DETTE
2 ? ici
Dee pee
est à ce point qu'on dédaigne d'en tenir compte. Tels étaient les esclaves chez tous les peuples de l'antiquité, qui les excluaient de leurs recensements ; tels sont encore les Rajas dans l'Empire turc, et les Parias dans l’Indoustan. Si toutefois, dans les colonies européennes, les nègres étaient dénombrés, c'était uniquement pour percevoir l'impôt établi sur leur tête; et l'on ne saurait douter que ce ne füt là le seul intérêt qu’on y prit, puisque, pendant 300 ans, les individus de cette race naquirent et moururent sans plus de formalités que s’il s'agissait des brutes atta-
chées à la glebe avec eux. Il en était ainsi dans tous les établissements des deux Indes, quelque
füt le pays auquel ils appartenaient; et l’on s’en étonnera peut-être moins , en songeant que l’esclave étant une chose privée, une propriété particulière, l'autorité publique restait nécessairement étrangère à son existence, car elle ne pouvait s’immiscer en cequi la concernait sans franchir le seuil domestique et pénétrer inquisitorialement dans l’intérieur de la famille. C’estseulement lorsque l’Europe s’est élevée énergiquement contre les doctrines de l'esclavage que l’on a tenté de constater les mouvements de la population noire, et d'enregistrer annuellement ses naissances et sa mortalité. On n’a pu y réussir dans les colonies anglaises , même après l'abolition de la ser-
vitude, pendant la période de transition désignée par le nom d’Apprentissage ; et, pour acquérir la connaissance de ces mouvements, 1l nous a fallu recourir à d’autres documents officiels que les relevés des actes civils.
Quant aux chiffres des colonies françaises donnés officiellement par l'Administration cen- trale, depuis 1831, toutes les épreuves auxquelles nous les avons soumis nous ont convaincu qu'ils sont presque tous exacts et supérieurs de beaucoup à l’idée qu’on s’en fait communément. Ils forment une collection précieuse, et, réunis à ceux que nous ont fournis, pour les colonies anglaises, les registres des esclaves, ils présentent de nombreuses données sur un sujet entièrement inédit et d’une haute importance dans les circonstances actuelles.
Indépendamment des signes qui confirment la certitude de leurs témoignages, il existe une grande présomption en faveur de leur exactitude: c'est que les recensements des esclaves devant servir de base à l'indemnité de leur affranchissement, les déclarations des maitres sont garanties maintenant par un intérêt capital bien autrement puissant que celui d'échapper à l'impôt, en altérant la vérité de ces déclarations.
es
ÿ | RS ñ ee Y/4 1 WA |
#7: D :404 ES Fi ï
Le DE Le 4
FF el :
4 NL |
d à #4 ET ke } 0 | DEN REA # D: :
! 1 Cv + on:
sk | D:
Lu | Es . #. { Ge |
D » lé :
# 3 ñ L'FuS LE #4
Fa | £
f LD : è EX D Fes \ d Ho À NS DR de .
À he ”” l'a 4 | +. “h Se 1} 4 .
DE PE EY <: ; d Ü