‹ Recherches sur l'assimilation chlorophyllienneChapitre 8 sur 49 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

9. Chimie de la chlorophylle. — Nous rappellerons brièvement les points essentiels de la chimie de la chlorophylle auxquels il est fait allusion dans la suite de ce travail. Presque toutes ces données, nous les devons à WirzsrærTrTer et ses collaborateurs (1913). Ils ont montré d’abord l'identité de la chlorophylle sur un très grand nombre de plantes, plus de 200, prises aussi bien parmi les Cryptogames que les Phanérogames, et dans les lieux les plus divers. Ils ont ensuite entrepris l'étude de la constitution chimique de ce pigment.

La chlorophylle, comme l'avait vu Srores (1864), est un mélange de deux matières colorantes définies, la chlorophylle a (vert-bleu) et la chlorophylle & (vert-jaune), chimiquement très voisines, mais qu'on peut séparer, grâce à leur adsorbabilité différente par les corps pulvérulents (Tswærr, 1906) ou à leur solubilité différente dans l’éther de pétrole et l'alcool méthylique (Wizcsræatrer et Hu, 1911).

Ces deux chlorophylles sont des complexes magnésiens triacides. La composition de la € PEN a répond à la formule :

[CMHEN'Mg] (NHCO) (CO'CH®) (CO'CPH").

La chlorophylle 4 se distingue par la substitution d'un 0 à 2 H. On voit que deux des groupements acides sont éthérifiés, l’un par l'alcool méthylique, L'autre par un alcool primaire non saturé Le phytol C°H®OH et que le troisième carboxyle Riu un sel interne, un lactame.

PRE tn d’une diastase, la chlorophyllase qui existe

dans presque tous les végétaux, les chlorophylles en solution alcoolique subissent la substitution du groupe méthyle ou éthyle au phytyle en donnant les chlorophyllides.

[CRH#ONMe) (CO?CH”) (CO:C?°H:!) au CH'0H . C2H°0H Le + [CH%ON Mg] (COCH:} [CPH°ON:M£ | (COCHS) (CO?C*H*) CHSOH = CH#OH + | CHSONMg] (CO?CH:) (CO2C2H°).

De là, la nécessité, pour obtenir de la chlorophylle pure :

1° D’éviter Les solutions alcooliques ;

2 De s'adresser à des végétaux peu riches en chlorophyllase, par exemple à l'ortie.

La potasse en solution concentrée dans l'alcool méthylique saponifie les deux groupes éthers de la chlorophylle, avec for-

mation de sels de chlorophylline solubles dans l’eau. Quandon opère cette saponification, on assiste au phénomène de la «phase brune » la couleur verte vire au brun pour la chlorophylle a, au rouge pour la chlorophylle b, puis au bout de quelques minutes la solution alcaline reprend sa couleur initiale. Selon Wizcsrærter, ce phénomène est dû à l'ouverture du noyau lactame qui se referme ensuite. Quoi qu'il en soit, l'existence de la phase brune permet de contrôler les préparations de corophylle. En effet on n'obtient pas cette réaction quand la chlorophylle est allomérisée, modification qui se produit lorsque le pigment séjourne dans l’alcool.

Les alcalis à chaud donnent les diacides, puis les monoacides. Le dernier carboxyle ne peut être séparé que par chauffage avec la chaux sodée. Les dérivés obtenus forment la série des phyllines. Quand on traite la chlorophylle par un acide on lui enlève son magnésium et l’on obtient la phæophytine.

Page 1