VO2CP, 8H
établie d’après l’analyse suivante :
Trouvé.
Calculé. 12 II.
MOZP PTE 27,85 27,90 28,12 GLS 23,82 2300! 22,93 HOT 48,33 49,10 48,91 100,00 99,98 99,99
Ce chlorure est facilement soluble dans l’eau, 1l est d’ailleurs légèrement déliquescent; sa solubilité est beaucoup diminuée par la présence d'un grand excès d’acide chlorhydrique.
Si nous partons de l’hydrate rose, nous donnons nuissance à un chlorure bleu; au contraire, en partant de la forme verte, nous obtenons un chlorure vert.
Nous avons vu le rapprochement intéressant que nous avons pu faire entre le vanadium et le chrome au sujet des deux formes isomériques du tétroxyde, nous allons voir maintenant apparaître un nouveau rapprochement inattendu entre le vanadium et le cobalt.
C’est qu’en effet le chlorure de tétroxyde de vanadium, qu'il provienne d’un hydrate ou d’un autre, jouit absolument de la même propriété que le chlorure de cobalt : comme lui ses solulions peuvent changer de couleur dans deux conditions principales, qui sont l’action de l'acide chlorhydrique ou l'élévation de température.
Et, comme nous allons pouvoir le vérifier, l’analogie
est plus grande encore, puisque les solutions de bromure et d’iodure subissent, elles aussi, de semblables modificauons de couleur.
La solution du chlorure provenant de l’hydrate rose est bleue; en y ajoutant un excès d’acide chlorhydrique, elle vire au brun rouge; étendue d’eau à nouveau, elle reprend sa couleur primitive.
Celle qui provient de l’hydrate vert olive est verte, par un excès d'acide chlorhydrique elle devient rouge et reprend sa teinte verte par une nouvelle addition d’eau.
Comme on le voit, le phénomène est en tous points semblable à celui des chlorures de cobalt hydratés, M. Engel en a donné une explication détaillée (1). Ces changements de couleur sont dus à la formation d’un chlorhydrate de chlorure qui prend naissance au contact de l’acide chlorhydrique. |
Si l’existence de ces chlorhydrates ne fait aucun doute, ils sont malheureusement difficiles à isoler, jusqu'ici je v’ai pu les obtenir séparément.
D'ailleurs, il en est de même pour le chlorhydrate de chlorure de cobalt : M. Engel ne l’a pas isolé non plus, et il n’a pu que prévoir sa composition.
Comme dernière propriété du chlorure de tétroxyde, J'indiquerai encore la suivante : après dessiccation, l’hydrate de chlorure de cobalt se présente sous l'aspect d’une poudre amorphe, qui est très facilement réductible
par l’hydrogène.