‹ Recherches numismatiques, concernant principalement les medailles celtiberiennesChapitre 48 sur 83 · h. = P, Page 46, n 8 ao5. Paraît une seule fois · texte numérisé non relu

h. = P, Page 46, n 8 ao5. Paraît une seule fois

4*- Y? — 53, n 8 257. — une seule ibis.

Voilà donc, outre les douze lignes de l’inscription grecque, un total d'environ 6344 caractère», dont 5474 égaux en tout à l’alphabet reltibérien, que j'ai formé d’après les médailles espagnoles. De ces 870 caractères, qui diffèrent plus ou moins de ceux des monétaires

RECHERCHES NUMlSMATfQUKS.

provinciaux, le plus fréquent est Y, qui ne revient cependant que i43 fois, et n’occupe, pour ce motif, que le quinzième rang. Quelle différence de là au caractère éminemment eeltibérien d’un ^ ou 'L, qui revient environ 917 fois!

Ce n'est pas tout. Ces quatorze lettres, pour ainsi dire dissidentes, sont pour la plupart faciles à ramener au giron des alphabets celtibériens. De l'Y précité je ne dirai rien pour le moment, parce que je le considère comme une lettre numérale. Suit immédiatement, en importance, le ï, monogramme qui, par son intime analogie avec ceux des médailles des familles romaines, doit impliquer les lettrés TET, indication du tétradragme; car, malgré l'immensité sans exemple de cette inscription, il 11e faut pas y chercher des mots entiers, sinon des formules abrégées, comme sur le monnayage romain, soit en caractères ordinaires, soit en lettres eeltibérien lies. Le +, dans les alphal>ets étrusques et samnites, a été assimilé an T. I /étrusque et le celtibérien sont à peu près la même chose pour moi. Cependant, lorsque nous en viendrons aux inscriptions de file de Minorque, on verra que ced-a été employé aussi comme ligature d’un I et un T. Le monogramme Y' ressemble tellement au Y = MO de ma page Gj, n" 3 r m, qu’on ne peut hésiter à lui assigner la même valeur. Le sculpteur île l’inscription diminuait son travail et gagnait de la place, en mettant Y au lieu de Y. D’ailleurs nous retrouvons cet Y, parfaitement exact, dans le uG® caractère de la ligne 5i du coté sud-est de ce monument, d'après les planches corrigées. Dans Y il faut vo'r, peut-être, une autre lettre numérale. P aura probablement la même valeur que le K — K, fréquent sur les médailles cel libériennes, aussi bien que sur le monument de Xanthus; avec la seule différence que les traits obliques ont été arrondis. PM se trouve absolument dans le même cas que Y, par rapport aux médailles, où nous trouvons = MO. De M je n’ai rien à dire, excepté qu’il 11e parait que 19 fois. Il a été question déjà du F" et de sa grande ressemblance avec le F eeltibérien ; mais

RECHKRCH ES N U M 1 SMATIQU ES.

il me reste à observer que ce A* est plus fréquent sur les planches corrigées que sur les anciennes. Le ^ est égal au quoique tourne de l'autre côté. , qui ne paraît qu’une seule fois , semble indiquer deux SS couchés. Rien de plus commun que le T, contenant un T et un K. Voir la planche précitée de M. Riccio, n° 76.

Quant a l'explication des phrases, contenues ordinairement, au commencement et à la fin, entre deux points (:), je suis obligé d’avouer que je ne sais rien de la langue lycienne, du zend, du pehlvi ou du sanscrit, qui donnent tant de relief aux savants travaux de M. Daniel Sharpe à ce sujet. Mon humble interprétation ne passe pas du latin commun ; et encore je ne prétends f>as au titre d’un bon latiniste, qui veut dire beaucoup, selon moi.

Ce qui me frappa d’abord à la vue des planches primitives, ce fut le MOh'ET qu’on apercevait à la 27* ligne du côté nord-ouest. Je médis qu’il y avait là évidemment MONET en toutes lettres, la troisième personne de l'indicatif du verbe rrwnere ; donc, me disais-je, il v a ici un discours, et ce discours doit être conçu en latin. M. Sharpe v a\ait bien trouvé aussi ces cinq lettres mo/tel, mais il séparait le T îles quatre autres, pour lire en deux mots : MONE, qu’il n’explique pas, et troûoüde , « the Trocs (1). »

Qu’011 se figure mes regrets, lorsque je reçus les planches corrigées, et vis effectivement à la même place l MOKE * par conséquent le T justement séparé , pour commencer un autre mol , quoique M. Sharpe, lors de son travail, ne put pas connaître une corrcc-

1) Charles Fellows, Discmeries in Lycia; Loodou, 1841, pages 504 et 5Ô0.

tion survenue plus tard ; doimant ainsi une preuve évidente de sa sagacité, malgré l’opposition radicale entre son système et le mien.

Je me suis consolé ensuite, lorsque je découvris une sorte de dédommagement au milieu d’un passage de la ('>4' ligne du côté nordouest, planche corrigée, portant 'Ÿ'KET = MONET, au moyen de la ligature. Mais bientôt je m’aperçus qu’il ne fallait pas chercher dans ces inscriptions des mots entiers, ni des discours suivis. Je me rappelai que du verbe tnonere provient le mot moweta et ses dérivés, mox Et art us, monet xlis, etc., ce qui me laissait plus de latitude. Voici ce qui en est résulté, toujours suivant les planches rectifiées :

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