‹ Recherches sur l'art de parvenirChapitre 82 sur 119 · RÊVERIE · texte numérisé non relu

RÊVERIE

soutenir que si les lettres et les arts sont tombes audessous de zéro en France, depuis quinze ou vingt ans , ce ne sont pas les organisations qui ont manqué, mais le sentiment public qui a fait défaut.

Il n'y a que d'immenses espérances et d'immenses émulations qui fassent tenter les grandes œuvres. Les prix Gober t n'y suffisent pas. Si quelqu'un des ouvrages tant admirés que les deux derniers siècles ont produits, venait à paraître aujourd'hui, est-il seulement certain qu'on s'en apercevrait ? La nécessité d'amuser le public est devenue d'ailleurs une loi si absolue, que les plus grands -lettrés du dixhuitième siècle ne trouveraient peut-être pas de nos jours un tour de main assez habile pour faire passer une œuvre sérieuse.

Il ne faudrait donc plus qu'on nous ennuyât avec les doléances convenues sur les talents inconnus ou ignorés dans des temps où la célébrité artistique, poétique et littéraire n'est plus qu'un produit factice de journalisme et de librairie. S'il naissait aujourd'hui un grand écrivain, un prosateur puissant et original, on lui creuserait une fosse de six pouces pour qu'on n'en entendit plus parler.

'2)}2 LIVIŒ IV.

(:OMME^r s organise la CONSi'inATiOX DU SILENCE.

ÉTRANOLEURS, ETOLFFELRS ET COMPAGNONS DU SILENCE.

A moiLis de se faire égorger il n'y a pas moyen non plus d j faire ce cliapilre; ce sera pour une autre fois, quaud toute espérance sera perdue.

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L'auteur a refusé de nous remettre le manuserit qui correspond au V' livre. Tout ce que nous avons pu faire a été d'obtenir une partie de la table des matières. Elle fera prol)ablenient regretter que l'auteur n'ait pas cru devoir livrer au public les développements iutéiessants (juclle comporte. Mais elle pourr.i servir aussi à explicpier sa réserve.

ÇS'ote de rcditeur.)

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