‹ Recherches sur l'anatomie de l'hippopotameChapitre 41 sur 45 · RÉGION INTESTINALE · texte numérisé non relu

RÉGION INTESTINALE

L 1 œsophage n'a qu'un calibre médiocre. Sa circonférence est en moyenne de k centimètres. Il est tapissé par un épithélium très-résistant et presque corné. Il est couvert de plis longitudinaux qui, en atteignant l'estomac, se divisent en plusieurs faisceaux. De ces faisceaiix, les uns se perdent dans tes trois premières dilatations de l'estomac, mais le plus postérieur plonge directement dans l'estomac intestiniforme et se con-

APPâltBL SE LA RESPIRATION. MS

tinne dans toute la langueur de sa petite courbure, contribuant* 7 former un espace lisse, bordé de chaque côté par les loges papilleuses caractéristiques de cet estomac.

Estomac (1). — Bien que cet organe ait été étudié par Daubenton avec une très-grande exactitude, je ne crois pas inutile d'y revenir dans le but de rendre sa description plus intelligible par l'emploi d'une méthode dont j'ai tiré le plus grand parti dans mes cours pour l'exposition des estomacs compliqués. Je dirai d'abord quelques mots de cette méthode.

Il n'y a, dans les Ruminants et autres animaux à estomac compliqué, d'autre estomac vrai que la caillette. Il en est ainsi dans les Chameaux, dans les Lamantins, dans les Dauphins, çtc, et chez tous, l'œsophage s'ouvre dans cet estomac par l'intermédiaire d'un cardia; pour mieux dire ce qu'il faut penser de oe cardia, nous supposerons deux cas.

Premier cas. — Le cardia est un sphincter charnu emprunté, soit au diaphragme, soit aux parois musculeuses du tube digestif. C'est cette disposition qu'on observe dans les Che vrotains et dans tous les Ruminants qui sont dépourvus de feuillet.

Deuxième cas. — Le cardia n'est plus contractile à la manière d'un sphincter, nais il s'étend ; sa cavité est divisée par des dois*** centripètes, et il représente on véritable crible. Sur l'existence de ce crible repose l'explication des diverses phases de la

(l) Û«te description de l'estomac était complètement achevée dans le manuscrit de M.ftatfelat. &Ue*4lér«proAMftftaaasasc«ne4

Ainsi, dans les Ruminants, l'œsophage communique avec la caillette par l'intermédiaire d'un cardia-cribk. Pour 'comprendre maintenant l'ensemble de l'appareil gastrique, il suffira d'imaginer qu'entre le diaphragme et le feuillet, l'œsophage communique par une ouverture munie de rebords labiaux, si je puis ainsi dire, avec un vaste jabot divisé en deux lobes principaux : l'un plus petit, placé à l'un des côtés de la gouttière, forme le bonnet. ou réseau des anciens; l'autre, placé de l'autre côté, beaucoup plus grand, subdivisé par des replis en plusieurs grands lobules, est la panse. Dans un pareil estomac, les liquides ne pénètrent point dans la panse, ou n'y pénètrent qu'a la volonté de l'animal; mais ils s'écoulent librement par les interstices du crible ou du feuillet, dans l'estomac véritable qui est la caillette.

Dans les Chameaux, que l'on pourrait à bon droit considérer comme des Pachydermes ruminants et comme constituant à cet égard un ordre particulier, le feuillet manque absolument, et il est remplacé par un anneau de fibres contractiles; mais, dans ces animaux, les liquides ne passent pas directement dans la caillette, ils sont immédiatement reçus dans un vaste jabot qui est la panse. Us y sont absorbés immédiatement, grâce à un des plus merveilleux artifices qu'ait jamais conçus la nature.

En certaines régions de cette panse, que tapisse à l'intérieur un épi t hélium épais, sont des amas de cellules assez grandes, rapprochées comme les alvéoles des abeilles dans une sorte de gâteau appliqué à la panse. Ces cellules s'ouvrent chacune

APPAREIL DE LA RESPIRATION. tfW

dans la grande cavité paf une bouche qu'entoure un sphincter contractile.

La paroi interne de ces cellules est tapissée par un épithélium velouté d'une délicatesse extrême ; la muqueuse, absorbante et molle, y est l'origine d'une prodigieuse quantité de grosses veines qui rampent à la surface externe du gâteau entre ses alvéoles, et forment de gros troncs qui s'abouchent dans le système des veines portes. C'est par ces cellules que l'eau est absorbée. Ce ne sont pas là des réservoirs, mais des bouches, et, si j'ose le dire, des pompes aspirantes, mises h l'abri des matières solides qui tombent dans la panse, par les sphincters qui ferment leur ouverture.

Les matières solides, ramenées dans la bouche pour y être triturées, réduites en pâte, et mélangées aux sucs sâîfvaires. sont dégluties de nouveau, mais, cette fois, tombent dans la caillette. Tout ce mécanisme est fondé sur le jeu alternatif de deux sphincters : Pun qui agit pour fermer la cafftette dans la première déglutition, qui est celle de la panse-, l'autre qui se contracte pour fermer la panse dans la seconde déglutition, qui est celle de la caillette.

On peut, à peu de chose près, expliquer la rumination de cette manière dans les Chevrotains, qui manquent de feuillet, avec cette réserve qu'ils n'introduisent point les liqûMes dans la panse, ou du moins ne le font qu'en partie et exceptionnellement.

Les détails sommaires dans lesquels nous venons d'entrer donnent la raison des différences que présentent, eu égard au

M* ANATQMK HE L'HIPPOPOTAME.

développement de la panse, les estomacs des Gervieas et des Camélienfe comparés au moment de la naissance.

Dans les Ceryiens naissants, la pause est rudimentaire. Le lait n'y pénètre point ou y pénètre à peine. Il passe dans la caillette, relativement éporme à cette époque. Dans les Caméliens naissants, au contraire, la panse est énorme, mais aussi le lait y pénètre, ainsi que je l'ai constaté, et il y est absorbé, du moins dans ses parties les plus liquides.

Les Cétacés présentent une autre forme d'estomac composé de deux renflements successifs, dont le premier est un véritable jabot contenu entre deux lames du diaphragme, précédent l'ouverture cardiaque de l'estomac, mais où la. rumination est impossible, parce que ces jabots font partie constituante du système de canaux qui conduit de la bouche au véritable estomac.

Nous ne rangeons pas au nombre des estomacs composés l'estomac des Semnopithèques, des Kanguroos, etc., où se retrouve la forme du côlon de l'homme. Ce sont là des estomacs piissés, ce ne sont point des estomacs composés, pas plus qu'on ne peut considérer le côlon comme un estomac composé.

Il est une autre forme d'estomacs compliqués dans lesquels les jabots manquent et semblent remplacés par des appendices plus ou moins considérables du grand cul-de~sac ée l'estomac. Une telle forme se présente fréquemment daas les Rongeurs où la partie pylorique est nettement distincte du grand cul-de-sac de l'estomac, où s'ouvre loosophage. Souvent ces deux portions sont séparées par un étaaaçlenent, et k

APPAREIL DU LA HKSÏMKATfcJN. 5*0

partie pytorJqae, repliée sur elle-même, semble au puemier abord divisée en deux poches distinctes par une valvule.

Les Pachydermes à doigts pairs présentent des dispositions analogues. Dans le Sanglier, au grand cul-de-sac de l'estomac S'ajoute une sorte d'appendice ou de cône accessoire, mais ce sont ta des modifications propres à l'estomac lui-même; il n'y a point là de jabot, ni de panse proprement dite, l'œsophage ne présentant aucune dilatation entre le diaphragme et le cardia.

L'Hippopotame, dont il s'agit plus particulièrement ici, présente une forme intermédiaire. C'est un estomac à forme de côlon avec un appendice au grand cul-de-sac, plus une véritable panse latérale précédant cet estomac.

L'œsophage, assez large mais peu musculaire, se continue directement avec Tampoule cardiaque de l'estomac. Cette ampoule se replie sur elle-même, et, de ce repli, résulte à son intérieur une espèce de valvule très-large. l*uis elle se continue en une sorte de boyau assez étroit qui sert d'intermédiaire entre l'ampoule cardiaque et une ampoule pylorique. Cette seconde ampoule est, comme la précédente, repliée sur ellemême, et se termine dans un duodénum relativement mince et très-étroit. Le boyau intermédiaire est rendu semblable à an côlon parte présence de plis transverses que maintient une bride longitudinale et qui lui donnent un aspect annelé. J'ai compté neuf de ces anneaux sur l'individu que je décris ici. Les plis saillants qui les séparent font saillie à l'intérieur du boyau intermédiaire, et divisent sa cavité en cellules distinctes

m ANATOMIE DE l/HIPPOPOTAME.

que Daubenton a très-bien figurées. L'estomac, s'il étyk réduit. a ces parties, ressemblerait à peu près, sauf un plus petit nombre de bandes longitudinales et de plis, à un estomac de Kanguroo.

Il faut y ajouter deux parties que Daubenton a également connues, mais dont il a donné une description un peu obscure, l/une de ces parties est une sorte de large appendice caecal, qui tient à la face antérieure de l'ampoule cardiaque. C'est I analogue de l'appendice de l'estomac des Sangliers. L'autre est un jabot véritable qui s'ouvre à la face postérieure de (œsophage au point même de son insertion dans l'ampoule cardiaque. Sa grandeur est un peu supérieure à celle de l'appendice, et cette équivalence leur donne l'aspect de deux oreillettes attachées à l'extrémité cardiaque de l'estomac, l'une en avant, l'autre en arrière de ce viscère; mais, en y regardant de plus près, il est facile de voir que Tune de ces oreillettes tient à l'estomac lui-même, et que l'autre dépend de »U3#pphage (1).

(4) Les cuis-de sac appendiculaires, et toute la série des cellules qui se succèdent le long de la portion intestiniforme de l'estomac, offrent, à leur surface interne, une muqueuse hérissée de grosses papilles semblables à celles de la panse de certaine Ruminants, et recouvertes par un épitbélium dur et fort épais. La portion pylorique seule est recouverte à l'intérieur par un épithélium velouté.

En examinant avec moi les rapports et les connexions réciproques des différente sacs, pour vérifier les observations de Daubenton, mon jeune ami, M # Paul Bert, crut apercevoir que les sacs appendiculaires étaient en série régulière avec les ceffoles de la portion intestiniforme. Cette idée simplifie de la manière la plus beureuse la description de ce curieux estomac.

Supprimons par la pensée les sacs -appendiculaires, et imaginons poqr un instant, qu'à partir de l'ouverture cardiaque de l'œsophage, les cellules divisent la portion

APPAREIL DE LA RESPIRATION. 3%f

Il serait imprudent démettre,, d'après l'examen de l'estomac d'un Hippopotame naissant, quelque opinion sur les dimensions relatives de ses différentes parties dans l'Age adulte. Peut-être le jabot subit-il ici les mêmes modifications que la panse dans les Ruminants. J'imiterai sur ce point la sage réserve de Daubenton, et je n'essayerai pas de résoudre cette question à priori.

De l'existence d'une sorte de panse dans l'Hippopotame, il ne faudrait pas conclure qu'il rumine. Duvernoy, considérant la complication de l'estomac des Semnopithëques et des Bradypes, en conclut qu'ils devaient ruminer. Mais un jabot n'explique pas la rumination. Cette fonction suppose certaines dispositions de cet organe qui n'existent en aucune manière ni dans les Bradypes, ni dans l'Hippopotame.

Les rapports de la rate avec l'estomac étaient fort différents, dans notre Hippopotame, de ceux qu'on observe dans les Ruminants vrais et dans les Caméliens. Chez ceux-ci, la rate, sous forme d'un gâteau plus ou moins aplati, est attachée à la panse. Dans l'Hippopotame, cet organe, très-allongé et pour ainsi dire en forme de lame arrondie à ses deux bouts, suit la grande courbure de l'estomac et se trouve placé sous le boyau intermédiaire à ses deux ampoules terminales. %

J'ai vainement cherché dans lés vasa breviara qui vont de

intestiniforme de l'estomac en cellules équivalentes. Ce serait là une forme fort simple, et, po«r passer à celle que présente l'Hippopotame, il suffira de dilater et de prolonger la première el la troisième cellule. La première deviendra la panse, et la troisième le cœcum appendiculaire. Le groupement particulier de ces sacs dépend' d'une courbure particulière de l'extrémité cardiaque de l'estomac.

m ANATQMIi DE ytlIBPOVÛTAMB.

l'estomac k la grande venu» splénique le singulier appareil valvulaire que présentent ces vaisseaux dans l'Éléphapt. Ces valvules, exceptionnelles dans le système de la veine porte, règlent le cours du sang de l'estomac vers la grande veine splénique; Ici la théorie des fonctions de la rate est pour ainsi dire écrite dans les faits eux-mêmes; malheuresement, jusqu'ici, ce (ait de la présence des valvules dans les veines spléniqi|es de l'Kléphant m'a paru un fait exceptionnel (1).

Le /oie n'est pas subdivisé en lobules secondaires. Son bord offre seulement quelques légères échancrures. La vésicule du fiel est située à droite ; elle est volumineuse, mais sa surface interne est lisse et dépourvue de valvules. Le canal cystîquc est percé de plusieurs pertuis qui sont des orifices de canaw* hépatiques ; il s'unît * angle aigu au canal cholédoque, Qn a décrit plus haut les rapports du foie avec la veine cave-

Le fwméts s'allonge le lopg de la dernière partie de l'estomac et du duodénum, où son canal débouche isolément-

le duoeféamn présente la disposition habituelle.

L'intestin grêle a environ 11 mètres 50 centimètres de long. 11 s'enroule de manière à décrire environ onae tours de spire. 11 est couvert de villosités fines et allongées, et de nombreuses glandes de Lieberkûhu dont les petits orifices donnent à sa surface un aspqet criblé. Il n'existe pas de valvule iléor-cascale séparant l'intestin grêle du gros intestin; on trouve seulement* à la limite do oes deux régions, w pli transversal légèrement

(<) Le manuscrit de M. Gratiolet g*

APPAREIL DE LÀ RESPIRATION. m

froncé, et un espace couvert de petits plis entrecroisés qui lui donnent un aspect aréolaire.

Le gros intestin a une longueur d'environ 80 centimètres. Il est dépourvu de caecum, et ddds foute son étendue il se montre comme un cylindre uniforme assez étroit.

Le côlon ascendant décrit une ligne sinueuse dans laquelle on peut compter six anses successives.

Il y a ensuite un côlon transverse, une S iliaque médiocrement courbée, placée très-près de la ligne médiane, et enfin un rectum très-musCuleux.

îl n'existe pas de mésbcôton ascendant, et il y a un mésentère commun pour rititéstiti grélè et le côlon ascendant. Ce côlon ascendant en conséquence est flottant dans la éàvité abdominale. Le côtëtt descëttdaftt est au contraire directement attaché à la colbhne Vertébrale pftr ttfa mësocAloii.

De là eôurbure de l 1 estomac se détaché Un grâttd êpiplôôh qui Va retrouve? lé fcôlon transVttf&e. îl tt'éxistë pas dViâtus de Wlhslow dôttûârii accès dans la dàvité de cet épiploon.

L'épiplbon gastpd-hèpâttque est d'une êtroitesse excessive, l'estomac s'éloignant à péihe du bord àiitéfiéilr dit foie.

Le ttfesù du hW&etttêfë est ëîcéssivèiitént élastique, ce qui Ittt dttitttë îffiê pkûâè faVcê de résistance pour soutenir la masse intestinale.

S96 ANATQM1B DR. L'HIPPOPOTAME.

ORGANES GÉNITO-URINAÎRES.

a. — Chez le mâle.

Les reins sont visiblement lobules. On compte sur chaque face environ vingt de ces lobules. Les uretères s'ouvrent dans la vessie au sommet de deux petits mamelons situés aux angles d'un trigone nettement limité par deux plis légèrement saillants qui partent de ces mamelons pour gagner obliquement la ligne médiane où ils se rejoignent sous un angle trèsaigu. De leur réunion résulte un pli médian qui franchit le col de la vessie et se continue avec le verumontanum dont le sommet forme une petite pointe surbaissée. Au delà du verumontanum, le pli se bifurque de nouveau pour se perdre ensuite dans les plis longitudinaux de l'urèthre.

Sur notre jeune sujet, la vessie complètement vide apparaît comme un cylindre allongé fortement plissé longitudinalement. La surface du trigone est finement plissée transversalement ; les plis longitudinaux se continuent au contraire sur les côtés du trigone. La muqueuse de l'urèthre est plissée en long et pourvue de nombreuses petites glandes de Morgagni. Nous achèverons tout à l'heure la description de ce canal.

ORGANES GÉNlTO-UMNAIllES. 397

Les testicules, situés hors de la cavité abdominale, sont appliqués de chaque côté de la symphyse pubienne. Us sont contenus dans une tunique séreuse qui communique librement avec la cavité péritonéale. Cette tunique est enveloppée par un muscle crémaster qui émane, suivant la coutume, du transverse et du petit oblique. Sur notre sujet âgé de trois jours, le testicule est long, étroit, et peu épais. Le corps d'Highmore, placé le long de son bord interne, aboutit à un épididyme relativement assez volumineux. Le canal déférent, qui n'offre à son origine aucun diverticulum ni vas aberrans, pénètre dans la cavité abdominale, et, décrivant une ligne courbe, atteint, après avoir croisé l'uretère, la face supérieure de la vessie. Dans son trajet sous le péritoine, un liséré formé par un pli de cette membrane l'accompagne et marque sa direction. Le canal déférent cesse bientôt d'être couvert par le péritoine, et, se plaçant sur la ligne médiane à côté de celui du côté opposé, il atteint la paroi uréthrale, chemine suivant la règle dans l'épaisseur de cette paroi, et s'ouvre enfin près du sommet du verumontanum, qui n'offre sur notre sujet aucune trace de l'utricule qui a été, chez d'autres animaux, décrit par Weber et considéré comme un utérus.

La vésicule séminale débouche dans le canal déférent au moment où il plonge dans l'épaisseur de la paroi uréthrale. Elle se compose d'un tube central sur lequel s'insèrent plusieurs tubes secondaires très-entortillés ; le tout forme une petite masse allongée maintenue par un tissu cellulaire assez dense.

39* ANATOMIK DE L'HIPPOPOTAME.

Notre sujet n'offrait aucune trace d'une véritable prostate. Néanmoins la muqueuse uréthrale présentait de chaque côté du verumontanutn un groupe de petits orifices occupant un espace elliptique. L'ensemble des follicules qui corespohdent à ces orifices formerait-il, en se développant, une prostate? Il faudrait le vérifier chez l'adulte.

Rien n'est plus difficile que d'apprécier d'une manière exacte les dimensions de la verge et du canal de l'urëthre. Aussi ne donnerons-nous pas les mesures suivantes comme rigoureuses, mais nous nous en servirons pour rendre la description plus facile. Les parties étaient peu distendues.

La longueur de la région membraneuse de l'urèthre. du col de la vessie au bulbe (et par conséquent à la racine du corps caverneux), est de 9 centimètres et demi. Du col vésical au sommet du verumontanum il y a 3 centimètres et demi.

La longueur du corps caverneux est de 13 centimètres* Celle dtt gland est de 5 centimètres. Cela fait pour la longueur totale de la verge 18 centimètres. La région bulbeuse de l'utâthre a & centimètres de long.

La coupe du bulbe et de la région spongieuse de l'urèthre donne l'aspect aréolaire accoutumé. La paroi du bulbe estasse! épaisse. Dans le tiers postérieur du bulbe* à 18 millimètres de la ligne qui le sépare de la région membranettfte, oïl volt sur sa patoi deux petits orifices. Ce sont les orifices des conduite excréteurs des glandes de Gowper ou de Méry. Ghactitt de ces conduits a S centimètres et demi de long. Constitué par fine membrane assez mince, il se dilate en approchant de la glande»

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