INTRODUCTION. XXXIX
vres de Delaunay et Benoît, qui le constituaient en état de flagrante prévarication. (V. son aveu, W, 342, 3e partie, pièce 6.)
Ce fut le jour ou Chabot fut déposer au tribunal dans l'affaire de Brissot, que Chabot ayant reçu les 100,000 livres, fit dire à ceux qui ^'étoient cottisés pour former cette somme, qu'elle avoit été remise par luy-même et déposée sous enveloppe dans la chambre de Fabre d'Ëglantine ; qu'ainsi ils pouvoient être tranquils sur leur sort. (A. nat., W, 342, c. 48, p. 4.) — Notte remise à Duf. par Bous (sic).
Au nombre des improvisations de Vergniaud, on cite son discours sur l'appel au peuple :
« Vergniaud a fait preuve d'un prodigieux talent en parlant d'abondance sur cette grande affaire, mais en parlant comme les fameux orateurs de l'antiquité lorsqu'ils traitoient des intérêts de la République dans les assemblées du peuple; il a énoncé la même opinion que Salle et refuté ceux qui l'avoient combattu. La force du raisonnement s'est toujours trouvée accompagnée dans son discours de la force du langage et de la majesté du style. » (Le Patriote français, n° 4238, 1er janvier 1793, article signé : J. M. Girey.)
Tissot, un autre contemporain qui n'est pas suspect, car il était plus rapproché de la Montagne que de la Gironde, dit aussi :
L'éloquent Vergniaud parut à la tribune le 31 décembre 1792, et prononça, avec cette abondance d'improvisation, un des plus beaux privilèges de son talent, un discours remarquable qui résume complètement l'opinion du parti girondin (vol. IV, p. 64, Tissot).
Enfin, on lit dans l'ouvrage intitulé : Choix de Rapports et Discours, etc., vol. X, p. 414.
« Le 31 décembre, la discussion est reprise... Vergniaud qui improvise eu partie son opinion, s'attache surtout à réfuter celle de Robespierre... »
M. Chauvot,qui a si complètement étudié l'histoire du barreau