‹ Recherches pour servir à l'histoire des lombriciens terrestresChapitre 42 sur 90 · Comptes rendus, ASTA, 2° semestre, p · texte numérisé non relu

Comptes rendus, ASTA, 2° semestre, p

LOMBRICIENS TERRESTRES, 99 Houlleti, et les entonnoirs sessiles qui servent d'oviductes. F'ai trouvé également chez les individus que j'ai observés une sorte de pénis rudimentaire, que M. Vaillant ne figure pas dans les espèces qu'il a eues entre les mains, bien qu'il existe au moins chez le P. posthuma : enfin j'ai signalé des poches copulatrices de forme toute différente de celles qui avaient été décrites jusque-là. L'étude de l'appareil vasculaire, celle du sytème nerveux, ont été également complétées par la description du mode de terminaison des vaisseaux et par celle d'une partie au moins du système nerveux stomato-gastrique. Enfin j'ai également donné de nombreux détails sur les glandes annexes du tube digestif.

On peut donc considérer les Perichæta comme étant, après le Lombric terrestre, les mieux connus de tous les Lombriciens terricoles. Je vais donner une description succincte de l'organisation des espèces que j'ai étudiées et qui portent à dix-sept le nombre des

Perichæla connus.

PERICHÆTA HOULBLE'TE Sp. nov.

Longueur, 1 décimètre environ; ceinture commençant après le treizième anneau et occupant les anneaux quatorze, quinze et seize, paraissant assez ordinairement dépourvue de soies, mais en présentant néanmoins dans certains Cas. Soies au nombre de quarante-cinq à cinquante par anneau, simples et en forme d'S. — Les soies en voie de formation sont surmontés d'une sorte de bourrelet grumeleux, entouré par les cellules sécrétrices. |

Orifices génitaux mâles situés sur le deuxième anneau qui suit la ceinture, entourés par une aire blanchâtre provenant de ce que les prostates se montrent à travers les téguments. — Sur la ceinture et en avant un orifice parfois peu distinct, qui m'a paru en rapport avec

les oviductes, et qui se retrouve dans toutes les autres espèces. Enfin

des poches copulatrices au nombre de trois paires entre les anneaux six, sept, — sept, huit — et huit, neuf

La couleur est celle de nos Lombrics; Fanimal est venu de Calcutta dans la terre de plantes expédiées de ce pays; il était à son arrivée parfaitement vivant.

Voyons maintenant quelle est l'organisation anatomique de ce ver.

L'appareil digestif se trouve comme toujours formé d'un pharynx glandulaire à parois très-épaisses, d’un œsophage assez allongé et membraneux, d'un gésier musculaire et d’un tube digestif proprement dit’.

Le pharynx occupe les cinq premiers anneaux, il est piriforme, d'un blanc mat et recouvert de plusieurs couches de glandes qui s’ouvrent à son intérieur par trois paires d'orifices.

L'œsophage, très-légèrement conique et s’élargissant un peu d'avant en arrière, occupe les anneaux 6, 7, 8 et le commencement du 9°,

IL présente sur sa longueur de remarquables appareils glandulaires. Ce sont, en premier lieu, trois paires de houppes de tubes situés chaque paire dans un anneau différent. Ces tubes sont réfléchis sur eux-mêmes et contournés en spirale”. Ils contiennent des cellules pâles ovalaires pourvues d’un noyau.

Dans le sixième anneau deux glandes piriformes sont appliquées de chaque côté de l’œsophage; leur gros boutest tourné en avant, leur petit bout se continue en arrière de chaque côté par un court canal excréteur qui vient s'ouvrir dans l’œsophage au point même où celui-ci traverse la cloison 6, 7. De chaque côté ces glandes se réfléchissent en avant et se prolongent en un pédoncule tendineux qui

les relie aux parois du corps”.

1, PI, 11, fig. 37 et 38.

Page 1