‹ Recherches sur l'anatomie de l'hippopotameChapitre 23 sur 45 · DU SYSTEME DENTAIRE · texte numérisé non relu

DU SYSTEME DENTAIRE

Lu formule dentaire, pour la mâchoire supérieure, est identique dans Y Hippopotamus Liberiensis et dans les Tétraprotodons, mais elle diffère pour la mâchoire inférieure, Y Hippopotamus Liberiensis ayant à cette mâchoire deux incisives seulement au lieu de quatre.

Mâchoire supérieure. — On peut remarquer, en premier lieu, dans cette espèce, le parallélisme presque parfait des deux lignes d'insertion des dents molaires ; en second lieu, la petitesse de l'intervalle qui sépare l'alvéole de la deuxième fausse molaire, de celle de la canine, en sorte que la première fausse molaire comble à peu de chose près cet intervalle, et se trouve très-rapprochée de ces deux dents, et en particulier de la première; en troisième lieu, le mode d'insertion des dents incisives, qui se rapproche beaucoup plus des conditions habituelles : elles sont en effet implantées sur une ligne courbe régulière qui ne rappelle en rien l'anomalie qu'offre à cet égard Y Hippopotamus amphibius. Les incisives médianes sont, il est vrai, fort écartées Tune de l'autre; mais elles ne sont séparées de l'incisive latérale que par un intervalle médiocre. La distance qui existe entre cette dernière dent et la dent canine est fort considérable ; ce qui tient évidemment à la grande projection des intermaxillaires; en quatrième lieu, enfin, nous indiquerons les

proportions relatives des dents incisives. Les médianes sont

226 ANAT0M1E DE LIBPPOPOTAMEk

moins volumineuses que les externes, au contraire de ce qui a lieu dans les Tétraprotodons.

Nous allons essayer de décrire individuellement les dents.

a. — Des fausses molaires.

La première fausse molaire est uniradiculée ; mais, d'après la forme de son alvéole, on peut conclure que sa racine est à double colonne. Cette dent est relativement plus robuste que dans Y Hippopotamus amphibius, et sa chute est certainement plus tardive.

La deuxième fausse malaire est, suivant l'usage, la plus saillante des quatre; elle touche. à la troisième fausse molaire, ce qui n'a lieu ni dans ïHippopotamus amphiàws, ni dans YHippopotamus major.

Elle a deux racines : l'une antérieure assez grêle, l'autre postérieure plus large portant des indices de division. La cou* ronne est une pyramide robuste, à base carrée, dont la face interne est fort rugueuse, il y a en outre en arrière de la dent, à son côté interne, un talon petit, mais nettement accusé. Un collet d'émail entoure la base de la couronne, mais il n'est fort accusé qu'en arrière et en dedans.

La troisième fausse molaire est fort semblable à la seconde* Elle en diffère en ce que la base de sa pyramide, au lieu d'être carrée, est en forme de, parallélogramme un peu allongé. Son talon fait une assez grande saillie*

La quatrième fausse molaire a des caractères spéciaux. Elle a une racine antérieure grêle, et deux racines ipostéro-internes

08TÉ0LCHHE. 227

très-di*tinctes, bien qu'unies* dan& tonte leur hauteur par une lame intermédiaire. Sa couronne, à peu près circulaire à sa base, porte une petite pyramide à quatre pans sensiblement évidés. Cette dent, à la réserve de la première, est la plus petite d'entre les fausses molaires, et certainement Tune des plus simples, au contraire de ce qui a lieu dans Y Hippopotames amphiàius, où cette dent est la plus large parmi les prémolaires et certainement la plus compliquée. VHippopotamw Libériens?* se rapproche à cet égard de Y Hippopolamus major \ où la réduction de la quatrième prémolaire est encore plus grande.

Page 1