Voyez Recueil de la fondation du collège Masarini
liures, et en prendre communication dans le lieu de ladite bibliothèque, sans transporter les liures ailleurs 1 . »
Enfin, relativement à la fondation du Collège et
1. Ordonnance de demi e re v o Ion lé de tnonmur le cardinal duc de Richeliev, en forme de testament, p. ÎO et SI. —Ce testament contient encore sur ce sujet d'autres dispositions qui prouvent que [tiebelieu mérita réellement le titre de bibliophile; tous ses biographes ont cependant laissé cette tendance dans l'ombre. On lit à la suite du passage que nous venons de dler ; < El d'autant que pour la conseruafion du lieu et des liures de ladite bibliothèque, il sera besoin de les nettoyer souuent, i'entends qu'il soit choisi par mondit ncueu vn homme propre a cet effect, qui sera obligé de balayer tous les iours vne fois ladite bibliothèque, et d'essuyer les liures, ou les armoires dans lesquelles ils seront, et pour luy donner moyen de s'entretenir et de fournir les bcllais, et autres choses nécessaires pour ledit netioyemenl, ie veui qu'il ait qualre cens liures de gages par an El d'autant qu'il est nécessaire pour maintenir vue bibliothèque en perfection d'y mettre de temps en temps les bons liures, qui seront imprimez de nouueau, ou ceux des anciens, qui y peuueni manquer, ie veui et ordonne qu'il soit employé la somme de mil liures par chacun an, en achapt de liures, par l'aduis des Uoeteurs, qui seront députez tous les ans par la Sorbonne, pour faire l'inuentoire de ladite bibliothèque > Sur la bibliothèque de Richelieu, voyez :
D. H. 1, Supplément uilt onfiaviltr de Paris de Dubreuil, p. 56- — G. Brico, Description dsParit, 1. 1, p. S37. — Lotneir, do Bibliolnecis, p. 30D. — M. de Marolles, Paris, ou descripiion succincte de celte ville, p, 13 et 45. — Mercure de Fronce de janvier 1682, — Nouvelle Biographie générale, t. VI, p. 73; t, VII, p. 356; t. XIX, p. 146; t. XXIII, p. 896. — L. Jacob, IVaiele' des Bioliolnegues, p. 4"B, 180, 465 — Hugenius, Bpiorommata, lib. VI. — Leprince, Essai hisloricue sur la fliÈliofliègue du Roi, p. 42 ot 34B.-Tallemant des Kéaui, Hiitcrietln, t. II, p. 54.
de l'Académie, voici ce que noua trouvons dans un manuscrit conservé à la bibliothèque tlazarine, et intitulé : Errection d'une academye Royalle faicte parle Cardinal de Richelieu'. « Comblé d'vne infinité d'honneurs, dignités et bien faicts dont la magnificence Royalle a daigné sans mesure recognoistre nos trauaux bien loing et au de la de leurs mérites, Nous serions a jamais ingrat et vrayement indigne de ses faueurs, sy comme les grands demies renuoyent à Iocean les grandes eaues qu'ils en ont receues, nous ne rendions a son seruiee et a l'utilité publicque une partie de ces mesmes bien faicts en les employant en despence, comme nous luy destinons auec ce qui nous reste de santé et de vie, digne de la mémoire de son règne glorieux, grandeur et réputation en cette monarchie puissante. » En conséquence, voyant que la plupart des « doltations, séminaires et collèges, semblent seulement estre destinés aux jeunes gens de basse eslofle et condition roturière, sans qu'on ayt pensé a en faire part a ceux qui portent les armes, n il dote de vingt-deux mille livres par an, à perpétuité, une académie, créée dans la rue Vieille-du- Temple, à Paris, et qui sera consacrée à l'éducation gratuite de vingt gentilshommes, choisis par lui, ou par ses héritiers.
Mais les calculs de Mazarin pour imposer son