DE LA VIK
par cette classe de fonctions; par Fautrc il existe hors de lui; il est riiabitant du monde, et non comme le végétal du lieu qui le vit naître. Il sent et aperçoit ce qui l'entoure, ré * fléchit ses sensations, se meut volontairement d'après leur influence , et le plus souvent peut communiquer par la voix ses désirs et ses craintes, ses plaisirs' pu ses peines.
J'appelle vie organique l'ensemble des fonctions de la première classe, parce que tous les êtres organisés, végétaux ou animaux, en jouissent à un degré plus ou moins marqué, et que la texture organique est la seule condition nécessaire à son exercice^ Les fonctions réunies de la seconde classe forment la vie animale, ainsi nommée parce qu'elle est l'attribut exclusif du règne animal.
La génération n'entre point dans la série des phénomènes de ces deux vies, qui ont rapport à l'individu, tandis qu'elle ne regarde que l'espèce : aussi ne tient-elle que par des liens indirects à la plupart des autres. Elle ne commence à s'exercer que lorsque les autres fonctions sont depuis longtemps en exercice; elle s'éteint bien avant qu'elles ne flnissent. Dans la plupart des animaux, ses périodes d'activité sont séparées par de longs intervalles de nullité; dans l'homme, où ses rémittences sont moins durables, elle n'a pas des rapports plus nombreux avec les fonctions. La soustraction des organes qui en sont les agents est marquée presque toujours par un accroissement général de nutrition. L'eunuque jouit de moins d'énergie vitale ; mais les phénomènes de la vie se développent chez lui avec plus de plénitude. Faisons donc ici abstraction des lois qui nous donnent l'existence pour ne considérer que celles qui l'entretiennent ; nous reviendrons sur les premières [B].
§ II. Subdivision de chacune des vies, animale et organique, en deux ordres de fonctions.
Chacune des deux vies, animale et organique, se com-