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PARTICULARITÉS DE LA NEF

grand autel jusqu'à un autre autel qui est derrière, 3 toises; et depuis cet autel derrière le chœur jusqu’à la chapelle de Saint-Piat, 13 toises, compris la chapelle par où on descend au chapitre. La nef a de largeur, outre ses ailes qui sont simples, celles-ci non comprises, 8 toises, et lesdites ailes simples 4 toises chacune en œuvre. La croisée a de longueur 31 toises et demie et de largeur 7 toises, et les ailes de cette croisée chacune 4 toises. Il y a une seule aile de chaque côté de la nef et deux au pourtour du chœur, et ces deux ailes ensemble, de chaque côté du chœur, depuis le chœur jusqu'à la muraille de l’église, ont chacune 7 toises de largeur, et le chœur même largeur que la nef.

$. — STATUES D’APÔTRES SUR LES PILIERS ET AUTRES PARTICULARITÉS DE LA NEF.

Sur les piliers du chœur et de la nef, de deux en deux, se trouvent de grandes figures ! représentant les douze apôtres qui tiennent chacun sur l’une de leurs mains des croix pour marque de la dédicace de cette église. Des galeries rayonnent tout autour en dedans au-dessus des voûtes des ailes. À l’un des piliers de la nef est attachée une chaire où se font les prédications de PAvent, du Carême et de l’octave du Saint Sacrement, qui ont été fondées par feu messire Robert Boëte, prêtre, chanoine et doyen de l’église, qui a, pour cet effet, donné au chapitre 10 ooo* en fonds, portant 625 de rentes pour les sermons de l'Avent et du Carême, et 1 Goo“ en fonds, portant 100" de rentes par contrat du G juin 1616, lesdites fondations acceptées par le Chapitre. Les sermons des dimanches de l’année hors lesdits temps y sont également faits par le chanoine théologal du Chapitre. Outre cette chaire, la nef est encore meu-

1. Cette remarque de Challine se trouve confirmée par les gravures des Rigault et de Larmessim, exposées au Musée de Chartres. Ces statues ont dû être brisées seulement en 1763, lorsque le Chapitre fit détruire le jubé, pour faire place aux malencontreuses décorations du chœur. En effet si leur disparition avait coincidé avec la destruction, en 1661, des autels des piliers (voir page 152 ci-après), Challine n’aurait pas manqué d’en constater la perte en notant ce premier desastre.

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à Vitre

Daprs le pion de Fliuen

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