Figures de Lichtenberg produites par les
délicatement tracées comme avec une pointe d'aiguille. Le tronc avait à peu près trois quarts de pouce de largeur, et l'aspect général était celui d'un pied de fougère à six ou huit branches. Le tout était fort bien reproduit et comme imprimé sur le dos du patient. » {Les Mondes, 12 septembre 1878.)
On peut se rendre compte facilement du cas dont il s'agit par son analogie avec ce qui se passe dans l'expérience précédente. Au moment où l'étincelle se produit, on voit la fleur de soufre projetée en Tair, surtout autour des deux pôles. De même, dans le cas de la chute de la foudre, la poussière du sol ou toute autre matière placée sur le passage de la décharge doit être projetée, et l'on conçoit que cette matière, portée à une très hîiute température, puisse produire, sur le corps humain, un effet de cautérisation instantanée sous une forme arborescentf\
étincelles de la machine rhéostatique. — Ces étîncellcB produites à la surface de la résine pure fournissent par IIasufflation de la poudre soufre et minium, de belles figofat à la Lichtcnhcrg, d*un autre genre que les arborisations tit dessus et qui, fixées sur un papier humecté d*un vernis» constituent de précieux éléments pour Fétude de la décharge électrique (fig. 81 et 82).
La différence entre lefTct produit par les aigrettes et celui des étincelles est ici particulièrement marquée.
Quand la distance entre les pointes de l'excitateur est trop grande pour que Tétincelle puisse éclater et qu'une aigrette seulement apparaît, le mouvement électrique de matière pondérable partant du pôle négatif, manifesté par la poudre de minium qui adhère à la résine, ne s'étend pas jusqu'au pôle positif. Ce dernier pôle ne présente pas trace de poussière rouge au milieu de }a couronne de soufre à rayons divergents qui Tentoiu-o (lig. 81).
Mais si Tétincelle a éclaté, cette couronne est ouverte et rintérieur se trouve rempli de poussière rouge de minium, montrant que le mouvement électrique partant du pôle négatif s'est étendu jusqu'au point même d'oîi part Télectricité positive (fig. 82).
Dans le cas de l'étincelle, la distribution de rélectricité négative présente une curieuse apparence crahiformt lig. 82)(*); dans le cas de l'aigrette, le mouvement électrique autour de ce même pôle négatif offre l'aspect non
(1) Cette forme n'est pas exceptionnelle ; elle s* est présentée dans un f^rantl noml)re d'tHincelles obtenues de la m/^me manière.
fc moins bizarre d'un poulpe dont les tentacules se dirigent
^^^K vers le pôle positif sans pouvoir l'atteindre (Qg. 81).
^^^H 288. — D'autre part, quand l^HincelIe éclate, on recon-
^^^^V naît quelquefois par la présence de traces de soufre autonr
^^^H du pâle négatif que l'émission d'élecliicité positive s'est
^^^H étendue jus<]u au point d'atteindre ce p^lc. Il y a donc
^^^H mélange di?s deux éli'c.lriril-'>s à cliitque pùli' (iig. S^Hi.
289. — Celte observation explique commenl, dansje circuit des couranfs de trî's haute tension qni se rapprorhenl beaucoup d'une série continua de déeharg:es d'éier- Iricilé statique, nn peut avoir une ilécomposilion complète de Teau à chaque pftie, et, par suite, un mélange d'oxygène et d'hydrogène (132).
290. — On remarque aussi que le mouvement parlant du pôle positif enveloppe exlérieuremenl, comme d'une ^erbe de fusées à trajectoire courbe (fig. 81, 82 et 83), le mouvcmenl éleclrique négatif.
Souvent on aperçoit, en même temps, un flux intérieur d'éleclrîcité positive autour de la ligne de Tétinceile, outre le courant positif enveloppant extérieur, et, entre les deux, le courant d'électricité négative qui semble comme aspirée
Fi-. 84.
par le pôle positif (lig. 84). L'électricité négative ou la matière pondérable qu'elle entraine (*) se meut donc dans un espace annulaire formé par la matière électrisée partant du pôle positif (^).