APPAREIL GÉNITAL
Les Lombriciens sont actuellement considérés comme hermaphrodites, tandis que les Annélides sont au contraire dioïques et c’est là un des caractères les plus frappants qui distinguent ces deux classes d’Annelés.
Toutefois des recherches encore récentes sont venues enlever à ces différences le caractère absolu qu’elles ont eu longtemps.
Parmiles Annélides et, dans des genres habituellement dioiïques, il s'est trouvé quelques espèces véritablement hermaphrodites. Ces découvertes n'ont cependant pas supprimé la valeur zoologique du caractère mis en lumière par M. de Quatrefages. C’est, en effet, dans les Annélides tout à fait inférieures seulement que l’hermaphroditisme a été constaté ; il est en quelque sorte, chez elles, une marque de dégradation de l'organisme et n’a pas plus d'importance pour la caractéristique générale de la classe que l'absence de soies qui a été signalée par M. Strethill Wrigth, M. Dyster, puis par M. van Beneden père, chez l'Annélide qu'ils ont nommée le premier Phoronis hippocrepia et le troisième Crepina.
De même il n’est pas impossible que chez les Lombriciens l'hermaphroditisme ne soit pas absolument général. Nous avons vu en effet que, chez quelques Lombriciens intraclitelliens, il semblait que les sexes pussent se trouver séparés. Ces faits ont toutefois besoin de confirmation.
Dans tous les cas, la dioïcité coïnciderait ici avec un degré plus grand de perfection de l'organisme. De telle façon que si, d'une part, les Annélides en se dégradant semblent passer aux Lombriciens inférieurs, inversement les Lombriciens en se perfectionnant paraissent revenir aux Annélides, du moins sous le rapport de la constitution de l'appareil génital.
L'hermaphroditisme est d’ailleurs de beaucoup le cas le plus général; il y a donc lieu de considérer pour chaque ver :
1° L'appareil génital mâle et ses accessoires ;
2° L'appareil génital femelle et ses accessoires.