‹ Recherches historiques sur les Girondins, VergniaudChapitre 86 sur 135 · CALOMNIES CONTRE PARIS · texte numérisé non relu

CALOMNIES CONTRE PARIS

PétitiondufaubourgSaint- Dénonciation du dernier Décret municipal. Inexécution du Décret portant que la municipalité sera renouvellée dans trois jours. — Magistrats prévaricateurs qui perpétuent l'anarchie. — Tout est provisoire. — Leur tyrannie seule est éternelle. — La municipalité veut se mesurer avec vous. — Si vous fléchissez, vous périrez avec elle. — 30 Septembre.

Des agitateurs ont voulu s'emparer de la Révolution. — 11 n'est pas d'horreurs dont le Corps Législatif n'ait été le témoin. — Tableau de l'oppression sous lequel il a gémi.

Vous aurez à examiner de quels éléments est composé le Conseil général de la Commune. — Je puis dire que si la Convention nationale, immédiatement après avoir aboli la Royauté, eût chassé ce Conseil général, elle eût bien mérité de la patrie. — Récit de plusieurs faits. — Il ajoute : Voilà des faits qui déposent contre Paris et que je ne rapporte que pour que cette anarchie ne se reproduise pas. — 10 Novembre.

Dénonciation réciproque ^s s'accusent mutuellement d'indu Conseil général et delà trigues, d'impérities et de n'être amis Municipalité. de la Liberté que par intérêt. — 28

octobre.

Discours de Cambon qui s'oppose au départ des Fédérés sans indemnité.

Discours de Barrerre, idem.

Il s'oppose absolument au départ des Fédérés. B. 1.

SES NOTES. 2C)7

Dénonciation du Conseil contre le Comité de Surveillance (28 octobre).

Dénonciation, par la Sec- Arrêté de la Section contre ce Cotion dn Mail, du Comité cen- m\i^ comme attentatoire à la Souveraineté nationale.

Discours de Barrcrre. l). :$. Deux moyens sont employés pour

nous perdre : tantôt on met en avant un système de terreur, c'est celui de Brunswick; tantôt on recours à un système de calomnie, c'est celui de Marat. — Une nouvelle tyrannie veut s'élever, etc. — Les Sections n'ont pas le droit. — 2 Avril.

Décret que la Section du Mail a bien mérité, etc.

Discours de Barrerre sur le Nous fesons une révolution d'hom- 28 février. mes libres et non pas de brigands. —

Peut-être ne seroit-il pas difficile de prouver que l'on connaissoit les préparatifs de ce pillage que quelques prétendus amis de la Liberté appellent du saint nom d'insurrection. - — Si je voulois salir ma bouche des paroles d'un journaliste atroce ou insensé, trop connu parmi nous pour que je veuille le nommer, vous verriez que sans être ni sorcier ni prophète, on pouvoit présager ce qui vient d'arriver. — Disons toute la vérité. — Il est des hommes qui veulent légitimer le vol, qui flagornent et bercent les citoyens peu fortunés de je ne sais quelles idées subversives de tous les principes sociaux.

11 est vrai qu'il existe à Paris un C^E^^^R* mouvement préparé pour perdre lu Liberté. — Complotcontrcla Convention, d'égorger par les femmes 22 députés. — 18 mai.

Fac-similé de la défense manuscrite de Vergniaud.

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DÉFENSE DE VERC.NI.Vll>. 261)

Tel est le texte de la note préparée par Vergniaud pour sa défense : ce texte est complet en lui-même. M;iis il manque un accessoire important dont il était accompagné. Nous voulons parler des pièces à l'appui, auxquelles renvoyaient évidemment les lettres et chiures que l'on remarque presque à chaque ligne. Ces lettres et chiffres devaient être reproduits sur la pièce invoquée qu'il avait en original ou en copie sous la main. Mais à quelle sorte de documents renvoyait-il? A des recueils ou à des journaux? A quels recueils, h quels journaux, à quelles pages ou à quels numéros? C'est ce qu'il ne disait pas et ce qu'on ne pouvait savoir sans avoir la clé de son travail ; de là une lacune considérable qui en diminuait l'intérêt. Toutefois, connaissant par expérience l'exactitude mathématique des citations de Vergniaud, nous avons eu la pensée de rechercher si, à l'aide des Tables du Moniteur, il ne serait pas possible de reconstituer ce dossier-annexe qui devait offrir à l'orateur un arsenal de preuves pour le cas où ses paroles seraient contestées. Nous avons donc vérifié une à une les indications alphabétiques et numériques de Vergniaud, en les comparant dates par dates aux faits, discours, adresses ou dépèches, auxquels elles font allusion, et nous avons retrouvé sans peine les passages , presque toujours textuels , auxquels Vergniaud avait renvoyé.

Le résultat a même dépassé nos prévisions, nos espérances, en ce que la concordance entre les renvois et les documents invoqués comme pièces justificatives, s'est trouvée d'une exactitude absolue.

Le Dombre de ces renvois par lettres <;t par chiffres est de quarante.

Et, quarante Fois, nous avons pu mettre en regard l'indication el le passage cité.

Les lettres indiquant les cotes vont de l'A à l'II, sans interruption.

Le maximum des pièces renfermées dans une cote est de douze.

Le D est la lettre la plus complète.

La totalité des pièces, répondant à des citations qui ont dû être réunies dans ce dossier accessoire, est de cinquante-deux.

( )n a ainsi sous les yeux tout le travail préparatoire de Vergniaud. On peut en mesurer l'étendue et apprécier le soin avec lequel il avait été élaboré et médité. C'est sa méthode constante telle qu'on a pu l'apprécier dans la rédaction de ses mémoires judiciaires, de son rapport sur Tabago, etc., etc., telle qu'elle est peinte par Bailleul qui nous le représente trépignant de joie lorsqu'il rencontrait un passage invincible à opposer à ses ennemis (Y. p. 251, à la note).

Il est probable que Vergniaud devait avoir emprunté au Moniteur]es journaux qui lui avaient servi de pièces justificatives. Ce oui le démontre, c'est que souvent deux indications, ayant des objets très distincts mais identiques par la lettre et les chiffres, se retrouvent l'une el l'autre dans le même numéro du Moniteur qui cependant à cette époque n'était pas le journal officiel. Au reste, il le cite lui-même (V. p. 256), et l'un des proscrits nous apprend qu'au Luxembourg ils avaient le Moniteur à leur disposition. (V. ci-dessus, p. 256, et Archives nationales, W. 292, n° 204, p. 22.)

Quelques autres citations ont été vérifiées à leur

source : celle de Galigula dans Suétone, celle de Puhlicola Chaussard dans ses mémoires historiques et politiques sur la Belgique et celles du Défenseur de la Constitution, dans le journal de ce nom, rédigé par Robespierre, et la vérification a toujours été couronnée de succès. Nous n'avons pas éprouvé une difficulté, une déception, toutes les cases ont été remplies ; de même que dans les annotations de La Peyrère, nous n'avions pas rencontré une seule inexactitude. C'est à ce mérite particulier de Vergniaud qu'est due la possibilité de la restitution que nous avons tentée et qui a réussi au-delà de notre attente.

Nous devons dire que notre tâche a été facilitée par l'extrême perfection des Tables de la réimpressiu// du Sioniteur (éditeur, Henri Plonj. Sans elles, il nous eût été impossible d'essayer un travail de cette nature, c'està-dire tout à la fois de précision et de hasard. Les tables de l'ancien Moniteur sont pleines de fautes qui eussent rendu les recherches impraticables.

Nous avons dû nous abstenir d'annotations personnelles, d'une part, pour ne pas défigurer l'œuvre de Vergniaud ; de l'autre, pour ne pas grossir démesurément ce volume et faire une histoire de la Révolution sous forme de notes.

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