TOTAL) OO SS
Ce sondage n’a pas atteint le terrain houiller, mais l’on peut présumer, d’après l’épaisseur connue des Dièves
( 488 ) dans les puits d'extraction du Grand-Hornu, qu’en ce point le mort-terrain a environ 300 mètres d'épaisseur.
Les galeries à travers bancs ou bouveaux creusés aux profondeurs de 399 et de 453 mètres (voir les coupes fig. 4 el 5), ont été poussées vers l’ouest jusqu’à 600 mètres environ et ont servi à exploiter, outre plusieurs veines inférieures, les couches Grand-Moulin, Veine à forges et Veine à chiens, au-dessus desquelles on ne connaît dans le couchant de Mons qu’une couche, qui a reçu le nom de Veine d’amie. Comme on peut le voir par les dessins (fig. 2 et 5), les travaux d'exploitation ont circonserit et traversé à différentes hauteurs deux Puits naturels (1) à seclions elliptiques irrégulières, dont l’un (n° f) semble s'élargir en profondeur. Le grand axe de sa section par un plan horizontal à en effet 107 mètres de diamètre au niveau de 399 et 130 mètres seulement à la profondeur de 453 mètres. L’axe de ce puits fait avec le plan horizontal un angle de 84° ouvert au nord-ouest.
Le puits naturel n° 2 qui se trouve à 75 mètres au sud du premier est petit relativement à celui-ci. Son grand diamètre ne dépasse pas 50 mètres de longueur, et son axe fait avec le plan horizontal un angle de 86° et semble s’ouvrir au sud-est, c’est-à-dire en sens inverse du puits naturel n° 1. |
Jusqu'au contact des deux puits naturels, les couches de houille et les schistes encaissants conservent leur allure; mais sur quelques mètres d'épaisseur à partir de la paroi de l’excavation, leurs fissures sont remplies de chaux carbonatée souvent cristallisée en rhomboëdres modifiés.
(1) Il est très-difficile de dire pourquoi les mineurs de cette localité ont - donné à ces puits naturels le nom de Nœuds d'amour.
Les matériaux de remplissage consistent principalement en fragments de roches houillères très-altérées, couverts d’efflorescences de sulfate double d’alumine et de fer, de cristallisations de chaux carbonatée, mélangés à des débris de roches crétacées très-abondants au niveau de 399 mètres, mais plus rares à 453 mètres. Ces derniers débris consistent principalement en marne et en fragments de concrétions calcaro-siliceuses qui caractérisent les fortes toises dans le bassin crétacé du Hainaut. On a aussi rencontré de gros cristaux de chaux carbonatée formant des rhomboëdres parfaits, semblables à ceux que l’on rencontre souvent dans les fissures et les géodes des calcaires carbonifères et dévoniens de notre pays.
Les deux puits naturels du Grand-Hornu n’ont pas été suivis en profondeur en dessous de la Veine à chiens, ni en hauteur au-dessus de la couche Grand-Moulin; mais les débris de roches qu'ils renferment nous prouvent suffisamment qu'ils se prolongent jusqu'aux morts-terrains et qu'ils ont plus ou moins affecté les assises qui en forment la base. Il serait du plus haut intérêt de pouvoir étudier la manière dont ils pénètrent dans ces terrains crétacés, ce qui serait d’un grand secours pour fixer leur âge. Malheureusement , nous avons fort peu de chances de voir se réaliser nos vœux à cet égard. Il n’en sera pas de même de leur étude en profondeur, qui pourra se faire dans un avenir assez rapproché. En effet, une galerie à travers bancs est actuellement en creusement à ce même puits d'extraction, au niveau de 508 mètres, et se dirige vers la région où se trouvent les deux puits naturels.
Un troisième puits naturel à été rencontré par les travaux de la compagnie du Grand-Hornu à une assez grande
distance à l'est du puits d'extraction n° 12; d’autres existent dans la concession du charbonnage des Produits à Jemmapes, dans celles des charbonnages de la Louvière et la Paix et de Haine-S'-Pierre dans le district du centre. Mais nous ne possédons pas, sur ces accidents, des renseignements assez complets pour en faire la description. D'alleurs, ce que nous avons dit des puits naturels de Bascoup, de Sars-Longchamps et du Grand-Hornu suffit pour démontrer l'existence, dans le terrain houiller, d’excavations qui ont la plus grande analogie avec les Puits nalurels des terrains secondaires et tertiaires, desquels ils ne diffèrent guère que par leurs dimensions beaucoup plus considérables.
Notes sur le grès landenien, par M. 3. Moreau.
Les observations que je soumets à l’Académie portent principalement sur le grès landenien, afin de faire connaître des faits sur lesquels des communications lui ont été adressées par MM. Van Horen et Malaise.
Je m’abstiendrai d'émettre une théorie sur la formation de cette roche, seulement je dirai qu'elle est probablement due à des éjections siliceuses qui n’ont solidilié que des couches de sable blanc; mais il est remarquable que les bancs de grès sont plus ou moins mamelonnés à leur face supérieure; que plus les bancs sont épais, plus les mameions sont larges, tandis que plus leur épaisseur est faible, plus leur surface est mamelonnée. La face inférieure des banes ou assise n’est point mamelonnée ; elle suit les ondulations de la couche de sable sur laquelle elle repose, mais elle a