ET L0SE
où |, est l’intensité incidente et I l'intensité après un parcours de 1 em. à travers la solution. MeV ÈN
Nous avons cru intéressant d'indiquer sur la figure les résultats des mesures que nous avons faites, M. V. Henn et moi, dans le domaine infrarouge, au moyen d’un spectromètre de Hizcer à prisme en sel gemme.
L'absorption des rayons infra-rouges par une solution benzénique de chlorophylle est si faible relativement à celle des “rayons visibles qu'il à fallu la représenter à une échelle 17 fois plus grande à la partie supérieure de la figure. L'absorption de la chlorophylle avait déjà été étudiée ne l'ultra-violet par Daéré et de Rocowskr (1912), dans l’infra-rouge, par DoxaT (1896) et. Van Guzix (1915), et, au point de vue des séries, par Vis (1919). Nos mesures Lo bbisteu et permettent de raccorder les résultats de ces auteurs.
23. Variations du spectre d’absorption des solutions de chlorophylle exposées à la lumière. — Lorsqu'une solution de chlorophylle est exposée à la lumière, elle vire peu à peu du vert au jaune. Il était important, pour pouvoir suivre la marche de la décomposition par des mesures spectrophotométriques, d'étudier les variations du spectre d'absorption au cours de la réaction. En traçant les spectres d'absorption suecessifs d'une solution acétonique de chlorophylle, au coeurs de l'exposition à la lumière, on obtient une série de courbes dont la figure X donne un exemple. Nous donnons dans le tableau suivant les valeurs de la constante d'absorption pour différentes longueurs d'onde. Le liquide, exposé à la lumière d'une lampe 1/2 watt 200 bougies, est une solution acétonique à 0,01 gr. 0/0. L'examen de ce tableau et surtout des courbes montre ‘une déformation progressive du spectre d'absorption initial. Tandis que la bande rouge de la CROpEIe (Air 010 mu) décroit
régulièrement, la bande Violette ie — 430 mu) décroit, mais en se déformant par suite de Pappatifen d’une absorption
Fig. X. — Variations du spectre RURALE d’une solution de chlorophylle Ê exposée à la lumière.
ultra-violette qui étale la bande vers les courtes longueurs d’onde. Finalement on obtient un produit n’absorbant plus que
le violet extrême et l’ultra-violet.
TABLEAU IX RS Longueur Durée de l'exposition (en heures) onde Te NT CT ee (en mp) 0 48 96 PR I CAE ne nee) VU 103 — — 0,03 — AA 692 0,97 0,522 - 0,256 — — 684 1,13 — 0,312 — 0,025 683 — 0,788 — 0,110 676 1,90 — 0,380 — 0,025 678 — 0,948 — — — 670 2,06 — 0,346 — Æ 663 — 0,896 — — — 661 1,59 — — — 653 1,29 — 0,176 0,011 — 652 — 0,592 — — nee 630 4,03 —. — — — 616 1,03 0,145 0,041 . 0,025 589 0,74 0,354 0,075 0,044 0,025 563 0,57 0,422 0,083 0,053 . 0,100 D42 0,43 0,414 0,122 … 0,082 a 530 0,43 — — — — 324 0,40 0,396 0,152 0,113 = 511 0,36 0,458 0,232 0,197 — 498 0,23 0,532 0,288 0,196 481 0,60 0,680 — 0,182 La 482 — 0,896 — eee — 480 — 41,002 — — — 478 — 1,184 0,588 — 0,125
413 2,06 — 0,680 0,220 nn 470 oo — — 0,740 — 0,125 4168 — — 0,718 « — .— 466 : — — 0,872 — —— 463 — — 0,910 0,244 Le 458 — St 1,453 — 0,200 445 4,00 2,650 1,570 HN en 436 SR ER + 1,866 | 0,82 430 5,70 3,00 1,70 — 0,90 Al 4,40 2,95 — — 0,95 398 3,20 — ie ea 375 — — — — 0,90 365 0,60 BP a n'es Re 361 ER = — ee 0,97 350 0,50 — 1,05 339 0,23 — — | : 1,08
21. Variations du spectre d'absorption de la chlorophylle à l’obscurité. — Les solutions de chlorophylle ne sont pas absolument stables à l'obscurité. Elles évoluent:len-
tement, et suivant une marche analogue à celle de la réaction produite par la lumière. Il: en résulte une augmentation graduelle du rapport des maxima violet et rouge, c’est-à-dire du rapport de là constante d'absorption pour er — 430 my et À — 670 my. par suite de l’apparition des produits absorbant l’ultra- oles En 15 jours le rapport K,, : K;x est passé de 2,76 à 3,4. Il à’ y à pas lieu de tenir compte de cette lente évolution di la suite des expériences, à condition de préparer toujours les nome au moment de les exposer.
.- Loi de Beer. — Le dosage de ja chlorophylle par Mesure spectrophotométrique n’est possible que si lon connait la relation existant entre l’absorption et la concentration. On sait que d’après la loi de Beer, l’affaiblissement de la lumière. est proportionnel à la concentration c du milieu absorbant, c'est-à-dire que lon a :
log 2 — ecd — Kd
es étant le coefficient d'absorption moléculaire, et d l’épaisseur du milieu. La loi de Bger signifie que l’absorption.de deux solutions de concentrations différentes c, et ec, sera la même quand les épaisseurs correspondantes 4, et d, de ces solutions seront inversement proportionnelles aux concentrations, c’est-
-à-dire quand on aura :
Tout se passera’ alors comme si l’affaiblissement de chaque rayon lumineux était proportionnel au nombre de molécules absorbantes rencontrées par Jui.
* Dans une première expérience nous avons déterminé F absorption pour des concentrations respectivement égales à 1, 0,5 et 0,25, et pour une épaisseur de { cm. constante. Nous avons obtenu :
Concentration. . . SEE { 0,5 0,25 Constante d'absorption K su 0,696 0,386 0,218 OR RUE PRES 0,696 0,772 . 0,872
Le coefficient n'étant pas constant — il croit pour les gran-
des dilutions —— la loi de Beer ne s applique pas aux solutions acétoniques de chlorophylle.
Nous avons effectué de nouvelles expériences en solutions acétonique et alcoolique. Leurs résultats sont représentés dans la “figure XI, où la plus petite courbe correspond à la solution eo que. Les concentrations sont en abscisses et les constantes d'absorption en ordonnées. Si la loi de Beer s’appliquait les
points devraient $e trouver sur des droites. . K LL] 03 e Le 0.2} ES ol cal © DT ns 16 7 10 15 : 20
Fig. XI. — Variation de la constante d'absorption avec la concentration. Courbe supérieure : solution alcoolique.
Courbe inférieure : solution acétonique.
Toutefois les écarts à la loi de Bger ne sont pas si grands qu'ils ne puissent être négligés quand on détermine spectrophotométriquement les vitesses initiales de destruction des “into SApOrsee à la lumière.
26. Choix des sources de lumière. — Nous avonsemployé conne source de lumières blanche, rouge et verte, une lampe 1/2 watt 200 bougies. Pour obtenir un rayorinement intense de lumière violette, nous avons eu recours à une lampe à vapeur de mereure en quartz, du type Westinghouse Cooper Hewitt fonctionnant sous 75 volts et 3 à 4 ampères. On sait que cette lampe à une émission sélective intense dans le violet, pour les raies 435,8, 407,8 et 404,6 mu:
27. Préparation des écrans. — Trois régions du spectre ont été séparées au moyen des écrans suivants, contenus dans une cuve à faces parallèles de 4 cm. d'épaisseur :
1° Une solution de bichromate de potassium à 40 gr. pour
1.000 qui arrête les radiations de longueur d'onde inférieures à 960 my.
2 Une solution de chlorure euivrique à 12 gr. pour 1.000 transparente entre 580 et 460 mu.
3° Une solution de sulfate de cuivre ammoniacal à 11 gr. pour 1.000 qui arrête les radiations de longueurs d’onde supérieures à 490 mu.
Chacun de ces écrans a été étudié au spectrophotomètre. Le tableau suivant indique les valeurs de la transparence exprimée en 0/0 de l'énergie incidente.