AU POND
nnifoime.
Cette fois encore les différences sont peu considérables. Pour procéder à une semblable comparaison sur les séries n°* 86, 87 et 88 , il faut se reporter aux expériences sur les parois en planches (séries n^^ 58, Sg et 60); mais la comparaison devient fort difficile en raison de la différence des profondeurs, qui ne permet pas de faire un rapprochement complet. Toutefois les résultats obtenus dans le cas du mouvement varié ne paraissent pas bien différents de ceux qui avaient été obtenus dans le cas du régime uniforme. Cette similitude ne saurait certainement être complète au point de vue théorique; cependant on peut affirmer que la différence est pratiquement négligeable , lorsque Ton opère , comme nous l'avons fait, sur des courants dont le régime ne varie pas trop rapidement.
2 GOURANTS DANS LESQUELS — 7- EST SUPERIEUR A L'UNITE ET OÙ LE RBMOU DE GONFLEMENT S'OPÈRE PAR UN RESSAUT.
18. Le phénomène du ressaut, très-rare dans les cours d'eau naturels, se produit au contraire très-fréquemment dans les canaux artificiels à parois régulières et à fortes pentes; nous avons eu occasion d'en observer dans le cours des expériences un nombre considérable. Nous nous bornerons à faire connaître ici ceux qui nous ont paru le mieux caractérisés; ils formeront sept séries dont les résultats sont groupés dans les tableaux ci-après. Ces tableaux font connaître les profondeurs du courant dans l'étendue du ressaut en partant de l'amont. L'origine du ressaut est ordinairement bien déterminée, mais son extrémité aval ne peut évidemment être fixée que d'une manière un peu arbitraire, d'autant plus qu'il présente , comme on va le voir, une physionomie assez variée, suivant les circonstances dans lesquelles il se produit.
SÉRIE N° 89. — Le remou était produit par un barrage placé à l'extrémité aval de la section de la rigole, dont la pente était de ô",oo49 P^^ mètre. Ce barrage avait o'",6o6 de hauteur pour les six premières expériences, et o°',4o4 pour les trois dernières.
Le ressaut ne s^opérait pas d'une manière brusque ; il était même généralement assez allongé, ainsi quon peut le voir sur la planche XXVIII.
SÉRIE N^ 90. — Le barrage était encore placé au même point que pour la série précédente; mais l'écoulement , au lieu de s'opérer par-dessus, avait lieu à la partie inférieure par une ouverture rectangulaire occupant toute la largeur du canal : cette ouverture avait 0°^, 1 o5 de hauteur pour les deux premières expériences, et o™,2 1 a pour les trois dernières. La physionomie du ressaut est un peu plus accusée que pour la série n^ 89 (voir surtout les expériences n** 1 et 3).
Série n° 9 1 . — Le barrage était encore au même point et avait o'°',6o de hauteur, maîs«il était oblique à la direction du canal; sa longueur était de k mètres pour les expériences n" 1, 2 et 3; de 3 mètres pour les expériences n** 4» 5 et 6; de 2°*,5o pour les expériences n" 7, 8 et 9 (celle du barrage droit était de 2 mètres). Le ressaut est généralement plus marqué que dans les deux séries précédentes.
Série n® 92. — Le barrage perpendiculaire à Taxe du canal n'avait que o™, 194 de bauteiu*; il était établi à l'extrémité de la rigole; la pente en amont étant de o",oo8 par mètre, la vitesse du courant était fort grande et le ressaut extrêmement marqué.
Série n° 93. — Le ressaut n'était plus produit par la présence d'un barrage, mais par un brusque changement de pente du canal, dont l'inclinaison passait subitement de o°',oo59 à o°',ooi5 par mètre. Cette circonstance a su£B pour donner naissance à un ressaut bien accusé.
Série n^ 94* — Le remou était produit par un barrage placé à 433 mètres de l'origine de la rigole, dont le fond était à cette époque horizontal, depuis le profil n° 160 (à 267 mètres de l'origine) jusqu'au barrage. Cette dernière circonstance contribuait encore à accroître la hauteur du ressaut , qui est parfaitement caractérisé.
Série n^ 95. — Cette série ne comprend que deux ressauts fort
remarquables observés par M. Baumgarten : le premier sur le pont aqueduc de Roquefavour (canal de Marseille], le deuxième sur le pont aqueduc de Crau (canal de Craponne) (voir planche XXV III). Le ressaut observé à l'extrémité aval du pont de Roquefavour est dû principalement à Télargissement brusque du canal à la suite du pont; quelques circonstances accessoires tendaient en outre à l'augmenter, savoir : l'existence d'une courbe et d une légère contre-pente en aval , et la nature de la paroi , qui présentait à Técoulement une résistance beaucoup plus grande que sur le pont lui-même. Le ressaut constaté à l'extrémité amont de l'aqueduc de Crau est simplement dû à un changement de pente très-brusque.
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