Ainsi signé: CHABLES
» EtaudesBouls:
» Par le Ro j« » M. le duc d'Oru^^ms.
» Le comte db VBiniosMB.
» Les sires os Maillé et na Boislt, » Le baillj de Meaulx et autres présens» « A. Banfoir. »
Le chapitre de Saint-Aignan JOrléans, qui avait affran» uu. chi tous les serfs de la vUle et de la Beauce depuis cent quarante ans, en fidt autant pour ses hommes de corps de M Solo£;ne par acte de manûmission.L affranchissement se faisait de plusieurs manières. Lorsqu un maître voulait af* franchir son seri^ il jetait par terre un denieren la présence du roi,et parce signe le roi déclarait le serf exempt de ser» . vitude, ou bien Taffranchisiement s*opérait par lettres ou par testament (43-2 1*8).
Tristan , compile de Louis XI , meurt cette année, et peu de temps après son maître: il fut enterré à Gléry, non loin du roi , sous une simple pierre de liais (43).
Le duc d'Orléans, Louis II, quitte la cour et vient à
Orléans, ou il paMftâoa temps en festins, ballades, joutes
et tournois (4'^)-
Le duc d'Orléans, mécontent de ce qu'on avait donné la régence à Anne de France , sœur aînée de Charles Vilf, passe en Bretagne, y assemble des troupes et marche afl*c elles sur Beaugency, près d'Orléans, dont il s'empara ; puis il demanda l'assemblée des États. On mena aussitôt le roi de ce côté-là ,* le duc de La Trimouille assiégea le duc d'Orléans dans la place et le força ùvenirà un accommodement, par lequel il l'ut convenu que le roi s'assurerait des places fortes de l'Orléanais en y mettant garnison, et que le comte de Dunois, fils du libérateur d'Orléans, que l'on rc^^ardait comme le principal moteur des troubles, serait relégué à Ast, en Italie. Ainsi finit, sans effusion de sang, cette guerre qui menaçait d'embraser tout le royaume, et qu'on appela alors la guerre folle ^ à cause de la négligence et de la précipitation avec laquelle elle fut entreprise, iiar» use. Le duc d'Orléans qui, de concert avec les habitans d'Orléans, avait demandé et obtenu du roi Charles VIII la per-* mission d'accroître la ville au nord et à l'occident, fait commencer les travaux sous la direction de plusieurs commissaires choisis par lui et les citoyens qui s'assemblèrent à cet effet sous les halles au nombre de plus de deux mille, par ordre et sous la présidence de Laon^ chambellan du duc d Orléans (8).
I>es murailles furent continuées vis-à-vis la rue des Bouteilles, à la Tour-Bourbon ( où est le magasin à Poudre) , de là à la porte Saint-'Vincent, de cette porte à la nouvelle porte Bannier,de cette porte Bannierà celle de Saint-Jean, ou du Gros- Orme, de cette porte Saint- Jean à la porte Madeleine, de cette porte Madeleine à la rivière, ou porte Saint-Laurent; et enfin de cette porte Saint-Laurent on tenoina Fenoeinte en remontant la rivière jusqu'à la rue de Notre-Darae-de>Iiecouyrance.
Les propriétaires qui abattaient eux-mêmes leurs maisons avaient pour eux les matériaux et le prix de la place; quant à ceux qui s*^ refusaient, on confisquait leurs maisons qu'on faisait démolir sans qu'ils pussent rien réclamer. M«n»iN« UM. Lç duc d'Orléans confirme les léglemens faits par Jacques le Fuselier, son prévost d'Orléiois, pour le corps de métier des chapeliers de cette Tille* UM . Mort de Jacques Ponceau > natif d*Oriéans, médecin du
collège ilOileans, et qui avait été nommé premier méde' cin du roi Charles VIII (21).
Les travaux pour la dernière enceinte d'Orléans, qui étaient en pleine activité, obligent de faire abattre les deux mottes ou buttes des Arbalétriers , dont Tune était sur les fossés de la première enceinte de la ville, entre la porte Parisis et la poterne SaintrSamson , et Vautre sur les fossés du bourg de Dunois ou d'Avignon , dans l'endroit où est le marche de la porte RenanT, et où sont les rues qu on appelle aujourd'hui rue d'Avignon efrue des ArbaUStrîers ou de la Hallebarde. Ce corps, divisé jadis en deux compagnies, fut à cette époque réuni en une seule : on lui assigna une autre place plus au couchant, dans un lieu où depuis fut établi le couvent des Minimes (4-8-64).
Charles VIII oblige les gens d'église d'Orléans au service * du guet et à la ^arde des portes de la ville ^8^.
Mort de Mane de Glèves , duchesse d'Orléans , veuve de Charles I^^ duc d'Orléans , qui avait été retenu pendant 25 ans en Angleterre (ai-43).
Ai^nan de Saint-Mesmin ^ bourgeois d^Orléans, fonde le pain-béni de Saint-Paul qui se distribue tous les dimanches à la messe de Notre-Dame-des-Miracles , à laquelle ce seigneur est recommandé aux prières (4-58).
Le fondateur assigna annuellement un muid de blé ho* ment élite (de choix) pour cet acte de dévotion.
Cet Aignan de Saint-Mesmin mourut dans cette année (1487) , à l'âge de 1 18 ans, comme il est prouvé par la généalogie manuscrite de cette famille que nous possédons dans notre bibliothèque (58).
Il était né en 1869 ; il avait 59 ans en 1428, époque du siège d'Orléans, où il se distingua ; il avait .87 ans en i456, lorsqu'il fut appelé en témoignage pour la révision du procès de Jeanne d'Arc. Il avait 91 ans en 1460, lorsqu'il fut anobli par Charles VU (8-4 1 -58).
Louis de Villers, do^en de Saint-Aignan, £iit élever FiTiitruss^ dans le cloître de cette enlise une grande^ maison.qui porta le nom de Décanale (maison du doyen ) , sur le portail de laquelle iî fit mettre ses armes (8).
Les procureurs (échevins) de la ville d'Orléans, dans «BNihim l'intention de peupler les nouveaux quartiers formés par Tagrandissement de la ville , sont autorls(''s par le roi Charles ViU à permettre à toutes personnes de venir y exercer
leur état, et cTy besoigner sans adcunes conditions , sauf les bouchers, boulanger^ chirurgiens, apothicaires, orfèvres et serruriers, qui seraient sujets à des réglemens ^uî furent approtnrés plus tard pur François de Bcilhac , evéque de cette TÎlle (4}*
\m. Le^ comnridsaÎTes chargés des travaux de la dernière enceinte d'Orléans, ayant en partie terminé les constructions intérieures de la ville , s'assemblent pour aviser à la forme, à l épaisseur et à la hauteur des fortifieations. Us arrêtèrent que les murs de cMture auraient lo pieds d'épaisseur dans les fondations, et 8 pieds dans le haut; que les tours seraient distantes de aS toises entre elles ( ce qui ne fut pas strictemefit observé }, qu'elles seraient garnies de créneaux , de mâchicoulis, et de canonnières, ae toutes parts ; que les murs de ces tours auraient lo pieds et i^a d'épaisseur dans les fondations, et 9 pieds dans \c haut; qu'ai^milieu du mur qui les joindrait , il y aurait plusieurs «mnonnière^ à hauteur du rez-de-chauss<^e ; que dans chacune délies, et au milieu , il. y aurait une cheminée; que ces tours auraient 7 toises de largeur en tous sens, que celles qui accompagneraient les portes en auraient 8 , et quelles seraient percées de canonnières et d'arbalétrières , qu'elles seraient ToAtées de 16 pieds en 16 pieds ; que les fossés auraient la -toises de largeur sur 3o pieds de profondeur; enfin, qu'à chaque porte, et hors de la ville, une platerforme ou place de 24 toises, serait ménagée, pour y construire boulevard, cavalier et autres fortifications de cette époque (4-8-9-59).
im. Par décision du gouverneur d'Orléans , Guy Pot, chevalier, comte de Saint-Pol, et de Jehan Pocquaire, prévôt de cette ville, le sieur Puyselettes qui possédait des héritages en vignes et terres qui s'étendaient de la rue de Gourville à la rue Bannier, entre autres une maison où il y avait un puits public, est forcé, pour ouvrir la rue de la Ccrclie actuelle, d'en céder une partie: on lui laissa celle ,011 est le puits, laquelle forma une impasse ou cour trèslouf^ue qui porta le nom du propriétaire Puyselettes ^ et, * puis après, par corruption, celui de (^our de la Pillerette^ laquelle cour sert présentement de logement aux Savoyards (4-8-9).
i l'iSs. l.ouis II, duc d Orlt'niis, ('pris des charmes d'Anne de Bret:if^ne, quitte le parti (h; son roi, Charles VIII, pour commander les troupes de cette priucesse; il est pris à la
bataille de Saint-Aubiu et enfermé dans la tour de JLoche&-
Par ordre de Charles Mil, il e&fr établi à Orléans des 14 j^vcm. 14». balanciers-jurés, sous la surveillance de Jehan Pocc^uaire, prévôt du duc d'Orléans dans cette ville (4).
Jehan de Gourville et Yvon d'IUiers , notables bourge<MS d Orléans qui avaient depuis quelque temps été adjoints aux commissaires nommés en i486' par le due d Orléans et les habitans, chargés de surveiller les tiavaux pour !a construction des murailles de la nouvelle enceinte que l'on élevait au nord et au couchant^de la ville, ayant montré un zèle et une activité extraordinaires dans leurs fonctions, sont remarqués par les procui'eurs de ville qui , pour les en réconq}enser, donnèrent à d(;ux rues de cette clôture les noms de Gourville et d'Illiers quelles portent encore aujourd'hui (4-8-21-64).
Procès-verbal qui constate que i « Le nommé Jehan Viart, is tmnr 'Toulon de la ville de Beaugency, condamné par le baiUi de Comay, pour larcins par lui commis à Jargeaa au bannis* sèment après avoir esté fustigé et eu Uoreille coppce , a esté fustigé et a eu ToceiHe coppée par rexécuteur de la justice d'Orléans , à Comay et endroits y désignés. » Avec ce procès-yerbal se trouve la quittance de trois livres pari8is.de Philippe Dieu le fist, exécuteur des hautes-œuvrés, ( Titres de Comaj),
Les procureujs de vàlle voulant ^courager les ouvrieKs. uhnai >49o. qui travaillaîentà la clôture d'Orléans, leur donnent une somme d'argent sous la dénomination de Mouton, de Vasr^ eension (i-S-g-^g).
« Payé n écus d^or à la couronne , par ordre des procureurs de la ville,, aux maçons et pyonniers besoignant k. Yendousture-àe la ville, pour le Mouton de l'ascension de Notre-Sdgneur, ainsi qu'il est accoutumé , afin qu'ils fus? sent plus cûrieulx de bien et profitableraent; hesoigner aux. pompes qui 'i/iiû&^Âr les eaux qui gèn oient les frai^a/Z/Â^iû? de la tour de Saint-Laurentrdes-Orgerils. »
Fin des travaux pour terminer la porte Saint-Poa/r w «ai uc« (Saint-Pateme ou Bannier) laquelle fut couronnée de mâchicoulis et autres défenses (4-3-9- 59-60).
« U fut payé cxviiï sousà'Xehan desOrches^ charpentier,.
f our parachever les portes Saint-Poaîir et commencer engin (\vxQ\\ iippolle grue, pour lever Tes pierres des nuL-^
chicoulisde SiMnt-Poatrj et pour deux grosses pièces de bois pour servir à ladite grue.
y item , à Collin Soillart , charron , payé lx sous pour la Tente de deux roues par lui vendues pour servir à ung engein appelé grue.
» /toi» à Jehan des Orches , charpentier , pajé G i sous II déniées pour avoir échaufaudé et levé ledit engin appelé grue, près du portail Saint-/^oer(Saint*Pouair, Saiiit»Paterne ou porte fianniçr). »
Mercuriaie ou tarif dedwm objets de fournitures , ainsi que le prix de la maii^teeuvre^ Ion des travaux de elâ^tre ^Orléans y en i^^o.
11 était payé aux maçons ^ pour la toise cube de maçonnerie bien mite 4 li^- ^4 sous parisis ou 5 iiv. 17 sous 8 deniers tournois {;/^S-^^^6).
Aux pionniers qui <:reusaient les fondemens, la toise cube, 9 libres 6 sous parisis ou 11 sous 10 deniers et demi tournois.
On a tiré des fondemens i,i 61 tomberées de pierres , qui ont été vendues aux maçons a sous a deniers la tomberée.
Le sable coûtait 12 deniers la tomberee.
Les manœuvres gagnaient 2 sous par jour.
Le maître pionnier , qui iuumissait tous les outils, gagnait par jour 3 sous parisis.
Les simples pionniers , 20 deniers parisis par jour.
Les charpentiers, 3 sous parisis par jour.
La journée de trois chevaux, deux tombereaux et celle d lin homme, se payaient 12 sous parisis par jour.
La corde se vendait 8 deniers la livre.
Ceux qui tiraient le mouton gagnaient 2 sous 4 niers parisis par chaque jour.
Celui qui les dirigeait gagnait 3 sous parisis par jour.
Pour la journée d'un homme, d'un cheval et de deux camyons (petites voitures), 6 sous parisis.
Une pièce de gros bois, de 1 toises de long, pour faire le ceintre de la tour, fut payée 2 sous 8 deniers parisis.
Dix-huit limons de 3 toises pour faire des pieux contenant 54 toises, furent payés 3o sous parisis.
Une livre de chandelles se vendait 1 2 deniers parisis.
L'oing, la livre, se vendait 12 deniers parisis.
L'huile d'olive se vendait 12 deniers la livre.
Le fer ouvragé, 8 deniers parisis la livre.
Pour tailler Te pave et le placer y 3 sous i denier parisis la toise carrée, bien faite.
Deux coigniens (lapins\ deux perdrix, deux bécasses, un faisan furent vendus 20 sous parisis.
Une pelle de bois , 5 deniers parisis.
Les grosses briques, le cent , 5 sous /\ deniers.
Les carreaux, la moitié, ou '6-2 sous le cent.
Un muid de chaux garnie de sable, 10 sous.
Le plomb, 5 deniers parisis la livre.
Les chefs d'ateliers, ceux qui mesuraient les rues et inspectaient les travaux étaient payés 6 sous par jour.
Mathieu Vivian fut le premier imprimeur qui vint se i4W. fixer à Orléans. La traduction française du manipulum euratoriurn est le premier livre connu qui sortit des presses de cette ville; les ateliers de cet homme célèbre pour l'époque, étaient établis rue de l Ecrivinerie , ainsi nommée du grand nombre d'écrivains et copistes qui y demeuraient (4-8).
Charles YIII faÀt continuer la reconstruction de Saint- Aignan que son père, Louis XI, arait commencée. (8-21).
Mort de François d'Orléans, comte de Dunois , fils du «ih. célébré conite de Dunois et de Marie d^Arcourt ^ son épouse. Il fut inhumé dans l'église de Noire-Dame de Cléry, près Orléans, dans la cbajpelle de S^ainlJean, bâtie par son père pour servir de sépulture à sa- &miUe
Louis H, duc d'Orléans, est retiré de prison par Charles YIII, roi de France, qui Favait fait renfermer à Loches en 1488, 28 juillet, après la bataille de Saint- Aubin, où iJ avait été pris les armes à la main. Ce prince, pour témoigner sa reconnaissance, eut la générosité de sacrifier son amour au bien de son pays, en fiusant tous ses efforts jiour déterminer Anne de Bretagne à épouser le roi de France. Ce qui eut lieu peu de temps après, et par ce mariage , la Bretagne fut réunie à la France (43).
Christophe Colomb découvre l'Amérique. ^CiLlî,!?'
Ordonnance du bailli et gouverneur d'Orléans, Guy» Hunier 1499^'
Pot, chevalier comte de Saint-Z^o/, quî porte que, dorénavant, les boulangers seront tenus de vendre le pain blanc de 12 onces. Te pain jaunet de i4 onces, le J'etiz à toutes fleurs de 18 onces, et le pain bis de 20 onces, tous au même prix, en doublant le prix des grands pains, c'est à savoir : le pain blanc à i denier r/iaiÛe tournois , et les autres pains à \ équipai Ir/it proportion), le prix que se vend le pain diminuant ou haussant , suivant que va ïe blé (4-8).
8«oùi 1413. Grande procession des reliques de Saint-iMesmin , faite à Saint-Mesmin , près Orléans. On députa de cette ville quatre procureurs (ecbevins) pour y assister , et on y envoya quatre grandes torches et quatre TJoriets de ville pour les accompagner (4-8-9- 5()).
2ortobreUf3. Cliarlcs VIII donuc pouvoir aux maîtres des chaussées d'Orléans, tant pour la ville que hors des barrières, de contraindre les propriétaires et locataires à paver le devant de leurs maisons (4'^)' 6110VCIUI». ua^ Le corps de ville dOrléans fait plusieurs présens à Monseigneur le chancelier et trésorier de cette ville , lesquels lui furent, portés par les procureurs de ville
« Il fut payé XVI sous pour la façon de deux pastees de courge (espèce de concombre estimé à cette époque) et de deux galettes feuilletées, avec deux choux, qui furent présentés à Monseigneur le chancelier et trésorier d Orléaas, la scpmaine (semaine) de ai>ant (4-8-9-59). »' Udérrm.uts. Le receveur des deniers connnuns d'Orléans, Estienne Gormcreau , est chargé parles procureurs de ville de payer « IV liv. aux gagiers de l'église jjcrrochialc (paroissiale) de Saint-Hilaire d Orléans, pour avoir par c/^/o; fourni pendant deux années, d orneniens et luminaire pour dire et célébrer, par chaque jour, en /W/^/céghse,la messe de la ville, à heure des portes ouvrans (4-^-%3-
» item , payé à Messire Jehan Perrinet et filacé Godarl , preBlres^la somme de xii livres, pour avoir par «u/ir chanté et oélébré la messe chacun jour en légliae Saint-Hilaire, à heure des porlet oumns, et pendioit demie année pour laquelle îb doirent avoir xi. sols par chacun nuiis. »
Les procureurs de ville établissent dans les chambré 011 ils conversaient près la tour Sainjt-Samson , qu'ils habitaient encore (leur nouvel hôtel des Créneaux, rueSaîpte-
Catherine, n'étant pas t'utièrenient terminé) , un endroit partii uliv'r pour peser les grains que l'on donnait à nioutlre aux nieriiiiers, el la farine qu'ils rendaient. Un commissaire ou inspecteur tut créé exprès pour tenir un registre de chaque livraison , et punir les délinquans (4-8V
Les procureurs de ville font le don de loliv. à(Tuillaume Tassin , marchand d'Orléans , pour le dédommager des pertes qu'il venait de faire sur la rivière de Loire.
I Payé à Guillaume Tassin, marchand d Orléans, pour la perte qu'il fist en\'ivon la mie Caresnie, de xxx muids de l)led ou (au) challan de Jh Fragier qui , par orage de vent, heurta couire le hortdii ponct cV AmioUe ^ de telle roideur (^ue il alla au fons de l'eau (4). •»
Louis II, duc d Orléans, nonmie pour adjoindre aux aoji.iuns)* commissaires chargés de veiller à la dernière clôture de la ville qui était toujours en construction, MM. de Farville, lieutenant de hailliage dOrléans, et le comte de Saint- Pol, gouverneur de la même ville (21).
Les procureurs de ville font placer sous la surveillance » Mptem. de Pierre Colas , l'un d'eux, sur le haut de la tour du Beffroy , plusieurs reliques pour la préserver du tonnerre, et une image ou statue de St*Michel en plomb doré, et terrassant le diable, ainsi qu'une grosse lanterne qui était allumée les jours de réjouissances publiques, ou lors des incendies, pour avertir les gens de la campagne qui n entendraient pas la cloche (4-8-4-9).
II fut livré So5 Uv. de plomb au fondeur pour faire la statue de Saint-Michel et celle du diable (4-8-9).
A cette époque , la tour était couverte en pointe et la platte-forme n'existait pas encore (48-56). ■ Le duc d'Orléans, Louis II , qui misait la guerre en Italie iim.
Eour le Foi Charles* VIII , est enfermé avec ses troupes dans I place de Novarre ^ où il fiiillit périr par la famine , n'ayant pas eu le soin de mettre dehors toutes les bouches inutiles. Enfin , il eut le bonlieur d'en être retiré par le roi qui poursuivit les confédérés suisses et italiens (48-43).
Assemblée des habitans d'Orléans, ainsi que des procu- 7 «iriiuie. reurs de la ville (échevins) , pour approuver et ratifier lés articles de la paix faite entre le r<H de France, Charles YIII . et le roi' d'Angleterre; l'acte fut rédigé par devant Sevin , -notaire au Chfttelet d'Orléans , et remis au chancelier de France , par Lambert Bongard , procureur-général du
giaiitl-conseil. La minute de cet acte se trouve présentement ciu'/ M*" Meigret, notaire à Orléans, successeur <le
Sevin(4 8-9).
W. « Je , Robert Briconnet , arcevesque duc de Reims , premier pair et chancelliep de France , certifie à tous qu'il u ppartiendra que maistre Lambert Bongard, nrocureur au ^vdnt Conseil du Roi notre Seigneur, ma baillé et mis entre mes mains ung instrument scellé soubz les contrats de la prérosté «fOnéans, daté du jeudy , septième jour davril après Pasques M. mi G. XGX. Y I ( 1 496) , signé Noblei et Sevin, notaires d*Orléans, contenant les assentiments ratification et approbation Êdt |^ar les échevins , manants et habitants de la ville et cite d'Orléans, touchant certain traité de pûx» accord et appointement faict entre le Roy notre souTcrain Seigneur et le Royd* Angleterre , selon les articles et que mande leur avoir estre faict par lecÛt seigneur dont npus avons lesdits eschevins, nimants et habitants de ladic^e ville d'Orléans et ledit Bongard de Sain^Geoms et prometz décharger envers le Roy et tous autres.. En tesmoing de ce , j'ai signé ces présentes , à Lyon , le vingtième jour d aviil M. ilIL C. XCX. VI (1496).
.R. BRICONNET..
10 i«atiM 1497. Grande dispute entre les procureurs de ville et les officiers du duc d'Orléans, relativement à la possession du terrain existant entre la porte Bannier et la porte Renard; les officiers du duc poussèrent si loin leurs prétentions et leur acharnement , tpie les procureurs de ville , Antoine Doucher, Jean Aubert , Jean Acarie, Robert Gayette , M. Jaccpies le Fuselier, Guillaume Roger, Pierre Chartin , Michel Daniel , Jacques de Sanxerre et Etienne Feu, furent arrèt('s, et lors d(* leurs recours à Paris , la ville leur fut donnée pour prison ; le duc d'Orléans arrangea l'affaire et les habitans payèrent les frais (64-4-8).
a 1497. Procession remarquable tant pour le grand nombre de prêtres, de châsses et de fidèles qu'on y remarqua , que par la présence du célèbre prédicateur, n*ère Olivier Mailfart , qui y lit le sermon de la fête (4-8-9-59). jtifierfiM. .< 11 fut payé à Pierre Chartin, Tun des procureurs de ville, la somme de lxiii sous viii deniers parisis, pour «fefpenses par lui faicte par To^donnance desdits procureurs & donner à dîner par deuit fois à frère Olivier Maillart ,
beau-frère des Cordeliers deMeiiiii^, qui fît le sermon à la dicte procession du xv aoust, et à ses gens.
>» Item, aussi pour lui faire carier les souliers à lui et ferrer son âne , et pour poisson donné à Monseigneur Bourdel qui n'avait voulu rien prendre d un voyage qu'il avait fait pour la ville, lxiii sous viii deniers parisis (4:59). »
Le duc d'Orléans fait construire les Grandes-Ecoles au j»D»ier 14». soleil levant de l église des Bénédictins, dans une rue qui depuis prit le nom de rue de l'Université ou des Grandes- Ecoles. Les cours de l'Ecole de Droit s'étaient tenus d'abord dans le couvent des Jacobins, faubourg Parisis, au nord de Ste-Croix, puis dans la rue de rÉcriTinerie (8-64).
Ce nouveau local se composait de deux grandes salles , l'une au-dessus de l'autre: dans celle du bas étaient les bancs pour les élèves; dans celle du haut on plaça la bibliothèque des Allemands, qui étaient très-nombreux.
Mort de Charles VIII au château d'Aniboise. Son cœur 7«Tfiii498. fut déposé dans l'église de jNotre-Dame de Cléry (43).
Le duc d'Orléans succède, sous le nom de Louis Xll, à A»riiiw. Charles MIL Le duché d'Orléans est réuni à la couronne.
Le pape Alexandre VI délègue des juges pour pronon- 22 dë«m. 14». cer sur la validité du mariage du duc d'Orléans, qui venait d'être nommé roi sous le nom de Louis XII.
Ces juges cassèrent par acte authentique le premier mariage qui avait été contracté avec Jeanne dei:*rance, " fille de Louis XI.
Mort de Guy-Pot , chevalier, comte de Saint-Pol , gouvemeur du dauphin , du comte* de Biois, et gouverneur «rOrléans (21).
Le corps de ville d*Orléans, qui se compoMÎtalorf d*iin receveur des deniers communs, de dix procureurs ou échevins, et de deux^ecclésiastiques, vient lûd>iter, pour la première fois, le nouvel H6tel-dë-Yille , rue Saiote-Gatherine ou des Hôtelleries , qui était entièrement terminé, et quitte les chambres qull occupait de temps immémorial près de la tour Saint-Samaon (4).
Ce monument , qui fuit élevé sur Tancien hôtel des Créneaux, était remarquable par sa belle architecture ; il fut oonstniit sur les desrins et linspection de Viart , célèbre aidhitecte "de ce temps, aui donna aussi le modèle de lHôtel-de-Ville de la ville ae Beaugency (47-4)»
Mon lie Jehan de Louan , chevalier, capitaine et gou* verneur du château de Saint-<G«rmain-en-Laye , grandmaître des eaux , forêts et chasse dudit lieu, et gouverneur d'Orléans (21).
îLâr itmfu ^*Û8 XII passe par Orléans pour se nendreà Lanceaîs et volsCS^ y terminer son second mariage avec la diidiésse de Bre^ tagne , veuve de Charles YUI (4-o>4^'^9)«
On lui fit une réception brillante et solennelle; une procession fut . laite pour le conduire à Sainte^Groix, à partir de . la porte du IVini , par où le roi entra , les «chemins ou procureurs de ynHe^reff estas de robes à'escmikate ^loublées de yelours , portèrent le ciel (dais) de ^Irap d'or sur leurs épaules ; de Sainte-CSroix , le monarque fut mesné au cloître de Saint-Aignan, et logea à la Maison- Boyale. . Le roy des -archers de la Tille , nommé Heliot Lucas, ensembtement avecle roy des buttes , des arbalestrîers et leurs compagnies, allèrent-au-devant du Roy sur le pont; de là ils se rendirent au coin de la porte JDlnnoisey au coin des Ghappeaux^ à Saint-Fiene-Empont,ii Bonne- Nouvelle et autres lieux esquels on avait dressé plusieurs esckauffaula^ et théâtres ornés de tafetas où furent joués, vdivers personnages (pièces) , même celui de Gharlemagne, à la fin desquels jeux et comédies on présenta au Roy le vin et Vhypocras; il y avait aussi des {ontB^aes respentumt vin à 3 deniers la pinte (4~^^^9~64)* i2>mi f49t. Louis XII assistc à la proces^on générale de la feste de la Quasinwdo , en laquelle se trouvèrent toutesles châsses . des saints de la viUe, qui furent .portées par io4 hommes, tant il y en avait.
Lors du départ du roi, les habitans ayant eu avis par un courtisan de ce prince qu'il était d'usage de fiûre un présent de 6,000 livres pour la ceinture dis la reine, s*as-.. semblent pour ce sujet ; mais ils ne purent ramasser que 4,000 livres, quoique François de Brilhac, évêque de cette ville , leur en prêtât une partie , et que les habitans se fussent taxés. Ils députèrent en cour maître Jacques Lumières, notable bourgeois, qui fut chargé de s'excuser, auprès du monarque tle ce qu'on n'avait pu réunir la somme totale de 6,000 livres comptant, et le supplier de HM-evoir celle de /\^ooo livres. Le roi ne voulut pas les acc( pKM-, et punit même le courtisan qui avait donné cet •avis (64-8-4)*
Parmi les dépenses que cette fête ooeasionna , on remarque celle de 1 1 sous 4 deniers , tant pour trois journées àioume (d'homme) employés à curer et nestoycr la cour de la maison du roi à Saint-Aignan , que pour y mener dii sablon (sable) pendant que le roi y était (4-8-9-59).
Hervé de la Course, seigneur de Chanteau, donne par » wmx uin^ testament, reçu par Benoît Martin, notaire à Orléans, aSo livres, pour faire construire dans le grand cimetière d'Orléans, une petite chapelle à 1 endroit du sud-est, où ses père et mère avaient été inhumés, et une belle croix en bronze , pour être placée au milieu de ce cimetière eu dormitoire , cœmeteria kl est donnitoria ^64-8).
Les procureurs de ville permettent aux élèves de TUni» 14 «w*-»-»- uw. versité d'Orléans de jouer dans une des salles de leur nouvel hôtel , rue Sainte-Catherine, une comédie ou mystère faite par l'un d'eux. Ce fut la première fois qu'il fut donné un spectacle public dans cette ville : c'était à roccasion de l'arrivée d'Anne de Bretagne (64-4-59).
Le prévôt d Orléans, Louis Roi 1 lard, fait arrêter un soi- u». disant magicien qui commettait dans Orléans des impiétés inouïes. Le but (le ce misérable- était d'exploiter la crédulité des Orléanais (2 1-64).
Louis Xli quitte lltalie où il faisait la guerre et "vient «iui»int séjourner à Orléans , où il applanît certains différends qui existaient entre les ducs de Gueldre et de Julliers, aux^ ^uels le roi ayait désigné cette ville pour paraître en sa présence i il pàrvint^ non. sans peine, à' les rendre amis (8-43).
Louis. ordonne dé prendre sur les vieux fossés siuuiiado. dTOrléans des terrains destinés à établir des marchés. Le Martroy, place qui venait d*étre en partie terminée, fut désigné pour le marché an 'hlé^ FÉtape au vin , nouvelle plaoe fttt désignée poup la vente des vins ; et la plbce de lU ^rte Renard , pour le marché- aux légumes, ee qui porta a. cinq les marchés dë la ville, savoir : (4'^)-
Le GrandrMaitîhé , près de Saint-Hilaire;
Le Vieux-Marché du boui*g èiAPenum^ qui prit ])lus tard le nom de Marehé-aux-Veauz
Le Marché au Blé, sur le Martroy
Le Marché aux Vins , sur TÉtape
Le Marché aux Légumes , plaee en avant de la porte Re-^ «acd. (4'8>
Des chaînes traînantes furent j^oées à toutes les issues de chaque marché , pour en interdire le passage aux voitures; et un droit extraordinaire fut établi en fiiveur du bourreau. Ce droit , nommé Hopé^ consistait en ce que Texécuteur des hautes-justioes prenait de chaque mar* diand autant de grains ou de denrées ^e sa main pouraît en tenir ; il marquait arec de la craie le bras de ceux qui avaient payë^ .
Construction de l'élise deSaint-Pttleme, entre la porte nouvelle, dite porte fiannier, et l'aumône de Saint-Pouair ou aumône des garons, sur les ruines de la petite église de Saint-Pouair, que les Anglais avaient abattue pour se . servir des matériaux et élever leur forteresse du faubourg Ban nier, à laquelle ils avaient donné le nom de Paris (8-13).
Cette nouvelle église devint paroissiale dès son origine; le. vaisseau fut accompagné, à son entrée-ouest, aune grosse tour toute en brique, et telle qu'elle se voit préseu»
tentent (8).
Plusieurs fours à couler le verre et l'émail sont construits à Orléans, dans une des nouvelles rues de la ville, dans la partie de sa dernière enceinte, laquelle rue fut
nommée rue des Bouteilles (4-8).
Le puits de Jacob, près de l'ancienne porte Eenard , fut fait à cette époque, pour le service des marchands de lé* gumes qui étaient placés dans le nouveau marché (8).
Mort de Guillaume de Montmorency, premier baron de France , seigneur de Chateauneuf et de Damville , conseiller et chambellan du roi , capitaine des eaux et furets et chasses de Saint-Germain-en-Laye, et gouverneur de la ville d'Orléans (ai).
Un docteur, régent de l'Université d'Orléans, qui était en même temps chanoine do Sainte-Croix, étant mort, son corps fut présenté à cette catiiédrale; mais une dispute de préséance s étant élevée entre les docteurs de rUniver» sité et les chanoines, elle fut si violente que les élèves eu droit emportèrent le corps de leur professeur et le firent inhumer dans l'église des Bénédictins de Bonne-Nouvelle^ qui était voisine, et laissèrent disputer les docteurs et les chanoines (8\
Jean fie Foix, vicomte de Narbonne et comte d'Etampes, roi titulaire de Navarre, se trouve arrêté à Orléans par
une maladie mortelle, et y fait son testament en prépuce de nnaître Courtin, l'un des notaires de cette ville (y).
René Ragueneau, prévôt d'Orléans, fait des statuts et réglemens pour les maîtres pelletiers , ouvriers besognons et tenant ouvroirie (atelier) de mestiers de corroyeurs bandroyeurs (faiseurs de banderolles) de tous cuirs, pour être mis en vigueur par toute la province : çes rëgiemei>& furent faits par ordre de Louis XU (4-8-3o).
Mort de Jean de Fontenoy, maistre euk ècriturey natif d'Orléans (21).
Louis XII accorde aux liabitans d'Orléans le droit de !» frvrin iml prendre pendant 6 ans, lesdrni(;rs, sur les 2 sous 6 deniers qu'il avait mis sur chaque niiiKjt de sel vendu dans la '^vnéralité d'Orléans, de Sully, de Janville et de Roniorantiu pour les frais de la construction des niuis de Beaitce (|)ortion des murs de clôture du côté de la Beauce) (4).
Démolition de la Purte-de-la-Croix (non connue par nia»i50i. nous). On retira de la couverture de cette porte, qui semblait être très-grande, 26 milliers d'ardoises dont partie fut employée à couvrir celle de Saint-Laurent-des-Orgerils qui semblait en être peu éloignée (4-8-9).
Fête de la ville , remarquable par le dîner qui fut donné »i»ai laoï. par les procureurs de ville (échevins). Ce grand dîner dont l'usage séduit perpétué jusqu a uos jours est le premier connu.
Il fut payé, par Antoine Descontes , receveur des deniers communs de la ville d Orléans, « vi liv. viiisous pour Ja despence Jaicte en Xostcl de la ville, ledit jour de la fête delà ville au copieux di'sner auquel estaient présens Monseigneur le bailli de Dunois, Maître Fleurent Bourgoing, Maître Jehan JNoblet , Jehan du Lys , dit la Pucel le. Maître Antoinne Dufaur prêcheur (prédicateur) de la fête , et les procureurs de ville au nombre de douz<i. »
Les ambassadeurs de Ladislas VI, roi de Hongrie, en- 5 dé. n... 1301. Toyéfl en France pour traiter du mariage de dame de FoiXy SUe du seigneur de Candale, avec leur maître, passentjpar Orléaus en allant à Biois trouver le roi Louis XII , qui misait sa résidence au diâteau de cette ville. Ils furent reçus par les magistrats d*0rléau&a?6c une grande distinction (43-4-8).
Thomas Pascbal» docteur-régent en théolo|ie de TUni- uot. Tersité d'Orléans, et coaliBsseiir de Louis XU, roi de
France, est appelé à Lyon où était ce prince , qui le char* gea dexaniiner la croyance des malheureux paysans dit Daupliiné, reste des anciens Vaudois qui avaient échappé aux massacres et qui, moitié par force et moitié par per* suasion, s'étaient sauvés on criant : cretlo.
De prétendus sorciers viennent pour la seconde fois à Orléans exercer leur industrie aux dé[>ens de la crédulité des habitans. Monseigneur François de Brilhac, évêque d'Orléans, les fait encore arrêter, et ordonne une procession générale en expiation des erreurs (qu'ils avaient répaBdue» dans la ville (8-64). '
JÛ>uis XII fiût réparer la chapelle de Saint^Antoine suc la motte de ce nom, située sovs f ancien pont d'Orléans, ainsi oue l'hospice qui avait été abattit en i42^> lors dit siéga de cette ville par les Anglais. Le roi renouvela les ré^iemens qui portaient que les pauvres voyageur» y seyaient logés ^ntitÀr pendant 34 heures seulement, puis, après ohUgés de vioer les lieux , sous peine de la corde
Louis Xn fait reconstruire le bâtiment de la prév6té^ situé près du Ghfttelet et des prisons dX>rléans> ainsi qu'un superoe perron à deux- escaliers qui lui servait d-entrée (48-56.4-S),
Cette juridiction prévôtale, qui datait de *io58, était souveraine , et les prévôts étaient les seuls juges; il en ré* sultait que leurs arrêts étai^t exécutoires sur-le-champ et sans appel. Ces nouvelles constructions furent dites sous Texercice de René Ragueneau , seigneur d'Apoigny, con^ seiller secrétairè du Roi, licencié es4àis, et garde de la prévôté d'Orléans (a 1-64)*
L'église de Saint-Pierre-eii-Sentelée ( sanctus Petrus in êemUa laid) qui avait été abattue par les habitans dX)rléans, pour empêcher le prince de Galles de l'occuper, lors du siège qu'il voulut faire de cette place, en iSôg , est rebâtie aux frais de quelques bourgeois de cette ville , et consacrée par l'évéque d-Orléans, Francis de Brilhac (8'i9);
Cette église ) qui se trouvait renfermée dans la ville par les nouvelles' murailles , qui étaient toujours en construction j est séparée de celle de Sainte-Catherine et de Saint- Jacques, auxquelles elle avait été réunie pendant i4at ans qu'elle était restée en ruines : cette réunion fut ordonnéepar une buUe du pape Alexandre- Yl, lequel , à la roémé
époque, et par la même bulle, annexa à Téglise de Sainte- Catherine la pénitencerie de l'église d'Orléans.
Les proviseurs ( espèces d'administrateurs ) du pont d'Or- « *^ léans font construire une halle au pain sur l'île des Chalans-Percés ou île Poissonnière, pour y placer les boulangers de la campagne qui venaient en si grand nombre qu'on ne pouvait passer sur le pont. Pour couvrir les frais de construction et ceux de l'entretien , on établit un droit de 2 deniers sur chaque charrette de pain, et un denier pour les bètes portant douze pains (4-3o).
Antoine Descontes , receveur de la commune, « paie x itrii isot livres pour deux ans de gages à Jehan Dupuis et Martin Uenast, gardes des clés de la porte Saint-Euverte (porte de la foret, où est la prétendue tour à Pinguet), à raison de v livres rhacun pour deux années de gages (4-8-9-59-64). »
Les procureurs de la ville d Orléans (échevins) et les Mm«iiio2. gens d église qui formaient le conseil de la ville se réunissent pour faire une collation dans leur hôtel ordinaire, et aussi pour faire entre eux la distribution de sel blanc dont i(s étaient .annuellement gratifiés par les habitans.
« 11 fut payé V deniers pour la voiture d'un baril de sel blanc amené en \ostel ( hotelj de la ville, pour messieurs de l église et procureurs.
>» Item. Pave 1 v sous pour une collation que firent les procureurs, et a la suite de laquelle le sel blanc iuX départi entre eux et envoyé en leurs maisons. »
A cette époque, la porte Saint-Jean, qui venait dêtre mwVMH. nouvellement construite, était appelée porte Saint-Jehande-la-Ruelle et porte du Grand-Orme.
« Il fut payé à 2</^voiturier xxxv sous pour avoir voituré onze seules ( grandes et fortes pièces de charpentes ) prin- . ses ^prises^ aux grèves, et les avoir menées aux portes neuTes de la Croix Boisée ou Baisse (porte Madeleine) et deSt^ean-de-la-Ruelle ou duGrand-Orme(porte St-Jean). »
Peste cruelle à Orléans et dans les environs : plusieurs isjui.iet moi, villages furent abandonnés. par les habitans qui se retiré* rent dans les bois^ mais dont la plupart périrent de misère et devinrent la pâture des loups et des oiseaux carnassiers
Par ordre de Louis XII , et par les soins de monseigneur am ; de Graville, amiral de France, la idation du siège d'Orléans «t .celle du procès de la PueeUe sont rédigées et écrites. Ce.
manuscrit précieux connu sous le nom de Manuscrit (T Orléans^ fut déposé â la bibliothèque de Sainte-Croix, et se trouve présentement à la bibliothèque publique, sous le numéro ^ii des manuscrits : il est écrit en français (8).
Grand démêlé entre le chapitre de Sainte-Croix et les religieux Grands-Carmes , par rapport à un choriste de la cathédrale, nommé Cochereau, qui avait insulté les révérends Pères , et que ces moines avaient fustigé , pour le punir. Les chanoines, mécontens de ce que les religieux s'étaient rendu justice eux-mêmes, exigèrent pour réparation de Tinsulte que les coupables fussent punis de la même peine, ce qui eut lieu incontinent (8-64).
Louis XII ordonne l observation des réglemens quil venait de faire, relativement à la vente à Orléans du vin blanc, de la farme, des fagots, des ballets et du verjus.
25 janvier t503. Philippe Macquart, qui avait épousé en i45(> Jehanne du Lys, nièce de Jehanne d'Arc , cède à son beau-frère Hle aux Boeufs qu'il possédait à Orléans, pour aller en Lorraine , pays de sa femme. L acté de translation de cette île existe aux archives de la mairie d'Orléans (4). • iw». lùançois de Brilhac, évêque d Orléans, après 3o ans de
siège dans cette ville, permute avec son neveu, Christophe de Brilhac , pour l'archevêché d'Auch : le nouvel évêque était chanoine de Saint-Aignan, au moment de sa nomination (21).
Jacques Daniel, receveur des deniers communs d'Orléans, paie, par ordre des procureurs de ville, « xxxv livres tournois à maître Simon Luillier, Estienne Meignan , licencié ès-lois, fu/vocats, Jehan Hate, Berthault lU^ugeon , Jehan Gueret et Estienne Peigné, tant pour eulx que pour autres advocats ^ pour avoir , il diverses fois et par longtenjps, travaillé à i^eo/r, visiter et augmenter les coutumes naguère reddigées par escript^ et avoir baillé deux livres de papier pour les écritures (4-8-9-59). »
is afrii UM. Louis Xil , par lettres patentes , ordonne que les procureurs de la ville d'Orléans^ prendraient le nom àéçneçinSj chargés de la surveillance de le place et des intérêts des habitans; quils seraient au nombre de douze, parce que Orléans était dirisé en douze quartiers , ce qui fenût un ceherinpar chaque quartier, ayant sous eux des dixtU^ nierê ou surveillans, et quils désigneraient eotre eux un
chef OU recercur chargé de la recette et de la dépense des
deniers communs (64-4-8)'
Ces administrateurs étaient en place pour une année, et celui qui était nommé receveur était pris parmi les douze éclievins. L'élection se faisait le 22 mars (64).
Les habitans dOrléans procédaient à cette nomination de cette manière : Après avoir entendu une messe solennelle dans l'église de Saint-Samson , ils s'assemblaient sous les halles, près Saint-Hilaire, où ils choisissaient vingtquatre notables citoyens parmi lesquels le roi désignait les douze échevins, dont un pour être receveur des deniers de la conmume. Ces magistrats ne pouvaient èlre ni frères , ni beaux-fi ères , ni llls , ni beaux-pères^ DÎ père^, ni cousins les uns dos autres (64-4-8)'
Mort de Michel (^uiri, théologien, natif dOrléans s
Louis XII ])révient les habitans dOrléans du mariage de sa fille, Claude de France, avec François, duc d'Angoulémeet de Valois, et les engage à nommer des députés pour yassister.il fut nommé vingt-cinq citoyens, ecclésiastiques, magistrats et bourgeois, parmi lesquels on remarquait Christophe de Brilhac, évèque d'Orléans, le vicomt»* Pierre Devaux, seigneur de la Marolles, de la Chevrotierre et de Bouville, René llagueueau, Antoine Dufour, docteur en théologie (64-4-8)'
Il y eut ce jour-là, et pour le même motif, grande pro- iiaéceinb.ia«6i cession et feux de joie à Orléans (64).
Louis XII, par lettres patentes datées de Blois, donne aux échevins dOrléans l'administraiioii d un hôpital construit sur le pont de Saint-Martln-sur-Loiret (pont dOlivet), près du moulin ; ils furent tenus de réparer le pont et f hospice. Les échevins y placèrent une chaîne, y établirent un péage ou droit de passage, qu ils affermèrent îi leur profit la somme de 4^2 livres 10 sous 6 deniers par an (4-8-9-59).
D'après la demande faite par les vingt-cinq députés en- i84»c»». lio*. voyés par les habitans d Orléans , pour assister au mariage de la fille du roi, célébré à Tours , Louis XII , par une déclaration datée de cette époque , autorise la formation des corps de métiers , à Qrléans [^).
Mort de Saint-Francois-dc-Paule, au Plessis-lès-Tours, 7 T. i*'. ' 45.
Ift o iol re 1507.
ou iléuît resté , après le décès de Louis XI , qui laTatt fiiit venir de Calabre en France (43).
ttwaiiac7. Ijcs échevins dOrlenns font jouer dans leér hôtel les mystères de rUcmune-Pécheur, et donfient plusieurs présentations qui toutes finissaient par des coilations offertes aux plus notables bourgeois qui y assistaient (4-8.9.59).
« 11 fut pi^é XXXVIII sous, par Aignan Levassor, receveur des deniers communs, à Jehan Guillaume , charpentier, pour faire selles ^ marche-pieds, huis^ entrées , gnlieries des echaujfaujc des échevins et faire la clôture des deux castes aux dits echauffoMXy pour voir jouer les mystères de l'Honime-Pécheur.
» Item^ c VII livres vi sons m deniers pour descolla- I lions que firent messieurs les échevins à Tostel de ville ^
avec plusieurs bourgeois avec eiilx aux chafjoux ^
voir jouer les mystères de 1 Honmie-Pécheur, à diverses et à plusieurs fois , audit ostrl on ils conversent. »
Sentence du hailly de la (^our, par laquelle « Pierre Sirct, renvoyé par devant le dict haillv, par sentence de la justice de l'évéché d Orléans, du xx juillet xv^ iv, etestfieinouré d'accord estre justiciable de la Cour, et avoir tué ung porc dont il n'a pas acquitté le droit fl épaulafi^e, est condamné, de son consentement , en 1 amende de m "sous parisis, et à payer la valeur de lépaule du porc. {Titres de la terre de la Cour. ) •>
Les chanoines de Sainte-(]roix , reunis au chapitre, par règlement , arrêtent que les congés accordés aux ciianoines , pendant le carnaval , seraient supprimés, et que le temps des vendanges ne pourrait être que de soixante-cinq jours par année (4-8).
L'évéque d Or léans, (Hiristophe de Brilhac, est condamne par René Kaguenenu , prévôt de cette ville, à faire démurer une porte des nnirailles, près de la tour Champagne, qu'il s'était ])erniis de boucher sans autorisation. (Nous présumons que cette tour, appelée Champao^ne, était celle connue sous le nom du Plaidoyer de l'Eveque^ qui était placée où est maintenant la basse-cour du palais épiscopal, tour de la Fauconnerie) (8), ' ,
anai 1:^35 Ce jour-là, on fit pour la dernière fois dans 1 église de Sainte-Croix dOrléans, une cérémonie dont on ne connaît
ni l'origine ni le molif. La veille: de la Sainte-Cmix de mai, un marguiilier clerc, vêtu d'une aube et d un amict ( linge qui couvre les épaules du célébrant), présentait au célébrant, pendant le imiirnificatf un cierge d uue main et une ^«e/20M///é? de l'autre ('8-9).
Christophe de Brilhac permet que I on pose des troncs juiiutiiOJ dans les églises de lu ville, pour recueillir les aumônes des fidèles. Les premiers furent placés au nuniljre de trois , savoir : un dans Sainte-Croix, It^ deuxième dans l'église de l'infirmerie d'Orléans (UOtei-Dieu) , le troifiièiue dans Saint-Aignan (8).
Les pères Feuillans sont établis au monastère de Saint- 10 di-crm i.'»o» Mesmin d'Orléans ) par les soins du cardinal de la Hocheibucault (64).
Louis Xlt renouvelle l ordonnance de Louis XI, en date ^ de i48o, portant déténses de construire maisons, jardins, châteaux, closeries à plus d une lieue du circuit de la ville, tant du côté des anciennes murailles, au levant, que de celles encore en construction , au nord et au couchant : cette oi donnance ne lut pas exécutée à la rigueur (4).
Louis XII donne Tordre aux autorités d Orléans de rece- u rt«ittr laca voir, comme si c'était lui-même, madame Marguerite d'Autriche, fille de Maximdien, empereur, veuve de don Juan de Castille, qui passait par leur ville pour retourner vers son père. Cette princesse est reçue avec grande pompe j on la conduisit aux loges du roi qui appartenaient pour lors aux chanoines de Saint-Aignan, et étaient situées dans leur cloître. Le roi lui ayant donné le droit de délivrer les pnaonDÎera, un nomme Nicolas AuTray, ayani la veille volé son maître, messire Paul Trunel, professeur à lUniversîté d'Orléans, jouit de la ^râce que lin fit cette princesse, à son entrée » ainsi que soiiumte autres criminels qui étaient dans les prisons, en ce moment.
Naissance de Jean Calvin , à Noyôn , en Picardie > fils de itiunirt imb Gérard Calvin , secrétaire, de l'éveque de. cette ville.
Christophe de Brilhac, par une lettre pastorale , invite laoj tous les prêtres de son diocèse à prier pour Vévéque : c est de cette époque que datent les prières ikîtes pour les prélats qui ont gouverné Téglise d*Orléans (8).
lies échevins^ de la ville d*Orléans font écrire pour là tM«»Mt)
λremière fois les coutumes de la province appelées autre^ bis les coutumes de Lorris (5o).
» mj: i509. Leglise de Saint-Aîgnan qui avait été abattue par les' habitatis,en 1428, lors du siège par les Anglais, et dont Louis XI avait commencé la réédification, continuée sous Charles Vlll, est enfin terminée par Louis XII. La consé- ( ration en lut faite ce jour par l'archevêque de Bourges, iloyen de Saint- Aignan, Michel Bucy. Le monarque fit bâtir les six chapelles qui accompagnent la nef de cette église (8-64).
Louis Xll , par lettres patentes, ordonne que les coutumes dOrléans, que les echevins de cette ville faisaient écrire et rédiger, seraient imprimées; en consétjuence , elles le furent, pour la première fi)is, par Eloi Gibier, imprimeur dOrléans, avec des remarques et des notes de Léon Tripault, avocat célèbre de lu ville (5o-4-8-64).
1j€s magistrats d'Orléans établissent, conformément à un article de la coutume, des /ans^iwyeiirs de porc pour les marchés de cette ville. Les lanffueveurs étaient des tiens employés dans les marchés, à visiter les porc s f[ui y étaient vendus, pour connaître, par finspection de la langue de l'animal, s'il était mezeau ^ c'est-à-dire ladre, c'est pour cela qu on les appelait languevt urs. Il leur était payé par chaque porc visité, 5 deniers tournois (5o-8).
« Publication et cri fait à tous les coins et carrefours d Orléans, pour avertir les habiians qui voulaient payer le droit de coustume pour jouir des ouances, usanccs et usages ordinaires en ïachapl des marchandises :
rr Fnfrr vous , bour;^oois , inarchaDft
Qui voulez jouir des ouances ;
Venei , suivant les ordonnances ,
Payer le droit des ouances t amm hàUê^'i
« Ausquelles halles le receveur du domaine faisait donner à ceulx qui payaient pour chacun an le droit de coustume un morceau de porc, et à ceulx pour le droit de balansage une poire ayant queu<', et payoient, ceulx qui vouloient jouir des ouances, un treizein (64)-
Le sieur de Saint-Mesmin , lieutenant-général au baillage d'Orléans, fait abattre plusieurs maisons qui avaient été construites près les murs de la ville, en dehors. Ce qui était contraire aux. ordonnances de LouisXI, de 1480, et à celle de Louis XII, en date de i^oS (4-8 . 1M«. Le corps de ville d'Orléans est mis en possession de
1 administration des ponts et chaussées de Saint-Mesmia (64).
II régna cette année par toute la France une maladie épidémique que Ton nomma la coqueluche , parce quelle affectait la tète d'une douleur fort vive; elle causait aussi une grande douleur à l'estomac , aux reins et aux gras de jambes, avec une fièyre chaude, accompagnée de délire et d'un dégoût de toutes les viandes. Peu de personnes en furent exemptes en Franpe , et beaucoup en moururent à Paris et dans les principales villes du centre du royaume (43^.
On pose y sur le clocher ou flèche de Sainte-Croix dOr^ u««t«m. i>u. léanSy une croix en cuivre doré , pesant 3,030 livres, en y comprenant une boule aussi de cuivre doré, de lo pieds de circonférence, c est-à-dire grosse comme unts tonne
Le clocher avait 54 toises , à partir du rez-<le-chaussée, et Sy toises de la couverture : il était d'une forme élégante, couvert de plomb argenté et doré, avec des 6gures sculptées en relief.
Louis Xn 'j dans l'intention d'augmenter sa marine, de- tSmniHt. mande de l'argent aux principales villes de son royaume : Orléans est taxé à fournir le montant d'un vaisseau dont les frais de construction furent fixés à la somme de ^,ooo livres (4-S 4^)'
Louis XII envoie à Orléans Monseigneur de Bellevue, * mmiaii pour faire élever, aux frais de la ville, une tour derrière Saint-Paterne et derrière le jardin de Bartliclomy Sevin. ('( ttc tour prit le nom de celui qui fut chai'gé par le roi de la faire élever (4-8-9-59).
« Il fut donné par Jehan Hue, receveur des deniers communs, à Monseigneur de Bellevue, envoyé par \e Roy pour faire élever une tour derrière Saint-Pouair (Saint- Paterne), III livres dans une bourse de velours cramoisi, brodée a boutons de fil d'or.
» Itr/ff , donné par le même, à Simon Guédon , canonnier ordinaire du roi, qui faccompaguait, avec cinq domestiques, LV livres. »
Louis Xil demande aux Orléanais , et [)oiir ses besoins, 4dêreiiib. ui». une somme de 5,ooo livres, qui fut prélevée sur tous les habitans les plus aisés. C'était la seconde demande d'argent lai le dans la même armée (4)'
La dame \niie Compaing, veuve de Pierre Jîrironnet, irr fvTiier ihj propriétaire du château de Cornet , près Orléans, qu elle
venait de faire terminer , étant en dispute d'intérêts avec les héritiers de son mari , pour les travaux , fournitures , gages de domestiques ou empluyca , et autres objets du temps que vivait' son époux et qu'elle avait payes à sa mort, présente en justice, un compte de dépenses ainsi conçu :
« Il a été payé pour
» aoo charretées de pierres prises h la carrièce de Blo* tier, à ao deniers la charretée.
» 3o journées de maçons , 3 sous chaque.
* 3o journées de n:anœuvresy à a sous chaque.
» 3o journées de mouleurs sculpteurs, à S sous chaque.
» i5 journées pour le conducteur de travaux, à lo sous chaque.
» I mouton pour régaler les ouvriers, :|o sous.
» t36 toises de chévrons , à i5 deniers ,1a toise.
» aa,6oo ardoises, prisesà Orléans et rendues à Cornet, 46 livres 4 sous tournois.
* Pour une année de gages à la chambrière { femme de chambre) , 6 livres parisis.'
» Pour une annétï de gages au charretier, 8 liv. parisis. » Pour une année au barbier , i livre i6 sous parisis. « Pour une année de gages à la deuxième chambrière, 4 livres parisis.
* Pour un annuel de messes à dire pour le défunt , k raison d'une par semaine , 6 livres lo sous parisis.
» Pour loo poinçons neufs à mettre vin, 19 livres parisis (4)* » {Titre de Cornet.)
La livre parisis valait un quart en sus de la livre tournois.
Les échevins d'Orléans établirent pour Vusage particulier de Tinfirmerie d'Orléans (Hôtel-Dieu) un jardin au nord de cette maison, entre 1 église de Saint-Michel de rÉtape et le grand cimetière. Ce qui rendait la rue Pavée impasse lorsque la porte ouest de ce cimetière était fermée (4-8).
»ia. Crieurs charges d'annoncer dans le rues d'Orléans ,et à haute voix, le décès des personnes riches ^ l'usage des billets d'enterrement n'ayant pas encore lieu à cette époque.
« Pour la publication faicte à la reqiieste des dits échevins de i'orclonnance de justice. . . . Défenses à tous lea
roaTegUets et gagien des églises pairodiialles de la ville €ê(et) forsboiirg qu ils n*etissent à sonner ou souffiîr sonner aulcun glaz ni anniversaire jusqu'à ce que par justice il en fust ordonné, et aussi aulx porteurs de clochettes (les échelettes) qn*ils u 'eussent plus a aller par la ville faire savoir et crier les funéraires aes trépasses, x sous pariais (4). »
Louis XII , par lettres patentes , fait défenses expresses «iiia ims; de faire projet , auvent ou saillie des maisons sur les rues d'Orléans, pour le mal que cela peut causer, et charge son prévôt René Ragueneau d*y tenir la main (4).
Louis XII, par ordonnance, gradue les peines contre siiuintMS. les blasphémateurs, de manière ^ue la langue qui devait leur être coup(>e , ne disparût entièrement quau huitième blasphème {S-4'S\
Anne de France , comtesse de Gien, fait un tarif pour les droits que devaient payer les marchandises qui pas> saient sur Ja Loire devant son c}u\teau de Gien , pour descendre à Orléans. Un article de ce tarif obligeait les batenux chargés d ardoises à s arrêter sous la terrasse, et le conducteur ou le marchand tête nne, à genoux sur une
Î blanche placée en équilibre sur l'un des bords du clialant, bateau) à crier trois fois en présence du iermier : Je mène ardoises à Orléans.' Et à chaque cri d*en jeter une dans le fleuve. Cette singulière et dangereuse cérémonie le dispensait de rien payer pour son chargement, et faisait beaucoup rire la princesse et sa joyeuse compagnie, que Ton avait le soin d'avertir du passage ; car le malheureux marinier faisait ordinairement la culbute et tond)aitdans Feau lorsqu'il perdait l'équilibre en jetant les ardoises qu*il avait dons les mains (9).
Pierre Papillon , cbancelier du Bourbonnais, est arrêté à Orléans connnc complice du duc de Hourbon, connétable de France, rél)elle à son roi. Ce prisonnier, qui fut pendu à Paris, subit son premier interrogatoire à Orléans (43-8).
René Ragueneau, prévôt d Orléans, |iar un jugement de ce jour , rendu contre Guillaume Tassin, marcliand de cette ville , dans le pressoir duquel on avait trouvé vingtquatre ]>oinçoiis non jaug('*s à la niesure dOrK'aus, ordonne tpie lesdits vingt-quatre poinçons siéraient brûlés publiquement par les mains de 1 exécuteur des hautes justices, appelé alors Dieu-le-Fist , savoir:
Quatre cleranl le Chatelct, quatre sur l'Etape-au-Vin, quatre à la porte Bourgogne , quatre à la porte Renard , quatre sur le pont, quatre à la porte Bannier. Le tout en présence du crieur de la ville, et après qu'il aurait annonce le motif de cette exécution ; et que pour perpétuer ce jugement dans re.sj)rit des enfans d()ilcans, les valets de l'exécuteur préscnlcraienl au crieur, dans des sacs, des noix qu il jetterait au peuple pour souvenance de cette exécution f 'aicte aux sons du clairon (9-4-8-5()).
« Il fut payé, par Jacques Descontes, receveur des deniers comuiuns de la ville, i livre ii sous pour trois quarterons de fagots et wiii deniers de paille, pour brûler vingt-auatre poinçons qui n'étaient pas à la jaulî^e ( mesure) d Orléans, pris et trouvés en la possession et presjo?^pr( pressoir ) de Guillaume Tassin , nuirchand d'Orléans, (ra[)rès la sentence du prévôt d'Orléans, et par les mains de Jehan Dieu-le-Fàt , exécuteur de la haute-justice, ou par son serviteur.
" Item , payé à Dien-Je-Fist^ ext'euteur de la haute-justice, pour avoir hrûlé ces vingt-quatre poinçons, iv sousparisis.
" Item, payé ii sous vi deniers au crieur public, pour avoir assisté à ladite exécution , et avoir fait le cry es-carrefours et lieux où ont esté brûlés lesdits poinçons. » i3:s. Louis Xll fait élever des fortifications en avant de la
nouvelle porte Bourgogne et un pont dont feutrée était au sud, et tournée vers la Loire. Ce pont, enfoui et couvert de terre, par suite du tenq)s, fut découvert en 1819, après avoir été oublié pendant peut-être trois siècles (8-4). f ftfrierfsu. Mort d'Anne de Bretagne, veuve de Charles VIII, et seconde femme de Louis XII, au château de Blois, à l àge de 37 ans. Son corps que l'on portait à Paris, passe par Orléans, où il est reçu avec une grande pompe, et conduit par tout le clergé de la ville qui avait été le recevoir à la porte ^Madeleine, jusqu'à Sainte-Croix, où un catafalque, des armes , des torches , et plus de 600 cierges avaient été disposés : le lendemain il tut conduit aussi en procession jusqu'à la nouvelle porte Bannier, où des chariots l'attendaient pour le transporter à Paris.
Les échevins d'Orléans avalent fait habiller en noir cent pauvres auxquels on donna l'aumône; et Ton rendit les habits au tailleur, après le convoi, en lui donnant une somme d'argent pour le dédommager (4-8-9-59).
K II fut payé par le recereur des deniers communs de k vUle d'Orléans, Jacques DesGonteSyT G sous pour les cent pauvres qui jportèrent chacun une torche , lorsque le corps de la feue reme arriva à Orléans, à y sous pour leurs peines et aumome, »
» Item, payé par le même, 4i libres de dédommagement au marâiand qui avait fourni les manteaux de drap noir de deux aulnes chacun > qui couvraient les loo j^uvres, pour la perte qu'il devait nécessairement avoir éprouvée en les reprenant après la cérémonie. >»
Les docteurs de lUniversité d'Orléans quittent les bft- ui timens qu'ils occupaient, rue des Gobelets, ayant issue rue de TEcrivinerie , et s'assemblent , pour la première fois, dans le nouveau local dont la construction avait été ordonnée en janvier 149B, par Louis, duc d'Orléans. A cette réunion , il fut fait par les docteurs des statuts pour certains droits nouveaux , savoir : La Bien-Yeuue-, La Belle-Réponse , le Babouin, le Gaignedier.
Ces droits étaient perçus quand on prenait la tunique ou robe aux degrés de bachelier, licencié et doctonuule
A cette époque, il n'y avait plus qu'une seule guête (ou Homm 1M4. guet) à Orléans , laquelle était placée sur la tour de ville; celle ^i l'était jadis sur la tour de Saint-Pierre-£mpont avait été supprimée (4-B-9-59)«
« Jacques Descontes , receveur des deniers communs , paye à Jehan des Ouches , 3 sous 9 deniers, pour trois eschelles par lesquelles la guete monte pour jouer de la trombe (trompette) au clocher de la maison de ville, laquelle guette était toute seule lors, >»
Le grand portail de la porte de Paris ou Bannier, est um\m orné, sur sa clef ou mil'eu, des armes de France et de celles de Bretagne, qui couronnaient un L et un A, Louis et Anne de Bretagne, dont Louis Xli était veuf depuis peu de temps (4-8).
Louis Xil, qui était veuf dAnne de Bretagne depuis AfHiisiA. environ trois mois, consent à se marier avec Marie, sœur d'Henri, roi d'Angleterre, afin de terminer par cette alliance la guerre qui existait entre les deux puissances
11 y eut de grandes réjouissances par toute la France et surtout à Paris à ce sujet. Le roi Louis fit venir, pour j
prendre part, une dépntatîon des nobles de diaque pro- Tince de son royaume : Orléans y envoya douze represeAtans ou députésy pris parmi le clergé, les magistrats , les docteurs de rUniversité et les plus notables bourgeois de
cette ville (4-8-64). «Mi iMi. La cour interdit, par une ordonnance , Tusage que Ton « avait à Orléans de construire des échafÎEiuds que Ion pla-
çait le long des rues par, où passait la procession de la fêle âe ville qui avait lieu dans ce mens, attendu que l'on y chantait des motets injurieux contre les Anglais, avec lesquels on venait de fiûre la paix, par le mariage de Louis XII avec Marie , sœur du roi Henri , souverain de ce
royaume (4-43)*
Cette procession se faisait toujours avec une grande pompe. On y voyait déjà les autorités civiles, les compagnies bourgeoises, les corps de métiers avec leurs diverses bannières, le clergé^ les ordres reli^eux , les châsses des saints de la ville et celles des environs qui étaient en si grand nombre, qu'il fallait jusqu'à io4 hommes pour les porter. Ce jour là, toutes les boutiques*, magasins et ateliers étaient rigoureusement fermés , et la population < d'Orléans se livrait toute entière à la joie (4-S-ai-64)-
âmaiisu. Démolition de l'ancienne porte Renard, au Cf)uchant de la ville , pour communiquer de la grande rue du Tabourg, sans obstacle, au mardié aux légumes et à la rue des Grands-Carmes; attendu que la ville étant agrandie de ce côté , les portes se trouvaient plus éloignées et que celle-ci était inutile (4)«
st;uiniAi4. Incendie qui eut lieu dans Ihètel des Monnaies d'Oi^ léans, placé à cette époque près la rue des Pastoureaux , dans la rue qui porte aujourd'hui (i836) le nom de rué de la Vieille-Monnaie (4-8-9-59). .
Pour éteindre cet incendie, on se servit, pour la première fois à Orléans , de seilles (sceaux) à incendie.
« Il futpsiyé, par ordre des échevins de ville, 70 sous à Dopuy , Doisselier , pour 6 douzaines et demie (78) de seiUes-dont il y en avait dix ancées (avec anses) de fer pour le feu , qui servirent au feu^'qui prit à ïostel (hôtel) de la 1 Motmojre le dit jour.
ittSiti is!4. Christophe de Brilfaac évêque d'Orléans , passe à l'archevêché de Tours, après avoir gouverné leglise dOr- «-l^ns pendant to ans (21),
Les t'clievlns d'Oi léans rchètcnt aux révérends pores Jacobins, une pelile rue qui venait de l'Étape, gagnait en equerre la rue de Saint-Martin qui va au Mail, et qui enipécliait le Grand-Cimetière d'être parfaitement carn''. Cette rue fut jointe audit cimetière et donna la facilité de faire les plans de la grande galerie à fouest que Ton projetait de construire, et qui n aurait pu être régulière saus cette acquisition (4"8).
Louise L'Homme, religieuse de l'infirmerie d'Orléans, itM'»«»«^«a. (Hôtel-Dieu), ayant mancjué à son vœu de chasteté, le j)romoteur (qui prend soin des affaires) du chapitre de Ste-Croix, fit rendre une sentence contre elle et la fit publiquement dégrader (8).
Ce ïour-là eut lieu à Orléans le jubilé ordonné dans "•»'• '"'«i». cette ville par le pape Léon X; l'aftluence des fidèles fut si grande , que l'on fut obligé de, laire construire dans l'église et dans les cloîtres de Saint<'-Croix, des barrières, et de placer des soldats du guet à l entrée et à la sortie de chacune d elles, pour faire circuler et traverser sans confusion le peuple qui passait du nord au midi de cette église, en suivant les contours de ces barrières (4-8-9-59).
« Le receveur des deniers comnmns de la ville d Orléans reçoit l'ordre des échevins de payer à Jehan d< s Ouches, charpentier, xxix sous, pour xiii journi-es emj)loyées le ix et le x mars , pour faire c/nstnres pour donner «irdre à faire passer le peuple sans oj/prcssion pour aller gagner le pardon (hi jidjilé qui fut en l'église d'Orléans, le dimanche ensuivant, ii mars, durant \à i^rant (grande) messe célébrée en la dicte égl.se.
» Item y payé par le même à Philippot Lutllier, lieuteliant du maîtrxi du guet, tant en son nom que comme .wv, faisant fort de quarante-un ses co/7//'<7^//«//^ (soldats) qui <mt âssistë avec lui le xi mars M. 1). XV, à donner au peuple ordre et le garder ^'oppression et noise (débats, querelles) , ic^/tt/ faire passer en paix et bonne diligence par réalise d'Orléans, durant \a grant (grande) messe, (-(•lébree ledit jour dans la dicte église, durant laquelle on ^ci^nait pardon et juhilé accordé par le pape Léon X. »
Francis P'|.la reine et une partie de la cour , passent t% n»*\ lât» par Orkans où il leur est fait une réception brillante. Les poètes de la ville furent payés pour trouver et composer des vers et des. devises. Le» ^nevios- reçurent des robes
neuves, les rues turent sablées pour éviter les accidens; attendu qu'à cette époque le froid avait été si vif et si long, que les rues étaient encore remplies de glaces.
« Guillaume Koillard l'aîné, receveur des deniers communs d'Orléans, est chargé de payer iv livres à maître Antoine Robin, à Marin Gymières et à Jehan Thibault, régens, à Orléans, pour avoir fait et composé plusieurs autorités et proverbes, tant en latin qu'en français, w^eula: avoir esturlie pour les dire et déclamer à l'entrée de François F'', ro> , et de la roj ne, et aussi avoir été piiveuLe iait et composé certains mystères qui estaient beaux.
» Item ^ payé xxx sous à Jehan Boyvin , enlumineur (peintre en bâtimeiis) pour avoir escript en grosses lettres d'or plusieurs autorités et proverbes, tant en latin quen français.
Item, payé iv livres xv sous vi deniers , pour avoir fait amener jour et nuit grand quantité de sal)lon (sable) , tant sur le port que es rues de la ville , pour éviter le danger et mauvais clicniiii qui, au moyen des glaces et gelées, estoit de dessus la terre le jour de la. dicte entrée.
» Item, payé ccclxxxiv livres iv sous m deniers, qui est a chacun dcsccJievins , qui sont douze , xxxii livres et quelques petites choses , pour leur aider ii avoir nue robbe descarlate et autres habillemens pour d* /ce //<»^ faire bonneur àla dicte ville et à la révérence aus dits seiirueurs et dames en leurs entrées à la manière acoutumce da-présent(4"^'5"^9)« *
Les échevins étaient (B-64) :
Guillaume Iloillard ïaisné^
receveur.
Estienne Daniel.
Claude de TAubespine,
Euverte Hatte.
Nicolas It* berruver.
Guillaume, prévùt.
80iu«iS6U. L^3g relif^ieux et les relii/ieuses de l'ordre de Saint-Au
gustin , qui dlrit^^eaient conjointement l'infirmerie dOr-
léans (Hôtel-l^ieu) , jnvs fl'Jape, sont remplacés j)ar des laïques, d'après les ordres <1(" l'ranrois 1*^', (jui enleva temporel aux ecclé.siastlques pour cause de m.mvuise gestion cl à cause du grand scandale qui avait eu lieu dans cette maison, quelques mois avant, jjar le fait dune religieuse qui avait failli a son hoiuieur ^8j.
Aignan Acarie de Liffer-
neau.
Jeliau Bernard.
K u V e r t e L ( ' n o r m a r k1 . (Guillaume Clienanl.
Guillaume M a ri e t te, Kslienne Martin.
mm 1
— jOo —
Cette înOrmerie prit a]ors le nom d'Hôtel-Dieu , qu elle porte maintenant. On lui donna pour armes ou symbole une ancre formant une croix ; Tancre désigne l'espérance de gucrison des malades qui y entrent, et Ja croix ta religion qui doit soutenir les malheureux dans leurs peines et lioufFrances (4-8-9).
Germain de Ganay, qui avait remplacé Christophe siaoatuu; de Brilhac dans son siège d'Orléans, en i5i4> fait son entrée dans cette ville, avec de grandes cérémonies , et délivre 64 prisonniers (64)-
Les echevins de ville ayant été renouvellés en partie, « il fut ipayé à ce corps la somme de ce lxxxviii livres qui ordonne leur a esté pviv messieurs les commis de l'église et clergé et habitans oe la dicte ville , pour leur aider à avoir chacun une bonne robe de my graine (sorte d'étoffe) pour eux portera Centrée du révérend père en Dieu monseigneur Germain de Ganay y évéque d Orléans ; qui est pour chacun dkeux xxrv livres, parce qiCils sont douze (4-8-9-59). »'
A cette entrée , le nouvel évéque est dispensé , vu son grand Age, de venir, les pieds nuds, de Saint-Ëuverte à ^ Saint-Aignan , comme cela se pratiquait ordinairement ; le tout d'après Tavis et le consentement de messieurs du chapitre de Sain c-Aignan , seul maitre de le permettre ou de ne le vonJoir (8j.
L'Hôu 1 des Monnaies d'Orléans qui était situé près de isi3w îa rue des Pastoureaux, dans une rue qui portait le nom de la Chevrie^ et qui a pris depuis celui de la Vieille-Monnaie, est supprimé, par ordre de François 1*^^ Cet hôtel existait depuis 864 , et avait été établi à cette époque par un capitulaire (ordonnance) de Charles-le-Chauve, connu sous le nom dédit de piste (l-4-8).
François 1* ' donne aux religieux d'Ambert les terres et bois de Z^/z^^^r^e^, dans le voisinage de leur couvent: la reine leur fit présent de sa robe nuptiale qui était de drap d'or, pour faireim parement à leur autel (8-6';.
François I^*^ ordonne que tous les actes devant notaires te ia-.tî.T «str. et les obligations particulières ne seraient écrits qu'en français, par tout le royaume, et non en latin, comme parle passé
Françoisl*** écrit aux échevîns d'Orléans de lui envoyer ji-»* w c. à Roniorantin , où il était alors, 400 arquebuses pour ses troupes (4)*
L'arquebuse était une arme à feu qui par suite donna
ridée d« faire les fusils; ce netait même qirun très-gros fusil qui avait un fût etuii canon très-forts , et un hassinct large y contenant de la poudre à laquelle on mettait le feu avec une mèche: l'arquebuse se chargeait de plusieurs pierres ou balles de plomb ou de fer, et pour la tirer, on la plaçait sur une fourchette ou croc (70).
Les arquebusiers, qui étaient des troupes d'élite, avaient des valets pour la charger et la porter , ils ne faisaient que la tirer (43-70).
- ttir^cm. iftis. Plusieurs ambassadeurs du roi d'Espagne arrivent à Orléans et y sont reçus avec magnificence.
Par ordre du roi , les échcvins d Orhîans allèrent au-devaiitde Romastiii et autres andjassadeurs de Sa Majesté Catholique et lui offrirent 18 torches de cire, ï6 pintes (X liypocrns vermeil, 6 jointes d hypocras blanc, qui coûtèrent 9 livres ii sous 3 deniers; six massepains ^ des dragées perlées garnies de canelle ^ ë^f'*]fl^y hosties dorées ; le tout pesant 6 livres et demie, au prix de 6 sous 6* deniers la livre, et un cent et demi de gros mesliers ensnerés (raisins) présentés avec I hjpocras, lesquels coûtèrent 10 sous (4-8-9-59).
so i««rkr 1017. La reine, femme de François I^*", étant accouclxHMKî son premier enfant, les Orléanais, qui en furent prévenus, firent des réjouissances extraordinaires à ce sujet, feux do joie, spectacles sur des échaffatids, etc., etc. Pendant \\\\ jour entier, deux fontaines jetèrent tlu vin blanc et de riiypocras par des tètes de stîrpens adaptées à chacune d'elles : elles étaient placées devant lilotel-dc-Ville , rue Sainte-Catherine (4-^'- Aavriiij?. François 1^*" sCtant aperçu qu'il s'était glissé un grand nond)re d'abus dans 1 administration des eaux et forets dOrléans, la réforme par une ordonnance (4-^4%
Sédition arrivée à Orléans, le jour de I Ascension , j)rotluite par des maladies ecMitagieuses qui désolaient la ville, depuis quelque temps, la cliei lé du blé , celle (lu [)a!n (jui était mont(; au prix de 20 deniers la livre, t^t plus enct)re par le faux bruit ré[)andu parmi lepeu[»le (pu» les ("chevinfi qui rassemblaient les pauvres dar)S un grand local , pour les nourrir, fermeraient les portes et les brûier:uent toun pour s en débarrasser. Une bande de ces mutins vint piller les magasins de lîénard, éclievin d'Orléans, lequel aurait perdu la vie, s il ne se fût sauvé de sa maiNon, rue \ icille- Poterie, pur une porte de derrière qui réptuid à la rue du
Taboiin;; il se cacha dans Sdnfr-Pmil : son fils, en dS-^ polant £ins le puits de sa maison , évita aussi la mort. Les bour^^eois ayant pris les armes, arrêtèrent quatorze des
Ïirincipaux ractieux qui furent pendus sur la place Sainlfilaire, vis-à-TÎs le Ghâtelet: plusieurs femmes qui furent prises dans ce rassemblement furent fustigées publiquement par Texécuteur des hautes-justices (64-8).
Assemblée des habitans d*OrléanS) pour la formation ssmaiiM?. dune garde de cent hommes, sous les ordres immédiats du corps de ville , dont les fonctions étaient de veiller à k sAreté de la ville , d*acconipagner les échevins dans toutes les processions et autres cérémonies publiques ; la dépense de ce corps fîit fixée ainsi qu*il suit : Pour le capitaine, par an , i5 livres; Pour le porte-drapeau, par an, 7 livres 10 sous; Pour les dizainiers,par an, chacun 7 livres 10 sous; Pour les centeniers, par an , chacun 5 livres (64-4)* François I*', après la paix dltalie , revient en France, et «mt. passe par Orléans pour se rendre à Paris : il y est reçu avec enthousiasme par les Orléanais. Le roi se rendit à lëglise de Saînt-Aignan , où il prill*hal»t et Taumusse de chanoine de ce chapitre ({^ai-3a).
Époque de la naissance du luthérianisme. Le pape Léon X ayaut besoin d*argent, soit pour réparer lepuisement de ses finances, soit pour achever la construction de 1 église de Saint-Pierre ck> Rouie, eut recours à la dévotion des peuples, et accorda des indulgences plénières à tous ceux qui par leurs libéralités contribueraient à la dépense de ce
frand édifice. Ces publications se firent tranquillement en 'rance, maisil n'en fut pas de même dans la Saxe, où elles causèrent des troubles dont les suites furent terribles. Les Dominicains ayant été chargés de publier des indulgences, les Augustins, qui étaient en possession de ces sortes de missions, se trouvèrent offensés d'en être ainsi exclus, et se mirent à U s décrier, alléguant qu'on en ferait un trafic honteux. Luther, moine Augustin, se montra le plus acharné : il était professeur à l'Université de Wirtemberg; il parlait avec une merveilleuse facilité, cétait un esprit fougueux et hardi; il gagna lesprit de Frédéric, électeur de Saxe , et trouva en lui un zélé protecteur. Le pape, par sa bulle, Exurge Deiis, le frappa danathéme : Luther ne garda plus de mesure; il fit paraître des ouvrages où il at*
laquait Je catholicisme. Ces ouvrages furent condamnés au feu, par arrêt du parlement de France , dès quils pavurent dans le royaume. Son hérésie ûl de grands progrès en Prusse et en Suède : plusieurs princes y donnèrent leur assentiment ; une diète fut couToquée à Spire, par Charles-Quint; qua|orze villes impériales protestèrent contre cette convocation : c'est de cette protestation qu'est venu le nom de protestons qui fut donné aux hérétiques d Allemagne , et que les Calvinistes, depuis, ont adopté. Les Proiestans, dans la crainte qu on employât contre eux la force des armes, songèrent à se mettre en état de résister : ils s'assemblèrent à Smalcald,en Franconie,et firent une ligue défensive contre quiconque les attaquerait. Dès lors les souverains qui avaient d'autres embarras les laissé* rent tranquilles, ce qui facilita les progrès des opinions de Luther qui se répandirent par toute 1 Europe (43).
M«vriii»ts. Procession de la Quasimodo ^ faite à Orléans, pour la première fois, de la cathédrale de Sainte-Croix aux Au- . gustins du Portereau , faubourg-sud de cette ville (4*3).
7M«ii5i8» Levéque d'Orléans, Germain de Ganay, pour mettre plus dordre et de tranquillité dans les cérémonies religieuses de son diocèse, crée, pour chaque paroisse, àcssergens ou bedeaux pour y faire la police. Cette fonction date de cette époque, niais nous n'avons pu nous assurer si ces sergens portaient une niasse ou une baleine, comme aujourd'hui (8)(*).
1518. Les échevins d'Orléans achètent de fabbesse de Voisins,
une «grande maison rue Barillerie, près le Martroi, ayant sortie devant Saint-Pierre-en-Sentelée , pour la somme de 2o livres de rente annuelle : cette maison était louée i4 livres par an^ alors le marc d'argent valait i4 bvres (4).
. (*) Sergent , co. mot vient de serviens , roniino étant le serviteur da juge. Auticlois il signifiait siinplcjnrnt serviteur. Les sergens des justices subalternes n'étaient qualitics que bc<lcau:i , par les sergens royaux. Bedeau , en latin btielli oidcau , qu*on croit avoir été dit par con-uption de pedcÙus comme servant à pied. On a dit pedcllvs de pedwn cpii est cette sorte (le vtrge dontles liuissiers se servaient; et i\c pedelltu on a Tait ùidellus. Ces sergens ou bedeaux sei'vaicnt d'huissiers et de pcrtc-mossi» dans le» Universités ; ils marchaient devant learectenra etles faeult(f».Cc« masses t't;iiciîf des li.itoiis à tête d'argent, ra/jiVo^a ri'r^a , que l'on portait par honneur devant les rois , dans certaines cérémonies : c'est l'origuic des bedeaux , poi-te-vergcs appariiêwrêHf^ «ment à l'église pour ranger les fidèles î pour les quêtes, pour la conduite aux offiwdes, les processions , etc.
leans , de la catbednle de SMot»Croix à TégUie de Notre
«gl.se qm venait d'être entièrement ndbwS^J '
Cette egl,,e fut e evée sur les fondemen» A l'ancienne petite chapelle de Notre-DaraeKle-Ihw«n«ice ou R^^ Recours, laquelle éuù» «tuée alor^nn^dS^^^d": 1 egl.se, sur l'emplacement d'une forte«^o« de la première enceinte (4-8-21).
Jacques Lucas , doyen de ïégtito d'OrUaiu Mt avec plusieurs autres prélats , luZoeLi^' ^ 7 *" de Claude fille de LoL XU ^^^Jj e^^Ï Françojs I", pour demander .««Htrendn «wîdfeCS sation deFra„ço,s-de-Paule, auquel cet Jpria««^^ vouée pendant sa grossesse (36-i 2) l™*"»^ »ewn
Inondation considérable de la Loire, occasionnée nula fonte subite des neiges dans les montagnes duwS! ou ce fleuve prend sa source (4-8-o.5o). * '««nu», Les échevins <10.-léans envoyèrent tous les hommes disponibles de la ville, ainsi que les mariniers, qÛ/^^ terent aux malheureux submergés du pain dn^i JuU viande et même du lait et de la^farine^ïS; £ et les petits enfans des environs d'OrléanT »™«»«*«
A.'uln ^''''T ^' P-"^ dOriéans, au lerant
tit^ '■ " f'T""-: S'a>uls pains et demi! ^\ pains), a raison de deux deniers chaque, ^être distribués aux pauvres gens desquels les maison^rt^inr «o"^^* " <teau, et aux gens bésognant tant de jour que de Zt à îa luuUee (hausse, élévation ) et défense des turcies
iT'J^^*' " P°"' '■"'•ine, laqueUea
«te Astnbuee aux petits enfans estant à la mamâle , e». tant dans la dicte paroisse.
«nC it^'"4:?''''!i' P""..' "^^^ P^"^«^ distribuée, aux mêmes eo&ns du village et hameau.
▼lîiweT* ^^^^ douzaines de pains qui coûtèrent
«/ftraiî, quatre poinçons de vin qui coûtèrent ix liv. , ™>CCsnon générale faite de Sainte-Croix à St Pierre- » »>«tiM«. en-bentelee, pour remercier Dieu de ce que le roi François I avait reconquis la Normandie (43 8).
Henn I«, fib de François I", reçoit de son père, m»,
4e duché d'OrlcMs, qui avait été réuni à la eoiiroMie en 1498, loi8i|ue LoBÎs II , qui était alors duc, «lOBtasur lè 4roae et pnt le nàm de Louis Xir(43-â.)
François 1'% par un édit , porte JÎe nombre des notaires A'OMêim à viiigt-quatre , et érige en même temps leurs charges en titres d'offlioes. Les anciens notaires ne voulant pas reconnaître les nnuTeaux élus, le baiili d'Orléans, Lancelot-Dulac, qui était en même temps gouverneur de la ville , les installa de vive force (8). 10 famis», François l®*^, par lettres patentes, fait construire la boucherie Je la porte Renard dans la place où est le marché ÏEiux légumes ; les échevins d'Orléans y établirent dix étaux , évalués à 4 livres 4 sous chacun Çi-S).
Par ordonnance de police, les bouchers étaient obligés, sous des peines très-sévères, à l'exécution de plusieurs articles de réglemens assez extraordinaires, comme celui de marquer la viande de vache avec une branche de laurier et celui de tenir le registre fidèle et loyal de ceux qui obtenaient la permission de l'évêque de faire gras les vendredis , samedis de chaque semaine et pendant le Carême (3o-8).
D*cr».iire 1520. Lc papc Léou X réforme par une bulle les religieux de Saint-Samson et les oblige de vivre en communautéscette décision fut confirmée par François V^, Le dernier prieur fut M. Gazille , en 1619 (64).
Par ordre des échevins d'Orléans , la halle au pain , établie sur l lle ou Motte-Poissonnière du pont, fut pavée, et une pente douce y fut établie pour les voitures qui descendaient du pont (4).
Germain de Garnay, évéque d*Orléans, meurt après 6 ans d épiscopat (21).
François l*^ fait rétablir la porte des Tanneurs, située sur le port d'Orléans. Cette porte était supportée par deux forts massifs ; son ceintre était en ogive , surmonté d'une tourelle assez forte , élevée de vingt pieds au-dessus de la porte , et communiquant à la forteresse de la TouT-NeuTe par niie muraille de dix pieds d épaisseur (4-8-9-21). ^
Conforménient au concordat arrêté entre le pape Léon X et François I*', roi de France , au cMteau de Milan, le 11 décembre i5i5, Jean^ cardinal de Longue-
ville, est nommé évêqufs d'Orléans, par le roi François 1*% malgré les remontrances dii chapitre de Sainte-Croix , qui préteodait continuer le droit de nomination ^ue ledit chapitre avait lui^iême enlevé au peuple d*Orieans, qui avait élu les premiers évêques (8-34-4^;-
L'évéqu» aOriéans, (Quoique n ayant pas encore fait i«rm«flft2i. son entrée dans cetjle ville ordonne une ^^rande prooes' sion pour- bs biens èm- la terre , qui étaient j^nvés de
5 Iule depuis bien long-^temps. Cette procession sortit B Sainte^ioix pqu^ aUtr à Sain^Paul et à Notre*- PanwHlesJIgacles. Louis de Bicbeville , religieux augus»^ tm, célèbre prédkateur, j fit un bnu senncm^ et cette cérénonie £u renuirqueMe par> raflue^ce des fidèles et aussi par le nombre* desc le&pies et châsses qm< furent portées par 1 13 bommes, à ohaoun desquels le payeur des. deniers, communs de la ville, Claude Fiamberge » douaa par ordre des éobcvins, i a. deniers parisis (64^).
J^ésiffjiaitiifM deê ckâuê$-et nombfv^s dkoamti qui Us
portèrenU
La châsse de Saint Marceau ^ portée par 6 hommes*
La chasse de Saint Benoît , — • 2
La chasse de Saint Evrou , flf"
La cliàsse de Saint Samson, — 8
La chasse de Saint Maclou , — A La chasse de Saiiii Tremer, —
La chasse de Saint Avy , 4
La cJiasse du chef de St Victor, — 4
La chasse du chef de St Aignan^ — 4
La chasse de St Mamert, — &
La chasse du chef de St Mamert, — 4
La châsse de St BaUazard, — a
La cliâsse de St Dorothée , — 2
La chasse du chef de St Flou, — :ï
La châsse du chef de St Euverte, — i6
La châsse de S t Paul Termite, — 8
La châsse de St Hierosme> — a
La châsse de St Denis, — %
La châsse du qUef d^ St Quiriaçc , — %
A reporter^ 86 honmes^.
Report* 86 hommes.
La châM de St Vincent, — a
La châsse de St Euverte, de Ste
Barbe et celle du cimetière, — 10
La châsse des Oauinnes (palmes) , — 4
La châsse de St Mesmin , — . 5
La châsse de St Pouair , autrement Saint Paterne , — 6
Total .... ii3 hommes.
Miiiaii. La découverte de rimprimerie ayant occasionné la mine totale des confrères écrivains d'Orléans, qui étaient nombreux dans cette ville, remplacement du cimetière qui venait détre renfermé dans la ville par la dernière encrâite, et qui leur appartenait , est cédé par eux à la ville, qui continua à en fiiire le ehamier ilOriéans (4'^)-
Les échevins choisirent, parmi les notables bourgeois , des proviseurs pour succéder aux maîtres écrivains dans Tadministration des revenus affectés au grand cimetière : ils furent en même temps chargés des travaux qui étaient arrêtés depuis plusieurs années, ainsi que de la démolition et suppression totale de la petite rue qui allait de l'Etape à la rue de Sainl-Martin-du-Mail, et qui avait été achetée par les échevins aux Jacobins, en i4i5 (4-^-21).
)idai62i. Commencement de la grande galerie du grand cimetière dOrléans en forme de ceintre ogive, il n'y eut que la partie a ucouchant qui fut entreprise à cette époque, quoique les plans de la totalité fussent arrêtés depuis plusieurs années. On jngea à propos de faire une nouvelle entrée visà-vis fégiise de Sainte-Croix, avec laquelle le cimetière pouvait communiquer au moyen d une porte qui fut ouverte dans les anciens murs de la première enceinte. La porte faite dans la muraille de la ville était fort simple; mais celle du cimetière fut remarcpiahle par sa belle sculpture et par la délicatesse des ornemens : on en peut encore juger par ce qu'il en reste aujourd'hui (4-9-21). fcrdéccm. i52i. Lcs fonctious dc gouvcmcur et de l)ailly d'Orléans, qui avaient été réunies dans la même personne par le roi Charles VI, en 1392, sont de nouveau séparées par ordre de François F*^. Le gouverneur fut Joachim de la Châtre et le bailli, Jacques Groslot (21-64)*
Mort de Jeliaii Pyrrhus Danglebermcs , natif cl Orléans , professeur en l'Université d'Orléans, conseiller au conseil souverain de Milan et jurisconsulte célèbre (21).
Mort de Luhin d'Allier , jurisconsulte , né à Orléans.
Un nommé Mathieu Rancé de Limoges, accusé d'homi- itrarriiiasa. cîde, ayant été délivré des prisons d'Orléans avec iiii autres, par Jean, évèque d'Orléans, lors de son entrée en cette ville, le juge séculier de Salignac, le fit reprendre, et l'avait condamné à mort; mais l'évêque d'Orléans, prévenu de ce jugement , en appela au parlement de Bordeaux, qui, par arrêt, cassa le jugement, en déclarant que Tabsolution donnée par l evéque d'Orléans était pleine et entière , et que le droit d'absoudre les criminels s'étendait à toute espèce de délits et de crimes (4-^4)*
Arrivée à ôrl^ns de plusieurs centaines de voleurs u dietin. laai et'inal&iteurs, pour être employés aux travaux des fossés de la place. Ils turent logés dans les tours de ville du côté de la porte Saint^Yinoent. Ces misérables étaient enchd* nés pendant la nuit, ^ur la plus ^irande s(Éreté, et défeivrés le jour, pour travailler plus facilement (4-^-9-^9)*
« Claude Flamberge , receveur de la ville, paya vi sous ■ à Jçhan des Ouches, charpentier, pour foire des trappes aux tours du portail de Saint-Vincent, à la tour fialtazard et à la tour de Maschêcoleê ou MaschécoUs (tour de la première enceinte), derrière le ^nd cimetière, afin dy ] o ge r les nmraulx (voleurs) et gens oisi& qui ont esté prias • de lautorité de justice pour hésogjier (travailler) aux fossés de la ville.
» Item , par le même, payé vi livres x sous vi deniers au serrurier, pour avoir enferré (mis aux fers) les marauix et y avoir esié par trois ou quatre fois tous les jours, loi et ses sérviteurs , pour les dtferrer et renferrer, »
Mort de Lancelot Dulac, chevalier, sei|[neur de Cha- vkl merolleset de Ghilleurs, chambellan du roi, oomnussaire sur le fait du ban et arrière-ban , et gouverneur d*Orléans.
Jacques Groslot, chevalier de Camp-Baudoin , docteur en droit , conseiller du roi en son grand-oonseil, chancelier de la reine de Navah'e, juge des exempts et cas royaux, bailli de la ville d'Orléans, fait construire l'hôtel de la place de l'Etape , lequel servit plus tard pour loger le . gouverneur, ensuite l'intendant, et enfin l'administration municipale (4-8-21-64).
Assemblée des états de la province pour la première ré Mifi \m
tome' de la centaine ^CMéms à'IaqueHè assista y comme aeigneor temporel , aveô ses. afficma, Tevèque d'Orléans
inft. Cette' année, Gommencèièqt en Feanee les supplice», eontiè ceux qui professaient la réfome prêdiée par Luiber. Les protestans jp^|ardent ccmoie leurs pr emief» siKtyrs Jehan Lederc,, natî£ de Meaux y en Bise, cardenr de luno, et dns^ nioinea augustins dit Bfabani, Lecleio ent l0 ùmet et la fleur de lis |bi mafqua snr l'épaule) avec un fer diaud . piûs fat bràlé vif à M etz:,.po9nr airoir abatt» dbs.imgea: les devx noinca étrange» sonffîirenft ime pareille mort à Bruxelles (43).
1er d^enutsat» Constructîon deaptnetes ponr-les ponti> des^fosséa de 1» Tille d'Orîtfaus.
« Payé XII livrea toimtts^ ponc lea portes et pow les. ponts des fossés , savoir :
» Une an droit du jardin de feu Nicolas de^Bearujesf une autre porte au droit du Ghamp-Garré ; une antie porte au droit du jardin de Nicolas Sevin, et une autre an droit4ujardin de l'argentier (trésoritf ) Tassin (4*^9)- *
ai ^hva. lau. fean. d'Orléans, de Longuevillo, archevêque de Toukmae» et éréque dOrJéans, consacre l'église de Notce- Dame-des-Forges de cette vilte sous le nom de St-Victory qui luii^t donné à cause de la translation des reliques de ce saint martyr ds Marseille (8).
sf MiM tiiv La ville d'Orléaaaest dosmée pour caution a Henri VIII, ros d'Angleterre, j>ar la régente de France, Louise de Savoie , mère de h rançois pendant la captinifié de son fils , loia4lu traité de Moore entre cette puissance et la France , pour sûreté d'une allianee défensive entre ces deux royaumes (43r).
terf^tri«r isM.. Viart, célèbrc architecte d'Orléans, qui avait donné les dessins de l'Hotel-de- Ville, rue Sainte-Catherine, est chargé par les habitans de Beaugency de construire le leur, dans le genre de celui d'Orléans (47)-
is (ïTTîêe law. La ville d'Orléans est taxée à la somme de 3o,ooo livres, pour sa part et portion , dans celle de 2,000,000 d'écus 4'or, demandés par Charles-Quint, pour la rau/çon de François T"^, son prisonnier {4^.'S}.
20 «rpirm. 15». Mort de Irère Jean Lévêque, cordelier à Orléans, sa ville natale,, poète dont Glément-Marot a laissé une épitaphe (21).
' •"îî^i.'*'*' Le cardinal Jean Salviati, légat du pape Clément VII^
près fa cour de Franoê, pour la délivrance da roi François P', arriva à Orléans , pour se rendre à Paris. Il s'arrêta dans régiise de Saint-Marceau, où il prit ses habits pontificaux. Le clergé, les magistrats, l'Université, les édîievîns s*y rendirent, portant un ciel ou dais de damas blanc, sous lequel marchait le légat, au-devant duquel allaient les musiciens qui faisaient (Vagi^énhles concerts de musique'^ il fut conduit par le pont , la porte Dunoise, et la rue de l'église Saint-Pierre-en-Pont (lesquelles portes et rues es- 'toient ornées (Xescussons et tapisseries ), jusqu'à la grande porte du cloître Sainte-Croix, au soleil couchant , où MM. du chapitre le reçurent (64).
La Loire déborda, rompit les levées, et renversa plu-u i»:^ «t sieurs niaisons qui étaient le long des levées. Des hommes, des femmes, des enfans et beaucoup d'animaux furent noyés. La rivière était si grosse qu'elle se joignit avec le Loiret j et nos pères iirent le distique suivant :
« L'an mil cinq cent vingt-sqpt ,
S'aMmbla Loire et Loiret. » (64-21-8.)
Jean de Lon|^yille, évêque d*Orléans , par un décret, t iuin im donne la permission aux kabitans de Beauj^ency de construire la petite chapelle de SaintOoud-de-Yernon, en ▼eur des vieillards, des femmes grosses, des jeunes filles et desen£uis, et d'y célébrer une messe annuelle (4^).
Grande discussion entre Jean de Longueville, evéque «s». d'Orléans, et son chapitre, relatÎTement à la coutume usitée de temps immémorial , de fiiire présenter à révêque , parle cbeyecier, des battoirs pour jouer à la paume; l évêque voulant de préférence des raquettes que le chapitre ne voulait pas donner (8).
Le jeu de paume était alors la récréation des seigneurs les plus distingués; il n était pas'pennis au peuple de prendre ce plaisir.
Les docteurs de lUniversité d Orléans étaient en si grande renommée par toute l'Europe, à cette époque, oue le roi d'Angleterre , Henry -VIII , envoya à Orléans les Àevalîen François Bacon, Fox et Paget, pour les consulter sur son divorce avec Catherine d'Arragon, et son mariage projeté avec Anne de Boulen (64-43)*
fttf ordonnance du roi François , la foire des 15 étrennes, qui se tenait à Orléans , dans le cloître de
Sainte-Croix, est supprimée^ elle ne fut pas rétablie
depuis (8).
François F"^ supprime la charge de vicomte d Orléans, qui existait dans cette ville, depuis St-Ay,en 583 environ. Les vicomtes, originairement, rendaient la justice au nom des comtes, dont ils étaient les lieutenans; ils avaient la même autorité que les baillis et sénécbaux.. Leurs droits se réduisirent ensuite à la perception de plusieurs impots sur les marchandises et denrées qui entraient ou sortaient de la ville. Le dernier qui exerça cette charge à Orléans , fut Pierre Deveaux , seigneur de la Marolles (21-64-70).
is iiBf icr 158e. Jean Calvin, qui depuis devint si célèbre, était alors élève de rÉcole de Droit d'Orléans, et âgé de vingt-et-un ans; il reçoit en sa qualité de Picard , la maille d*or de Florence , qui était due annuellement aux élèves de la Picardie par la ville de Beaugency (8). «
Ce jour là, les détenteurs des héritages situés à Beaugency qui devaient la redevance de la maille d*or de Florence à la nation Picarde, de TUniveraîté d'Orléans, ayant négligé d*en faire la présentation dans leglise de Saint-Pierre-le-Puellier , à la messe du matin, comme c'était l'usage depuis l'année 58o , les élèves se transportèrent en corps à Beau^endy pour la réclamer , ayant à leur tête Jean Calvin ; ils étaient accompagnés de leurs bédeaux et officiel^, avec des tambours, fifres, trompettes, hautbois, etc. Ds se rendirent devant la porte de l'église de Saint-Firmin, patron de la Picardie et de la ville de Beaugency. lie tout aux dépens des redevables de cette servitude (8-47-65-67).
Jean de Lonffueville , évêque d'Orléans, petit-fils du célèbre comte de Dunois , fiiit bâtir le corps de logis à gauche du château de Meung, et, par ces travaux, termine les ouvrages commencés en i44o pstr son* aïeul
Lei
es échevins d'Orléans donnent l'ordre à Claude Flamberge, leur receveur, de donner aux proviseurs des ponts, chaussées et pavés de la province 10 écus d'or, pour se faire à chacun une robe de damas et un pourpoint de satin , afin d assister avec décence à l'entrée du roi François 1^ qui devait arriver à Orléans (4-8-9-59). M "^«^^^^p^ La paix ayant été conclue entre le roi de France,
François 1**^ et l'empereur Charles-Quint, par le mariage (\ a roi avecEléonore, sœur de l'empereur, le roi ordonna aux: magistrats et aux habitans d'Orléans de faire une réception solennelle et brillante à sa jeune épouse, qui devait passer par leur ville , dans laquelle il se rendit lui-mén^ avec sa cour (4-8-59-64).
« Auquel jour les corps du clergé , justice ,* Université, la troupe , les corps de métiers avec leurs diverses bannières et estendats , et les échevins revestus fte robes de satin tanné y doublées de velours avec sayon de ^veloux (velours) ou pourpoint de satin , et leurs officiers, allèrent au-devant de la reine, qui eitait accompagnée de Madame Louise de Savoye , duchesse d'Anjou et d*Angoulmois, mère du Rot; de François, dauphin, duc de Bre« tagne; de Henry, duc d*Orléans; de Henry d*Albret, roy de Navarre , et sa femme; des princes, ducs et duchesses de Vandosme , Nesmours , de uuîse et autres (64).
» IceUe^Téate Éléonore estant sous un dais de drap d*or porté par les eschevins et sur leurs épaules, fît son entrée solennelle par la porte du pont, porte Dunoise, rue de Bonne-Nouvelle et de l'Écrivinerie, tendues de tapisseries, aux coins desquelles on avait dressé plusieurs théâtres ornés de plusieurs escussons et devises; les musiciens firent plusieurs beaux concerts de musique pour réjouir le cœur du peuple , jusqu a leglise de Sainte-Croix , au portail de laquelle Monseigneur l'évêque d*Orléans, Jean d'Orléans, et MBL du chapitre, revestus de leurs capes de soye, la recurent avant sa prière et adoration de ia sainete croix: ebe se retira au cloître StpAignan pour loger dans la Maison Royale, appartenant au chapitre (4-^a-64). »
Le même jour, François V se rendit dans Teglise de Saint-Aignan, pour y' prendre Tordre de Saint-André, appelé la Toison -d*Or, que portent les empereurs et rois d'Espagne, avec grande pompe et solennité. La messe * fut célébrée par rév^ [que de Nice, ambassadeur de Tempereur , en signe de paix et alliance entre le roi et l'empereur (A'4^-64-y2.y
Pour la dernière fois, on célèbre à Orléans la fête desssdiM. um. foux sur la place du cloître Sainte-Croix, et par autorisation du chapitre de cette égUse (8).
Cette fête, qui était une espèce de saturnale, avait lieu le jour des SS. Innocens ; les chantres, les en fans de chœur
et les musiciens de la cathédrale et des autres parasses de la ^Ue, s'emparaient de legUse et même du chœur, pour y chanter, revêtus d*omemens bizarres , une prose com* posée de trois versets, dont le refrain était le braiment f£un àn§y contrefait d'abord par une seule voix, et ensuite par tous les assistans; les choristes paraissaient même au chœur avec des masques et des déguisemens indëcens. Op mit fin à c( s impiétés en donnant aux acteurs une somme d'argent pour faire un banquet (8-9).
woê. Sppque de f invention des rouets à filer , par un nommé Jurgen , de la ville de Brunswick, en Allemagne (20). s «M Vit, Fête de la ville , remarquable par la présence (lun valet de ville, habillé comme le fut depuis le petit Puceau. Ce qui nous donne lieu de croire que cet usage date de cette époque; car ce valet de ville portait la bannière, et son costume était d étoffe et de forme semblables à celui du Puceau (4-8-9-59).
•c François de Saint-Mesmin, receveur des deniers de la commune, est chargé, par les échevins d'Orléans, de payer 1.X11 sous , pour deux aiihics et demie de satin de lîruges, janifie et rouf^e, à raison de xxv sous \ aulne , eniplovées à faire un pourpoint (habillement) et ^eovget (culotte) à Philippe Villeret, serviteur de XOstcl ( hôtel ) de la ville, pour le jour de la Jèste des Ihourelles du huit mai de cette année.
» Jtcm j par le nicme , payé xv sous, pour une aulne de doublure rouge pour doubler ledit pourpoint,
>» Item, payé xvii sous vi deniers, pour la façon desdits georget et pourpoint donnés au cousturier (tailleur).
>• Item, payé xxx sous, pour achat d'une to^ue rouge et d'un plumet l)lanc, pour être baillés à Philippe Villeret, serviteur de ÏOstcl de ville.
»» Item, payé xxx sous, pour une paire de chausses (souliers) de drap rou^e , fait tes en pattes (Foye, h bords ronds, pour Villeret, qui portait la bannière à la dicte fête des 77iOî//W/ejr d'aujourd hui, »
iMi Mort de Pierre Beauharnais, chanoine de St-Aignan,
renommé par sou esprit et sa grande piété, natif d Orléans (ai).
Bn^Dii re 1532, Le corps de ville avait à cette époque plusieurs mai.sons sur le pont dOrh'ans, lesquelles étaitmt louées au profit de la commune et dont le produit était vgisé entre les
marns de Jehan Baudet, Receveur des deniers. Ces maisons alors ail nombre de sept, étaient placées, quatre entre lliospice de Saint- Antoine et ]a ville, et trois entre le l^ortereau et ladite église (4-B-^59).
R Reçu ^ar Jehan Boudet , 1.XX11 sous, de Jehanne Belon k barbelliere (barbière), pour loué un feu, vakgestaeon eu estacon (petite boutique), et une cbambre où elle demeure , assis au bout du cousté (côté) de Xostel (rbotel) de Monsieur Saint- Antoine (église Saint- Antoine). »
Le cardinal de Longueville j arcbevêque de Toulouse et oriobr* iwa. évéque d'Orléans, meurt après avmr gouverné lléglise de cette ville pendant i3 ans (21).
Antoine Sanguin, nommé évèque d'Orléans, dut son i« M«n«» élévation à un bon mot : se trouvant à cette époque à la cour de François I", ce roi lui demanda en plaisantant s il était gentilhomme. Le prélat lui répondit ; Jele crois bien , Sire, car je descends en droite lii;ne de l'un desenfans de Noé ; mais je ne me rappelle pas bien duquel. » Il plut au prince qui le fit son prédicateur, puis grand aumônier dt; France , et enfin cardinal de Meudon. La charge de grand aumônier de France ou apocn'sia/re avn'it été créée dans les commencemens de la monarchie française (21-43).
François F^, par une ordonnance, veut que les notaires lonotrm i d'Orléans prennent le titre de notaires royaux (4).
« La demoiselle Louy&e de Mareau , femme de François de Saint-Mesmin , cscujer , sieur de la Cloye, prè^'ost d'Orléans, estant morte cette année, ordonna dV.s7/r enterrée sans pompe funèbre au couvent des Cordeliers d'Orléans, sépulture des ancestres de son niary , où ils avaient fait de grands dons. Cette demoiselle esfoif dévote et libérale envers les Cordeliers ; car outre les rentes qu elle leur payoit pour les obists des (Icjfiinct.s aiicesli es de son mary, elle leur distribuoit ^Xxisienvs aiunosnes ; mesme par chacun an y leur chauffage en bois. Quelque temps après son deceds, en la même année , les Cordeliers qui n estoient pas contens de six escus qu'ils avaient reçus pour le service de la deffuncte^ ayant demandé au çrévost qu'il leur départît quelque fourniture de bois qu'il feisoit couper et Tendre,. et. œluî-là ayant £iit refus, ils Sren TOulurent ▼enger , publiant que Vftme de la demoiselle de Mareau e«ioit damnée; et pratiquant (instruisant) un de leurs novices ^uî ae eachoit dédiais k Toâte de l'église , en laquelle il 7
aYoit une petite ouverture et pertuis par lequel il écoutoît et Toyoit : faignant estre Tesprit de la prevoste d'Orléans,, il respondoit à tous les interrogatoires qu'on hiy làisoit, frappant sus un aiz ou table de bois par autant de coups qu'on luy disoit, etle novice finsoit bruit et tântamare lorsqu'on fisusoit le service divin de matines à nûnuit (8-64).
» Les principaux conducteurs de cette entreprise estaient frère Pierre d'Arras, religieux^ gardien du cou^ vent, r&tommé prédicateur^ frère Jean Colimant, pror vindal, et sept autres religieux; Le gardien, le vingtdeuxième fëyner, premier dîmancbe de Caresme i53a, sur le bruit et tumulte qu'il disoit avoir ouy en l'église , se transporta au dortoir, fît lever les religieux, et es^tonl' en leglise, 6t les adjurations qui en^mV^nf extraictes de son procès-verbal (64}« «
« Je te commande, au nom de Dieu et de la «oinetoTri- » nité , en la vertu du nom de Jésus, et par le&mérites de » la Passion du Rédempteur , que tu ajre à me respondre » si tu as congé de parler , et en signe de ce, frappe trois
* coups : ce qu'il ne fit. Puisque tu n'as permission » de parler, je te commande, en vertu de 1 adjuration » précédente, que tu aye à me respondre par signes et » à frapper quatre coups sensibles et intelligibles, si tu es » esprit : ce qu'il fit. Par même vertu, je te commande , si V tu es mauvais esprit, frappe six coups : ce qu'il fît.
* Le gardien poursuivit ses adjurations, le frère répon- » doit comme s'il estoît l'esprit de la prevoste, con- » venant qu'elle étoit damnée pour l'hérésie luthérienne » et pour pompe et gloire mondaines, ayant pris plai- » sir à ses i^estemens. Elle consenti'st que son corps fut dé- » terré publiquement et qu'on ne priast Dieu pour elle
«< Le proc<\s-verbal des religieux porte que l'esprit de ladite prevoste rendoit percussion et tVappcnient de coups selon la ta,ze et signification qu'on luy faisoit.
» Les lelij^ieux jugeant qu'aprcs ces conjurations et cxorcismes, leur église estait polluée et protanée, ils n'y t (îh'lncrent plus le divin service , transportèrent les sainctes reliques, voire la saincle hostie.
>' (jes atteintes et tnuvhes de ces mauvaises langues. $sm€ureiU le sieur prévost de «Sa//ic^-Mesmin, juge noble ^
' dloctei Yertueux, honoré et reaneoté d'un chacun , de se pourvoir pardevant le juge ecàésiastîque pour le délit commun , et le royal pour le cas privilégié.
» Sur lesquels dirferens et contestations des parties,
Sa Majesté François , en son conseil , renvoya les religieux pardevant Monseigneur Antoine Duprat, légat du Saint Siège, lequel délégua, pour connaître du cas commun, M. maître Nicolas Quelin, président du parlement de Paris, et pour le cas privilégié, commit M. Adam Fumé, maître des requêtes, et le sieur Quelin, prë&îdent pour juger souverainement le procès.
» Le procès ayant été instruit et parfait , sur les conclusions des gens du Roy, décret et prise de corps furent décernés parles commissaires contre treize religieux, lesquels furent constitués prisonniers ez prisons d'Orléans^ et de là menez en celles de Paris.
» Suivant un décret de Sorbonne , et sur les pro-* duclions des parties , jugement fut rendu par M. Queiin , ainsi que ensuit:
« Disons qu'il se fera une solcitinelle procession en la » manière que I on a accoustiimc faire processions généra- »» les des églises de la ville d Orléans, laquelle commencera >* de l'église de iS'rz/Vzc/c-Croix jusqu à l église parrochiale de » Sainct-\\^\\îx\ve d'Orléans , de laquelle ladite deffuncte »» Louyse deMareau ^.v^oi^ paroissienne, où sera chanté un « Libéra à la coustumé àiestre chanté pour les trépassez au » salut et repos de l'àme de ladite dcfj'iincte; ce fait, rew tournera la procession de l'église de Sainct Hilaire en » celle de Saincte Croix, en laquelle procession les frères )» Cordehers accusés et coupables , qui sont, savoir : Jean V Colimant, Pierre d'Arras, Jean Brossin, Jean Miltois, >' Pierre iirossier, Philippe Queronnier, Estienne Crochet, » Guillaume Fallot, Jean Legay, Jean Pierre d'Halcourt; 1» lesquels assisteront ayant leurs capuchons o^f<?^, pieds I» et testes nus, estant devant la croix qui sera portée n en ladite procession, ayant chacun une torche ardente » en la main, du poids d'une livre, marcheront les pre- » miers; et après le retour de la procession en Féglise * Seuncte Croix, sera célébrée une grande messe pour le sa- » lut de Tâme de la deffuncte , et durant icelle messe , de- » vant la principale porte de Téglise, ou autre lieu plus « commode , près dicelle , se fera uii.e prédication au pe uple
» par un docteur de théologie, sur le sujet et matière » du retour faux de la deffuncte, affirmé et maintenu par » les accuses; lequel prédicateur dira et déclarera quil » faut prier Dieu pour lame de la de^uncte^ comme pour « toutes autres âmes ehrestienneê^ et autres choses conve- » nables sttr ce tiubi»t ( sujet ) ; après laquelle procession y « les frères lean Colimant, Pierre d'Arras ^ Jean Brossin, » Jean Miltois^ Pierre Brosner, Philippe Queronnier, Es- » tienne Crochet, Guillaume FaUot, Jean Legay , et enfin » Pierre d*Halcourt, feront amende publnjuc et honora- » ble sur-un echaflfoudtrès-ef^IectfV eêtant à genoux: chacun » l*un a|iTès l'autre demandera pardon à Dieu, à justice, » au prévôt , à ses enfims^ disant à haute voix , que , nuiH- « cieusement et indiscrètement, ils ont cMt et publié que » Fesprit ou âme de la Demareau reTenait , que par cer^ » tains signes elle estait damnée, tant à cause de ihéresie » luthérienne^ que par les voluptés et déKces.que la def^ » fimete avait eus. en ses vestemens^ pompe et gfoire mon- » daine, quand elle vivait; quelle voulait que son corps. « iSit déterré et mis hors du lieu samety qu'elle voulait que « Ton ne fit aucunes prières pour son repos, et parce que- » son âme estoit plus damnée que celle de Jtidas , comme » elle lavait démontré et déclaré par signe; à laquelle » amende-honorable frère Pierre sera présent, et outre » condamnés, Golimant,. d'Arras, Brossin, Fallot, Gro«^ » chet, Miltois, Leguay, Queronnier, pendant deux ans » en tien à. tenir rason fermée et Jeûner au pain et à Ueau » tous les jours de mercredy et vendredy , et déclarés inn habiles d'aucune administration en Tordre ; condam- » nons Pierre d'Halcourt destre fouetté à nud de verges, » en icelle prison ,. jusques à effusion de sang; et quant » auxdits. Nicolas.- Lemarle et Jean Petit, eu esgoard à leur » jeunesse, leur est remis et pardonné : et afin que cette » punition exemplaire empesche cy-après les successeurs » de tomber en pareille faute, que le jugement serve >• d'exemple à la postérité, nous ordonnons qu'il sera mis * et affiché en l'église du couvent des Cordeliers d'Or- >» léans, au lieu plus commode qui sera par nous advisé, » une épitaphe d airain sur laquelle sera ^ravé et cscrit le sommaire du présent fait et la peine par nous imposée,. » et qu'il faut prier Dieu pour 1 ànie de la deffuncte damoi-. >à selle Loyse (Louise) de Mareau, comme chrétienne'
» morte Xth^-chrestitimement ^ et oondamnons les accusés
» es (aux) dépens, »
Les accusés furent ramenés de Paris à Orléans , où ils subirent leur jugement. Cependant, le sieur de Saint-Mesmin , qui était d'un caractère doux et très-pacifique, ne demanda pas l'entière exécution du jugement; plusieurs • *
furent mis en liberté , et les plus coupables retenus en pritson , moururent avant l'expirîition des deux anuées de leur condamnation expirées (8-6'4).
Fin des malheurs qui accal)laieut la France depuis plu- antkrws*. sieurs années , de i528 jusqu'à ce jour. Le (iiel semblait si irrité contre ce royaume, qu'il y eut un perpétuel dérèglement des saisons, ou, pour mieux dire, leté seul occupa la place des trois autres; de sorte qu'en cinq ans on ne vit point deux jours de geb'e tout de suite. Cette chaleur importune énervait pour ainsi dire la nature, et la rendait impuissante; elle ii amenait rien à maturité, les arbres poussaient des fleurs incontinent après le fruit, les blés ne multipliaient point en terre, et, faute d hiver, il y avait une si grande quantité de vermine qui en rongeait le germe, que la récolte ne fournissait pas la semence pour l'année suivante. (îette disette causa une famine universelle, à la suite de laquelle vint une maladie qu'on nomma trousse-galand, puis nue furieuse peste; si bien que ces trois lléaux emportèrent plus de la quatrième |iartie de la population de la France ( 43-8).
Mort de Marie d'Angleterre, duchesse d'Orléans. ortni,» iv.^
Vers la fin de cette année, Jean Calvin, âgé alors de Notcmb. 1^44 \ingt-cinq ans, natif de Noyon, en Picardie, fils de Gérard Calvin, secrétaire de l'évêque de cette ville, et qui avait fait son droit à fUniversité d Orléans , commença à répandre sa doctrine, qui tenait de celle des Sacramentaires, de celle de Luther, et qui allait bien plus avant que les deux reunies, car elle touchait non-seulement à la croyance intérieure , mais renversait tout fextérieur el les cérémonies de la religion catholique; romaine.
La procession générale (jul se faisait en ce jour, et était i5 mm 1535. appelée procession des Carmes , se rendait soit à Saint- Pi erre-Em pont, soit à Sainte-Catherine ou aux Grands- Carmes: à dater de cette époque, elle se rendit toujours à cette dernière église. Plus tard, cette procession prit le nom de Pardon-des-Carmes , et une assemblée finit par avoir lieu devant ladite église.
^ Cette année là, elle se termina par un grand dîner à lofto/où conversent les échevins (4-8-9-59). MBiaa^ I^s échevins de ville donnent i ordre de faire réparer les haulouards (boulevards) des Tourelles et du Cours-aux- Anes, avec des fagots pris dans aux -Bourbons
r/î 1^*^^ P^^P^"*^^' receveur des deniers communs d Orléans y ui livres m sous iv deniers , à Perrin Cossard ROtonnÂ^r (matelot) pour avoir amené, de l'/y/e-aux-Bourbons aux Tourelles d'Orléans et au Cours-aux-Anes 5,000 £igots pour les réparations des boulouards « ' L*Ile-aux-Bourbons était placée où est maintenant le Chftteau*de-rile; une partie était entourée des eaux de la Loire, elle appartenait à la Êunille des Bourbons, qui lui avait donné son nom. Cette île sappelle aujourd'hui le Bois-de-rile.
o-idw. tsasi Antome Sanguin , qui était nommé évêque d'Orléans depuis environ deux ans, fait son entrée dans cette ville avec les cérémonies ordinaires, et délivre les prisonniers au nombre de a8i , accusés de divers crimes. Les Orléanais, qui venaient de terminer le cavalier ou motte de
Pjrte Bourgogne , donnent à cette fortification le nom de Motte-Sanguin , pour perpétuer le souvenir de l'entrée de leur évéque Sanguin (8-21-66).
Cette motte n'était autre diose qu*un cavalier ajouté aux fortifications de la ville, au levant, entre la porte Bourgogne et le fort de la Brebis , près la rivière.
Ce cavalier communiquait au fort et à la porte par une muraille de i4 pieds d'épaisseur, et ajoutait beaucoup aux fortifications de ce côté , sur lesquelles on plaça des &uconneaux. *
Le fauconneau était une pièce d'artillerie qui tenait le milieu entre les canons et les coulevrines; ils avaient de 6 à ^ pieds de long et 2 pouces de diamètre ; les balles pesaient environ une livre et demie: ils se chargeaient avec une demi-livre de poudre; ils étaient montés sur de petits afiEàts où il 7 avait deux roues pour les changer de place (70).
un. Le duc d'Orléans , Henri P"^ , épouse Catherine de Médicis , nièce du pape Paul 111 (43-53.) i«{iii.isM. Gabriel, prévôt, doyen du chapitre de Saint-Àignan d'Orléans , prend possession de sa âiarge avec une épée , les éperons dorés et l'oiseau sur le poing. Cette cérémonie
finit à lui y après avoir été observée depuis de longues années (8).
Il y eut cette arint*o, par toute la France, une telle sé- Aaûttut. cheresse quelle tarit la plupart des fontaines et des puits, dessécha les marais , les étangs, et iit de faibles ruisseaux des rivières les plus grosses (4 5^.
François donne, par lettres patentes, au bailli du i7Mpi«a.i5M. chapitre de Saint-Aignan , le droit d'être seul juge de la ville pendant les deux jours de la fête de ce saint, et celui de percevoir, en outre, 5 deniers par chaque boutique ouverte dans Orléans pendant ces deux jours-là (8-9).
François fait saisir tous les biens des chanoines de i&3«. Sainte-Croix, qui avaient refuse de lui fournir un chariot attelé de trois chevaux et un domestique pour le conduire : ce à quoi ils avaient été taxés pour le transport des équipages de guerre du roi (6).
Assemblée des habitans dOrléans, dans laquelle il fut g fr»r;cr 1^7. arrêté que les deniers accordés par le roi François pour les fortifications de la ville, seraient employés à faire un mur qui irait du fond du fosse de Saint-Aignan à Saint-lîuverte.
Une partie du jardin des religieux de Saint-Euvcrte fut prise par autorisation. (îc jardin s'étendait l)eau( oup au levant et dans la direction de Saint-Marc; il avait été fait sur fancienne habitation d'un chevalier romain, Tetradius, qui y avait sa demeure , dans un terrain qui avait servi de lieu de sépulture. Ce qui explique pourquoi des tombeaux ont été troavésà cette place, en 1829 (4-8-36-64).
La veuve Gautier achète une place dans la Poissonnerie , 2s mai i5S7. du côté de l'église de Saint-Hilaire , moyennant la somme de 200 livres. La vente fut faite par Hoyez, conseiller du roi. Cette place s'étendait vers la rue de l'Aiguillerie.
François P"^ crée à Orléans six conseillers au bailliage, sr|.icn.b 1547. pour connaître de toutes les causes civiles et criminelles, et avoir voix délilx^rative avec le bailli et ses lieutenans ; en considération de leur labeur ^ le roi leur accorda, quelque temps après, les privilèges et droits des officiers de l'Université (64)-
Les échevins sont autorisés , par arrêt du conseil du roi umai 153a. François F*^, à lever un droit de 10 sous par tonneau dt» vin , du cru du pavs, qui entrerait dans la ville, pour la recette en être employée au besoin de la commune (8j,
i«as. François I"" demaiule aux Orléanais la somme de
6i),ooo livres, pour la conservation de leurs juivilt^^n^s et droits. Cet impôt, beaucoup plus fort que les avantages qu'ils reliraient de ces privilèges et droits, fut réparti entre tous les habitans d'Orléans Çi-S).
» iuai t5U. Fete de la Pentecôte, célébrée dans l'église de Saint-Paui d'Orléans avec de grandes cérémonies, selon l'ancien usage.
« Le dimanche jour de may, pour achepter des oublies, estonpes^ ung pigeon blanc et du may (fleurs des haies) pour léglise de Saint-/*o/, le jour cl J'este àe la Penthecoustes , selon la coustume ancienne , x sous parisis. »»
On lâchait un pigeon blanc, et on faisait tomber des étoupes enflammées du haut de la voûte , pour figurei* la descente du Saint Esprit en langues de feu (4-39). w«c»ubrc iMô. Grande procession faite de Sainte-Croix à l'église de Notre-Danu -des-Carmes , par ordre du connétable de France, pour remercier Dieu du miracle par lui fait sur la perscmne du roi de France, François P"^, en lui rendant la santé et le guérissant d'un mal, suite d un abcès qu'il avait rapporté de ÎNaples (4-8-9-59).
Pour la première fois, on fit, à cette cérémonie, usage de cire blanche mise en grosses chandelles ( cierges) portées par les petits en fans des écoles de la ville.
Guillaume Aubelin , receveur des deniers de la commune, fut chargé de solder les frais de cette procession j ïï paya les sommes ci-après :
» Payé XI sous à cpiatorzc hommes qui portèrent quatorze grandes torches à la procession générale faite eu i^église de Notre-Dame-des-Garmes , suivant les lectres es^ criptes par monseigneur le connétable aux échevins , pour remercier Dieu du mirade par luyfaietJBsn la pefsonae du Roy, notre souverain seigneur, en lui rendant la santé par la guérison dun mal ou abcès qu'il avait amassé à Napies.
» Itenu Pàvé iv livres à Thomas Godart, pour dix livres de cire blanche par lui employées et ouvrées ( travaillées) en grosses chandelles (cierges) baillées aux petits enfiins allant à ïescolle, pour porter à la procesûoD ; à raison de vui sous la livre.
» /tem. Pàjé IV livres vi sous vm deniers à'oent quatre hommes qui , le diet ( dit) jour, à la i^ûete procession , ont porté les che& et les châsses des églises de la ville ; à cha* cun X deniers tournois. »
L'enpereur Gharleasl^imt, ayant obtenu du roi cle tra>> lo <weem isf9 Terser la France, pour se rencm à Gand , dans les Pays- Bas, afin d y appaiser les troubles qui y avaient lieu , arrive à Orléans, le samedi ao décentre i&^g ; il fut re^.de la manière suivante :
» Environ trois heures après-midi , il fit son entrée , pté» sens le roy de France , monseigneur le Dauphin et le duc d'Orléans, son frère, la reine de France , sœur dudit-empe- TOur, et plusieurs princes, les cardinaux de Toumon, Bouillon , Lorraine et Ghàtillon , archeves^ues et étfesques» Aur devant dudit empereur, jusques à Samt-Mesmîii , allèrent MM. de rUniversitc , en bon ordre , à cheval, les docteurs i>cstuS'd^eêearlattej les bedeaux à niasse et verge , et autres officiers superbement 'veituSj puis deux cents eschoUerê (écoliers) à pied , richement parés : après- marohoient cent . jeunes gens^ enfans d!honneur, tous "vestus de casaques de veloiu: (velours) noir et pourpoùUs de satin blanc, parés de chaînes d*ov et pierres précieuses, montés sur de beaux «hevaux de parade, enhamaehes de v^^/^ï^^j? (velours), ayant chacun larquebuse à l'arçon de la selle;, puis- suivoient lea cters du ChasteUH {6i),
» Puis, les arquebusiers ordinaires de la ville, les centeniers d'iceUe ville, et un ^mnd nombre d-liommes , de 6 à 7,000, bien vestus, armés de piques et de hallebardes et arquebuses. Les échevins estaient vestus de robes de tfeloux noir , fourrées de martre , accompagnés de grand nombre de bourgeois.bien monlés-eten b^n ordre.
» L'empereur en Ira par la porte du pont, et d-icelie , par les portes de la. Faux et de Recouvrance, nfm quil jettast sa vue sur la rivière de Loire chargée de tant de grands bateaux I cabanes, fîistes ou toues, brigantins etgaUiots^ en si grand nombre, que Ton en 7foiait depuis le prieuré de Saint-Loup jusques à celui de la Magdalaine-^ dont la rivière estait toute chargée : les voiles et mâts de ces bateaux e^^oi^/i^ enrichis de belles peintures et riches tapisseries , et au haut des mâts estaient des- enseignes ,* car Sa Majesté de France avait fait commandement qu on^etint au port d'Orléans ,^ et qutdon parast ainsi tous les bateaux et "vaisseaux que Ion trouva en divers ports de la dicte rivière de Loire, où il y eut un petit combat de bateliers et de mariniers, en forme <\e nauwac/iie (combat naval), très-agréable, qui tint en admiration et ravissement tousr
les spectatearS) à cauie de la rivière qui était grande comme elle est ordinaîrement en hiver; et, combien que par les villes où passa Sa Majesté iinpériale , elles tâchassent, par nouvelles inventions et magnificences, se surmonter l'une l'autre, pour le contentement du roy; et qu'on fit estime à Loches du spectacle ingénieux de la Salamandre et du Phénix, devises du roy et de la reine Alienor ^ des Flambeaux dAniboise, derActéon de Blois; ce néantmoins ^ chacun admira la tapisserie nauale de JLoire^ en la vîUe (VOrlc((}is.
» De la porte de llecouvrance Sa Majesté Impériale fut conduite au Martroy, où l empereur trouva un bataillon de 4 à 5,000 hommes bien ordonnés : par après, il fut jusqu'à Saint-Paterne, et passa par rii.vrrt/^<? pour venir à l'église de Sainte-Croix, où il fut reçu par monseigneur l'évêque dOrléans, Antoine Sanguin , et le clergé, et 11 itii fut présenté à baiser la vraie C^roix ; et cj>/^?//MMitré dans J église , il lit ses prières devant le maître-autel , et sortant par la porte de INotre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, s en allât loger à Saint-Aignan , où son logis estoit préparé près de celui du roy , lequel empereur, par le consentement de Sa IVIajesté très clurstienne , usa de souveraineté en délivrant les prisonniers , donnant grâces et n^nissions (64)- "
» On rapporte que la nuit du samedy au dimanche que «'ouchèrent Leurs Majestés dans le cloître Saint-Aignan, il y eut un Orléanais qui par intervalle contrefit le chant du rossignol si mélodieusement Restant monté dans un arbre dudit cloître couvert de lierre ), que Sa Majesté Impériale fut trompée à ce chant, croyant fermement que c'était un rossignol au naturel. >•
Au départ de l'empereur, les iiabltans d Orléans lui firent présent d'un buffet d argent et de vermeil. Le roi , la reine, et toute la cour, après quelques jours de repos, (quittèrent Orléans pour se rendre à Paris, avec l'empereur, leur frère et beau-îrère (8-68).
iiii»ii343. Le duc d'Orléans, Charles II, demande à la ville d*Orléans une somme de i5,ooo livres dont il avait besoin avant son départ pour Tarmée , avec promesse de les rembourser promptement (4).
1er iniikt fsn. Arrêt du parlement de Paris qui justifie riisurpotion , pour le bien public, faite en i53j, par lés habitans d*0*léans, du cloître et de la place de Saint-Etivertc , qui
étaient au nord et à Test de I église, pourvu que le tout fût remplacé par un autre endroit convenable. La ville donna en échange un emplacement au sud, et se servit du terrain qui avait été pris pour y élever les murs de la ville et y creuser les fossés (8 4-36-64)-
Grand débordement de la Loire et submersion d une NorpmUe partie du plat-pays Orléanais ; le Loiret et la Loire s étant réunis ensemble (4).
Mort de Joacbim de La Châtre, sieur de Nan^y, Besigny etSigonneau, capitaine des gardes-du-corps, maître <les cérémonies de France , prévôt de Tordre de Saint-Michel, gouverneur des villes et château de Gien, grandmaître des eaux et forêts de la province Orléanaise et gaur V€|rneur de la ville d Orléans (21).
Mort de Lipse Brandolin, théologien , natif d Orléans.
Mort de François Marcliand, céfebre sculpteur né à Orléans.
Le duc d'Orléans, Ciiarles il, ayant nommé de son chef 7 t»vi«r >^u. le receveur des deniers communs de la ville, François 1*^*" en ayant été averti, casse et nnnulle la nomination laite par le prince , et permet aux. échevins d'en nommer un à leur choix, comme par \e passé, pris dans leur sein, toujours ' pour deux années, avec l'obligation de rendre ses comptes il cette époque. Celui qui fut du par le corps de ville s'appelait Guillaume Framberge (64-8-4).
Jérôme Groslot, bailli d Orléans, par une sentence. 9 iaM«wr «H oblige les gens d'église de lui porter la déclaration de tous leurs biens dans la ville, pour les faire participer dans la levée d'une sonmie de 32,ooo livres demandée aux Orléanais par le roi François 1^*^ (4).
François 1"^ qui, depuis quelques mois, avait levé sur i9«niiiiv les Orléanais une sonune de Sa.ouo livres, les taxe «'neore a 5,000 livres pour leur part et portion dans 1 entretien de 5o,ooo hommes de guerre, pendant (juatre mois.
Mort de Claude Dulac, chevalier, seiiirieur de Glianie- 10 ' 'i^rolles et de Cliilleurs , premier baron de Champugue, gouverneur d'Orléans (21).
Les magistrats d Orléans forment une garde particulière de 3o hommes ou dixaiuiers, pour la police des quartiers de la ville (4^
Mortde Jaetjues Ih achet, chanoine de 1 église de Suinte- CroiiL d Orléans, célèbre traducteur, né à Orléans.
François F"" ayant eu quelques difl'erencls avec Cliarles- Quint, ce dernier entra en France avec une puissante armée ; il pénétra par }a Champagne , et vint jiisqu'à Château- Thierry , à 19 heues de Paris, sur lequel il marchait. Les }iabitans de la capitale eurent une si grande fi^ayeur qu'elle se trouva en partie dépeuplée : les femmes, les enfans luirent jusqu'à Orléans, où, pendant plusieurs jours, on ne sut où les loger ; on fut même obligé de les faire hi^ vouaquer dans les places publiques; la route de Paris à Orléans fut encombrée de voitures, de meubles et defr fets (43).
» Nmi La boucherie de la porte Renard est louée par les éche-
vins de la ville; et un vicaire ( homme de paille) , répond pour ladite boucherie et de solvabilité^ des bouchex's
Juin t5i5. La Tour de l'Horloge d'Orléans, près de Sainte-Catherine, est très-endonmiagée par le tonnerre qui, ayant traversé les planchers, sillonna les nnirs dans la presque totalité des cotés, au levant et au midi.
9«rpteiiib.t5|5. Mort de Gliarlcs II, due d Orléans, fils cadet du roi François I®*', auquel Tenq^ereur Charles-Qiùnt devait remettre la Flandre ou le Milanais (21-43).
li .-iii.m.i.>i:. 9,000 Gascons que le roi François envoyait en Nor^ mandie, pour combattre le roi d'Angleterre, arrivent devant Orléans, par le pont; mais les Orléanais, exempts de loger des soldats, font construire un petit pont à l'extrémité du leur, du coté de la ville et au couchant, lequel servit à conduire les troupes le long du quai, à louest, puisa les faire passer à la porte Saint-Laurent, et de là, en suivant les fossés, gagner la route de Paris. Les Orléanais, pour les empêcher de s'introduire dans la place, en avaient fermé les portes, placé] de l'artillerie en batterie, cachée par des tonneaux remplis de terre, et fait tendre les chaînes dans les principales places et rues (4-8-9-59-60).
Ce passage coûta à la ville 1,732 liv. la soiM ^ deniers, réparties par Claude Ghartier, receveur de- la commune
« Payé G vm sous, pour avoir desmolye (démoli) une maison estant sur lé pont, tenant au pont Jacquin , pour en cesU endroit £iire un pont pour aescendro de dessus dudit pont sur le quai , pour , en Tannée i54 5 , y faire passer et descendre 9,000 gascons que le voyftite ( lit) passer
pôiir aller conibaUre le roi d'Angleterre en , NoiinMulîe, et ne pas les laisser eiUrer dans la ville. » On aima mieux ùàre de grandes dépente que de laîtser passer dans Orléans 9,000 soldats qui auraient pu y occasionner des désordres 44-^".9-59)-
Louis , petit-iils de François , est gratifié du duché ta«». d*Orléans à la mort de son oncle Charles II (21).
La reine de Navarre et la princesse sa fille passent par & luniu tstf. Orléans. Leur réception fut pompeuse et toute royale : la ville leur fit de grands présens en pâtisseries, dragées, . confitures, fruits confits , et surtout en cotignac, l'ait à i*H6tel-de- Ville et en présence des échevins (4*^'^)*
Détails des principaux articles donnés aux princesses,
« Quatre grandes galettes feuilletées.
» Quatre grandes galettes fraiziers (avec des fraises).
» Quatre joyeulx (sorte de pâtisserie légère).
» Quatre tartes , façon d'Angleterre.
» Quatre tartes, façon de Bourbonnoîs.
» Quatre tartes de pommes.
» Un grand massepin codât ( glacé ), pesant une livre et demie, à i livre x sous la livre.
» Un grand massepin mWr/Vz/z^ (dragées), pesant une livre et demie, à i livre x sous la livre.
» Deux livres de coriandre licée , pour xxxii sous.
» Deux livres et demie de dragées mu^^iiée^ , pour m livres xv sous vu deniers.
« Trois livres et demie de dragées perlées et garnies iïJlosties (oublis) vt ranellcs dorées^ pour iv livres.
» Deux livres i\c poires confites, pour xxv sous.
» Deux livres iVabricots confits, pour xxv sous.
» Quatre potées de noix confites, pesant six livres, pour IV livres 11 sous vi deniers.
>• Huit pots de Beaumis, pour mettre lesdites confitures, pour IV sous.
» Deux douzaines de hoistes de codi^îtac ( boites de cotignac), pour X livres xv sous viii deniers. »
Les sucreries turent achetées (;]iez les apothicaires^ qui. •étaient en même temps confiseurs (4-8-9).
Le codii^tmt (cotignac, confiture de coing) fut fait à î'Hôtel-de-\ ille , par deux femmes; il fut commandé par les echevins qui trouvèrent une grande économie à le faire
eux-mêmes, cest-à-dire en leur présence; car alors les apotliicaires vendaient les boîtes 5 livres 8 sous pièce , et elles ne revinrent aux. échevios qu'à 2 livres 3 sous par Boite.
Claude Chartier , receveur des deniers de la oommune)
paya:
<c X sous, pour dix-neuf cent soixante-quinze coings, pour luire du codignat.
» Item^ pay*^ p^^r le même, pour le même objet, xix sous IV deniers, pour trois cents coigncLsses qui estaient
moins chères.
> Item , soixante-seize livres de sucre , à viii sous vi deniers la livre.
» Item , trois cents massepins , à xxxii sous le cent.
•> Item y IV SOUS, pour un tube de loiie, pour passer les
dicts coings.
» Item , LU sous à la femme qui a fait vingt*six. poêlées
du die t codignat.
y> Item^ r, sous à une autre fenune qui a aidé à passer le dict codigndt , et qui a fourni des poêles et trépieds.
>' Item, Y sous pour despemes faictes par les dictes femmes. »»
Il juin 1546 Par ordonnance de police, le nombre des boulangers d Orléans est fixé à i4o, lesquels doivent être toujours nuniis d'un nuiid de blé chacun, pour la nourriture du peuple de la ville, à peine d'amende et prison, s'ils étaient trouvés en contravention (3o).
21 40ÛI 1546. Le corps des centenieis d Orléans, formés en iKi^, pour la police de la ville, est réduit, par ordonnance de François F* , au nombre de 5o, qui prennent la dénomination de cinquantainiers. Ils étaient autrefois armés de hallebardes ; mais, a cette époque, ils reçurent des armes à feu , et leur uniforme fut changé (^^-?iO),
8oriobrei546. ChaHcs GuiUaid, aumônier du roi et doyen de Saint- Aignan , est le premier qui prit possession de cette dernière cliarge en habit ecclésiastique , c'est-à-dire avec le surplis et faumusse , et non comme auparavant , avec l'épée au coté , la gibecière, la ceinture, les éperons dores et l'oiseau sur le poing. Cette dernière cérémonie ayant été observée pour la dernière fois en 1 536, le i4juin , à l'installation de M. Gabriel, prévôt, son prédécesseur (8). 1546. Mort d'Etienne Dolet, imprimeur célèbre^ né à Orléans ,
qui s'acquit une grande réputation par son savoir. Il a composé divers ouvrages qui ont fait connaître qu'il était véritablement poète, orateur et grammairien. Il eut le malheur d embrasser les nouvelles opinions sur la religion ; il les professa d*une manière si imprudente qu'il fut fait prisonnier. Ses amis obtinrent sa liberté; mais, étant retombé'dans ses premières imprudences , il fat arrêté de nouveau et brûlé à la place Mauoert , à Paris. Voyant le pe upie prendre part à son malheur, lorsqu'on le conduisait au supplice , il fit ce vers, pour montrer que la mort n'était pas capable de l'ébranler :
« Is'ou dolct ipsc Dolct, sed pia turba dolet. »
Jacques Hureau, doyen de Saint-Aignan d'Orléans, £iit «mmiac? bâtir dans le. cloître de cette église une grande maison à laquelle il donna le nom de la Maison du Chardon j et sur le fronton de laquelle il fit placer ses armes : cette maison communiquait à la rue des Quati'e-Degrés , au nord-ouest de l'église (4)>
La peste , qui faisait de grands ravages dans une partie « aMnisêv. de la France, fut si furieuse dans les environs d'Orléans que les magistrats ordonnèrent que les portes de la ville nissent fermées, et que nulles personnes ne fussent admises à entrer dans la place qu'après une quarantaine rigoureuse fisiite dans un faubourg désigné à cet effet. Cette ordonnance eut son exécution pendant plusieurs mois de cette année (8-43).
Mort def rançois F% surnommé le Restaurateur des Let- m au»g isi7. très , vingt-troisième roi de la 3^ race , et cinquante-huitième roi de France, âgé de cinquante-trois ans, au château de Rambouillet (4^).
Henri II, vingt-quatrième roi de la 3^ race, etcinquante- ler^Triiisii neuvième roi de France, succède à son père , François l**, à l'âge de vingt-neuf ans : ce roi avait été duc d'Orléans , avant son élévation au trône, sous le nom dUenri 1*^'' (21-43).
Ce roi, à son avènement à la couronne, demanda aux Orléanais 70,000 livres pour la. continuation de leurs priyiléçes; cette somme , beaucoup plus onéreuse que les
Ï>riviléges conservés, fut payée par les babitans de la ville , es gens d église seuls exceptés (4)« Louis Dodieu, prévôt dOrléans, ùÂi approuver par le ••ttmwi.
toi Henri II les régiemens el statuts qu'il avait £sits pour
les savetiers d'Orléans.
MnaiiHS. Grande inondation de la rivière de Loire , et malheurs occasionnés par cette crue inattendue (8). •
Mort de Claude Kobertet > iiaron dÀlluye^ gouyerneiir d'Orléans ^21).
Mort de Michel Sevin , romancier, natif d Orléans. Il publia quelques novelles et un discours en vers sur Amadis de Gaule.
ts >«p«m.flscii Supplice d'Anne Andelotet d'Etienne Pelonquin, natifs d'OrléanSi brûlés vifs, dans cette ville, pour cause de religion , par sentence de Louis Dodieu , prévôt d'Orléans.
» ftctobr» i&4ft Pierre Gaillard, prêtre d'Orléans, est condamné à faire amende-honorable en marchant tête et pieds nuds, au milieu d'une procession faite exprès de Sainte-Croix à Saint- Donatien, en réparation du scandale donné par lui , pour l'hérésie dont il faisait profession (8). 44» Henri 11, par ordonnance, fixe les droits et le service du
guet d'Orléans, qui existait depuis Tannée i4<)o. LTn des articles donne au ^rmid-r?initie du guet le droit de faire marclicr, sur finvitation de son sergent, trente bigames ( honmies mariés en secondes noces) et non c lercs, armés d'une salade ( espèce de casque) en tcte, d une cuirasse, de gantelets, dune hache et d\in«^ épée : par un autre article, ee même officier était tenu de conduire les mariés bigames, cest-à-dire ceux qui épousaient des femmes veuves, ou celles qui t'pousaient des hommes veufs, jusqu'à la Cour du lloi (cour du Châtelet), où se faisait une danse, puis de les ramènera leurs logis; c'est pourquoi on lui donnait en présent pièce de gâteau pour aller boire ; il accompagnait aussi le roi de l'an-guyl'an-neuf , et partageait avec lui les gratitications que ce dernier recevait (8-6*4).
Antoine Sanguin , evêque d'Orléans , punit sévèrement un chanoine de Sainte-Croix de cette ville, et d'après l'avis du ehapitre, pour avoir donné à danser dans un petit jardin qu'il avait en eomniun avee ses confrères: ce jardin, qui était dei riere ]<• chevet de l églisc , interceptait la circulation du nord au midi : mais plus tard, il fut joint à celui du palais épiscopal, et en dernier lieu supprimé pour étahlir passade i^ui existe maintenant autour de l'église Sainte-Croix (81.
Par ordre de la police, les boulangera d'Orléans sont obligés ) pour la première fois^ de faire trois sortes de pain j savoir : le pain blanc , le pain bis-blanc y le pain des
pauvres (3o).
La police de la ville d Orléans résidait alors dans la personne du prévôt qui était à cette date Louis Dodieu (4-2i-iio),
Suppression du pont-levis ou barrière volante place en avant du pont, au nord, du coté de la ville, près de leglise Saint-Jacques et du Cbâtelet : on construisit à la place une arcbe de ao pieds sur 1 3 de large (4.-^9*59).
« 11 fut payé par Euverte Démain, receveur des deniers communs, et de Tordre des échevins de la ville, la somme de XXII livres x sous, pour travaux et fournitures Élites par Jehan Marcille , maçon d'Orléans. »
Naissance de Charles III, qui fut duc d'Orléans, et de- S7|aiaflass vint roi sous le nom de Charles IX (43).
Claude Thieny, jeune compajg^non apothicaire, est 7iuiiutiM«. constitué prisonnier à Orléans : après avoir fieût déclaration de ses opinions religieuses, il est condamné par sentence prévotale de Louis Dodieu, prévôt de cette ville, à être brûlé vif; il endura la mort avec une grande fermeté, sur la place du Martroi , qui avait remplacé celle de Saint^ul*' pice pour les exécutions publiques (8).
Henri II fut le premier qui porta des bas de soie, dans ntù. son roraunie. Ce fut aux fêtes données à l'occasion du mariage de sa sœur avec le duc de Savoie (43)*
Antoine Sanguin , cardinal de Meudon , grand-aumônier de France, évéque d'Orléans , passe au siège de Toulouse, après avoir gouverné l'éghse d Orléans l'espace de 17 ans. Il fut remplacé par François de Faucon (21).
Mort de Nicolas Bérault, critique, né à Orléans. '
Mort de Louis III, duc dlOrléans, fiis d Henri II, roi de France. Il fut remplacé,, dans son duché,, par Charles Maxinilîen , son ^rèrCé.
François de Faucon,. évéque dOrléans , passe au nége de Carcassonne peu â» mois après son élévation au siège dOrléans.
L'archevêque de Lyon , qui habitait une maison dans le cloître Sainte-Croix d'Orléans, demande au chapitre de eetle cathédrale la jpermission de dresser deux écha6iuds< ou jubési qui serviraient à dea gens à lui , pour la représen-
talion du mysrère du Jugement Dernier. Cette permission lui fut accordée , pourvu qu'il remît ensuite le tout dans
son premier état (8).
Mort de Jean Legendre , historien , né à Orléans (2 1).
Jérôme Groslot, bailli d'Orléans, achète, de la famille Bourbon, le lieu et l'île au-dessus de Saint-Jean-le-Blanc , et vis-à-vis Saint-Loup, où il fit bâtir un château qui porta le nom de Groslot, et ensuite celui de Chàteau-du- Bois-de-rile (8-9).
Henri 11 institue à Orléans des présidens-présidiaux : le premier fut Guillaume Alleaume, écuyer , seigneur de Verneuil , président au présidiai et lieutenant général au bailliage (21).
SjMvicria^i. Le parlement de Paris rend un arrêt contre les cha^ noines de Sainte-Croix d Orléans, qui avaient interrompu le service divin et causaient un grand scandale dans cette ville , prétendant avoir été insultés dans leur honneur par un libelle diffamatoire, attribué à Guillaume Goslé^do^en et grand-archidiacre (8).
ta fMTier ifiôi. llenri 11 crée à Orléans un lieutenant-criminel. Le premier qui occupa cette place fut Guillaume de Nevers.
Le marquis de Norenlon , ambassadeur d Angleterre , passe par Orléans ; un bateau superbe lui est prépai é dans cette ville, pour le conduire près du roi Henri II qui était à Saumur.
Les comptes de ville font mention de plusieurs articles de dépenses pour arrêter les insultes, placards et aiiltres '7)i lai nies faites à cet ambassadeur et à sa suite ^ par les habitans d Orléans.
tw««atsa5t. Henri 11 et la reine Catherine de Médicis arrivent à Orléans avec toute leur cour. Diane de Poitiers, maîtresse du
roi , y vient aussi (:*>9).
La réception de ce prince fut superbe; on y remarqua surtout les corps de métiers de la ville, au nombre de vingt-deux, tous avec leurs drapeaux particuliers nouvellement peints à leurs livrées, et portant les saints ou patrons de leurs confréries ; tous furent placés en haie sur le p<jnt : les échevins furent habillés à neuf; les joueurs de hautbois furent appelés pour réjouir le peuple d Orléans; ])lusieurs sculpteurs furent employés à mouler les portraits du roi et de la reine; et pour la première fois , on fit jouer les boîtes (petits mortiers en bronze bouchés avec un tam^
pon en bois). La dépense de cette féte se monta à la somme de 4-,^^^ écixs dor au soleil, revenant à 9,200 livres
Hnii I II , le lendemain de son arrivée à Orléans , se ren- a*oAiiui. dit à Suint-Aignan , où il prit l liabit et l auniusse, en sa (jualité de chanoine d honneur : ils lui furent donnés par le doyen du chapitre, Sa Majesté étant à genoux devant la chasse de Salnt-Aignan (4-8)-
Diane de Poitiers, maîtresse de Henri II, se promenant par la ville, à cheval, fit inie chute non loin de Saint- Pierre-Empont , et se cassa la jaiube : elle lut portée de suite dans une maison rue aux Ours , lîlquelle est appelée par les historiens d'Orléans Maison de Diane de Poitiers. Elle se trouve présentement rue Neuve, sous le numéro 22. S"^»
Henri II, pendant son séjour à Orléans, confirun; les priviléf^es des Orléanais, et les étend même aux hahilans du faubourg Saint-Marceau, de Sain t-Vincent-des- Vignes , et à ceux de Saint-Pouair ou Saint-Paterne (4).
Henri II quitte Orléans. Jl fut fait don au roi de 100 4«oùii5»i. muids de vin et de 100 muitls d'avoine; et à la reine, de
muids devin et de 5o muids d'avoine , non compris les «Iragées perlées et autres, ainsi (£ue les fruits cuits et confitures d usage (4-^)-
• François lloilard, receveur des deniers communs, est chargé par les échevins de ville de payer les frais de la réception de Henri 11, et sa dépense pendant son séjour à Orléans ; parmi les articles, on remarque (4-8-9-59) :
« Payé ce livres aux peintres, pfjur escussotis, emblèmes, devises , vers et autres décorations.
» Item^ XXVII livres x sous, pour l'achat de trente-sept draps et quatorze grandes nappes pour asseoir les peintures.
» Item , xcvi livres xii sous pour architecture et plâtres peints et moulés du roy et de i a reine.
w Item y XXV écus dor, valant chacun xivi sous tournois, à chaque échevin , advocats , procureurs, notaires de la ville, pour robes de veloux (velours} noir, qui leur restaient après la cérémonie.
» Item^ XII sous aux joueurs dtî hantbois du roy , aux tahours (tambours) de la ville, et aux trombeurs (joueurs de trompeltCjS) , etc.
» Item^ pour la trousse de corde, v sous, pour mettre
le feu à rartilierie (trousse ou corde préparée pour servir
de mèches).
w Item^ III sous, pour les tapons 'tampons) de hois de tremble pour faire jouer les bouètcs ( petits mortiers).
» La dépense s'éleva à la somme de vi m. cccc. j.xvi liv., y compris le don que le roi et la reine firent à la nourrice de S. M., Jehanne Laurens de Hecotellon , femme du sieur Dupons, (^e don ou présent, du pour leurentrée dans la ville d Orléans, consistait, pour le roy , en cent poinçons de vin et centmuids d'avoine , et pour la reyneen cinquante poinçons de vin et cinquante niuids d'avoine dont la valeur fut estimée à la somme de vu c. l écus d'or, qui furent payés à ladite nourrice par le sieur Roiiiard, receveur de la comnunie ( 4 • "
ttnofcm. iK>i. Pierre IVDucliiitel, évéque Orléans , institue, en l'honneur de la sainte Eucharistie , une procession de Ste-Croix à Saint-Paul, et cinquante jours d indulgences aux fidèles qui y assisteraient (64).
S7M«em. iMi. Jérôme Groslot , hailli d Orléans, par une ordonnance, convoque , pour la défense de la province, le ban et l'arrière-ban du duché (4).
*55i. Jeanne d'Albret, reine de Navarrt^, mère d'Henri IV,
fait élever son premier (ils, le duc de Beaumont , à Orléans, par l'épouse de Jérôme Groslot, hailh de cette ville, qui habitait la maison de fliltape, bâtie par son ])ère ; le jeune prince mourut , au bout de quelques mois , dans les bras de .sa nourrice , et par trop de soin de sa part (8-4vi). ftjsofirr 1532. Les auibassadcurs des princes d'Allemagne et ceux d Henri H se réunissent au château de Ghambord pour s'engager à déclarer la guerre à Charles-Quint. Le traité fut arrêté et signé dans cette maison royale (4'^)s i»uirr 1552. Pierre du Cliastel , évéque d Orléans, meurt subitement d'une attaque d'apopK'xie foudroyante dont il fut frappé en pré( liant le peuple , dans l'église de Saint-Laurent-des- Orgerils (64)-
Ce prélat, qui ne siégea qu une année, était né à Langres, de parens fort pauvres; il s éleva {)ar son mérite, devint aumônier et bibliothécaire du roi François 1*"^.
Les i^rolestans lirent courir le bruit quil était mort d'une indigestion , à la suite d un déjeûner donné avant la fête par le curé de la paroisse (8).
^^ iu... v^^L Le clergé d Orléans est taxé , par Louise de Savoie ^ mère
de François F** et grand mère d Henri il, à la quatrième partie des réparations à faire aux murs de clôture de la place. Cette décision fut approuvée par le roi, son petitiils (4).
Henri U fait installer à Orléans douze juges-présidiaux, Juin tsss. qu'il avait créés pour cette ville (4-8).
Louis Dodieu, prévôt d'Orléans, par un arrêt, défend i? isat. aux meûiiiers de cette ville de mettre leurs moulins sur la Loire plus près de la ville, que le Ravelin de Saint^Laurent, du côté den bas, et que Tabbaye de Saint-Loup, du côté den haut, et prescrit de les attachera la quei^ de l'un l'autre, afin de ne pas obstacler le cours de la rivière
A cette époque , on fi r disparaître la petite île Flambert, jum^ im dite barre Flambert, placée vis-à-vis ^otre-Dame-de-Recouvi*ance, parce qu'elle gênait le fleuve dans son cours. Cette petite île est citée dans les relations du uégede cette ville, à cause du combat des pages français et anglais qui y eut lieu (i3-8).
Par arrêt de Louis Dodieu, prévôt, une exécution eut u lieu à Orléans sur la personne a un prêtre des environs de la ville , qui fut condanmé au feu et exécuté, après avoir été dégraoé, pour avoir épousé une jeune veuve, sa pénitente et sa paroissienne (8-10-6).
Jean Touohet, sieur de Beauvais et de Grillard, conseil- s^mkrtts». 1er du roi et lieutenant particulier au bailliage et siège présidial d Orléans, fils de Guillaume Touchet, bourgeois a Qr< léans, né de parens marchands de laine, à Patay, se marie avec Marie Mathy, fille naturelle du sieur Mathy, premier médecin du roi* De ce mariage est issue, une année après, dans Orléans, cette fameuse et belle Marie Touchet, qui devînt maîtresse de Charles IX. , roi de France : toute cette famille était protestante, mais plus tard , Jean Touchet, sa femme Mathj et leur iiUe Marie se firent catholiques (8^4).
Naissance de Mane Touchet. Sa famille occupait à Or- ^oaïusi léans une maison rue de la Vieille-Poterie, actuellement sous le n** 7 (8-64).
Les échevins d'Orléans font faire par honorable et pru- imm 1534. dent homme Nicolas Hanapier, receveur des deniers communs de la ville, un état détaillé de toutes les dettes et ventes que devait la ville , a cette époque, à divers parti-
culiers. Le total s éleva , d'après ses comptes, à la somme
de 2,800 livres par an (4-8-9-59).
9Baaâtt&H. Actc passé 011 prcsciicc de Dubois, notaire à Orléans, entre Durant et autres individus, qui reconnaissent qu'ils possèdent un verger en la paroisse de Saint- Victor, appelé le (.iin( ti( Le des Juifs, en la rue des Noyers, tenant par devant sur ladite rue, et par derrière sur la rue aux llaquettes (8-9).
16 février issk Lettres patentes de Heni i II, qui ordonnent qu'aux assemblées qui se tenaient dans l'Hotel-de-Villc crOrléans, indépeiidanunent des plus notables, il assisterait trois dé-
{3utés ecclésiastiques, l'un du chapitre de Sainte-Croix, autre du chapitie de Saint-Aignan, et le troisième du corps de tout le clergé, lescjuels prendraient séance après le chef de la ville : qu au bureau de la police, où préside le prcvot de la ville , assisteraient deux ecclésiastiques, l'un fie Sainte-Croix, f autre de Saint- Aignan, avec leséchevins et le receveur des deniers communs, les avocats, le procureur du roi et deux notables hal)itans : qu'au bureau de l'Aumone-Gén("rale , seraient appelés trois ecclésiastiques, l'un dcputé de Sainte-croix, l'autre de Saint-Aignan, et le troisième du corps du clergé, lesquels prendraient séance après les magistrats, au-dessus d'un docteur-régent et de dix bourgeois notables '^3o-6.}-65-()6).
I>'ass(Miil)li'(î avait lieu toutes les semaines, dans ime chambre fie lHotel-de-\ ille, rue Saiute-Catherine (3o-65). «ijuin 1545. Visitc du vicux pon t (lOrléaus :
« L'an mil cinq cens cintpiante-cinq , le vingt-sîxiesme jour dejuing, en la présence de Nicolas Provenchere, notaire royal de Chastellet d'Orléans, requis et appelé par honorables et prudens hommes François de la Ruelle, Guillaume Levallet, et Claude Peredoulx, bourgeois, marchans d'Orléans, proviseurs et administrateurs du pont d'Orléans et hospital Saincl Anthoine, estant sur icelluy, et à leur requeste et présence , et aussi es présence de honorables et prudens honmies Claudtî Sayn , Guy Delf>yne et Guillaume Noytan, trois des procureurs et eschevyns de la dicte ville, déléguez des aultres, en ceste partye, ont, ]>ar l^ierre Byart, maçon, Ynd)ault Samxon , charpentier, et Philippes Vernoy, serrurrier , esté veus et visités les ]M)iUs de la dicte ville dOrléans , arches, voultes, argcaulx, plates formes, bâties et gardes fols, poux savoir
quelles réparacions estoient et sont utiles et nécessaires à y faire pour la consenradon et entretenement du dict pont y qui ont esté mises et reddigées par escript, en faisant la dicte Visitation , selon et ainsi qu'il ensmt : Pierre Bemy Thibault , Jehan Aussier, et autr^ tesmoings. » Ët premièrement :
» En la première arche du diet pont, dessoubs les ToU' reUeSj fault repparer la j^late forme des deux coustés , et y picquer des paulx ou n^ en a aucuns, les garnyr de pel* les et chevilles et paver 1 arceau alentour du pillier , garnyr la voultede banderetses lieulx où ils sont rompus, repparer la Toulte et mectre d'autres pierres ès lieulx où ils sont rompues iet dommaigées, le tout assis à la chau et cymenty et le reste remplir d'f^sclats à chau et cyment et mectre ung poîucteau au bout ès pointe de la plate forme.
» A la seconde arche y fault repparer les plates formes «t garnyr alentour du pillier de paulx, pelles et chevilles, curer les argeaulx qui sont plains de sablon , remplir et fourrer de bonnes et grosses pierres , fourrer et repparer les banderetset pendans, joinctayer et garnyr d*esclats de pierres à chau et cyment, rellever les banderets rompus, et au lieu dyceulx en mettre de neuft; et du cousté du val, à l'endroit où le banderet est bessé, Êiult sainctrer soubs les banderets qui sont bessés, «t les rellever de la liaulteur des aultres et y en mectre de neufs ou lieu des rompus.
» A la tierce^ fault remplir de grosses pierres les argeaulx et plates formes, les garnyr de paulx , pelles et chevilles ou n y en y a, et mectre des bandes de fer à la plate forme, assise en plomb et poincteau à une bande de fer assis sur la poincte du pilUer d'entre cette arche et la subsequante.
m A la quatryesme arche ^ comme à la preceddante , et garnyr le devant du dict pillier de barres de fer et de paulx, pelles et chevilles de poincteau.
» Alacinquyesme^ fault picquer des paulx ès plates formes, çheviUer et reroptir des deux coustés, joinctayer, et remplir les fentes estans en larche, à esclats de pierre assis à chau et cyment, et mectre ung poincteau et une bande de fer à la poincte du pillier d'entre ceste arche et la subsequant^.
1^ Ala sùcjesme^ fault picquer des paulx ou besoing sera,
les relleveret dieriller et fourrer la plate fcunie de^emt bonnes et grosses ^ et mectre ung poincteau ferre par le devant.
9 A la septyesmBy gamyr les plates formes de grosses pierres, picquer les paulx où ny en a poinct, gamyr de pelleset chevilles de fer, à lapoinctedu pillier, une bande de fer, remplir les joinctsdu bas despilliers àesdats de chau et cyment et repparer les fentes et jarseures de la voulte, comme dessus; aussi fault remplir sur le coiii^ du second pillier de la dicïte arche, du ceusté dabas, le Éond du dict pillier, qui est vyde et creuts , au moyen que les pierres du dessoubs du fondement du dict pillier, estans ^%n apparence, sont rompues et fendues.
yi^Ala huictyetme arcne , fault repparer et joinctayer la fente estant en la voulte de la dicte arche, à esclats, chau et cyment, et oui tre, joinctayer ia voulte et banderais, remplir et fourrer de pierres les plates formes et culasses, et picquer des paulx ou il fault , bélier les paulx et gamyr de bandes de fer assises à plomb, et remplir les joiocts d abas à esclats , chau et cyment, et les Êiire par basses eaues.
* Ala neufvyesme^ comme à la preceddante, et oultre, remplir les plates formes de pierres et repparer les banderets du coustë Sainct Jehan le Blanc , et y en mectre de neufs où ils sont rompus^, et mectre des coinss de fer entre aucuns banderets eslargis, et une bande de fer au fronc du pillier, et à la dicte youlte mettre des coings de fer entre les pendans, pour ferrer la dicte Toulte et la «remplir d esclats à chau et <;yroent.
y> A la divyesme^ fault repparer les plates formes, garnyr de paulx, pelles et chevilles, fourrer et garnyr de
Eierrcs des deux coustés , remplir quelques fentes par le as de la dicte arche ^ repparer les biuiderets qui cont rompus du coustë d*amont , et joinctayer, et à la poincte du pillier mectre des crampons de fer et deux grands caissons, et mectre sur larreste une bande de fer, rejoinctayer et ficher les quartiers de chau et cyment, pource que le pillier de lai^eau pend contre le dict pont.
» A !n unzyesme^ fault repparer et remplir de pierres les plates formes, garnyr de paulx ) pelles et chevilles, remplir et joinctayer les fentes estais en la voulte die la dicte arche et es pilliers*
— :j^OO —
y> A la douzyesme ^ connue la preceddante, et la gariiyr d'une barre de fer à la poincte.
^ A la treizyesme j comme à la preceddantc, et oulue, fault oster les banderets qui sont gelles , du cousië d'abat et du cousté d'amont, remplir les tentes par le bas et les joinctayer d'esclats à chau et cyment et repparer le piliiei* tant d'un cousté que d'autre.
9 A la quatorzyesme ^ la lault joinctayer et mectre des quartiers où ils sont rompus.
»» A la Mothe des Cballans Perses, lault contynuer par baucher la maconnerye ja commencée du cousté de la ville , et au bout de ce qui est ja faict , fault faire une descente de pierre, et du cousté des Augustins, en plusieurs endroicts, fault garnyr de paulx, pelles et chevilles, tirant de la dicte culasse jusques à l'hospital.
» En la quinzjesme arche , faisant la première du eousté devers la i)ille , à commencer à compter à la chapelle Sainct Anthoine, fault faire les choses escriptes par ung devis dressé et escript à la requeste de? eschevyns , par les maistres des œuvres, oultre, y fault faire et mectre paulx où il en deffault, remplir la plate forme de pierres, repparer les fentes de la dicte arche, et fault repparcr le bas du dict pillier, à l'endroit des fentes et ouvertures.
» En la seizyesnie, fault faire du cousté devers la ville une plate forme , remplir l'argeau et picquer des paulx , fourrer et paver de grosses pierres, en oultre, remplir les fentes estans dedans la maconnerye du pillier qui soiistient la maconnerye sur laquelle soûlait avoir deux maisons qui ont esté bruslées avec aultres maisons du dict pont, et mettre des barres de fer pour tenir les dictes pelles, et mectre des paulx où il en est besoing , et fourrer les plates formes de grosses pierres, à la hauteur des pelles.
j» En la tierce arche et grand voye du dict pont, fault fourrer et garnyr les plates formes de pierres, des deux coustés, oultre, fault remplir de paulx, régler, fourrer et cheviller la plate forme, du cousté des Augustins et k remplir et paver de grosses pierres, et joinctayer les pierres de tailles à chau et cyment et garnyr de paulx alentour du poincteau , et mectre des paulx ès endroits où il y en aura laulte.
* A la qnatryesme arche, fault fourrer et garnyr de pierres les plates formes de deux coustés^ mectre des ban*
deiets où ils sont rompus, du cousté d'amont, et moctre d'autres pelles au-dessoubs de celles qui y sont, pour servir à arrester les pierres, et fourrer les dictes plates formes (le grosses pierres par le dessoubs, portant sur les pelles, pour plus fermement arrester les paulx , à cause qu'ils sont peu picques en terre, pour ce qu'elle est fort.
» A la cinqnyesrne arche qui est la dernière , fault pîcquer des paulx, repparer les plates formes , les garnyr et fourrer de grosses pierres tout alentour, aussi garnyr de
{)elles, chevilles et barres de fer attachées à plomb contre a gible de la voulte, remplir d'esclats à chaa et cyment le& fentes de la voulte et aultres qui sont en la dicte arche; fault arracher partye des vieils paulx qui sont en leaue^
Soiir ce qu'ils sont trop bas , et au lieu d*iceulx en mectre aultres et les reigler et fourrer comme il appartient. « Fault haulser les gardes fols du dict pont, depuis le
Eont neuf jusques aux Tourelles, et les mectre tous à k aniteur de trois pieds et demy , depuis le dessus du payé. » En la chambre que tient à présent Thomas Ghenault, estant au*dessus de Ëi chambre du gouTemeur de l'bospital, fault mectre une seulle neufve au lieu de celle qui y est, parce qu'elle est rompue*
« Fault une seulle au plancher de la chambre dabas du dict hospital où se tient 1 hospitallerie , parce que celle qui y est est pourrie dans la muraille; ensemble, fisiult aucuns ais au planeher, près la dicte seulle.
9 En la loge où demeure et que tient Loys Thibault , du dict pont, fisiult regaller et repparer la couTerture, fault deux ais constellés, cloués et assis sur les cheuverons du bout de laulyant de la dicte loge, pource qu'elle fut desmolye à l'entrée du roy.
. WlOUENGHEl\E, notaire. .
isss. Les apothicaires d'Orléansse réunissent chez l'un d'eux, et dressent les premiers réglemens et statuts d'une corporation scientifique (8-21).
Le curé de Saint-Loup d'Orléans embrasse la réforme et se fait protestant. L'abhesse du couvent suivit son exemple et emporta avec elle, en se retirant de la ville, les revenus de i abbaye qui étaient en réserve ^8).
Plusieurs manuscrits de cette époque donnent à penser qu'il y avait une intrigue amoureuse entr'eux deux«
' A cette da te , i I y avait très-peu de Calvinistes à Orléans, et tous dans les classes élevées , et non parmi le peuple de
la ville.
Dans les dernières années du règne d'Henri II , la troisième accrue ou quatrième enceinte de la ville d*Orléans, qui avait été commencée en i486, sous le règne de Charles YIII; est en tièrement finie. On comptait alors dans cette ville de 3a à 35,ooo âmes, 5,ooo maisons, et lasuper6cie augmentée de Tétendue du terrain de la porte Sainte-Vincent à la porte Saint-Laurent estimé 160,000 toises, porta cette superficie à 3oo,ooo toises, ou 270 ai^ ens, et le circuit à 5,^50 pas communs, qui donnèrent ,093 pas géométnques ou 2,577 toises qiu équivalent à une lieue 74 et 77 toises (ai-38).
Orléans avait alors seiae portas 'd'entrée, une poterne, deux guichets, trente tours , non comprises celles des portes, et un cavalier avec fortifications en avant de la porte Bourgogne (48) .
Les seize portes étaient :
Porte Bourgogne, porte de la Forêt, porte Saint-Vincent, porte Bannier , porte Saint-Jean ou du Grand-Orme,
Sorte Madeleine , porte Saint-Laurent , porte Rose ou * ràlée, porte Colin-Girault, porte de Recouvrance, porte Saint-Michel ou de l'Abreuvoir, porte de la Faust , porte du Ghàtelet ou de Saint-Jacques, porte du Soleil, porte «les Tanneurs, porte de la Tour-Neuve; plus, la Poterne- Chéneau et les guichets des Bouchers et de Saint-Benoît (16.48).
Le rtji, pour peupler la portion neuve d'Orléans, avait renouvelle les franchises accordées en 1488 , par Charles Vill, pour ceux qui viendraient habiter les nouveaux quartiers (4-8-9).
C'est à cette épocj^e que la place du Martroi fut tout-àlait terminée, et quon éleva au centre une belle croix en pi^re entourée d'un emmarchement carré qui lui fit donner le nom de Croix-du-Perr^n (4-8-48).
Henri II ordonne qu'il soit levé de^ tailles dans Orléans softierissa et ses faubourgs , pour Tentretien des pauvres qui étaient en grand nombre, les biens des hôpitaux ne suffisant pas pour faire face à la dépense: ces tailles furent assises sur les habitans, et le paiement pouvait être forcé, en vit tu des. rôles qui devaient être dressés chaque année par les admi* Histrateurs de l'Aumône.
M ftffrwr VÊê. Assemblée des habitan» d'Orléans , d'après l'inTitaCion des ëchevinS| « lesqueb^ considérant le grand nombre de mendians et caymans ( ^ueux ) valides et invalides, originaiies et estmngers^ qui aâluaient en cette ville, çaguant et courant les é<^lises et par les rues, desorte qu'on ne pou- * Tait donner ordre à. leurs nourritures et alimens, arrêtent qu'il y aura trois hospitaux : Saântjànthoine^ Saint Paterne et âiiM?^ Paul ^pour le logement des pauTres, et qui setont accommodés et emmeublés selon leur usage (8-64)*
t* Que celui de Sainct Anthoine^ sur le pont, servira pour le logement des mendians valides estran^rspassans, lesquels, à peine de la Aarf, seront tenus de vuider la ville, sans qu'ib puissent séjourner plus d*un jour, sinon qu'ils devinssent malades; auquel cas seront envoyés au Grand HôpitalrDieu ( Hètel-Dieu }^ avec un billet a un des commis, pour y estre retenus , gouvernés et médicamentés^
» Geluj de Samci'^^LXitTne est le séminaire des garçons et enfans masles originaires de la ville d Orléans, à cause du grand nombre de gens de mestier et artisans résidant en cette ville , lesquels enfons de l'aumône ont un pédagogue et maistre tteseole^uv les instruire aux premières lettres (8-64).
• Et celuy de Sninct-Paul^ pour les femmes et filles originaires de cette ville, qui ont une mnistresse pour leur apprendre à lire , coudre , ^ler ( filer ) et travailler (8-30-64).
» Et quant aux fnineans, bèlistres et mendians originaires valides, pour leur empescher àefripper la lippée
iécornifler des repas ) et gouster du denier des Caymans mendians qui gueusent par fainéantise), est ordonné que les juges de police leur enjoindront et commanderont de gagner leur vie , ou bien seront employés en œuvres publiques et particulières dans la ville ou hors.
» Quant aux enfans malades et enfans exposés, ils seront envoyés au grand Hôpital-Dieu d'Orléans. •
» Que pour le gouvernement et administration des pauvres, il y aura dix-sept babitans élus, savoir : Trois de iV'glise, trois de la justice, deux é( hevins et neuf des principaux bourgeois, qui s'assembleront à lYVA7<?/-de-\ille les dimanches et lesjeudj de chaque semaine, à une heure après midy (*). »
(*) Nou« avons trouvé, portant la d.ite il€ M Y' II »»VX, ini février, im gros livre contenant cinq cents rôles de papier écrit et coté , couvert en
Henri II, par lettres patentes données à Blois, approuve les réglemens faits en assemblée générale, par les liabitans d'Orléans, pour les hôpitaux de la ville; par les mêmes lettres, et dans Tintention de supprimer la mendicité , les malheureux qui n'étaient pas de la ville furent renvoyés dans leurs pays; ceux d'Orléans furent tenus à l'observance de réglemens sévères et minutieux, et mis en prison à la moindre infraction (8-3o).
Une procession, à laquelle assistèrent tous les pauvres , fut faite par la ville, pour attirer la pitié des liabitans. Des personnes, avec des corbeilles et autres vaisseaux, questèrent de porte en porte et fXliuis en huis; des troncs furent mis dans les églises où il n'y en avait pas, et des boîtes placées dans les auberges (8-g-3o).
Le clergé s'assembla , sous la présidence de l'évèque d'Orléans, Jean de Morvilliers, et plusieurs des membres contribuèrent ainsi qu'il suit, savoir :
Le chapitre de Ste-Croix donna 4oo liv. (8-9)
Le chapitre de St-Aignan donna 'i/^o liv.
Le chapitre de St-Avy , 10 liv. tournois par an.
Le chapitre de St-Pierre-£mponty 3o livres tournois par an.
Le chapitre de St-Pierre-ie-Pueliier 9 15 livres tournois
par an.
Les religieux de St-Benoît refusèrent. Ijes rehgieux de Saint-£uverte, i écu soleil par semaine.
Los religieux de Saint-Samson , .20 sous tournois par
semaine.
Les curés de la ville s'offrirent de payer ce à quoi ils seraient taxés par rassemblée.
Le vicaire de Saint-Uilaire offrit ao deniers par semaine.
Le vicaire de Saint-Pierre-en-Seutelée offrit i5 deniers par semaine.
Le vicaire de Saint-Liphard , 6 deniers par semaine. Le vicaire deSaint-Micliel ^ 12 sous parisis par an,
pai'cbemia , dans leqiid e«t copie de retabllsscniciit du bureau de YAu' fuosn« dn pauvres originaires d'Orléans ; de plus est ajouté dans le premier feuillet uiio bande dû parchemin d'environ trois aunes de îonij et de dis pouces de large , qui contient Ténoncé des mêmes titres, et qui fut - di*essée ùia ïuuàsaiut 1344.
Le vicaire de Bonne-Noiiveile , 6 deniers par semaine. Les autres de la ville ne voulurent rien donner que leurs prières et leurs soliicitalions auprès des personnes
charitables.
thtkr 1554 Monseigneur de San sac, chevalier de l'ordre du roi , envoyé par Sa Majesté, pour taire la visite de la nouvelle clôture de la ville, et qui était arrivé à Orléans le 4 février i556, termine son inspection.
Comptes de ville :
« Despenses faict es pour Monseigneur de Sansac, chevalier de l'ordre du Roy , envoyé de par le Roy notre Seigneur, pour faire la Visitation des joussés et murailles de la dicte ville d'Orléans , le iv*^ jour du présent moys de février M. CCCCC L. YI y et où il resta quatre jours et ciemi.
» A Michel Auffran , messager.... pour porter à Claude Tranchot et Ferry Amelot , deulx des eschevins estant à Paris , pour les affaires de la ville et leur faire à scaK>oir des Visitation des fonssês et murailles que Monseigneur de Sansac, chevalier de l'ordre, avait faictes suivant les lettres missives du Roy, c sous parisis.
» A Jh. Legrand, pour fnùis fa icts à aller d'Orléans à Baulne en Gâtinois, pour trouver le secrétaire de Monseigneur de Sansac, scnvoir : pour le soupper du dict Le- ^ grand et son cheval, à Cliilleurs , v sous tournois.
» A iing homme qui Ta guidé depuis le dict Càilieurs jusqu à Boys-Comnumg^ vi sous tournois.
» IMu r disner et de ^n homme au dict Boys-Commung , IV sous tournois.
» A nng honmie qui Ta guidé depuis le dict Bois- Commun g au dict Baulnie , viii sous tournois.
i> Pour le soupper du dict Legrand et son cheval^ XVII deniers tournois.
» Vouv le disner fiiict à Fay, xxi sous tournois.
w Aquatre dixainiei s et sept cinquanteniers, pour leurs peines, sallaires et vaccations d'avoir vacqué , tant à pied qu'à cheval, rei^esfas de leurs hoquetons (casaques) de livrés, à la Visitation laide par Monseigneur de Sansac. .. porter les présens de vin et aultres choses qui iuy ont esté faits au nom de la ville, etc, xi livres tournois.
» A Durant Bauldrv, jructier, pour la venle de demy cent de pommes ^ de Court-Pendu, et demy quaterou de
poyres de Bon Ckresptien, qui ont esté présentées au nom des esehevinSy manants et habitants de ceste villei à Monseigneur de Sansac, clieyalier de l'ordre, etc., xx sous tournois.
» A Nicolas Cousin et Pierre Coitier, eannoniers du Roy, pour leurs peines et sallaùres d'avoir yacqué à che- Tal et estre présents à la dicte yisitation et donné leurs ad- Yis, etc., Ti livres tournois.
» Pour ung fer de cheval à Monseigneur de Sansac, xviu deniers.
» Jh. Ruan , chandellier en suif, pour douze livres de chandelles à trois fils de coton , à raison de 11 sous vi deniers la livre , qu ila baillées et ibumyes pour le dict Monseigneur de Sansac, estant loigé à \Escu de France, en la dicte ville , xxx sous tournois.
» Parties dues à Pierre Panquin , pastîssier, durant le temps que Monseigneur de Sansac, chevalier de Tordre et cappitaine de dnauante lances (cent cinquante hommes), a este loigék VEscu ae France, en ce^te ville d'Orléans, fiiisant la "visitacion des fortifications de la dicte ville d'Orléans, le jeudy quatrième jour de feuvrier M. G.G.G.G.G. LYI, qu'il arriva, scavoir:
» Premièrement j pour soupper le jeiidj quatre feuvrier,
UfMt. SoM. Dca.
» Un potage, » vu »
Deulx lappins, • » xvi »
Deulx chapons, » xviii >*
Deulx perureaulx, . » xvi »
Deùlx bécasses, » xvi »
Quatre pluviers, » xx »
Deulx membres de mouton, » xvi »
Une poule dinde (*), » xxx »
Citrons et oranges, » V ' »
Une salade verte, » 11 vi
A Reporter. . . vn vi vi
(*) Les jésuites ont <'t(' fondes m 4538 , par la bulle de Paul III : Regimini milituntis Ecclesiœ. On trouve ci-<le5sus , rn 4556, une pouled'Inde : il est donc peu probable que ce soit eux qui aient introduit les dindons en France , car u ne te pouvait guère faire qu*un ordre nouveau, en dix-huit ans , soit devenu assez puissant pour avoir fait des c^tablissemens dans Tlndc et y avoir des jniâsioimaires ^ui , dit-on , ont apporté ce* oiseaux eu France.
Report. . . .
Douze douzaines d'aloueUes, Ung petit levreau , Quatre livres de Lart (iard),
TJng roti d olives, En câpres menues, Kn navaulx, En bonnes herbes | En marrons,
Deulx pascës de pommes de Court- Pendu, Deulx gatavlx feuilletés ^ Une tarte blanche, Une tarte de raisins de Cabats , Un g raston (espèce de gâteau) , En raisin de Cabats,
Sous.
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Total. • . • XI Vf %mt
» En maigre , le 'vendredy cinquième jtntr de feuvrier^ pour
^ le €lisner.
» Ung gros brochet, Un g aigle-Êiin (oiseau), Deubc iamproyes, Deubc grandes pluyes, Quatre vives (poissons), Deulx perches, Deulx carpes ', Dn demi-cent d*huitre , Six harengs blancs , Six harengs sorrets, Quatre livres de beurre frais, Un demî-quarteron d'œu£i, » nu
£n herbes fines, Quatre pièces de four, £a tout menu dessert ,
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