CHAPITRE V
Les différences, très-considérables, si on compare ces têtes à des tètes d’hommes ordinaires, encore très-sensibles si on les compare même à des tètes de femmes , portent sur toutes les dimensions , et sont surtout très-grandes poulies mesures dans le plan vertical, qui expriment le développement du crâne au-dessus de sa base , et pour la courbe antérieure dans le plan horizontal , qui représente le développement de la partie antérieure.
De ce résultat incontestable il ne faudrait pas pourtant conclure que chez les individus il y a , comme l’a pensé Gall, une liaison nécessaire entre l’imbécilité ou l’idiotisme et une petitesse déterminée de la tête.
Une telle limite n’existe pas.
En effet, sur les cinquante têtes d’hommes à intelligence normale que j’ai mesurées , sept offrent des dimensions inférieures à celles de l’imbécile observé qui a les plus grandes dimensions ; treize ont des dimensions de très-peu supérieures.
Quant aux têtes d’idiots proprement dits , aucune tête d’homme par moi observée ne peut leur être comparée pour la petitesse.
Mais, parmi les têtes de femme à intelbgence normale que j’ai mesurées, il en est une dont les dimensions expriment un volume plus petit que celui de la plus petite des têtes d’idiots par moi mesurées ; il en est trois plus petites que la plus volumineuse des têtes d’idiots.
L’intelligence peut donc se manifester à son degré normal dans une tète dont le volume est inférieur , égal , ou à peine supérieur au volume des têtes d’idiots.
Les dimensions que j’ai observées sont généralement plus fortes que celles qui ont été indiquées par Pinel, par Gall , par Georget.