‹ Recherches sur l'encéphaleChapitre 35 sur 111 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Ainsi, il y aurait entre le développement de l’intelligence et le volume de la tète représentant le volume de l’encéphale , un rapport constant et en quelque sorte nécessaire.

Sur cette question, avant et après Gall, les opinions ont contradictoirement varié.

Expression vague d’une observation non scientifique, ces opinions ont assez peu de valeur. Citons toutefois quelques-uns des noms qui leur ont donné de l’autorité.

Aristote se demande si ce n’est pas parce qu’il a la plus petite tète, relativement au corps, que l’homme est le plus intelligent des animaux? Suivant lui , même parmi les hommes , les individus à petite tête sont plus intelligens que les individus à grosse tête. Dans son Traité de Physiognomonie, il assimile à l’âne et déclare stupides ceux qui ont une grosse tète.

Tel n’est pas l’avis de la plupart des auteurs anciens, qui, habitués à s’appuyer sur l’autorité d’Aristote, ne se trouvèrent pas médiocrement embarrassés de leur propre opinion, en face de celle du maître.

On crut d’abord se tirer d’affaire en faisant dire à Aris-

tote tout uniment le contraire de ce qu’il a dit , et ce au moyen d’une simple' transposition de mots dans le texte du Traité de Physiognomonie. Mais ce petit artifice de commentateur ne fit qu’aggraver la situation, car cette correction ne changeait rien au passage si malheureusement explicite des problèmes. Et voilà que le philosophe de Stagyre se trouvait en contradiction flagrante avec luimème. Il faut voir dans ces auteurs comme ils se sont ingéniés à faire signifier à g-rAponeyahof tout, excepté qui

Probl. sert., 30. 3.

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