‹ Recherches numismatiques, concernant principalement les medailles celtiberiennesChapitre 44 sur 83 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

DÉ» INSCRIPTIONS CELTI BKRIENNES.

En parlant du monogramme I*’, page j’ai déjà donné le texte d'une inscription sur pierre, tant d’après Velâzquez que d'après Erro.

.le ne l’ai pas vue moi-même, malheureusement. La principale difficulté consiste dans la lettre douteuse Y, qui revient deux fois. Au chapitre III, n" 257, il en a été question, dans la supposition que ce pourrait être un V exhaussé, c'est-à-dire l’V ordinaire des Romains. Dans ce cas, l’on pourrait réduire ainsi cette inscription en caractères ordinaires :

UNXNVCINVTN

INADOAEMEIN

Mais l'on n’en serait guère plus avancé, pour la première ligne. En lisant, par exemple: IN DENARIORVM N V mo rurn C 1 terio ris..., il faudrait quelque mot comme officina, moneta, etc., qui ne peut être sous-entendu ici ; de sorte que la conclusion de la phrase devient fort embarrassante. Sinon, on pourrait à la rigueur voir, à la fin, une allusion à la province Intérieure, si commune sur les médailles. La seconde ligne, au contraire, fournit des ressemblances frappantes avec les légendes numismatiques. Les trois premières lettres P' AA se re-

trouvent exactement à la PI. XIX, n" 9 ; et l'4 qui suit sur la médaille est le même O vulgaire, figuré dans l'inscription par H. Nous lisons donc sur l'une et l’autre : IN \eris Denariorum Offtcino... Iæ numéro d'ordre qui suit dans l’inscription probablement est fort douteux; niais sur la médaille il y a une cinquième lettre, H, indice du 8“ atelier, qui occupe toute la planche XIX , dont le n° 5 est en argent, et confirme ainsi mou interprétation antérieure du n’ 9, en bronze, par INAerwvel \ssium DenariorumOfficinaQctava. I .es trois lettres suivantes de la seconde ligne, AüM, font aussi partie d’une importante légende à la face principale de la médaille de Sagunte, PI. LX1I1, u« 9 et 10, portant : P'XOXAIîM = IN DECIMA Officina DENARIO- RVM A Kreœ M onetœ. Cette explication, par AE reœ Morte tir, parait donc acquise aussi aux trois lettres de l'inscription, dont le commencement P'X est absolument semblable à celui de la légende.

Si ces rapprochements sont loin d'être parfaitement satisfaisants pour l'explication du monument reltibérien en question, ils semblent du moins prouverque c’était, là aussi, l’enseigne d'un hôtel des monnaies, comme celle qui a été trouvée à Cretas et expliquéeau chapitre précédent (Planches I.XXIII et LXXXI).

I a -s vastes inscriptions de l'obélisque de Xanthus en Lycie se raj>jxirteut également au monnayage provincial et celtibérieu des Romains. Sans doute il 11e faut pas appliquer à ces anciens maîtres du monde le vieil adage :

« Les fenètrrs et les murailles Sont le papier des canailles. -

Mais il n'en est pas moins certain que ce monument célèbre formait un tout complet, moyennant son inscription grecque en douze lignes, placée sur le côté nord-est ; et que tout le surplus y a été gravé plus

tard, et wm aucun rapport avec les intentions du tdndateur. Par conséquent il faut renoncer d'abord a l’espérance qu'on avait conçue en Angleterre après le second voyage de M. Kellows, publié en i84t, qu’une bonne explication de ce texte grec servirait à démêler le contenu de ce qu'on supposait rédigé dans l'idiome de la Lycie, avec des caractères analogues à ceux du grec et du zend. Depuis, l'inscription primitive en grec a été reudue complètement lisible dans le nouvelles planches publiées dans le i" volume de la Société royale de littérature ( London , 1 843), et ne présente pas la plus légère ressemblance avec les autres inscriptions. Ce ne fut que longtemps après la publication des premières planches que nous en eûmes connaissance à Madrid. J’entrepris alors un travail fort étendu à ce sujet, mais qu'il ne convient plus de publier, depuis que le texte même des inscriptions a subi tant de modilications. S'il y a eu bien des choses perdues, par suite de ces corrections postérieures, nous avons gagné toute la partie su|)érieure de la face nord-est, qui a été relevée de ) terre, et nous montre à présent la véritable inscription du monument, en lettres grecques, placée précisément au milieu. Tout le reste, tant au-dessus qu’au-dessous de cette inscription , et sur les trois autres cotés de l’obélisque, Ibruic une véritable superfétation, quelque immense intérêt qu’elle offre aux recherches des antiquaires.

les pertes dont je viens de parler consistent principalement dans la diminution considérable des signes alphabétiques. Il y en avait, aux premières planches, au moins 64 variétés, dont la plupart répondaient exactement à celles que j’ai déjà expliquées d'après les médailles celtibériennes ; savoir, suivant leur importance , c'est-à-dire suivant le nombre de fois qu’elles se présentent sur l’obélisque; à peu près :

E = .E. I’voe 28, n“ 5 i.

“b — O. * — 43, u° 1 83, et page 44, 11° 18p.

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37, ii-

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'f' = O. — 43, n° 1 83, et page 44, n ° 188 .

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Page 3~, n" 1 13.

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ou A ? Voir la page a5, n” a8.

— 33, n* go.

— 46, n“ ao4-

— ag, n° 65.

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