GENDARMERIE NATIONALE
Paris, le 9 novembre. 1791.
Je me suis empressé, messieurs, de renvoyer, au Comité militaire, la lettre que vous m'avez écrite le o de ce mois, et votre arrêté relatif à la gendarmerie nationale; les demandes et observations, contenues dans ces deux pièces, seront prises dans la plus sérieuse considération, et il en sera rendu compte à l'Assemblée Nationale.
Le Président de l'Assemblée Nationale,
Signé : Vergniaud.
(Collection de M. Chanibry. Pièce communiquée par M. Noël, sou pendre.)
Addition aux pages 390 et i05.
Séance de la Convention du 12 Août 1793. {Moniteur du 14.)
Chabot. — Je ne sais s'il existe un décret qui ordonne la distribution à plusieurs exemplaires des procès-verbaux des séances du 31 Mai et 2 Juin. S'il existe, on a dû entendre que les secrétaires liraient publiquement ces procès verbaux dont, j'ose le dire, dépend la liberté publique. Eh bien ! ils ne l'ont pas fait; car le côté gauche qui a terrassé les conspirateurs n'aurait pas laissé passer les impostures dont les procès-verbaux sont souillés. Il faudrait vous les lire en entier pour vous prouver qu'ils ne sont qu'un tissu de mensonges et de calomnies...
iSII APPENDICE.
... il discute longuemènl le procès-verbal du 2 Juin ei il demande que la Convention s'inscrive en faux contre les procès-verbans incriminés, el qu'elle en ordonne une nouvelle rédaction.
Lacroix propose «le charger «les commissaires de comparer préalablement la minute des procès-verbaux avec l'imprimé, qui avail été distribué. Ces motions sont appuyées el décrétées.
Dernière déclaration de Chabot.
Nous la reproduisons parce qu'elle est aussi inattendue qu'honorable pour Delaunay et Benoît, compromis par ce misérable personnage.
« Benoit et Delaunai ont voulu sauver Vergniaud, Dccos et Viguier, le dernier comme compatriote et bon enfant. Us m'ont dit qu'ils sacrifieraient cinq cent mille livres pour les sauver. Je leur ai toujours dit que Vergniadd était insauvable et même les autres. Mon beau-frère l'aîné leur a dit : Si Chabot était juge et qu'il sauvât aucun de ceux qui ont voulu sauver le tyran, je le chasserois de chez moi comme un conspirateur ou comme un homme foible. Il ne me serait plus rien. » (Arch. nat., W, 3i'2, 048, 3e partie, p. 03, feuillet 13 du manuscrit de Chabot.)