattachent au nom de l'abbé Géraud ; celui de son successeur est un peu mieux constellé.
Guillaume de Plauzac, septième abbé de Doue, àèVivre le 6 août 1293 une quittance à l'Université Saint-Mayol du Pu;^- pour une somme de vingt livres tournois, montant du prix d'acquisition faite par ladite Université, d'une maison sise au Puy, rue des Portes (2).
En 1295, il passe avec Guy de Neufville, évêque du Puy, une transaction au sujet de la justice de Gharrîpvert. Il est reconnu par les deux parties que la justice de cette terre appartient à l'évêque, comme seigneur d'Arzon, pour les crimes qui méritent la mort, la mutilation des membres et autres peines graves, et à l'abbé de Doue pour les délits de moindre importance (3).
(i) Archives dép . de la Hâute-Loire, f. de l'Evêché, G. 260 (Registre, fol. 63).
{2) Archives départementales de la Haute-Loire, f, de l'Evêché, G, 250.
(3) Inventaires de iy82. .........