CARACTËKE DU MINISTËBE DE LA SOCIÉTÉ DOMESTIQUE
La mère, placée par la nature entre le père et les enfants^ entre h pouvoir et le sujet, et par le moyen ou le ministère de laquelle s'accomplit faction pjN)ductive et conservatrice^ la
(1) Lorsqttll naissait an enfant chez les Romains , on le mettait aqx ineds dn père ; s*f l le levait de terre, l'enfant devait vivre : d*où est venae rezpMitioB étmfer un enfant.
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mère reçoit de Tun pour transmettre à l'autre^ obéit à celui-là pour avoir autorité sur celui-ci; dépendante du pouvoir, indépendante du sujet, et pour pouvoir remplir la double fonction d'obéir et de commander, de recevoir et de transmettre, elle doit être homogène à l'un et à l'autre, c'est-à-dire de même nature que l'un et l'autre. Aussi, si elle participe de l'homme parla raison, elle participe de Tenfant, comme l'ont observé tous les physiologistes, par la délicatesse de ses organes, l'irritabilité de ses nerfs, la mobilité de son humeur, et Ton poivrait rappeler homme-enfant, ie prie le lecteur de bien retenir cette proposition, dont il trouvera des applications à d'autres sociétés. Ainsi , si Ton voulait traduire la constitution de la société domestique en langage mathématique, on pourrait dire : L'homme est à la femme ce que la femme esta Tenfant; ou le pouvoir est au ministre ce que le ministre est au sujet.