VERGNIAUD A LA CONCIERGERIE
La première est sa déclaration à Dumouriez qu'il ne voulait plus le voir tant qu'il serait ministre, déclaration qui atteste une pureté singulière et qui est bien digne de celui qui pouvait dire devant la Convention, sans être contredit : Je n'ai même pas fait donner une place de garçon de bureau.
La seconde réponse, digne de remarque, est celle qui clùt l'interrogatoire. « — Pourquoi, dans sa lettre du 12 août dernier (V. ci-dessus, p. 229), il accuse une partie de l'Assemblée nationale? — Qu'il se plaint et n'accuse pas ! o
Vergniaud est tout entier dans la grandeur de cette triste parole !
On lui nomme ensuite un défenseur d'office, le citoyen Guyot, le même qui avait été désigné comme conseil de Charlotte de Corday. (V. Dossiers du procès de Charlotte de Corday, p. 53.)
Vergniaud, défendu par un obscur homme de loi, plus agent d'affaires qu'avocat ! Dérision amère ! Il ne dit rien, mais il apprêta en silence ses armes pour le combat qui était proche
VERGNÏAUD