‹ Recherches historiques sur le College des Quatre-Nations d'apres des documents entierement ineditsChapitre 37 sur 62 · I MM · texte numérisé non relu

I MM

2. Laftmille de Bcnufort était fort ancienne, et subdivisée en an jjrnnd nombre de ijrnmdii's, successivement originaires du Limousin, do lu Champagne, du Bouphiné, du Languedoc, de la Savoie et de l'Artois.

3. Registre pour strrir ctj.r rJc'itfifVri lions cl «rmtf's de iwssieursk» inspecteurs du-colUgs Masurm, ft grand-maistre . Archivai de l'Empire. MM, 483. - . - ..

du précédent, mais rien ne l'indique'. Le xvni' siècle noua fournit encore : le savant compilateur Jean-Pierre Niceron * ; un sieur Cambronne, entre au collège en 1737; l'orientaliste Etienne Fourmont, et le célèbre avocat Henri Cochin; le poète .Destouches, dont d'Alembert a prononcé l'éloge; Btlvètms, le père du philosophe; Crébillon ; l'abbé Goujet, l'auteur delà Bibliothèque française; l'astronome Nie. de Liste, le chirurgien François Morami, l'acteur Lehain, le littérateur Nicolas Ckarvey, et le médecin Pierre Demours. Le président Ilénault, élevé chez les Jésuites, vint faire sa philosophie au collège des Quatre-N avions s . D'Alembert, fils naturel de M"" de Tencin , recueilli par la femme d'un vitrier, fut mis en pension à douze ans, et entra au collège Mazarin en 1730. Le chimiste Lavoisier y fit aussi ses études. Jean- Sylvain Baill'j, le futur maire de Paris, y étudia les mathématiques sous Lacailie. Enfin, en 1788, apparaît un sieur Cuslines, fils peut-être du fameux général.

De 1734 à 1733, trois membres de la famille de

1. La famille Bart fui anoblie par Louis XIV; lea lettres de noblesse sont insérées dans le Mercure d'octobre 1694. Le fils du. famem Joon Bart mourut à Dunkcrquo lo 30 avril 1755, vice-amiral et grond-cruit do Saint-Louis.

2. Goujet, Éloge âe J. F. Niceron, dans les Mémoires pour jprt'ir d Vhisti.ire îles (mu. mes iïlnslrps rie 1rs ivjiiilW^irs dsjltllrcs, t. XL, p. 380.

3. Sainte-Beuve, Le président Hénautl, dans le Sf«Hil«ur unira-tri du 18 décembre 1854.

Calonne prennent place parmi les pensionnaires, cg sont : Charles- Alexandre de Calonne, le célèbre contrôleur général des finances au début de la révolution; Jacques-Ladislas de Calonne, son frère', et Jean-Baptiste de Calonne. Cette période nous fournit encore : l'historien Ânquetil, le poète Desforges,\ù chimiste Charles-LouisCadet-Gassicourt, le vétérinaire Desplas, le li Itéra teu riouis-Germam PetilainAe chevalier d'Eon, et le poêle Ecouckard, surnommé Lebrun-Pindare : son père était valet de chambre du prince de Conti, dont l'hôtel louchait le collège. Le peintre David y étudia également; on raconte que, pendant une récréation, une pierre lancée par un de ses camarades l'atteignit au visage et lui cassa une dent; il survint une tumeur contre laquelle les ressources de la chirurgie furent impuissantes, et qui, en déformant ses traits, lui occasionna un embarras de prononciation qu'il conserva toute sa vie *.

Parmi les noms qui se sont illustrés pendant le xix e siècle, citons : le géographe Barbier du Bocage, l'archéologue Alexandre Lenoir, fondateur du Musée des monumcnfs français; le littérateur Mehée de la Touche, le mathématicien Legendre, le chansonnier Désaugiers, le jurisconsulte Del-

1. Sur la fâcheuse avenlure qui lui arriva à la fin desea éludes, voyez la Chasteté du clergé dévoilée, t. II, p. 920.

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