PALAIS
ardeur à trouver les moyens de faire prospérer cette pieuse institution.
De cette salle! on entre d’un côté dans la chambre du roi ordinairement bien meublée et parée de tableaux et de belles tapisseries, et de celle-ci dans une autre, appelée l’alcôve, qui, hors la place du lit, est richement tapissée et ornée de belles peintures. Elle a vue sur une des cours et sur un petit jardin rempli de fleurs rares où l’on met aussi quelques orangers.
On va de cette chambre dans celle où couchent ordinairement Messieurs les évêques, meublée de violet.
Par une autre porte de cette chambre on entre dans une pièce fort belle qui a vue sur le Marché-aux-Chevaux, et servait de salle des gardes de la reine lorsque leurs Majestés étaient à Chartres.
Ces deux appartements sont séparés les uns des autres, sans autre communication que celle qu'il plaît y établir.
Cette dernière pièce, salle des gardes de la reine, sert d’antichambre à la Bibliothèque, qui est ce qu’il y a de bite beau et de plus remarquable dans ce palais et que nous décrirons après 2.
Toutes les autres pièces de cet hôtel ont été aussi lambrissées, des mieux ornées de beaux tableaux, et meublées de lits magnifiques dont M. d'Estampes n’a rien emporté 3.
1. Cette salle de Chariclée, la chambre du roi, l’alcove, etc., forment aujourd'hui la salle à l’Italienne et la chapelle. :
2. Cette belle bibliothèque, dit le continuateur, sert à présent de chapelle au lieu de l’autre démolie. Cette autre chapelle démolie était celle de Saint- Nicolas de l'évêché, ci-dessus décrite, qui se trouvait sur la terrasse.
3. Tout cela est à présent changé, ajoute le continuateur, fors la grande salle, Ja chambre de Chariclée et certains autres appartements. M. Godet, à présent évêque, a fait démolir la chapelle de Saint-Nicolas de l’évêché, son vestibule ainsi que les chambres de la reine-mère, pour édifier un bâtiment qui prend à la chambre de Chariclée pour aller jusqu’au tertre qui descend à Saint- André et à la maison des Minimes et contient quatre belles chambres de suite avec leurs cabinets, de même pas, non moins belles que les autres, et ornées de fort belles peintures et tapisseries. Au-dessus se trouvent des chambres fort propres, pour les petits officiers et domestiques, et au-dessous les salles du conseil d’église, chambre de scelle, d’orangers et autres arbres rares à la place d’une cuisine et du pressoir. M. Godet a aussi agrandi la grande cour, par la démolition de l’église Saint-Nicolas du cloître et des bâtiments qui y étaient contigus, pour faire poser la grille sur le cloître et augmenter la cour des écuries. Tous ces travaux ont été effectués en 1702 et 1703, et les pressoirs et cuves transportés au clos de vigne où une nouvelle halle a été construite pour les recevoir.