SUR LA RESPIRATION DUS ANIMAUX D'UNE FERME
Au commencement de h préparation' du gaz, la communication entre la cornue et le flacon laveur étant interceptée par le robinet de cuivre R, on force le gaz produit k passer dans l'éprouvette par le tube adducteur h. SI Von a eu soin de retirer la rondelle d placée sous cette épronvelte, de fan.™ a l'aire arriver le tube adducteur dans l'eau seulement, le ira; pourra s'écbapper librement.
Après avoir perdu S à 10 litres d'oxygène, alors que l'on est sûr que tout l'air contenu dans la cornue a été chassé, on remet sous l'éprouvette E la rondelle d qui avait été retirée, cl nussilôl on ouvre le robinet R. 1-e tube qui était cuitairé dans l'eau, pliiiiiieanl maintenant dans le mercure, est rois alors sous une pression suffisante pour forcer le L'a/ ii passer dans li 1 flacon laveur J.. 11 se rend par le tube de plomb i dans les gazomètres places à eiVa', et ipii sont disposés pour le recevoir.
Une Fois que la cornue a été chauffée, vingt-cinq ou trente minutes suffisent pour obtenir 200 litres de gaz environ : il est indispensable de donner aux tubes de dégagement un diamètre assez large pour suffire à l'écoulement du gaz qui se produit en très grande abondance; avec celte précaution, la préparation de l'oxygène ne présente plus aucun danger. Le gazomètre se remplit sous une pression qui ne dépasse pas 4 à 5 centimètres de liquide soulevé dans le tube de sûreté i'.
La figure 1 de la planche VI représente différents ballons exactement jaugés, qui servent à mesurer la dissolution de potasse placée dans l'appareil condenseur de l'acido carbonique.
2tâ RECHERCHES CHIMIQUES
Il me pai-att ulilodo ilminei- îc-i *jui'ii[in-s explîcîiti<însrlctaillées sur marclie générale des expériences et sur les précautions qui ont été prises pour en assurer le succès.
L'animal introduit dans la cellule, on place la porte F et l'on serre avec soin Ions Icsécmus ; deux ou trois minuit» sullisent pour cette manœuvre. Des que la fermeture est complète, on met on mouvement l'appareil condenseur l l l ■ ■ ooiilicnl un volume Je pelasse caustique exactement juujfé. 1. 'acide carbonique s'absorbe, et suivant les indications du manomètre, on introduit la quantité d'oxygère nécessaire pour maintenir à peu près cmislaiiie la pression intérieure. Cependant l'expérience ne commence iléfiiiiliveiueiit qu'après avoir laissé séjourner l'aninial pendant quinze minutes environ dans l'appareil. Il est ordinairement tout haletant après la lutte qu'il faut engager avec lui pour l'iulroduire dans la cellule ; il est donc absnlimieiil ] «''cessai ru du laisser le calme se rétablir; les conditions du température s'équilibrent d'ailleurs pendant cet espace de temps, et le mélange de l'air s'opère ainsi complètement dans toutes lus parlins du l'appareil.
par l'analyse les proportions d'acide carbonique qu'elle
compte de I iudioalion du manomètre, après la prise de gai et le prélèvement do la potasse pour analyses, a pression atmosphérique étant observée. L'apparei
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condenseur, dont le jeu avail été suspendu un instant pendant le temps nécessaire h la prise de pelasse, esi immédiatement mis eu marche pour ne plus s'arrêter qu'à ia lin de l'expérience. On règle l'introduction de l'oxygène île manière à avoir un excès de pression de i"",6 environ dans l'intérieur de l'appareil.
Pour terminer l'expérience, on doit commencer les préparatifs une heure il l'avance. À cet effet, on ramène d'abord la température de l'eau du réservoir à être rigoureusement la même qu'au commencement, on la maintient staliounaire a ce pninl cl un l'agile fréquemment. Par une introduction forcée fl'oxyifirius, on établit dans l'appareil un excès de pressien de '1 k ô centimètres, et pendant que f oxygène cnrrespondaul à cet excès de pression se consomme, on aie temps nécessaire pour se mettre en mesure rie terminer convenablement l'expérience. On altend, pour cela, le moment où la pression dans l'intérieur de la cellule est devenue rigoureusement égale à ia force élastique de l'air extérieur, telle qu'elle était au commencement. Comme, généralement, le baromètre a chaude, il l'anl conserver au gaz intérieur une différence de pression égale à celte variation du baromètre. J'ai pu généralement remplir rigoureusement cette condition : si d'ailleurs il existe une diffé-
D'un autre cftté, lorsqu'il reste encore un excès de pression, on a ajusté la pipette ù gaz avec les soins indiqués précédemment ; on fait couler le mercure du
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tube mauutuélrique pour remplir la pipette de gan : on renvoie de nouveau ce ira/ dans l'appareil, et l'on repèle ces opérations un certain nombre do Ibis jusqu'à ce que le gaz intérieur ait acquis la force élastique normale; on l'ail alors la prise de gaz définitive.
L'analyse du gaz pris au commencement et à la fin de l'expérience se fuit par les précédés eudiiHtiélriques décrits avec détail dans le mémoire que nous avons publié, M. Regnault et moi. On opère d'abord l'absorp-
uue certaine quantité de gas de la pile, et l'on fait détoner. On mesure l'absorption, et l'on détermine la quantité d'acide carbonique formé; enfin on ajoute un excès d'hydrogène, cl l'on détermine, par combustion, ce qui teste d'oxygène.
La détermination de l'aeide carbu nique contenu dans la solution alcaline avant ot après l'expérience se fait d'une manière précise, en suivant les indications données dans le même mémoire.
Le compteur donne très exactement le volume de l'oxygène consommé pendant l'expérience; on déduit le volume du gaz qui a été fourni il l'animal pendant le temps nécessaire aux préliminaires.
Les expériences ont été faites :
1° Sur des moutons adultes de quatre à six ans; 2° Sur des veaux de cinq à neuf mois; S° Sur des animaux de l'espèce porcine, verrat de huit mois, verrat de deux ans, grosse truie de deux ans ;
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4" Sur du grosses volailles de la ferme, dindons et oies.
Les dimensions de mes appareils ne me permettaient TiialhiMii'L'uspiiiniil pas ri'npiTei' sur de plus gros animaux adultes, tels que vaches, bœufs et chevaux, mais je ne ili.'swpére pas d'y parvenir.
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Une brebis \, de six ans en\iroit, csl \>u<:w diins l'appareil le 3 décembre 1862.
Son régime habituel se composait de paille et de pulpes de betteraves.
On ne lui donne pas de nourriture dans l'appareil.
L'expérience a duré 14* 12°.
Température constante de 16'. Excès de pression ii ia fin de l'expérience + 0"",8.
L'animal est sorti en très bon état.