Emplacement de la grille d’entrée de l'évêché
3. Devenue porte des remises et écuries entre la loge du concierge et la Maison aux Anges.
appelée Halle aux Merciers, sous laquelle, pour la commodité des pèlerins qui venaient faire leurs dévotions en l’église, les marchands étalaient les marchandises qui convenaient à cette clientèle. Maintenant cette halle des Merciers est occupée par des artisans, des merciers, et le poids du roi, et le cloître sert à présent de marché pour le bois etle charbon.
La cour de Parlement, par arrêt d’août 1616, a annulé un règlement du Chapitre, enjoignant de fermer les boutiques du cloître, et réglementant l'heure de vente des gibier, bois et charbon, ainsi que la publication que le Chapitre en avait fait faire aux lieux de leur haute justice. Il fut ordonné que la police générale de la ville, des faubourgs et des lieux où le Chapitre avait haute justice, serait . réglée par l'assemblée générale de la ville présidée par le baïlli ou son lieutenant, en présence des officiers du roi et des maire et échevins, et que l'exécution en appartiendrait concurremment aux prévôts et officiers du Chapitre, aux lieux où celui-ci a haute justice. Maintenant les officiers du Chapitre, privativement à tous autres, ont la jouissance de la police de l’église et du cloître.
Le fermier de l’ajust des poids et mesures de la ville, qui est une des fermes du domaine du roi, le Chapitre intervenant, a fait condamner, par sentence du 29 avril 16$0, un mercier du cloitre à payer son droit d'ajust. Beaucoup de sentences semblables ont été rendues parce que la ville a ses marchés et ses halles où tousles marchands étalent ou doivent étaler leurs marchandises. Un autre arrêt rendu une dizaine d'années plus tard établit que, encore que le Chapitre ait des officiers, le roi, ayant justice par toute la ville, bien qu'il en ait abandonné une partie à ses sujets, l’a néanmoins commune avec eux, comme la leur ayant donnée, surtout quand il y a un fait de police, celle-ci appartenant au roi dans tout le royaume, alors qu'aucun des titres produits par le Chapitre n’établissait aucune propriété à cet égard, et défense fut faite aux doyen, chanoines et Chapitre d'autoriser la vente et l’étalage de marchandises dans le cloitre, sinon aux foires. Un autre arrêt avait fait défense au Chapitre de créer des maitres, en quelque profession que ce soit, dans les bourgs où 1] a justice.
CHAPILPREPX