CHAPITRE V
modifie, et des cas ou la maladie était assez ancienne pour que cette modification se fût accomplie, pour peu que l’état de maladie fût réellement apte à la produire ; si l’on tient en outre compte de cette circonstance , que la catégorie des maladies anciennes se compose d’individus arrivés tous au dernier degré de de'gradation intellectuelle et morale , on sera forcé d’admettre cette conclusion qui n’est pas sans importance :
La durée de l’aliénation mentale , lors même qu’elle a été assez grande pour amener la perte complète des facultés intellectuelles et morales , n’exerce pas d’influence sur le volume de la tête.
De ces considérations il résulte que les faits de dimensions constatés chez les aliénés peuvent être employés, aussi bien que ceux qui appartiennent aux individus sains, à résoudre les diverses questions qui se rapportent à l’influence des causes générales sur le volume de la tête.
C’est pour cette raison que j’ai admis les mesures prises sur les têtes d’aliénés dans la composition des moyennes destinées à déterminer l’influence du sexe, de l’âge et de la taille.
§ II. Idiotie.
La coïncidence de l’idiotie avec mie conformation défectueuse de la tête est une des vérités d'observation les mieux démontrées.
Et il n’est guère possible de contester que cette défectuosité n’influence le plus souvent le volume , de manière à ce que la tête ne soit en général sensiblement plus petite chez les idiots de naissance que chez les individus à intelligence normalement développée.
Le fait a été connu des anciens.