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MUSCLES DU BRAS

Les muscles qui composent la région brachiale forment deux groupes, l'un dorsal, l'autre palmaire. Chacun de ces groupes comprend deux systèmes musculaires, savoir : 1* le système des muscles courts qui passent du bras à l'avant-bras ; 2* le système des muscles longs qui vont de l'épaule à l'avant-bras.

Le système des muscles courts est en général le plus compliqué. II comprend :

a. Des muscles diaphysaires. Ils naissent de la diaphyse liumérale et se portent sur les os de l'avant-bras.

b. Des muscles épiphysaires. Ils se portent des épiphyses brachiales inférieures à la diaphyse des os de l'avant-bras.

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a. La division des muscles diaphysaires comprend :

1° Au côté palmaire du membre, le muscle fléchisseur luiméro-cubital (brachial antérieur des auteurs).

2° Au côté dorsal , deux muscles parallèles extenseurs huméro-cubitaux. (Courtes portions du triceps brachial.)

3° Un muscle huméro-radial qui, de la partie supérieure ou moyenne de l'humérus, se porte sur l'extrémité inférieure du radius. C'est le long supinateur des auteurs.

b. La division des muscles épiphysaires, dans les mammifères, comprend deux muscles :

1° Un muscle du côté palmaire. Il se porte de l'épiphysc épitrochléenne au bord interne du radius, c'est-à-dire au bord qui correspond au pouce (nous l'appellerons polléal) .

2° Un muscle du côté dorsal. Il se porte de l'épiphyse épicondylienne au bord polléal du radius.

Le premier muscle est nommé rond pronateur; le second, antagoniste du premier, est le court supinateur.

Ce système des muscles courts est singulièrement réduit dans l'Hippopotame. Parmi les muscles diaphysaires, le brachial antérieur fait absolument défaut (1). Il n'y a aucune trace de muscle rond pronateur ni de court supinateur.

Le système des muscles courts est donc réduit dans l'Hippo-

(\) Il ne faudrait pas chercher son représentant dans le muscle que nous décrivons sous le nom de long tupinatewr. Le brachial antérieur se porte nécessairement en dedans du tendon du biceps, tandis que le long supinateur passe en dehors de ce tendon. Ce fait est suffisant pour déterminer l'analogie.

potame à deux muscles diaphysaires, savoir : les courtes portions du triceps brachial et le long supinateur.

Courtes portions du triceps brachial, muscles huméro-olécrâniens. — Le muscle hitmêro-olécrdnien interne s'attache assez haut sur la face interne de l'humérus. Inférieurement il s'attache au tubercule interne du sommet du levier olécrànien qu'il peut rapprocher très-énergiquement de l'épitrochlée, , * grâce à la laxité de l'articulation antibrachiale qui permet, dans les grands mouvements de protraction, des torsions assez étendues. Ce muscle vient donc énergiquement en aide au long supinateur (1).

Le muscle huméro-olêcrânien externe est évidemment un antagoniste du précédent. Il semblerait au premier abord n'être qu'une division de la longue portion du triceps brachial dont il ne se détache qu'à la partie supérieure du bras. Il se fixe d'une part à la base de la tubérosité externe de l'humérus immédiatement au-dessous du petit rond, et s'attache d'autre part sur la lèvre externe du levier olécrànien qu'il peut rapprocher énergiquement de la tubérosité externe deThuméras, en déterminant un quart de rotation de l'avant-bras sur son axe, mou-

(h) Le vaste interne s'attache d>we part à frw des ko» Jrtéreleo de l'oléorêoe. et d'autre part à lihnméraa. Ses xelations avec ce dernier os sont tootes particulières. Il ne s'attache point à sa face postérieure, mais s'enroule sur sa face interne, peur se terminer sur sa face antérieure, jusqu'à la crête qui sépare cette face de la face externe. Celte disposition à l'enroulement est fort analogue à celle que présente le muscle supinateur, et il en résulte ém et— égnances pareilles. En effet, en rapprochant fortement l'olécrâne de l'épitrecWée, le «aie interne est lui-même supinateur à un degré très-prononcé. Rien n'est certainement pins curieux et plus digne de l'atten-

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vement que permet aisément cette laxité de l'articulation huméro-antibrachiale dont nous venons de parler.

Le vaste interne est donc à certains égards supinateur, le vaste externe aide au contraire aux mouvements de pronation. Si nous remarquons que ce muscle est à peine distinct de la longue portion du triceps brachial, on s'explique aisément comment il aide aux mouvements spontanés de natation, en favorisant l'opposition de la face padmaire au moment même où la totalité du membre est rapidement ramenée en arrière par l'action de la longue portioiii du triceps. Ceci explique pourquoi ces faisceaux, musculaires, connexes dans leur action, se trouvent à peu près, confondus en un seul corps charnu, tandis que le vaste interne,, dont l'action est antagoniste, est indépendant et libre dans toutes ses parties.

Ajoutons un mot sur un muscle qui semble n'être qu'une dépendance du système précédent. C'est le muscle anconé. Ce muscle est large ; il conserve ses rapports habituels. Son action vient en» aide b celle dut précédent*.

Le muscle huméro-radial* externe,, long supinateur des auteurs, très-nemarquable dan» U Hippopotame, s'attache à la partie supérieure de la face interne de l'humérus, et même un peu sur sa lace antérieures Dfroe point il descend, en contournant la face postérieure de- L'humérus», sur la diaphyse duquel, il s'enroule en quelque sorta,. il Rengage entre la saillie épicondylienne et la crête saillante qui remplace dans l'Hippopotame l'empreinte deltoïdienne, glisse, au côté externe du bras, entre l'extrémité' inférieure dudeltoïde et le ventre du grand, muscle

métacarpien dorsal ou radial externe (1), et vient enfin s'attacher sur le radius, sur la face interne duquel il s'enroule pour se terminer définitivement sur l'arête qui sépare la face interne de cet os de sa face postérieure.

Le double enroulement de ce muscle puissant sur l'humérus et sur le radius le rendrait éminemment supinateur si la disposition des surfaces articulaires s'y prêtait, mais son action se borne à produire une demi-supination en portant en avant le tranchant du bord radial de la main. On conçoit combien cette disposition doit être favorable aux mouvements de natation. Ces mouvements particuliers de pronation et de supination alternatives modifient, il est vrai, les attitudes de l'avant-bras eu égard au bras, mais ils n'ont aucune action sur les mouvements réciproques du radius et du cubitus. Or ces derniers mouvements sont absolument impossibles dans l'Hippopotame. Ainsi s'explique l'absence du rond pronateur et du court supinateur.

Les muscles longs de la région brachiale vont, avons-nous dit, de l'épaule à l'avant-bras. L'un deux se porte de l'apophyse coracoïde au radius {muscle du côté palmaire) . C'est l'analogue du biceps brachial de l'homme. L'autre s'étend entre le bord axillaire de l'omoplate et l'apophyse olécrânieime du cubitus. C'est le muscle du côté dorsal, il répond à la longue portion du triceps. Muscle palmaire. — Le nom de biceps ne convient pas à ce

(J) Placé d'abord en dehors du tendon du biceps, il se porte au-devant de ce tendon, et, s'enroulant autour de la diapbyse du radius, s'attache à toute la partie de cette diaphyse placée entre la tobérosité d'insertion du biceps et l'épiphyse inférieure.

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muscle dans l'Hippopotame. Le nom de coraco-radiul est en tous points préférable. Ce muscle allongé, peu volumineux dans sa partie charnue, s'attache supérieurement à tout le noyau de l'apophyse coracoïde par un énorme tendon qui glisse dans la

gouttière qui sépare la tubérosité externe de la tête humérale de sa tubérosité interne, et que convertit en un canal complet une arcade fibreuse d'où le petit pectoral tire en partie son origine. Inférieurement il s'attache au radius d'une manière assez compliquée.

Cette attache se compose : 1° d'un tendon principal qui n'a aucun pouvoir supinateur, car il ne s'enroule point sur la diaphyse de l'os, mais s'insère directement sur le bord polléal de la diaphyse, vers son extrémité supérieure ; 2° d'une lame aponévrotique qui s'enroule à sa partie supérieure sur la face palmaire du radius et se prolonge par des fibres tendineuses grêles jusqu'à l'épiphyse inférieure de cet os. Enfin, de la face antérieure du biceps part un long tendon aponévrotique qui descend sur le bord polléal du carpe et se prolonge jusqu'à la base de la première phalange du doigt interne. Il envoie en outre par son bord cubital un prolongement aponévrotique et. demi-tendineux qui recouvre le muscle long supinateur et se fixe à la partie postérieure du bord interne du radius. La face libre est en outre recouverte par une longue bande fibreuse qui s'étend de l'apophyse coracoïde au ligament latéral interne du carpe. Cette bande donne d'ailleurs naissance à une grande expansion qui se perd dans les régions cubitales de l'aponévrose antibrachiale.

Muscle dorsal. — Longue portion du triceps, ou muscle scaputocubital. — Ce muscle est l'antagoniste propre du muscle précédent. Son volume est énorme. Son corps chacun s'attache supérieurement à toute l'étendue de la» côte de 1 omoplate et embrasse inférieurement l'extrémité du levier olécrânien du cubitus. Il étend puissamment Fanant-bras sur le bras, et porte en outre la totalité du bras en arrière avec une force et* une rapidité qu'expliquent ses relations. De sa face postérieure naît la partie cubitale de l'aponévrose antibrachiale.

De cette exposition rapide, nous voudrions insister particulièrement sur deux points.

Le premier point est relatif à ces modifications die mouvement qui se produisent dans le sens des actions les plus favorables à la natation par suite de la. disposition intime des organes et sans aucune intervention spéciale de la volonté de l'animal.

Le second point est relatif à la symétrie singulière que l'on découvre entre les muscles du côté ventrale et ceux» du côté dorsal. Le trapèze et le grand dorsal, ce dernier surtout, ont pour antagoniste le grand pectoral. Le sous-épineux correspond au sous-scapulaire, le grand rond au. petit rond; les. courtes portions du triceps brachial au brachial antérieur; la, grande portion du triceps au coraco-radial ou biceps ; le court supina» teur au rond pronateur. Enfin le sus-épineux est le premier chaînon d'un système que continue le long supinateur : c'est le système du bord radial démembre, système intermédiaire aun deux autres.

MTOLOGIE. -m

MUSCLES DE L'AVAtfT-fcfcAS ET DE LA MAIN.

La myologie de l'avant-bras e9t singulièrement simplifiée dans l'Hippopotame par l'absence du rond pronateur, du court supinateur, et du carré pronateur. Les muscles qui déterminent les mouvements de pronation et de supination de l'avantbras pris comme un tout immobile sont, nous lavons vu, bien développés. Les muscles au contraire qui déterminent les mouvements de pronation et de supination en tant qu'ils dépendent de changements dans les attitudes réciproques du cubitus et du radius, ces muscles, dis-je, manquent complètement, ce qui ne surprendra aucunement si nous rappelons que, dans l'Hippopotame aduhe, ces os sont intimement unis l'un à l'autre. Cette pronation et cette supination incomplètes qu'on observe dans l'Hippopotame ont donc pour condition nécessaire cette laxité de l'articulation huméro^antibrachiale dont nous avons parlé plus liant. Le brachial antérieur qui, en agissant sur le cubitus, rendait la pronation indépendante des attitudes réciproques du taras €ft <te l'avant-bras, manque également. Il ne reste que le triceps brachial, le coraco-radial, et le grand supinateur. Tous les autres muscles de l'avant-bras commandent aux mouvements de la main.

Ces muscles, suivant la règle commune, sont : Au côté palmaire de Favant-bras : 1* le grand palmaire, deuxième métacarpien primaire ; 2° le cubital palmaire, cinquième métacarpien palmaire; 3* le fléchisseur superficiel,

fléchisseur des secondes phalanges; 4° le fléchisseur profond, fléchisseur des troisièmes phalanges.

Au côté dorsal : 1° le grand abducteur du pouce, premier métacarpien dorsal ; 2° le muscle radial, deuxième et troisième métacarpiens dorsaux ; 3° le muscle cubital dorsal, cinquième métacarpien dorsal; et enfin les deux extenseurs, savoir: 4° l'extenseur direct; 5° le système des extenseurs latéraux, duquel dépend l'extenseur propre du pouce représenté dans l'Hippopotame par sa portion carpienne seulement.

Muscles de l'avant-bras, face palmaire.

Nous avons dit que le rond pronateur, le court supinateur et le carré pronateur manquent simultanément.

Le grand palmaire, deuxième métacarpien palmaire, s'étend comme d'habitude de l'épitrochlée au deuxième métacarpien, le pouce étant supposé garder son rang. Chez l'Hippopotame, sou corps charnu est médiocre et ne reçoit aucune fibre du radius ; son tendon terminal n'envoie au deuxième métacarpien qu'une pe'tite expansion, tandis qu'il se fixe par un gros faisceau sur la face palmaire du troisième métacarpien. Ce tendon, au moment où il passe contre l'apophyse styloïde du radius, est maintenu par une forte gaîne que lui fournit l'expansion aponévrotique du biceps.

Le cubital palmaire, cubital antérieur de l'homme, cinquième métacarpien palmaire, a deux origines : l'une vient de l'épitrochlée, sa partie charnue n'est que très-peu développée; l'autre vient de l'olécrâne, elle est toute aponévrotique et forme

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une lame fibreuse longue et grêle qui s'unit à la précédente vers le tiers inférieur de l'avant-bras. L'extrémité commune se fixe au sommet de l'os pisiforme qu'un ligament unit au cinquième métacarpien ; en outre, une expansion fibreuse se prolonge en lame au bord cubital de la main jusqu'à ia première 1 phalange.

Muscle fléchisseur superficiel des doigts. — Dans l'ordre anatomique, ce muscle n'est pas le premier. C'est le petit palmaire. tenseur de l'aponévrose palmaire, qui a droit à ce titre. L'aponévrose palmaire est en effet l'expansion de son tendon, et cette expansion se fixe à la base des premières phalanges des doigts. Le petit palmaire est donc le fléchisseur des premières phalanges, mais il manque dans l'Hippopotame et par conséquent ne peut donner lieu à aucune description spéciale.

Le fléchisseur superficiel s'attache à l'épitrochlée par deux corps charnus distincts. L'interne, qui est le plus considérable, fournit deux digitations. La première de ces digitations forme un seul tendon destiné au second doigt. La deuxième se subdivise et donne des tendons au troisième et au quatrième. Le corps externe est plus grêle. Son tendon se subdivise en deux rameaux, l'un qui vient s'unir au tendon fourni au quatrième doigt par le corps interne, l'autre qui se porte au cinquième doigt ; le tendon primitif traverse l'aponévrose palmaire qui le retient contre le pisiforme.

La manière dont les quatre tendons se terminent est la même.

Ils s'élargissent vers la racine des doigts et se recourbent de

manière à former avec cette racine une gaine qui contracte des adhérences intimes avec le ligament palmaire mterdigital. Sous cette gaine se prolongent les deux faisceaux tendineux qui vont, suivant l'usage, s insérer à la base de la deuxième plialange. C'est, pour chaque doigt, le faisceau interne qui est le plus développé. Au surplus, ces deux faisceaux mêmes se réunissent en dessus de manière à tapisser d'une couverture fibreuse la face palmaire de la première et de la deuxième phalange, en sorte qu'en réalité les extrémités du muscle fléchisseur superficiel constituent à la face palmaire de chaque doigt un canal fibreux complet où s'engage le tendon du fléchisseur profond.

Le fléchisseur profond a pour origine trois faisceaux musculaires. Le premier s'attache à l'épitrochlée, le second au cubitus, ce sont les plus considérables ; le troisième semble résulter d'un prolongement des fibres superficielles du vaste interne ; il se termine par un tendon grêle qui vient s'unir vers l'origine de la main avec le tendon commun qui résulte de la fusion des deux autres faisceaux. Il n'y a donc dans la base de la région palmaire qu'un tendon pour ces deux muscles, et ce tendon fournit presque immédiatement les quatre tendons fléchisseurs des troisièmes phalanges. Ces tendons sont perforante suivant l'usage et s'engagent dans le tube fibreux qui leur est fourni par le muscle fléchisseur superficiel. Ils se terminent sur la base de la dernière phalange des quatre doigts de la main après avoir fourni des indices de bifurcation.

Malgré la fusion des trois éléments composants de ce muscle,

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il est facile de reconnaître que le tendon fléchisseur de l'index émane surtout du faisceau épitrochléen (1 ) .

Il n'y a qu'un seul muscle lombrieal. Ce muscle, qui est trèsfort, a la forme d'un fuseau aplati. Il naît par un tendon arrondi de la face superficielle du tendon commun, à peu distance du point d'où se détache le tendon de l'annulaire, devient bientôt charnu et se termine au côté radial de la base de l'annulaire en s unissant comme d'habitude au tendon de l'extenseur direct. Ce muscle, qui offre ki une puissance particulière, imprime au doigt sur lequel il agit un mouvement de rotation sur son axe qui augmente la pronation totale de la main agissant comme une rame dans la natation.

Muscles de l'avant-bras, face dorsale.

La disposition de ces muscles, dans les animaux quadrupèdes monodelphes, est de la plus haute importance quand il s'agit de décider le véritable sens des expressions, système digital pair, système digital impair. Ces expressions ont d'autant plus besoin d'être définies qu'elles n'ont aucune relation avec le nombre des doigts. Un membre à trois doigts peut appartenir au système digital pair (ex. le membre postérieur du Pécari) , et un membre à quatre doigts peut réciproquement être du système digital impair (ex. le membre antérieur du Tapir). M. de

(4) Une lame fibreuse d'une épaisseur et d'une force considérables réunit la face profonde du tendon commun aux ligaments carpiens et carpo-métacaifnens palmaires, et con st itua à ce tendon un frein dune vigueur remarquable.

Blainville a essayé de résoudre ce paradoxe par la considération du parallélisme ou de l'opposition des faces planes de certaines phalanges. Ce caractère fournit des renseignements précieux, mais ils ne sont pas toujours suffisants. La considération des muscles nous donnera dans un instant des renseignements plus précis.

Les muscles métacarpiens dorsaux du côté radial sont représentés par un radial (externe) unique. Il se fixe supérieurement à l'épicondyle et se termine inférieurement par un tendon qui correspond à l'intervalle du troisième et du quatrième métacarpien. Il se termine en se bifurquant et en s'insérant sur ces deux os à la fois. Il envoie en outre une très-petite expansion au deuxième métacarpien.

Le cinquième métacarpien dorsal, ou muscle cubital postérieur des auteurs , s'insère tout entier à l'épicondyle et se termine par un tendon plat qui s'applique à la face postérieure du cubitus. Ce tendon, fortifié par une aponévrose qui se détache de l'olécrâne, va se terminer au côté dorsal du cinquième métacarpien, de manière à être abducteur du cinquième doigt.

Pour compléter l'énumération des muscles dorsaux, il nous reste à parler des muscles extenseurs des doigts ; nous les diviserons en extenseurs directs et en extenseurs latéraux.

ci. — Extenseurs directs.

Ces muscles sont représentés à l'avant-bras par deux faisceaux charnus situés à côté l'un de l'autre, mais distincts dans toute leur étendue. Leurs tendons commencent un peu au-

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de mains. Daus le premier type, cekii des imparidigités, les doigts forment deux groupes. Le premier groupe ne comprend que le pouce, le second groupe comprend les autres doigts. Ealre ces deux groupes il y a un axe de divergence qui passe dans le premier espace interosseux. Dans le second groupe, celui des paridigités, Taxe de divergence est déplacé. Il passe dans le troisième espace interosseux et Jes groupes qu'il sépare sont ainsi composés : le premier groupe comprend le pouce ou ses rudiments, le deuxième et le troisième doigt; le second groupe comprend le quatrième et le cinquième. Tous les faite myologiques confirment cet aperçu.

Cette règle étant posée, quel que soit le nomhre des doigts, le type sera facile à caractériser. L'animal appartiendra au type pair si Taxe de divergence des muscles extenseurs latéraux passe dans l'intervalle du troisième et du quatrième doigt. U appartiendra au type impair si les extenseurs du deuxième, du troisième, du quatrième et du cinquième doigt s'insèrent parallèlement au côté externe de leur base (1).

(1) Les Makis appartiennent an type imparidigité, mais ils représentent, dai>6 ce type général, un sous-type distinct En effet, dans l'Homme, dans les Singes, dans les Carnassiers, le troisième doîgt est en réalité le doigt dominateur de }a main. Or, ij n'a» est plus de mène dans les Mains, le doigt dominateur étant manifestement le quatrième. U l'emporte en effet par sa longueur, et, chose plus caractéristique encore, les interosseux qui, dans les Singes et dans les Carnassiers, divergent on convergent par rapport au troisième doigt, divergent ou convergent dans les Makis eu égard au quatrième. Nous ne saurions taire ce fait qui se retrouve également dans les Marsupiaux où le quatrième doigt domine. La loi d'anéantissement successif dès doigte en est profondément modifiée. Si nous rappelons encore la tendance à une proclivilé singulière des incisives inférieures dans les Makis et dans les Marsupiaux, on ne saurait s'empêcher de croire quelque peu à la possibilité de quelque affinité singulière entre «é* deux groupes. . . . . .

Muscles interosseux. — Le doigt interne, celui qui est au côté radial de la main, et qui correspond au deuxième métacarpien, reçoit au côté cubital de sa base l'insertion de trois faisceau* charnus. Les deux premiers, presque parallèles à la direction du métacarpien, naissent de la gaine du grand palmaire. Le troisième, beaucoup plus oblique, s'attache au milieu même de la gouttière carpienne sur les ligaments carpo-métacarpiens.

Pour le doigt suivant, qui correspond au médius, il y a d'abord un muscle destiné au côté radial de la phalange; ce muscle est formé de deux faisceaux, l'un qui vient du métacarpien précédent, l'autre qui vient du métacarpien même du médius. Il y a un second muscle qui n'est formé que d'un seul faisceau attaché sur le métacarpien ; ce muscle occupe le côté cubital du doigt.

Pour le quatrième doigt, qui correspond à l'annulaire, et qui est ici le troisième, il y a deux muscles, un de chaque côté, composés chacun d'un seul faisceau attaché à L'os métacarpien.

Enfin, le cinquième doigt, qui est ici le quatrième, reçoit des muscles qui constituent une sorte d'éminence hypothénar.

1° Du pisiforme émane un faisceau vigoureux qui va se fixer au côté cubital de la base de la première phalange. Ce muscle est recouvert par une lame aponévrotique très-forte qui relie le pisiforme au métacarpien.

2° De l'unciforme part un autre faisceau qui s'insère auprès du précédent.

3' Deux autres faisceaux vont s'attacher au côté radial de la

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phalange. L'un de ces faisceaux émane de l'unciforme, l'autre s'insère au milieu du carpe sur les ligaments carpo-métacarpiens.

Considérations générales sur les mouvements du membre antérieur dans l Hippopotame. — Rien dans l'organisation myologique de l'Hippopotame n'est absolument propre à cet animal; mais toul y est modifié dans le sens le plus favorable, non à la progression quadrupède sur un terrain solide, mais à la locomotion aquatique. La brièveté relative du cubitus, que l'extrémité du radius dépasse de toute la longueur de sa partie épiphysaire, prive la mortaise articulaire, qui reçoit la saillie du carpe, de son contre-fort externe. Cette disposition a un résultat trèsdéfavorable à la marche. L'axe de la main, quand l'animal repose sur elle, s'écarte de celui de l'avant-bras, et, si je puis m'exprimer ainsi, c'est une main cagneuse et faible. Cette disposition est donc très-défavorable à la progression et à la station terrestres; mais, dans l'eau, il n'en est plus de même. Elle permet, en effet, à la main étendue de se fléchir sur le cubitus de manière à opposer au flot le tranchant du bord radial. Tout, quand l'animal projette un bras en avant, favorise ce mouvement, la puissance du sous-épineux et celle des supinateurs auxquels vient en aide le vaste interne en rapprochant l'olécrâne de l'épitrochlée.

Réciproquement, tous les muscles qui portent énergiqpement l'avant-bras en arrière agissent sur l'avant-bras de manière à opposer directement au point d'appui liquide la palette de la rame palmaire. La longue portion du triceps et le vaste interne,

en effet, eu môme temps qu'ils sont des extenseurs puissante, rapprochent énergiquement, de concert avec l'anoané, !'<€&crâne de l'épicondyle, en déterminant un mouvement marqué de rotation du cubitus selon son axe, et ce mouvement, aidé par Faction du grand palmaire et des fléchisseurs, détermine la pronation la plus prompte et en même temps la plus puissante.

Ainsi, cette laxité de l'articulation huméro-aatibrachiale dont les inconvénients à terre sont incontestables, présente au contraire chez un animal nageur des avantages d'autant plus inappréciables, et, si je puis ainsi dire, d'autant plus immédiats qu'ils résultent nécessairement de l'organisation même des leviers locomoteurs et de ses conséquences automatiques, sous l'influence d'une volonté générale qui commande à l'ensemble des mouvements sans avoir besoin d'intervenir dans les détails de leur économie intérieure.

Tout pour l'accomplissement de cette faculté spéciale de la locomotion aquatique se dispose donc soi-même de la façon la plus naturelle et la plus spontanée. Il n'y a pas seulement instinct pour ce milieu, il y a une accommodation naturelle de tous les organes, une conspiration homogène et régulière de tons leurs mouvements pour cette fin imposée par la nature, fiiea à notre sens ne prouve mieux que les imperfections que bous croyons voir dans certaines productions de la nature ne sont qu'apparentes et tiennent à ce que nous n'apercevons pas toujours nettement à quelles" harmonies naturelles spéciales elles se rattachent ; car leur beauté, leur perfection réelles sppfr-

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rtrissent assez dans le milieu que leur a assigné la puissance créatrice.

MUSCLES DU MEMBRE P0STK1UKLR (1).

MUSCLES QUI VO!fT DIT TRONC Àtî BfAS9!N.

Le grmdobUqne s'attaehe aux douze dernières côtes, par des digtartions qui .^entrecroisent aree celles du grand dentelé, à une aponévrose qui atteint les apophyses épinetrses lombaires, et à l'angle de l'iléon. Ses fifbres charnues vont se terminer strr l'aponévrose qro recouvre te grand droit de l'abdomen, et, par des faisceaux fibreux qui forment les piliers de l'anneau inguinal, sur la partie la plus interne du pubis. Ge muscle a une grande force. Il est recouvert par une couche élastique trèsvigoarewse.

Le petit p8oas naft des corps de» deux dernières vertèbres dorsales elde ceux des Vertèbres lombaires près de la ligne médiane et se termine parmi tendon pfet q» v»s'attacher sur Fémiaence iléo-pectinée, à la partie de cette éminénce qui correspond à la cavité du bassin.

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