CHAPITRE II
TARAGB DES INSTRUMENTS BHPLOvâs DANS LE CODRS DES ESP^BtEHCES.
Les principales dispositions des appareils ont été décrites dans le cliapitre i. Nous allons maintenant faire connaître par quels procédés on a déterminé le débit des vannes placées en tête de la rigole et le coefficient de tarage du tube jaugeur.
l' DÉTEBHINATrON DC DÉBIT neS VANNES.
10. La prise d'eau s'opérait, ainsi que nous l'avons dit, k l'aide de quatre vannes en tôle de i mètre de largeur, pouvant se lever de o^.io. Lors des premières expériences d'es.sai, faites en i855, ces vannes versaient directement l'eau à la partie supérieure de la rigole. Le coefficient de la dépense avait été déterminé par M- l'ingénieur en chef Baumgarten, en barrant la rigole et notant le temps employé à la remplir jusqu'à une certaine hauteur. Ce procédé avait conduit M. Baumgarten aux coefficients suivants ' :
Vanne levée de o'",io cocITicienl o.6àb
id. o".ao id. o,63g
iJ. o",3o 'd. o,63i
id, o".âo id. o,6ai
Ces chiffres sont relatifs au cas où une seule vanne étail ouverte; ils augmentaient un peu lorsque l'on en ouvrait plusieurs.
Ainsi le coefficient 0,621 devenait 0,637 lorsque l'on ouvrait
' La fonUtiaei paMiqaes de la viite de Dijon, i856, p. 607.
TARAGE DES INSTRUMENTS. 53
quatre vannes à la fois. La charge était de o™,55 à o'"70, sur le seuil.
1 1 . Les premières expériences ont été faites avec ces. données; Tarage mais on ne tarda pas à s'apercevoir que, même en arrêtant la na- '^^Vas^ vigation, on ne pouvait rendre le débit suffisamment constant. C'est pour parvenir à ce but que fut placé le second vannage comprenant douze orifices carrés à peu près semblables à ceux qu'ont employés MM. Poncelet et Lesbrôs dans leurs belles expériences sur l'écoulement. Malheureusement la disposition des lieux ne permettait pas dé rendre la contraction complète, et dès lors le coefficient trouvé par MM. Poncelet et Lesbros n'était plus applicable. Il eût fallu en effet : i^ que le seuil des orifices fût placé à o°^,6o au moins du fond; a** qu'ils fussent beaucoup plus écartés les uns des autres; 3° que la chambre comprise entre les deux vannages eût une assez grande étendue pour que l'eau sortant du premier pût être sensiblement réduite au repos avant de s'engager dans le second. Ces conditions n'étaient pas remplies; la dernière eût probablement exigé, pour des débits de 1,200 litres par seconde, que la chambre eût une étendue très-considérable. La vitesse de la veine liquide sortant du premier vannage n'était pas éteinte lorsqu'elle atteignait le second , et il se formait visiblement au sein de la masse fluide un noyau central animé d'une certaine vitesse , autour duquel tourbillonnait lentement le reste de l'eau contenue dans la chambre.
11 fallait donc recourir pour déterminer le coefficient de la dépense à des mesures directes. Une première série d'expériences fiit faite dans ce but en juin 1 857. On remplit successivement une partie de la rigole en ouvrant une, deux, trois. . . douae vannes. On mesura avec le plus grand soin le volume débité et la durée de l'écoulement dans chaque cas, et Ton obtint ainsi les résultats suivants.
TARAGE DES INSTRUMENTS.
1'arage]dé£nitif en 1860.
NOMBRE
DÉBIT TOTAL
DÉBIT MOYEN