‹ Recherches sur ChartresChapitre 181 sur 323 · LOUIS DE VAUCEMAIN · texte numérisé non relu

LOUIS DE VAUCEMAIN

Louis de Vaucemain fut élevé au siège de Chartres en 1350, MM. de Samnte-Marthe disent le 18 mai 13490.

Le roi Philippe de Valois mourut peu après son élévation, et le roi Jean, accompagné de la reine sa femme, vint faire la revue de ses troupes à Chartres, d’où 1l s’achemina vers Tours.

Il légua au Chapitre une maison qu’il possédait à Paris, en la rue de l'Hirondelle, et mourut à Paris en 1357. Il fut inhumé en l’église des Augustins.

De son temps, le roi d'Angleterre, après avoir brülé les bourgs et les villages autour de Paris, vint piller le pays chartrain. Le duc de Lancastre eut la hardiesse de lui conseiller de cesser cette guerre, de laisser un grand espace de pays ruiné aux Français, qui, malgré qu'il eût tué et ruiné leurs pères, croissaient en plus grand nombre, et rendus plus fiers par l’accoutumance, et même indomptables, le reprendraient en des guerres dont on ne verrait jamais la fin.

Un accident de la fortune survint qui donna de l'autorité et de la créance à ce qu'avait dit le duc. À peine avait-il cessé de parler qu'une tempête survint, accompagnée de grand tonnerre, qui éprouva cruellement ceux qui y étaient exposés, et que les Anglais prirent pour prodige et miracle. Quelques-uns d’entre eux ayant été foudroyés ou tués, par une grêle d’une grosseur extraordinaire, qui était venue s’abattre sur eux, le roi se tourna vers l’église de Chartres et, se prosternant, adressa des prières à la Vierge, protectrice du pays, criant merci, lui demandant pardon des embràasements qu'il avait occasionnés, et du sang qu'il avait répandu dans le pays, promettant une paix équitable au pays, et s y obligeant par un vœu particulier. Cette paix fut véritablement signée dans la suite à Brétigny, village situé près de Chartres. Paul-Émile raconte ce fait, qui se passait sous le règne du roi Jean que le roi d'Angleterre détenait prisonnier, et qui fut délivré à la suite de cet accident.

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