PI. 1v, fig. 74, m
un sillon très-marqué plus allongé en avant qu'en arrière sépare trèsnettement ces bourrelets du reste des téguments.
Entre le septième et le huitième anneau, de même qu'entre le huitième et le neuvième, on voit à la face ventrale, chacune très-rapprochée de sa voisine sur le même anneau, deux boutonnières transversales qui sont évidemment les orifices des poches copulatrices”.
Ici, par une conséquence naturelle du rapprochement des orifices mâles, les orifices des poches copulatrices sont beaucoup plus rapprochés. Au lieu d'occuper les côtés du corps comme chez les Perichœta, ils occupent franchement la région ventrale. Ajoutons qu'ils sont réduits à deux paires. ce que nous avons rencontré d'ailleurs dans ce groupe.
Les pores dorsaux sont plus gros et plus visibles dans les anneaux qui précèdent la ceinture que dans ceux qui suivent. On en voit un en avant et un n arrière de cet organe, mais assez petit; celui qui se trouve entre le onzième et le douzième anneau est assez souvent peu distinct, mais entre tous les anneaux qui précèdent ils sont visibles à l'œil nu; le premier qui soit bien distinct est entre le cinquième et le sixième anneau.
Les soies sont petites, assez espacées, longues, minces, très-légèrement courbées en forme d'S; on peut en compter environ une trentaine par anneaux; mais les caractères tirés du nombre des soies doivent être employés avec circonspection., car ce nombre varie sans doute avec la taille de l'animal.
Les caractères anatomiques de notre animal le rapprochent, comme on devait s’y attendre des Perichæta; néanmoins il en est quelques-uns qui lui sont propres.
Le tube digestif offre, comme d'habitude, un pharynx, un Ͼso-
phage et un gésier. Le gésier occupe le douzième anneau, je n'ai pas
LOMBRICIENS TERRESTRES. 129
vu de Cœcums latéraux à l'intestin. bien que je les aie cherchés.
L'appareil cireulatoire est construit sur le type habituel. VE existe des organes segmentaires bién évidents; mais je n'ai pu voir leur orifice extérieur.
Les testicules sont situés dans les anneaux onze et douze; ils sont au nombre de deux paires, dont l’antérieure moins développée; il m'a semblé, mais ce fait aurait besoin d’une confirmation, que le testicule postérieur droit, qui est composé de plusieurs lobes, était en général plus développé que son homologue de gauche.
La glande prostatique est bien développée, mais présente une forme générale circulaire dans laquelle sont à peine découpés quelques lobes. Le canal excréteur présente la forme qu'on lui connaît chez les Perichæta.
Les ovaires, assez apparents et dont les œufs sont très-visibles à l'œil nu, sont situés dans le treizième anneau. Ils sont adhérents aux parois de la cavité générale et non pas pédontculés:et flottants comme chez le Perichæta Houlleti: leur forme est d’ailleurs très-irrégulière.
Les poches copulatrices sont situées dans les anneaux sept et huit, elles m'ont paru formées d’un simple sac pirilorme; il n’y en a que deux paires.
Je n'abstiendrai de donner plus de détails anatomiques'sur cet animal.
L'état de durcissement où se trouvent les nombreux échantillons que je possède m'empêche d'entreprendre des recherches plus approfondies et qui eussént cependant été intéressantes, puisque l'animal qui nous occupé est le premier qui, tout en se rattachant’ d’une manière évidente au type des Perichwta, s'en éloigne cependant à cer- {ains points de vue.
Les échantillons de ces Vers que possède 1e Muséum ént été recueillis, x Ia demande de M. Victor Borie, alors directeur du Comptoir d'estompte de Paris, par l'agence que cet établissement