AA = MèP'A? = MP1N A? Ces trois ligatures appartiennent
toutes aux médailles de Sagunte , et se trouvent exactement gravées à la PI. LXHI, n“ <), 10 et 11 .
3 46. M = M'P = MO , eu considérant ce monogramme immuable
comme une simple réunion de deux lettres, clans le seul but d’économiser l’espace qu'occupaient séparément le M et I**. Mais, en admettant ici des doubles emplois, l'on trouve encore un K dans les trois premiers traits du M, ce qui ferait M'M*, égal à MON.
'iij. MS = M'M ' 4 = MON , par le double emploi des lignes comprises dans le 't. A la PI. XIA II, n" 9 , 011 lit ce
qui fait M'î'FNP'h, soit : MONNJNP; mais cette rare médaille ayant été mal observée jwir le P. Flouez, et par son graveur (Tab. XXIV, Fig. îx), on y a substitué la légende MVNIC-, ce qtii naturellement a donné lieu à cet éminent auteur de prétendre qu'Emporiæ devint un municipe romain, thèse qu'il cherche en vain à établir par d'autres arguments. — Cette leçon fautive a été ml mise dans le grand
Ouvrage de Mionnet. Sestini n'en fait pas mention. A la Tab. LUI, n" 4 , de Florez, on trouve une répétition également erronée de eette môme médaille, à moins qu elle n’ait été retouchée.
340 . Y = MéN = MON , où le M est «juché , comme on peut le voir en renversant ainsi le monogramme , PI. LXXII , Fig. v. 1 A' double emploi des lignes BC et CD contribue à la formation du Y, n° 187, de l'alphabet. Fnfin le N résulte du triple emploi des lignes BC et CD, combiné avec le double emploi du trait Dlî.
Le groupe si varié des PI. V et VI, portant au fond la même légende : Xh'OIXY, présente cette dernière lettre sous la forme du Y qui nous occupe actuellement, Pf. V, n' 7, tandis qu’au n° 6 la légende finit par un simple M, indiquant la première lettre de MOX. Il y a plus souvent, pour lettre finale, le Y, dont la décomposition nous fournirait également les MON ; mais, en réduisant ce signe à un simple M exhaussé sur sou piédestal, le mot indiqué, Manela, sera toujours le même , en sorte que l'explication des légendes ne souffrira rien , quelque interprétation qu’on donne au caractère.
34 <j. Y = M ou MON. Voir l’article précédent. On le trouve aussi à la PI. XI, n° 4 ; PI. XIII, 11“ a, 3 , 10; PI. XXIV, n « 4; e t PI. XXV, n“ 9 et 1 1 .
35 0. Y = Mou MON, ne diffère du précédent Y que par la solution
de continuité dans le trait vertical, analogue à ce que nous avons vu par les lettres Y et Y, 11“ 188 et 18g.
35 1 . M ou MON. la-s jambages extérieurs, obliques au 11° 34 y, sont perpendiculaires ici. Ce caractère apparaît à la Plan*
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che XVII, n“ i et 5 ; PI. XXIII , n“ a et 6, remplacé dans d’autres variétés du même groupe par M et T; puis à la PI. XXV, n" io, et XXVIII, n* 16.
I .es graveurs espagnols, souvent fort peu habiles à la vérité , se sont toujours montrés « économes du temps et des paroles, » comme le prouve cette quantité de ligatures, bien supérieures en nombre à toutes celles qui paraissent sur les médailles romaines en caractères ordinaires , et dont M. Riccio (i) a formé, le premier, la collection & peu près complète. Il n’est donc pas probable que nos graveurs, employant simultanément le simple M, n’aient pas eu à exprimer quelque chose de plus dans ces caractères compliqués. Au fond, cette question n’a aucune importance pour l’interprétation des légendes, comme je l’ai déjà dit, et nous passerons légèrement sur les caractères suivants :