PE LA MUQUEUSE SOTMACALE
dans ces corps lymphatiques minuscules, des follicules analogues à ceux des ganglions d'une part, et aux plaques de Peyer de l'autre. Cette notion positive acquiert une importance médicale directe, si on l'applique à la pathologie. De fait l'on conçoit dans certains cas rares, il est vrai, qu'il puisse y avoir dans la dothinentérie, au niveau de ces follicules, des lésions lymphatiques analogues à celles qu'on observe dans l'intestin. Les premières observations pathologiques, faites autrefois à ce sujet par Rcederer et Wagler 1 dans leur relation d'épidémie de Gœttingue, observations contestées depuis, s'expliquent tout naturellement par cette disposition anatomique.
Au niveau des petits follicules clos que nous venons de décrire et qui sont visibles à l'œil nu, sur des coupes de la muqueuse convenablement colorées , les glandes ne présentent dans leur constitution aucune modification appréciable; elles sont simplement un peu plus courtes qu'ailleurs, car leur cul-de-sac terminal repose à la surface même du follicule que nous venons de décrire. 11 n'en est pas de même au niveau des organes lymphoï-
ques de Peyer. Ces follicules avaient été néanmoins reconnus par Gruby, Frerichs, Bruch, Bischoff et Kôlliker, surtout chez le Cochon. Frey les admet comme exceptionnels chez l'Homme. M. Cadiat les a constatés sur l'estomac «l'un supplicié. Klein reconnaît cependant que parfois la muqueuse stomocale est plus infiltrée d'éléments lyraphoïdes; mais dans ces points on ne trouve pas de membrane limitante. On voit môme aussi ces éléments agglomérés f;iire souvent saillie à la surface. M. Sappey nie également l'existence de ces follicules clos, admis par l'école allemande. Il croit que des productions kystiques peuvent être la cause de l'erreur.
Teichmann (Dos Saugader System) décrit un plexus lymphatique superficiel embrassant les culs de-sac glandulaires, et Herbert Watney (Centralhlat.t 1874, n° 48) admetau-dessous de l'épithélium un réticulum adénoïde qui serait en continuité directe avec les lymphatiques de la muqueuse. 1 Ilœderer und Wagler, De morbo mucoso liber sinr/ularis. Gottingœ,
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des du second genre, dont nous allons maintenant don ner la description. Très fréquemment, sur des points plus ou moins éloignés des follicules clos ponctiformes , la couche glandulaire de la muqueuse paraît comme infiltrée de cellules lymphatiques. Ces cellules forment des traînées entre les glandes et les dissocient pour ainsi dire les unes des autres ; toutes les traînées précitées viennent se réunir à la partie inférieure, pour confluer dans un vaste espace irrégulier rempli par les éléments de la lymphe. Si l'on traite cet espace par le pinceau, l'on met à nu un stroma réticulé identique avec le tissu caverneux des ganglions lymphatiques , mais au lieu d'être limité par une membrane fibreuse plus ou moins fenêt.rée, ce tissu réticulé se poursuit entre les glandes jusqu'au voisinage de leur ouverture, de telle sorte que tous les culs-de-sac sont, à ce niveau, séparés les uns des autres par du tissu adénoïde parfait. Le groupe de glandes correspondant au point qui vient d'être décrit est donc plongé dans une cavité séreuse cloisonnée. (Pl. V, fig. 25) . Les glandes renferment, dans les deux tiers de leur trajet, uniquement des cellules granuleuses ; mais dans le tiers supérieur, le tube glandulaire s'élargit pour former un canal collecteur infundibuliforme tapissé par des cellules muqueuses et claires. L'aspect très différent des glandes à ce niveau est on ne peut plus facile à mettre en évidence, on voit qu'alors la partie muqueuse s'est considérablement, élargie et en même temps augmentée dans le sens de la longueur. Les glandes stomacales deviennent sur de pareils points, absolument comparables à celles de l'estomac du Hérisson (Erinaceus Europœus), qui présentent régulièrement une portion assez considérable ,
TISSU RÉTICULÉ 77
munie do cellules caliciformes. Les points lymphatiques que nous venons de décrire nous paraissent, du reste, n'être rien autre chose que les analogues de ceux que nous avons décrits tout d'abord comme des follicules véritablement clos. Ils sont seulement plus développés que les premiers en ce sens qu'autour du follicule principal plus ou moins arrondi , existe une zone de tissu adénoïde diffuse qui s'étend entre les tubes glandulaires, en affectant une disposition de moins en moins réticulée à mesure que son trajet se poursuit.
C'est au niveau de ces éléments lymphatiques compliqués que s'effectue la complication de la glande elleT même. Nous avons insisté avec détails sur ce sujet, parce que la disposition que nous venons de décrire est à la fois intéressante par elle-même et parce que, en outre, elle n'a été jusqu'ici indiquée par personne.
Nous devons faire remarquer ici que l'existence du tissu réticulé dans la couche glandulaire de la muqueuse gastro- intestinale, a été considérée depuis les travaux de Frey, comme constituant absolument la règle. La plupart des histologistes décrivent le tissu connectif de la muqueuse stomacale et intestinale comme n'étant rien autre chose que du tissu réticulé ou adénoïde vrai. Nous ne saurions trop nous élever ici contre uue pareille assertion. En dehors des points lymphatiques que nous venons de décrire, le tissu connectif est constitué simplement par des faisceaux conjonctifs très délicats et des réseaux très minces de fibres et de grains élastiques ; dans les intervalles des glandes, circulent, il est vrai, des éléments de la lymphe. C'est cette forme particulière qui peut être véritablement rapportée à la constitution