A. — CERVEAU, OU MASSE SUPÉRIEURE DU COLLIER OESOPHAGIEN
Lorsqu’on enlève la partie supérieure de la boîte cartilagineuse qui renferme le cerveau, cet organe, mis à nu (1), se présente enveloppé de sa membrane, divisé en deux portions distinctes de forme, d’aspect et de couleur.
Ces deux parties sont continues et limitées par Un sillon, sur lequel je reviendrai en faisant la description de cet organe.
a. Portion postérieure, cervelet de Cuvier.
Cette portion est hémisphérique, légèrement aplatie dans le sens transversal, libre en arrière, continue en avant avec la portion antérieure.
Des bandelettes blanches dirigées parallèlement d’avant en arrière décrivent des quarts de cercle sur cette demi-sphère, et alternent avec des bandelettes de largeur égale et d’une couleur gris clair, d’autant plus facile à distinguer, que l’observation est faite sur un animal plus frais. Si, au contraire, il a été conservé dans l'alcool ou dans tout autre liquide pendant quarante- huit heures seulement, la distinction de ces différentes parties, est à peu près impossible.
Les bandelettes ou raies blanches sont au nombre de sept ; les bandelettes grises sont au nombre de six, sans compter le sillon, de couleur grise aussi, qui sépare le cervelet de la portion antérieure, et qui est en contact avec les deux dernières bandelettes blanches de chaque côté.
Ces raies correspondent , ainsi que le, prouve l’étude des éléments anatomiques faite à l’aide du microscope, les premières, à la substance blanche, et les secondes à cette substance formée de noyaux libres, que je désignerai désormais sous le nom de. substance grise.
Cuvier, dans son Mémoire sur le Poulpe, désignant par le nom
(1) Fig. 1 et kl.
de cerveau toute la masse sous -œsophagienne , considère comme étant le cervelet la portion que je viens de décrire, et réserve le nom de cerveau proprement dit à celle dont la description va suivre.
h. Portion antérieure, cerveau proprement dit (Cuvier).
Cette portion antérieure est de forme presque rectangulaire, aplatie et taillée en biseau antérieurement. D’arrière en avant, nous la voyons divisée en trois bandes transversales et parallèles, d’une largeur sensiblement la même, séparées entre elles par deux sillons de couleur grise qui présentent très-peu de profondeur.
Sous le rapport de l’aspect et de la forme, rien de particulier ne caractérise les bandes postérieures; mais la troisième présente cela de remarquable qu'elle est divisée dans le sens antéro-postérieur par un sillon large et presque sans profondeur, perpendiculaire à ceux dont j’ai déjà parlé, de sorte que les deux moitiés de cette bande s’arrondissent sur leurs limites latérales en calottes sphériques, dont le relief peu sensible demande assez souvent le secours de la loupe pour être aperçu.
Du bord latéral du cervelet et du même point de la bande postérieure, s’étend une lame de substance nerveuse, mince en avant et en arrière, plus épaisse au milieu, qui unit postérieurement la masse sus -œsophagienne à la masse sous -œsophagienne. C’est la commissure postérieure (1) .
Un peu au-dessus de ce bord du cervelet, naissent de chaque côté les nerfs optiques (5) dirigés en dehors.
Au-dessus du nerf optique, émergent trois petits nerfs (3) , l’un immédiatement au-dessus, les autres un peu plus en avant et en bas.
Du bord libre de la bande antérieure se détachent des nerfs,
(1) Fig. kl.
(2) Fig. kl, n° 5.
(3) Fig-, kl, a° 6.
JL'I.ES C’IIÉKON.
cinq de chaque côté. Quatre, plus fins, sont destinés aux lèvres, le cinquième se distribue à la masse buccale.
Le bord latéral de cette môme bande émet un large cordon qui va s’unir au ganglion en patte d’oie, portion antérieure de la masse sous-œsophagienne. C’est la commissure antérieure (1).