‹ Recherches sur ChartresChapitre 304 sur 323 · DESCRIPTION DE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE

avait reconnus très remuants. Le lieu où il est établi est fort avantageux, commandant à toute la vallée en laquelle est bâtie la ville basse, quoiqu'il paraisse, par les anciennes masures et les vieux fondements qui se rencontrent encore à présent dans les fouilles qu’on exécute hors la ville, que cet endroit était autrefois rempli de bâtiments fort considérables.

Ce vieux château appelé la Tour, de forme à peu près carrée, possède à l’étage inférieur de sa partie centrale une grande soupente où se donne à présent la question et la torture, au-dessus de laquelle existe une fort grande salle soutenue par de gros pilliers ronds de pierre de taille partant du fond de la soupente et s’élevant, avec des arcades, jusqu’au plancher du haut de la salle, pour supporter d’autres salles et des chambres supérieures aujourd’hui ruinées et inutiles. Cette grande salle ne prenait jour autrefois que par les deux bouts. |

De cette salle, qui contient deux espaces pour se promener comme la grande salle du Palais de Paris, l’on entre en une autre moindre salle où se tiennent à présent les audiences du bailliage, du présidial, du criminel et de la prévôté, à divers jours et heures.

À l’un des bouts de cette salle est la chapelle de Saint-Blanchard de laquelle il a été parlé. |

À côté de cette salle de l’audience, après avoir monté les degrés d’un grand escalier de pierre et traversé un vestibule, on entre dans la salle où se tient la Chambre du conseil du lieutenant criminel, en laquelle il instruit ses procès. Il s’y trouve une porte et une petite galerie par laquelle on amène les prisonniers criminels pour être interrogés, répétés, récolés et confrontés aux témoins.

À l’opposite de l’audience, dans la grande salle, il y avait une autre porte, présentement bouchée, par laquelle on entrait en un autre grand appartement qui avait ses vues sur la vallée, du côté du soleil levant, consistant en diverses chambres, fendues et ruinées, dont une seule subsiste qui sert à présent de Chambre du conseil aux officiers de la prévôté royale, et sous laquelle est une salle que l’on appelle la misère, où les prisonniers prennent leur réfection, et à laquelle répond une chapelle où ils entendent la messe les dimanches et fêtes. Sous cette salle il existe divers cachots dont l’un

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