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M. HAYEZ, IMPRIMEUR DE L’ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE

BULLETIN

L'ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES

DES LETTRES ET DES BEAUX-ARTS DE BELGIQUE

CLASSE DES SCIENCES

Séance du 8 janvier 1870.

M. H. Nysr, directeur.

M. An. QuETELET, secrétaire perpétuel.

Sont présents : MM. d'Omalius d’'Halloy, C. Wesmael, J.-S. Stas, L. De Koninck, P.-J. Van Beneden, le vicomte B. du Bus, Melsens , Gluge, J. Liagre, F. Duprez, Poelman, G. Dewalque, E. Quetelet, M. Gloesener, À. Spring, Candèze, Eugène Coemans, F. Donny ,Ch. Montigny, Steichen, Brialmont, E. Dupont, membres; Th. Schwann, Th. Lacordaire, E, Catalan, Ph. Gilbert, associés; C. Malaise, Aug. Bellynck, Ed. Mailly, A. Briart, H. Valerius et F. Folie, correspondants.

2e SÉRIE, TOME XXIX. 1

CORRESPONDANCE

M. le Ministre de l’intérieur transmet une expédition de l'arrêté royal du 31 décembre dernier, qui approuve l’élection de MM. Alexis Brialmont et Édouard Dupont, en qualité de membres titulaires de la classe.

— MM. À. Brialmont, Ed. Dupont, H. Valerius, F. Folie, Alph. de Candolle, Oswald Heer et Donders remercient respectivement pour leur élection de membre, de correspondant et d'associé de l’Académie.

— M. le Ministre de l’intérieur adresse, pour être répartis entre les membres de la classe, 50 exemplaires du rapport du jury qui a jugé le dernier concours quinquennal des sciences physiques et mathématiques. — Remerciments.

— Son Ex. M. le baron L. Gericke, ministre des Pays- Bas, fait parvenir, au nom de son gouvernement, plusieurs feuilles de la carte géologique de la Néerlande. — Remerciments.

— L'Académie royale des sciences de Munich, la Société silésienne de Breslau, l’Académie impériale des sciences de Vienne, la Société provinciale des sciences d’Utrecht, l’Institut royal des sciences de Venise , l’'Observatoire physique central de Saint-Pétersbourg et l'Observatoire de San Fernando remercient pour les derniers envois de publications académiques; plusieurs de ces éta-

(5) blissements scientifiques adressent , par contre , la coninuation de leurs travaux.

— La Société dunkerquoise pour l’encouragement des sciences, des lettres et des arts, fait parvenir son programme de concours pour 1870.

— La classe reçoit pour le recueil des phénomènes périodiques : 1° les observations météorologiques faites en 1869 : à Bruxelles, par l'Observatoire royal; à Ostende, par M. Cavalier, et à Liége, par M. Leclercq; 2° les observalions botaniques faites à Namur, en 1869, par M. Bellynck; 3° les observations sur le règne animal faites à Melle , en 1869, par M. Bernardin.

— M. Altenrath, d'Anvers, communique la liste des orages qu'il a observés dans cette localité pendant l’année 1869. — Réservé pour les Bulletins.

— M. Roulez transmet l'inscription suivante destinée à la médaille de concours de M. C. Malaise :

CONSTANTINO + MALAISE 0B DISQUISITIONEM + GEOLOGICAM QUA :« STRATA + SILURICA - BRABANTIÆ EXACTIUS + QUAM + ADHUC + FACTUM - EST DEFINIVIT.

MDCCCLXIX.

Les remerciments de la classe seront exprimés à M. Roulez.

— Les travaux manuscrits suivants sont présentés et seront l’objet d’un examen :

1° MATÉRIAUX POUR LA FAUNE BELGE : Cruslacés isopodes terrestres, par M. Félix Plateau. (Commissaires : MM. Van Beneden, de Selys Longchamps et Candèze.)

2° RECHERCHES SUR L’EMBRYOGÉNIE DES CRUSTACÉS : IV. Développement des Anchorella, Lernecpoda et Hessia, Ed. Van Ben., par M. Éd. Van Beneden. (Commissaires : MM. Schwann, Gluge et Poelman.)

5° Description d’une nouvelle espèce africaine du genre Varan (Varanus), par M. A. Preudhomme de Borre. (Commissaires : MM. Lacordaire et Van Beneden.)

4 Note sur la nature du soleil, par M. G. Bernaerts. (Commissaire : M. Ad. Quetelet.) |

5° Découverte d’un gisement de phosphate de chaux en dessous de la ville de Louvain, par M. G. Lambert. (Commissaires : MM. De Koninek et d'Omalius d’'Halloy.)

ÉLECTIONS

La classe procède à l'élection du directeur pour 1871. Les suffrages appellent M. Stas à remplir ce mandat.

M. Nyst, directeur sortant, exprime ses remerciments pour le concours bienveillant qui lui a été accordé pendant l’année écoulée. Il installe M. Dewalque, qui adresse à M. Nyst les remerciments de ses confrères. M. Stas est ensuite prié de venir prendre place au bureau.

RAPPORTS

Note sur l'organe reproducteur du Psilotum triquetrum Sw., par M. J.-J. Kickx.

HBappori de M. Spring.

« En 1857, lorsque je séparais du genre Lycopodium les espèces pourvues de deux sortes d'organes reproducteurs, J'étais loin de m’attendre à ce que le genre Selaginella, que je créais alors, fût élevé au rang de Famille.

Quoiqu’on ne connaisse encore ni la germination ni la fécondation des vraies Lycopodiacées ( Lycopodium, Tmesipteris et Psilotum), on est presque certain qu'elles diffèrent du mode découvert, par Hofmeister, chez les Sélaginellées. Plusieurs botanistes ‘cherchent aujourd’hui à rapprocher ces plantes des Fougères Piéridées, en plaçant les Selaginella plus près des Rhizocarpées.

Les tentatives de faire germer les spores des vraies Lycopodiacées n’ont pas manqué; j'en ai fait moi-même un grand nombre; mais de Bary seul est parvenu, Jusqu'à présent, à obtenir un commencement de succès. En semant les spores du Lycopodium inundatum dans le sol qui avait nourri la plante mère, le professeur de Fribourg a vu apparaître, au bout de deux mois environ ,une vingtaine de prothalles ou rudiments dont les plus gros se composaient de sept ou huit utricules; mais tous ses efforts pour obtenir des plantules plus avancées demeurèrent sans résultat.

On sait que chez les Fougères (Pteris, Aspidium, Asplenium, Adianihum) le prothalle se garnit, à sa face inférieure, de petites pustules qu’on appelle Anthéridies et dans lesquelles se développent des filaments sporozoaires comparables aux spermatozoïdes des animaux. Plus tard apparait, sur le même prothalle, une sorte de coussinet portant des organes femelles, c’est-a-dire des pistils qui rappellent, par leur structure et leur mode de développement, ceux des Mousses et des Hépatiques. C’est dans cette sorte de pistils, appelés Archégonies par Hofmeister, que se forme, à une époque où les sporozoaires ont déjà quitté les anthéridies pour se répandre sur le prothalle, un corps cellulaire central — sorte de graine qui s’allonge en grandissant : l’une de ses extrémités devient la fronde s’étalant en l’air, tandis que l’autre se transforme en racine s’'implantant dans le sol.

C'est donc une manière de généraiion alternante : la fronde alterne avec un prothalle, le sporange avec des anthéridies et des pistils, la germination agame ou parthénogène avec la germination sexuée; et, ce qu'il y a de particulièrement remarquable, la différence sexuelle, ici, n'appartient pas à la plante adulte, mais à son état embryonnaire, — on dirait que les Fougères se marient avant de naître.

Les faits se passent-ils de la même manière chez les Lycopodium, les Tmesipteris et les Psilotum? Personne ne l’admettra avant de l'avoir vu. L'auteur de la note dont nous avons à rendre compte à l’Académie a cherché à faire germer les spores du Psilotum triquetrum. I wy a pas mieux réussi que ses devanciers avec ceux des Lycopodium. Mais il croit avoir établi d’autres affinités entre les vraies Lycopodiacées et les Fougères.

Ses recherches ont porté sur le développement des spores et des sporanges ( sporocarpes). S’occupant d’abord de la question, très-importante en effet, de savoir si les sporanges sont axiles ou épiphylles, c’est-à-dire s'ils sont portés par l'axe, comme les bourgeons des phanérogames, ou s'ils appartiennent exclusivement au parenchyme des feuilles, comme ceux des Fougères, il s’est décidé en faveur de l’épiphyllisme, soutenu déjà par M. Brongniart et par moi. Cette nouvelle affirmation n’était pas superflue, attendu que l'opinion contraire a été adoptée par des hommes comme Schacht et Hofmeister. Je dirai, en passant, que l’épiphyllisme est surtout évident dans le genre Tmesipteris , où le sporange se trouve loin de Vaisselle, sur le point même de la bifurcation de la feuille.

M. Kickx a étudié ensuite, avec beaucoup de soin, les faits microscopiques relatifs au point de départ du sporange et des spores. Il a trouvé que le mode de formation de ces dernières, chez le Psilotum triquetrum, diffère de celui des grandes et des petites spores des Selaginella, tel qu'il a été déerit par Hofmeister. Toutes les cellules sphériques, dit-il, qui oceupent le milieu du sporange, sont ferules chez les Psilotum comme chez les Fougères, et chacune d'elles engendre directement, par division du noyau, ses quatre spores, sans l’intermédiaire de cellulesmères spéciales.

La description des spores mûres, et de leur position relative dans les sporanges , est bien faite. La petite vésicule que Kaulfuss avait remarquée au bord interne des spores du Psilotum ne serait, selon M. Kickx, qu’une bulle d’air et, par conséquent, sans importance. Mais je regrette qu'il n’ait pas accordé plus d'attention au phénomène extrêmement remarquable que Robert Brown a découvert dans la

(8) | même plante, phénomène que j'ai vu après lui, et qui s’observe aussi dans plusieurs Selaginella cultivées dans les serres. |

Lorsqu'on soumet les spores à l’action de l’eau, leur enveloppe se rompt, non pas au hasard, mais sur un point déterminé, et laisse échapper un jet de granules extrêmement fins et liés ensemble par une substance d'apparence visqueuse (protoplasma?). Je m'étais demandé (1) si l’on ne devait pas y voir une espèce de fovilla et de boyau pollinique? M. Kickx ne semble considérer ce phénomène que comme un accident endosmotique. .

Une dernière observation de l’auteur concerne la déhiscence des sporanges qui, selon lui, s'opère d’une manière toute particulière chez les Psilotum. Une fente longitudinale se dessine au milieu de chaque lobe du sporange, et s'étend du sommet jusqu’au milieu de la hauteur de cet organe. Lors de la maturité des spores, les bords de cette solution de continuité s’écartent l’un de l’autre, de manière que chaque fente devient une ouverture circulaire, et que le sporange représente une sorte de pyxide triloculaire débarrassé de son opercule. La déhiscence ne serait donc, à proprement parler, ni loculicide ni septicide.

À ce propos, M. Kickx me permettra une rectification en ce qui concerne lopinion qu’il m’attribue avec une apparence de raison. Ma description imprimée du genre Psilotum (2) porte, en effet : antheridia subtricocca septicida, mais les mots qui suivent sont : valvis semipartitis medio sepliferis. I eût donc été possible de reconnaître là une faute d'impression ou de plume, je ne sais : septicida pour

(1) Monographie des Lycopodiacées, 2° partie, p.316. (2) Loc. cit., p. 268.

septifraga. D'ailleurs, dans la partie organographique de mon ouvrage se trouve expressément ce qui suit (1) : « Dans les genres Psilotum et Tmesipteris, chaque loge a une fente de déhiscence propre qui est parallèle aux cloisons et correspond au milieu de la loge. » Il y est dit aussi que l’endroit de la déhiscence n’est pas le même dans toutes les espèces, qu’il se trouve, par exemple, près de la base du sporange et à sa paroi externe chez les Lycopodium alopecuroides , inundatum et cernuum.

Quoi qu’il en soit, une place définitive dans le système ne pourra être assignée aux vraies Lycopodiacées que quand leur germination sera bien connue. J’engage beaucoup M. Kickx à poursuivre ses essais dans ce but, qui est tout à fait digne de l'ambition d’un botaniste.

En attendant, j'ai le plaisir de proposer à la classe de publier la note et la planche qui accompagne, dans le Bulletin de la séance. »

Happorët de FE, Coemans,.

« Dans la notice qu'il vient de présenter à l'Académie, M. le professeur Kickx s'occupe d’une petite Lycopodiacée fort remarquable par son port étrange et son mode de frucufication , et dont l’aire de dispersion forme , dans les pays intertropicaux de l’hémisphère austral, une zone, une ceinture presque complète autour du monde entier.

Quoique cette petite plante, qui est le Psilotum triquetrum, ait attiré de tout temps l'attention des botanistes

(1) Ibidem , p. 311.

(CARRE voyageurs et soit cultivée depuis longtemps dans nos jardins botaniques, son organisation , et surtout sa reproduction, nous sont encore complétement inconnues : c’est ce qui a engagé M. Kickx à l’étudier de plus près.

Le travail qu'il nous présente aujourd’hui n’est cependant pas encore une monographie de cette intéressante cryptogame, mais une simple étude de son organe reproducteur, dont la signification physiologique est et reste toujours des plus incertaines.

Quelle est la nature, la valeur physiologique de ces innombrables spores réniformes que porte le Psilotuwm triquetrum ? Sont-elles des microspores semblables à celles des Selaginella, ou bien des spores neutres analogues à celles des Fougères? Voilà la question que s’est naturellement posée M. Kickx en commençant ses recherches. Pour la résoudre directement et sûrement, il n’y avait qu’une voie , un moyen, celui de faire germer ces corps reproducteurs ; mais tous les essais pour obtenir ce résultat ayant été infructueux, l’auteur s’est vu forcé de recourir aux moyens indirects, d'étudier et de consulter les analogies de structure et de développement que présente le sporange du Psilotum triquetrum avec les organes similaires des Selaginella et des Fougères, et c’est ce qui fait l’objet principal de sa notice.

M. Kickx examine donc d’abord la position du sporange du Psilotum. Est-1l axile, comme chez les Lycopodiacées, ainsi que le prétend M. Hofmeister, ou bien épiphylle, comme dans la famille des Fougères ? L'auteur a trouvé qu'il est parfaitement épiphylle. Ce fait n’a cependant pas ici d'importance décisive; d’abord, parce que souvent le sporange n’est pas axile chez les Lycopodiacées, et, ensuite, parce que dans les cryptogames, même supérieures, la ligne

(11) de démareation entre la tige et les feuilles n’est pas toujours nettement tranchée comme dans les plantes phanérogames.

Il étudie ensuite la genèse et le développement de l’organe et des corpuscules reproducteurs du Psilotum. Ïl commence par nous mettre sous les yeux deux types de formation sporale, celui qui est propre aux Lycopodiacées, c'est-à-dire aux Selaginella, le seul actuellement bien connu, et celui que l’on connaît chez les Fougères; et, leur comparant ce qui s’observe dans le sporange du Psilotum triquetrum, il constate que les spores de cette plante naissent et se forment exactement comme les spores neutres des Fougères. Cette partie du travail de M. Kickx est entièrement neuve pour la science. Cette découverte, quoique fort importante, ne tranche néanmoins pas entièrement la question. Aussi longtemps que nous ne connaitrons pas le mode de reproduction des vrais Lycopodes, il nous restera toujours une inconnue et il nous manquera un terme de comparaison, certainement le plus important de tous.

Un troisième point que M. Kickx a examiné avec beaucoup de bonheur et de sagacité est le mode de déhiscence du sporange. Cet organe s’ouvre et se ferme chez le Psilotum d’une façon toute particulière: on dirait une bouche trilobée, qui s'ouvre en baillant pour laisser passer les spores et se ferme ensuite en resserrant ses lèvres après l'émission des propagules. Cette déhiscence pourrait presque se nommer buccale ou hiante. C’est encore une intéressante découverte que nous devons à M. Kickx.

L'auteur termine son travail par cette conclusion : « Quoi qu'il en soit, par cette étude du développement des » sporanges et des spores, je crois avoir indiqué des affi- » nités nouvelles entre le genre Psilotum et les Fougères,

(12) » et, plus que jamais, je suis porté à considérer les Lyco- » podium, Psilotum et Tmesipteris comme constituant » un groupe distinct, qui établit en quelque sorte la tran-. » sition entre la famille des Sélaginellées d’une part et » celle des Ptéridées de l’autre. »

Je trouve ce rapprochement heureux et je crois également à l’existence d’un ou de deux groupes intermédiaires entre les Fougères et les Lycopodiacées.

Je trouve ce rapprochement heureux, parce que, nonseulement, comme l’a démontré M. Kickx, les spores du Psilotum naissent exactement comme celles des Fougères, mais encore parce que cette plante ne possède pas ces racines dichotomes si caractéristiques pour les Lycopodiacées, même dès les époques dévoniennes et houillères, mais est munie d’un rhizome en tout semblable à celui des Opioglossées. Sa préfoliation est circinale, ce qui s’observe cependant aussi pour quelques Selaginella. Sa tige s'étale et s’aplatit parfois en forme de fronde ailée (Ps. complanalum SW. et flaccidum Wallr.) de manière à rappeler les Hymenophyllum. Et si ses tiges irrégulièrement dichotomes et presque aphylles s’éloignent des frondes des fougères actuelles, je trouve, à l’époque houillère, des Ptéridées qui ont presque exactement le port de notre Psilotum.

Je crois également à l’existence de groupes intermédiaires entre les Fougères et les Lycopodiacées, parce que depuis longtemps j'ai été frappé des rapports qui existent entre les Fougères et les Lycopodes fossiles et qui ne se retrouvent plus chez les représentants actuels de ces familles. Il y a là comme un souvenir d’une origine commune, qui impliquerait une dichotomation de fillation à une époque antérieure, et, par conséquent, la formation de groupes intermédiaires.

C’est ainsi que les Fougères dévoniennes et celles du houiller inférieur affectent souvent une ramification parfaitement dichotome, semblable, non à celle des Gleichéniacées, mais à celle des Lycopodiacées anciennes et modernes. |

A l’époque houillère on trouve des Fougères à feuilles dissemblables, rappelant d’une manière frappante, par leur forme et leur position, certaines Sélaginelles de nos jours, également munies de deux sortes de feuilles.

A cette même époque on rencontre indistinctement sur les troncs des Fougères et des Lycopodes fossiles, ces écussons pétiolaires qui ne caractérisent plus aujourd’hui que les stipes de nos Fougères arborescentes.

Dans presque tous les bassins houiilers de l’Europe, il existe une Fougère paradoxale, nommée Sphenopteris Hoeninghausi. C'est une vraie Fougère, pour sa fronde, mais en même temps un Lepidodendron, c’est-à-dire une Lycopodiacée, pour son stipe et ses rachis. C’est la sirène du règne végétal, à tête de Fougère, et au corps tout couvert d’écailles et de feuilles de Lepidodendron.

Nous pourrions encore citer plusieurs faits, mais nous terminons Ici, puisque ces analogies seront encore signaiées dans un autre ouvrage, et nous concluons en priant la Classe de bien vouloir voter l'impression de la notice de M. Kickx; c’est un bon travail et plein de faits nouveaux pour la science. »

Conformément aux conclusions de ces rapports, la

classe vote l'impression de la noce de M. Kickx dans les Bulletins.

(40 — M. Gluge donne lecture de son rapport sur deux notes de M. Ed. Robin, l’une concernant le moyen de prévoir la grandeur comparée des mâles et des femelles dans la série animale, et l’autre relative aux effets de la foudre sur les animaux. — Ces notes ainsi que le rapport seront déposés aux archives.

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