POUR 100 VEUVES
Villes.
Flandre orientale . .
— occidentale.
Anvers . . • • •
Brabant .
Hainaut .
Namur .
Liege .
Ainsi le nombre des veufs, comparativement à celui des veuves, est incontestablement beaucoup moindre dans les villes que dans les campagnes et surtout dans les provinces du Brabant, d’Anvers et de la Flandre occidentale.
ET LA MORTALITÉ DE L’HOMME
Cette circonstance tient sans cloute à ce que les hommes se marient dans les villes plus tard que dans les campagnes 5 ce qui fait que leur mortalité est plus grande. On remarquera en effet que les trois provinces qui viennent d’être signalées , sont justement celles qui , toutes choses égales, ont la plus forte partie de leur population renfermée dans l’enceinte des villes. Les hommes ont aussi plus de facilité que les femmes pour sortir de l’état de veuvage.
En considérant la population sous le rapport des cultes, 011 voit par la seconde partie du Ôme tableau , que les habitans de la Belgique, sans y comprendre ceux du Limbourg et du Luxembourg, pour lesquels les données manquent, appartiennent en général à la religion catholique. Les individus qui figurent au tableau comme étant du culte réformé, étaient en grande partie des militaires hollandais qui se trouvaient en garnison dans les principales villes de nos provinces.
IV. De la maniéré dont la population est divisée (juant aux âges des individus.
Dans les tableaux du recensement de la population, on a spécifié avec soin les âges des habitans. C’est d’après ces données et en conservant la distinction des sexes et celle des états des individus célibataires, mariés ou veufs, qu’on a pu former une table de
population qui , par cette double distinction, présentera plus d’avantages que les tables dont on se sert ordinairement. Afin de rendre son usage plus commode, on a pris pour base une population de 1,000,000 d ames; et tous les nombres de la table ont été réduits à cette base. M. F erhulst , docteur en sciences, a bien voulu prendre part aux calculs qui se rapportent à cette partie du travail. On a conservé avec soin les nombres tels qu’ils ont été donnés par le recensement, et sans chercher à établir entre eux une loi de continuité que ne présentait pas l’état des choses. Ainsi, on pourra s’étonner de trouver plus de garçons et de filles de l âge de 14 à 16 ans, que de làge de 12 à 14, tandis que le contraire semblerait devoir exister. Ces sortes d’anomalies tiennent à ce que des années sont plus productives que d’autres , comme nous aurons occasion de le faire remarquer plus loin ; la lacune qui se présente ici par exemple, correspond aux années de disette de 1816 et 1817.
Il est cependant une irrégularité qu’il a fallu faire disparaître de la table, c’est celle qui se rapporte aux enfans qui étaient dans leur première année. Il paraît que les déclarations pour les enfans de cette classe, n’ont été relatives qu’à ceux qui étaient nés dans l’année même où se faisait le recensement, et comme cette opération s’est faite dès le mois de novembre, il y a eu de nombreuses omissions. Il a été facile de corriger cette erreur, en ayant égard au nombre des naissances de 1829
ET LA MORTALITÉ DE L’HOMME
ainsi qu’aux décès des enfans de moins d’un an , inscrits dans le courant de la même année.
La table que nous donnons, est construite de manière qu’en regard de chaque âge se trouve indiqué le nombre des individus qui, dans une population de 1,000,000 dames, ont plus que cet âge. Ainsi, en regard de 0 an, l’on trouve un total de 481,315 hommes et de 518,685 femmes 3 ce qui montre qu’en Belgique le nombre des femmes surpasse un peu celui des hommes. Le nombre des individus mariés des deux sexes, est nécessairement à peu près le même 3 mais , comme la remarque en a déjà été faite, le nombre des veuves est double environ de celui des veufs 3 ce qui n’empêche cependant pas que les femmes célibataires soient plus nombreuses que les hommes célibataires.
La table montre aussi qu’il y a environ autant d’hommes qui ont moins de 23 ans que d’autres qui ont dépassé cet âge. La population des femmes se trouve partagée en deux parties égales par l’âge de vint-cinq ans.
Quant aux célibataires des deux sexes, ceux qui n’ont pas atteint 1 âge de puberté, sont à peu près en même nombre que ceux qui l’ont dépassé.
Le nombre des hommes qui se marient avant l’âge de 20 ans, est peu considérable 5 la loi sur les miliciens peut en être cause, du moins en partie 3 quelques femmes se marient déjà avant l’âge de 16 ans. C’est surtout entre 25 et 30 ans qu’ont lieu le plus de mariages.