‹ Recherches historiques sur les Girondins, VergniaudChapitre 118 sur 135 · DEUXIÈME PARTIE [de l'écriture de Garrun de Coulou · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE [de l'écriture de Garrun de Coulou

Une députation du Conseil Général provisoire de la Commune est admise à la barre et demande à présenter une adresse, Un membre veut qu'elle justifie de ses pouvoirs; un autre propose que le Président demande aux pétitionnaires s'ils ont été nommés par les Comités Révolutionnaires, et sont les mêmes qui ont cassé et réintégré le Conseil de la Commune. Ils répondent qu'ils ont été nommés par les Assemblées générales de Sections, et qu'ils représentent directement le Peuple. Ils annoncent ensuite qu'ils ont découvert un complot et pris des mesures pour le déjouer, qu'elles ont été approuvées par le Conseil Général, et qu'ils viennent en son nom les communiquer à la Convention.

La première de ces mesures est de mettre toutes les propriétés sous la responsabilité des Républicains; la seconde, de donner quarante sous par jour aux ouvriers qui seront sous les armes jusqu'à ce que le calme soit rétabli.

Les pétitionnaires sont admis à la séance et les mesures approuvées par le décret n° 9.

Le Conseil Général de la Commune de Paris, admis à la barre, demande d'établir des communications entre le Conseil et la Convention.

Un membre propose que cet établissement ait également lieu avec les membres du Conseil exécutif provisoire.

Ces deux propositions sont adoptées avec applaudissements.

Lettre du Ministre de l'Intérieur, relative aux discussions élevées entre les Départemens et la Municipalité de Lyon. Renvoyés au Comité de Salut public.

Sur la proposition d*un membre, la Convention décrette à l'una-

nimité que les Sections de Paris ont bien mérité de la patrie pour le zèle qu'elles ont mis aujourd'hui à rétablir Tordre à Paris, respecter les personnes et les propriétés, et à assurer la liberté et la dignité de la Représentation Nationale.

La Convention invite les Sections de Paris à continuer leur surveillance jusqu'à l'instant où elles seront averties par les autorités constituées du rétablissement du calme et de Tordre public.

Décrette que le présent décret sera publié, affiché sur-le-champ et envoyé aux quarante-huit Sections et à tous les Départemens de la République.

Une compagnie de canonniers de la Section Poissonnière défile dans la salle et demande une gratification pareille à celle accordée à ceux des autres Sections qui sont partis.

Renvoyée aux Comités de la Guerre et des Finances.

Sur la motion d'un membre, la Convention nationale décrette etc. (V. n° 13.)

La Section des Gardes Françaises vient désavouer l'adresse présentée il y a quelques jours en son nom. L'Assemblée décrette l'impression et l'insertion au Bulletin de ce désaveu i.

Une députation des quarante-huit Sections demande :

1° La formation d'une armée de Sans-Culottes payés à raison de quarante sous par mur et soldés par la taxe des riches.

2° Le décret d'accusation contre les vingt-deux Députés dénoncés par la Commune et contre les membres de la Commission des Douze ;

3° La fixation du prix du pain à trois sous la livre dans tous les départemens et que l'indemnité de cette diminution soit payée par les riches;

4° L'établissement d'atteliers d'armes dans toutes les places de la République;

1 Une députation de la Section des Gardes Françaises est admise à la barre. Elle est souvent interrompue par plusieurs membres. Le président est obligé de se couvrir; le désordre est à son comble. Les pétitionnaires sont insultés. Quelques membres menacent de les frapper, d'autres veulent les défendre. Plusieurs se prennent au collet, d'autres sortent leurs armes, et, malgré que le président fut couvert, le tumulte se prolonge pendant près d'un quart d'heure. Enfin les pétitionnaires sont entendus.

Cette adresse portait : « Législateurs, vous laissez trop longtemps dans les mains du Peuple les instruments révolutionnaires; le mal qu'ils doivent arrêter s'accroît sans cesse et fatigue les Citoyens ; il

sert les ambitieux qui veulent nous lasser pour nous perdre, etc

Hâtez-vous donc de les lui enlever. »

La Convention décide que cette adresse ne serait ni imprimée, ni insérée au Bulletin.

(Extrait du procès-verbal de la séance du 28 Mai.)

r>° Le Licenoiemenl de tous les nobles occupant des grades supérieurs dans les armées :

6« L'envoi de commissaires a Marseille et dans les Départemens du Midi pour resserrer les liens de fraternité avec les citoyens de Paris ;

7° La réparation des calomnies publiées contre Paris par des écrivains stipendiés pour allumer la guerre civile;

8° L'arrestation des ministres Clavière et Lebrun, le renouvellement de l'administration des assignats et de celle des postes;

9° L'assurance des secours promis aux mères, épouses et enl'ans des guerriers morts en combattant pour l'égalité.

L'Assemblée en décrette l'impression et l'envoi aux départemens, et la renvoie au Comité de Salut public pour en faire son rapport sous trois jours.

Suite du Procès-Verbal du vendredi 31 Mai.

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