DELPHINUS DELPHIS
Lerneonema nodicornis. Stp., Ltk.
Le capitaine Hygom a trouvé ce parasite sur le corps d’un dauphin pris en 1858, à 41° lat. N. 29° la. (2).
Echinorynchus pellucidus, Leuckart.
Ce ver a été trouvé dans les intestins (3).
Phyliohothrium delphini, Ed. Van Ben.
Ce ver habite en abondance dans le lard à l’état de
(1) H.-J. Lebeck, Neue Schriften der Berl. Ges. Naturf. Freunde ; vol. ITF, p. 282. |
(2) Steenstrup et Lutken, Bidrag til Kundskab om Snyltekrebsene. ., in-4°, Copenhague, 1861, p. 61 , pl. XIIL, fig. 26.
(5) Leuckart, Brev. anim. descript. 25, fig. 6, a,b.
( 360 ) scolex. C’est mon fils qui en a fait la découverte à Concarneau en 1868 (1).
Les pêcheurs avaient pris un dauphin de huit pieds de long; en incisant la peau , mon fils a vu que la couche de graisse était labourée, dans tous les sens, particulièrement le long des flancs, de kystes jaunes d’un centimètre de diamètre, dans lesquels se trouvaient des scolex de cestoïdes, entourés séparément d’un corps membraneux cylindrique, qu’il reconnut également pour des Phyllobothriens. |
Ces Phytlobothriens n’étant connus que dans les pois-
Coupe d’une ventouse d’une bothridie.
Phyllobothrium delphini, partie antérieure du scolex.
sons sélaciens (jusqu’à présent des genres Mustelus et
(1) Ed. Van Beneden, Comptes rendus de l’Académie des Sciences de Paris, 1868.
Squatina), il est évident que c’est dans quelque grand squale que ce cestoïde doit accomplir son évolution sexuelle. Malheureusement il n’y avait pas de grand squale vivant dans ce moment à Concarneau, et les expériences que mon fils a dû tenter sur des Raies et des Scillium canicule n’ont donné aucun résultat.
La ladrerie des dauphins n’est pas un fait exceptionnel : cette maladie est très-connue des Bretons chez cette espèce qu'ils désignent sous le nom de Bécame. Ces observations et le dessin que nous donnons de cet intéressant ver m'ont été communiqués par mon fils.
Bose fait mention d’un ver également observé sur le dauphin, dans l'épaisseur de la couche de lard, et qu’il désigne sous le nom de Hydatis delphini (1). Il en donne un dessin qui n’est pas sans ressemblance avec un Cysticerque. El est probable que c’est le même animal.
C'est peut-être aussi le même ver dont 1} est question dans Redi et Rudolphi (2).
D'après le scolex, c'est évidemment dans un poisson que ce ver doit accomplir son évolution, et ce poisson ne peut être qu’un grand Plagiostome. Il faut en conclure que certains squales attaquent les dauphins et se nourrissent de leur chair.